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CHRONIQUES DE FILMS DU FESTIVAL FANTASTIQUE

 

DIMANCHE 8 AVRIL 2007 - 4ème jour

 

Les festivaliers commencent doucement à prendre leurs marques dans ce nouveau lieu et les premières vraies grosses cernes ont fait leur apparition. Il faut dire que c'était la première « nuit » hier soir et que donc, certaines personnes ont quitté les lieux au petit matin pour être à nouveau présent dès le début de l'après-midi.

 

Séance de 20h : « The Messengers » des Frères Pang

Un invité de marque nous fait l’honneur de sa présence : Syd Mead designer industriel qui se consacre essentiellement à la création d'objets et de décors futuristes tels « Blade Runner » ou de «Tron » (pour ne citer qu’eux).
Les frères jumeaux Pang, originaires de Thaïlande, ont déjà quelques succès à leur tableau : « Bangkok Dangerous », « Bangkok Haunted » ou encore « Ab-normal Beauty » et les divers « The Eye ».
Pour « The Messengers », Oxyde et Danny ont été collecter des fonds en Amérique et on ne s'étonne donc pas de voir des acteurs américains. Dès les premières images du film, on est dans le vif du sujet : une femme et ses deux enfants se font sauvagement assassiner dans leur maison par on ne sait qui ou quoi. Quelques années plus tard, une famille vient s'installer dans cette même vieille grande maison. C'est un nouveau départ pour eux et toutes leurs économies sont là, aucun retour en arrière possible. Mais dès qu'ils s'installent dans la maison, des manifestations étranges font croire que la maison est hantée...
Et voilà un film de plus à ranger dans la longue, très longue liste des histoires de maisons hantées sans grande originalité. Les frères Pang n'ont pas réussi à éviter les clichés : portes qui claquent, cave où tout se passe, taches sur les murs qui réapparaissent, petit garçon qui s'amuse avec les fantômes, méchants corbeaux qui s'attaquent aux gens... Bref, beaucoup trop de déjà vu. On sursaute à peine tellement les séquences sont prévisibles, même si certains plans caméras sont du plus bel effet. Et le gentil John Corbett, acteur dévoué aux comédies romantiques (« The Sex & the City », « Mon mariage grec ») semble un peu perdu dans ce champ de tournesol.
Dommage, on s'attendait à mieux que ça. À noter que le film fait un carton au box-office américain.


Filmographie des Frères Pang

- BANGKOK DANGEROUS - VB0347
- THE EYE [VHS] - VE9810
- THE EYE [DVD] - VE9811
- THE EYE 2 - VE9812
- LEAVE ME ALONE - VL0899
- AB-NORMAL BEAUTY - VA0614
- BANKOK HAUNTED [VHS]- VB0380
- BANKOK HAUNTED [DVD] - VB0381
- ONE TAKE ONLY - VO0021

 

Séance de 22h : « The Invisible » de David S. Goyer

La séance précédente a réveillé un petit peu les festivaliers. Il était temps, on les trouvait bien calmes depuis deux jours.

David S. Goyer n'est pas n'importe qui : scénariste de la trilogie "Blade", mais aussi de « Batman Begins », de  l'excellent « Dark city », ou encore de « The Crow : la cité des anges ». Il réalise ici « The Invisible », remake du film éponyme suédois de Joel Bergval (2002). Je n'ai malheureusement pas vu la première version et ne peux donc pas comparer.
Nick Powell est un jeune homme talentueux, issu d'une famille riche. Tout semble lui réussir et il vient de s'acheter un ticket d'avion pour réaliser son rêve, à savoir celui de partir à Londres pour suivre des cours de littérature. La veille de son départ, il se dispute avec une jeune lycéenne, sorte de rebelle (elle s'habille en noir) insensible qui n'attend plus grand chose de la vie. La dispute prend des proportions hors-normes, tant et si bien que notre jeune premier se retrouve le crâne brisé au fond d'un égout. Mais Nick retourne le lendemain au collège, comme si de rien n'était. C'est là qu'il s'aperçoit que personne ne le voit et qu'il est devenu invisible, tel une âme errante entre le monde des morts et celui des vivants. Mais que fait-il là et pour combien de temps ?
Voilà un film qui démarre bien, même très bien. Un premier plan séquence, divers mouvements de caméra bien maîtrisés, une image soignée, de très bons jeunes acteurs (Justin Chatwin qui joue le rôle de Nick Powell a de beaux jours devant lui) et un scénario en béton. On est à mille lieux du film « Ghost » dans lequel Patrick Swayze essaye d'entrer en contact avec sa dulcinée en faisant de la poterie. Dans « The invisible », le ton est résolument plus sombre. De plus, le choix musical très rock colle très bien aux images (TV on the radio, Broken social scene, Death cab for cutie, ...). Mais (il y a toujours un mais), la fin est assez décevante, avec une chute trop sentimentale et mielleuse qu'on aurait préféré éviter.


Filmographie de David S. Goyer

- BLADE ETERNITY - VB4054

Brigitte Segers

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