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4ÈME PARTIE : LE BAROQUE (17ième et début 18ième siècle)

 

Le sentiment général d'inquiétude douloureuse, le culte du mouvement qui règnent à cette époque se retrouve également dans l'expression artistique.
Une importance exagérée est donnée à l'ornement dans les arts plastiques. La contemplation des voûtes majestueuses où anges et autres saints se croisent dans le ciel crée un sentiment d'illusion et de surcharge. Des contrastes très forts de « clair-obscur » frappent l'imagination du spectateur..

La prise de conscience individuelle, déjà perceptible à la R enaissance, se développe davantage. L'artiste ne crée plus en priorité pour l'Eglise, mais bien pour la satisfaction de son moi (…) le plus profond.


Quelques grands artistes sur le plan des arts plastiques :

* Michel-Ange et Le Tintoret en Italie
* Velasquez et El Greco en Espagne
* Rubens, Jordaens, Van Dyck, Frans Hals, Rembrandt et Vermeer dans nos contrées.   

En littérature :

* Shakespeare, Vondel, Molière, Bossuet etc.

 

LA MUSIQUE BAROQUE

La musique va s'inscrire naturellement dans les courants d'idées qui sillonneront les débuts de l'ère baroque. On y relève également que le besoin d'expression des sentiments personnels de l'artiste a beaucoup évolué. Les techniques de composition   contrapuntiques, telle la fugue, n'ont plus la seule faveur des musiciens qui lui préfèrent un type de composition plus simple, la « monodie », dans laquelle une seule ligne de chant est soutenue par une basse qui, par son caractère mélodique continu, recevra l'appellation de « basse continue ».

La basse continue est jouée par un instrument grave (viole de gambe, violoncelle, basson…) ou par un instrument polyphonique (clavecin, orgue, luth, harpe) qui réalise des accords dont la fonction est de remplir l'espace harmonique entre la voix de basse et la mélodie

Afin d'éviter toute surcharge ou dérive de la part des accompagnateurs, les compositeurs ont le plus souvent pourvu les notes constituant la basse continue de chiffres indiquant l'accord qui devait être joué sur ces notes. On parle alors de basse chiffrée.

Le terme italien « continuo » désigne la basse continue mais s'élargit également à l'instrument réalisateur ou à l'association de celui-ci avec la viole de gambe, violoncelle etc.  


Musique vocale  

L'union entre théâtre et musique est très ancienne. Dès le Moyen-Âge, les jeux et les mystères font fusionner musique et éléments scéniques. Toutefois, les musiciens de début du Baroque développent un art original, inspiré des pratiques de la Grèce antique et rendu possible par le recours à la monodie. Au départ, l'opéra comprend de longs « récitatifs », compositions musicales où la ligne mélodique soutenue par le continuo, tente d'être le plus proche possible des inflexions de la parole. Bien vite, le récitatif alternera avec des « arias » (airs) lesquels ont un caractère mélodique offrant de multiples possibilités d'expression et de   virtuosité. L'opéra naît au sein de la « camerata » du comte Bardi à Florence. Des musiciens comme Peri, Corsi et Caccini, en font partie et composent des chants en style récitatif à l'instar des pratiques à l'époque de la Grèce antique. L'opéra, à ses débuts,   est donc également une forme de monodie accompagnée.


L'oratorio et la cantate  sont d'autres formes de musique vocale qui existent à côté de l'opéra. Toutes deux, elles utilisent récitatifs et mélodies (airs) accompagnés par un continuo.


Musique instrumentale

Deux types de formes musicales coexistent :

Les formes monodiques : où l'on retrouve la pratique de la basse-continue.
Les formes polyphoniques : où l'on pratique le style contrapuntique (dans la fugue par exemple).