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Chris Blackwell

Producteur

Jamaïcain blanc de bonne famille, il décida de se lancer dans la musique après avoir été sauvé  de la noyade par un groupe de rastas.

Il  était convaincu qu’il existait une forte demande en Angleterre pour la musique jamaïcaine.  Il créa  alors Island, une maison de disques basée à Londres et spécialisée dans la musique de son pays natal. Plutôt que de tenter d’affronter les gros producteurs jamaïcains tels que Coxsone ou Duke Reid sur leur île, il  distribua leurs disques en Angleterre, où la communauté jamaïcaine était grande et bénéficiait d’un certain pouvoir d’achat (contrairement aux Jamaïcains restés aux pays). 

Après le succès de «My Boy Lollipop» de Millie Small qu’il avait produit, Island devint un label pop, délaissant le commerce de la musique jamaïcaine pour se consacrer à la pop internationale.  Il créa par la suite Trojan, une filiale d’Island qui importa les productions jamaïcaines en Angleterre, principalement celles de Leslie Kong.

Ce n’est qu’à l’heure du reggae qu’il s'intéressera à nouveau sérieusement à la musique de son île natale.  Suite au succès du film «The Harder they Come»  il tenta de renouveler le contrat  de Jimmy Cliff avec Trojan mais celui-ci préféra signer avec une autre maison de disques.   C’est alors qu’il rencontra Bob Marley.  Il réussit à vendre le reggae de Marley au public rock  étant ainsi l’un des principaux artisans de son succès.  Suite au succès de Bob Marley, il abandonna le label Trojan et importa en Angleterre grand nombre d’albums de reggae de groupes tels que les Maytals ou les Congos.