Si académiquement on utilise plutôt le terme Neo-Soul, il faut noter que cette mouvance est souvent baptisée Nu-Soul car on fait ainsi toujours le lien avec ce sentiment de « nouveauté », cette envie de reformer la grande fresque musicale noire du milieu du XXème siècle, plus précisément celle qui s’étend des années 50 aux années 70. Mais quelle que soit la dénomination choisie, les auditeurs restent plutôt réfractaires sur cette idée que la Nu-Soul soit un genre fixe et qui évolue dans un environnement en vase clos. En fait, ce courant se nourrit d’influences diverses comme le Jazz, le Funk, la Soul, le hip-hop,… Certaines de ces références sont encadrées dans le Rythm and blues, dont le penchant moderne est le RnB contemporain. La ligne de démarcation est franche et extrêmement palpable: si le RnB contemporain tend de nos jours à embrasser la Pop, la Nu-Soul quant à elle, insuffle un vent réflexif relativement développé ainsi qu’une volonté claire de replacer l’Homme au centre des préoccupations. Le cadre formel se veut poétique, onirique, sensuel (avec des pointes charnelles revendiquées) et envoûtant. La plupart des artistes dont les travaux correspondent à ces critères préfèrent, dans la majorité des cas, être reconnus comme de simples chanteurs Soul…
A titre d’information, la Neo-Soul a été créé par Kedar Massenburg, l’ancien patron du label Motown Records. Pour la petite histoire, il avait lancé ce nom pour différencier les artistes qu’il découvrait par rapport aux productions plus populaires. C’est ainsi qu’India. Arie ou encore Erykah Badu furent labellisées sous ce terme afin de jouir d’une meilleure exposition. En effet, il fût un temps où l’usage de la Nu-Soul dans l’industrie musicale n’était motivé que par des considérations commerciales et promotionnelles.
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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