

Bien que les deux termes ne soient pas réellement interchangeables, la Techno et la House sont souvent évoqués dans le même contexte pour désigner toute musique de danse électronique au rythme appuyé. Originaire de Chicago, dans le cas de la House, et de Detroit, dans le cas de la Techno, ces genres se sont développés dans les années quatre-vingt sur base d’un mélange, aux proportions très variables, entre le Disco, le Funk et des musiques électroniques européennes issues du Krautrock ou de la New-wave. Musique électronique entretenant un grand fétichisme pour les machines qu’elle utilise, la Techno a développé un imaginaire futuriste, robotique, flirtant avec la science-fiction. La House, elle, a mis en avant les aspects plus humains, plus soul de la musique. Les deux genres se sont répandus dans le monde entier, créant des variantes locales, des écoles distinctes, dont les transmutations sont infinies. Il serait oiseux d’essayer de lister toutes ces variétés, insistant chacune sur l’un ou l’autre des éléments constitutifs du schéma original, mettant l’accent soit sur l’aspect électronique, soit sur le facteur humain, sur la voix ou sur la musique, sur la fonctionnalité dansante de la musique ou au contraire sur l’abstraction. La plupart cultivent comme point central une rythmique 4/4, héritée de la Techno, qui accentue les quatre beats de chaque mesure. Ces rythmiques ininterrompues, au tempo constant, font de la House et de la Techno des musiques de Transe. Longtemps rejetées par les amateurs de rock, de jazz, et d’autres genres musicaux, comme des musiques machinistes, artificielles et sans âme, et comme un glissement commercial vers la facilité, la House et la Techno se sont toutefois imposées, infiltrant les autres styles et devenant, avec le Hiphop, la musique la plus répandue dans le monde.
Benoît Deuxant
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