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ANIMA 2006

Brigitte Molenkamp, Responsable Rock et Fiction

 
COMPÉTITION LONGS MÉTRAGES

 

« La légende d'Aliocha Popovitch » de Konstantin Bronzit – Russie 2004 

Je connaissais 2 courts de Bronzit : « Au bout du monde » - VX1064 et « God », tous deux étaient épatants et très drôles. D'ailleurs la Babouchka rappelle très fort le personnage principal de « Au bout du monde ».
C'est toujours très difficile de passer du format court au long en animation. Y a qu'à voir les « Wallace et Gromit », « South Park »…  
Tiré d'une légende russe, le courageux Aliocha escorté de quelques amis va tenter de retrouver l'or des villageois volé par le très méchant Tugarin. Cette quête va le mener par monts et par vaux. Film définitivement destiné aux enfants, il est malgré tout intéressant au niveau des personnages secondaires, entre autres, la Babouchka, étonnamment vaillante et costaude et un cheval très causant qui rappelle un peu « Donkey » de Shrek...
Ceci dit, c'est un bon film pour distraire les enfants un dimanche de pluie.

 

« El sueno de una noche de San Juan » de Manolo Gomez et Angel de la Cruz – Espagne 2005

Film en 3D, images de synthèses, réalisé par la même équipe que « El Bosque Animado » - VF5773. Dans une petite ville espagnole, le Duc passe son temps à inventer des machines infernales. A chaque nouvelle invention, la ville frise le désastre. Sa fille l'implore de s'arrêter. Et petit à petit, le Duc perd le goût de vivre. Sa fille décide alors de partir à la recherche de Titania la reine du merveilleux. Nous voilà plongés dans un monde d'elfes et de trolls. Le film est pas mal, sans plus. Cette technique d'animation est extrêmement exigeante, et de temps à autre les dents ou les mains des personnages paraissent un peu saugrenues ! Mais je chipote peut-être.

 

« Souvenirs goutte à goutte » de Isao Takahata – Japon 1991

Une jeune fille va passer quelques jours de vacances à la campagne pour participer à la cueillette des fleurs de safran. Durant son voyage, certains souvenirs de son enfance lui reviennent en mémoire. Je ne vous en dirai pas plus !  
Si ce n'est que là nous tenons une pure merveille !
Comment Takahata fait-il pour rendre ses personnages si attachants ? C'est magique.
Pour le « Tombeau des lucioles » on pleurait tous pour ces deux petits enfants victimes des bombes atomiques. Normal, l'histoire était dramatique. Mais ici, c'est une histoire somme toute assez banale, eh bien, la magie fait à nouveau son effet, les personnages sont tellement vrais. Les décors pour signaler les changements d'époques sont aussi réussis l'un que l'autre. Bref, nous sommes tous sortis de la salle sur un petit nuage. Et je vous jure que ça fait du bien dans ce monde de brutes.


« Frank et Wendy » de Pritt Tender, Ulo Pikkov et Kaspar Jancis – Estonie 2005

Apparemment il s'agit ici de petits films de 10 minutes assemblés pour faire un long métrage. C'est un peu un mélange de Beavis et Butthead avec South Park. Une satire féroce de notre société. Le problème c'est que l'humour estonien n'est pas du tout passé dans la salle bruxelloise. Il est évident que ce film est bourré de private jokes mais nous ne les comprenions pas. Conclusion : l'humour pas drôle c'est triste.

 

« L'étoile de Laura » de Piet de Rycker et Thilo Graf Rothkirch – Allemagne 2004

Comme je n'ai plus d'enfants en bas âge, je ne vais plus aux matinées enfantines des cinémas de la ville. Par contre, je me laisse toujours tenter quand ces films repassent au festival.  
L'étoile de Laura est donc une redif', mais je vous suggère de ne pas le rater lors de sa sortie en DVD. C'est un film très mignon qui raconte l'histoire d'une petite fille qui trouve une étoile.
Cette trouvaille va changer sa vision des choses. L'animation est très soignée ainsi que les personnages, les décors et les voix (en version française) (ce qui n'est pas toujours un luxe !).  
Je pense que je n'étais pas la seule à apprécier ce film, parce que très peu d'enfants présents ont eu l'envie d'aller au petit coin durant la projection. C'est un signe !