Découvrir

Laurel Aitken

Chanteur.

Né en 1927 à Cuba, il débarqua en Jamaïque en 1938. Durant les années 40, il apparut sur scène avec de nombreux big bands. Dans les années 50, ses prestations mêlaient le style crooner aux styles latins sans oublier le ska, le calypso et le jump blues à la Louis Jordan. Ce fut avec l’arrivée du boogie qu’il connut le succès, enchaînant ceux-ci (comme «Boogie in My Bones»). À cette époque, il écrivit des textes qui firent de lui l’un des précurseurs du reggae rasta («Daniel Saw the Stone»,«Lion of Judah», «Zion» ou «Let My People Go»). Ces titres utilisaient des percussions nyahbinghi.

En 1958, il signa un contrat avec Chris Blackwell et partit à Londres. Là-bas, il connut le succès dans les clubs antillais. Accompagné d’autres musiciens émigrés, il y amena le jamaican boogie, le mento, le calypso et le dernier-né, le ska. Bien qu’on surnomme Laurel le «Godfather of ska», il ne fut pas un élément important de cette musique.

Parti à l’étranger, il manqua les subtilités de cette musique et il était à l’époque difficile de réunir de bons musiciens en Angleterre. Sa participation au rocksteady fut encore plus négligeable. C’est lorsque le reggae arriva qu’il connut son âge d’or. Adulé par les skinheads, il enchaîna les hits à cette époque.Il fut même sollicité par des producteurs jamaïcains. Il écrivit plusieurs textes à connotation sociale et en écrivit aussi d’autres à destination de son public de base, les skinheads. Lorsque le reggae se ralentit, sa carrière en fit de même. Il connut un regain d’intérêt lors du revival ska anglais two-tone. Ensuite il continua à tourner et enregistrer avec des jeunes groupes comme les Potato5. Il continua à monter sur scène jusqu’à son décès en juillet 2005.

 

Discographie sélective

RISE & FALL/IT'S TOO LATE- Disponibilité-(extrait sonore disponible)

Cette compilation couvre la plus grande partie de sa carrière et permet de voir l’évolution de son style à travers diverses périodes musicales.

THE PAMA YEARS- Disponibilité

Cette compilation reprend le répertoire calypso, boogie, rhythm & blues et ska de ce grand monsieur de la musique jamaïcaine.  Ces enregistrements anciens permettent de se faire une idée de la musique jamaïcaine de l’époque.