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ANIMA 2006

Brigitte Molenkamp, Responsable Rock et Fiction

 
COMPÉTITION SHORTS

 

De manière générale, il faut savoir une chose : c'est que l'on va voir ces séances pour y faire des découvertes. On y voit évidemment de tout, et c'est là le charme.
Je dis toujours qu'aller voir une séance de courts-métrages c'est comme se rendre à un spectacle « live », c'est une « affaire » à ne pas rater. Après coup, les gens autour de vous, pourrons vous raconter le film ou le spectacle du mieux qu'ils pourront, vous ne pourrez jamais rattraper cette occasion perdue. Ma conclusion : allez voir les courts-métrages !
Peut-être que certains vous déplairont, certainement même, mais vous aurez aussi le plaisir de découvrir des films que vous n'aurez plus jamais l'opportunité de revoir. Et ça c'est le clou du spectacle !

 

Competition shorts 1 : dimanche 26 février

A épingler: « Citoplasmas en medio acido» de David Gautier, Irene Iborra, Eduard Puertas. Animation en plasticine. Un élève s'installe dans un auditoire, il s'endort et se réveillera tout transformé! Simple et très efficace.
«Versus » de François Caffiaux, Romain Noel, Thomas Salas. Deux clans de samouraïs s'affrontent pour un petit bout de rocher. Godzilla règlera leur différent. Réalisé en images de synthèse, technique parfaitement dominée.
« Repose en paix » de Bruno Collet. Le cauchemar d'un petit personnage. Court mais redoutable !
« Exit » de Xavier Aliot, Florian Bestel, Nicolas Chombart, Guillaume Roux. Dialogue étonnant entre un aliéné et son médecin. Qui est docteur et qui est fou ?
Sans oublier « Kutoja » de Laura Neuvonen. Une tricoteuse nous entraîne dans sa frénésie.

 

Competition shorts 2 : lundi 27 février

Alors là, on a vu un film tout à fait décoiffant : « Fliegenpflicht Für Quadrat Köpfe » de Stephan-Flint Müller. Treize minutes de folie, détournement de panneaux de signalisation urbaine, affiches de pub qui s'animent, le film iconoclaste par excellence. Du moins c'est ce qui en ressort! Morale : ce qu'on voit à l'écran n'est pas toujours la réalité. On s'amuse dans la salle et à mon avis ils ont dû beaucoup s'amuser en faisant ce film !
Sinon, à signaler aussi : « Der Kussdieb » de Elena Madrid. Un petit monsieur voudrait bien embrasser sa voisine, mais voilà, il n'a pas de bouche !
Et pour finir : « Entre deux miettes » de Sylvain Ollier. Deux acariens à la recherche de nourriture sont poursuivis par un aspirateur. Moitié live, moitié dessin, mais entièrement animé !

 

Competition shorts 3 : 28 février

Je me faisais la réflexion que jusqu'à présent les films qui m'avaient le plus marqués avaient toujours une pointe d'humour. Peut-être suis-je trop attachée à mon éducation «Tom and Jerry ». Le programme d'aujourd'hui m'a rassurée sur ce point. Il y a beaucoup de choses à retenir… « Un beau matin » de Serge Avédikian décrit un monde totalitaire dont les premières victimes sont les animaux de compagnie mais cela ne s'arrêtera pas là… On en a froid dans le dos. « A buck's worth » de Tatia Rosenthal. Si on offre une cigarette et un café à un sans abri, cède-t-on à un chantage social et moral ? Très humain. « Teddy » de André Bergs. Dans une cité ultra stressée, un homme prend le temps de jouer au ballon avec un enfant…ou la psychose entraînée par les affaires pédophiles. « Der park » de Nicolas Mahler. 5 minutes d'humour noir très corrosif. « Maestro » de Geza M. Toth. Un oiseau chanteur se prépare avant son concert dans un endroit assez inattendu !. « Le couloir » d'Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli. Une nouvelle production des studios Folimage. Un conte absurde tellement bien mis en œuvre. Et pour terminer « Dies Irae » de Jean-Gabriel Périot. Un film qui en a usé plus d'un dans la salle (tant pis). Durant dix minutes, une suite d'images à un rythme très soutenu d'autoroutes, de villes, de rues, de gares, de couloirs de trains pour arriver à….Auschwitz. Ce film qui démarre sur un mode abstrait devient très vite hypnotique pour terminer en vous réveillant d'une fameuse claque.
Comme je vous le disais plus haut, tout n'est pas toujours drôle au pays des Mickeys.