Le sentiment général d'inquiétude douloureuse, le culte
du mouvement qui règnent à cette époque se retrouve également
dans l'expression artistique.
Une importance exagérée est donnée à l'ornement
dans les arts plastiques. La contemplation des voûtes majestueuses où
anges et autres saints se croisent dans le ciel crée un sentiment d'illusion
et de surcharge. Des contrastes très forts de « clair-obscur »
frappent l'imagination du spectateur..
La prise de conscience individuelle, déjà perceptible à
la R enaissance, se développe davantage. L'artiste ne crée plus
en priorité pour l'Eglise, mais bien pour la satisfaction de son moi
(…) le plus profond.
* Michel-Ange et Le Tintoret en Italie
* Velasquez et El Greco en Espagne
* Rubens, Jordaens, Van Dyck, Frans Hals, Rembrandt et Vermeer dans nos contrées.
* Shakespeare, Vondel, Molière, Bossuet etc.
LA MUSIQUE BAROQUE
La musique va s'inscrire naturellement dans les courants d'idées
qui sillonneront les débuts de l'ère baroque. On y relève
également que le besoin d'expression des sentiments personnels de l'artiste
a beaucoup évolué. Les techniques de composition contrapuntiques,
telle la fugue, n'ont plus la seule faveur des musiciens qui lui préfèrent
un type de composition plus simple, la « monodie », dans
laquelle une seule ligne de chant est soutenue par une basse qui, par son caractère
mélodique continu, recevra l'appellation de « basse continue ».
La basse continue est jouée par un instrument grave (viole de gambe,
violoncelle, basson…) ou par un instrument polyphonique (clavecin, orgue,
luth, harpe) qui réalise des accords dont la fonction est de remplir
l'espace harmonique entre la voix de basse et la mélodie
Afin d'éviter toute surcharge ou dérive de la part des accompagnateurs,
les compositeurs ont le plus souvent pourvu les notes constituant la basse continue
de chiffres indiquant l'accord qui devait être joué sur ces notes.
On parle alors de basse chiffrée.
Le terme italien « continuo » désigne la basse
continue mais s'élargit également à l'instrument réalisateur
ou à l'association de celui-ci avec la viole de gambe, violoncelle etc.
Musique vocale
L'union entre théâtre et musique est très ancienne. Dès le Moyen-Âge, les jeux et les mystères font fusionner musique et éléments scéniques. Toutefois, les musiciens de début du Baroque développent un art original, inspiré des pratiques de la Grèce antique et rendu possible par le recours à la monodie. Au départ, l'opéra comprend de longs « récitatifs », compositions musicales où la ligne mélodique soutenue par le continuo, tente d'être le plus proche possible des inflexions de la parole. Bien vite, le récitatif alternera avec des « arias » (airs) lesquels ont un caractère mélodique offrant de multiples possibilités d'expression et de virtuosité. L'opéra naît au sein de la « camerata » du comte Bardi à Florence. Des musiciens comme Peri, Corsi et Caccini, en font partie et composent des chants en style récitatif à l'instar des pratiques à l'époque de la Grèce antique. L'opéra, à ses débuts, est donc également une forme de monodie accompagnée.
L'oratorio et la cantate sont d'autres
formes de musique vocale qui existent à côté de l'opéra.
Toutes deux, elles utilisent récitatifs et mélodies (airs) accompagnés
par un continuo.
Musique instrumentale
Les formes monodiques : où l'on retrouve la pratique
de la basse-continue.
Les formes polyphoniques : où l'on pratique le
style contrapuntique (dans la fugue par exemple).