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Le chant lyrique


2. LA MUSIQUE PROFANE AU MOYEN-ÂGE


Les chevaliers du Moyen-Âge se déplacent de château en château et font entendre leurs chansons. Les thèmes de ces chansons lyriques célèbrent souvent les dames de la cour, érudites et raffinées.

En chantant ils s'accompagnent d'une harpe ou d'une vielle. Ces artistes errants, d'ascendance aristocratique, sont aussi bien poètes que musiciens ou compositeurs et interprètent, secondés par les ménestrels et jongleurs, leur poésie chevaleresque.
On les appelle « troubadours » (sud de la France), trouvères (nord de la France) et minnesänger (en Allemagne).

Les chansons se répartissent selon leur nature en chansons d'amour (érotiques ???), chansons de croisades, chansons pour danser, aubades, pastorales, chansons comiques et politiques ou encore hymnes spirituelles.


Troubadours : (12ième – 13ième siècle)

Bernard de Ventadour
Jaufré Rudel
Marcabru

Trouvères : (12ième – 13ième siècle)

Richard Cœur de Lion
Thibaut IV de Champagne       
Adam de la Halle      

Minnesänger
: (13ième siècle)

Walter von der Vogelweide
Wolfram von Eschenbach
Tannhäuser


Maîtres Chanteurs
: (15ième siècle)


Ces artistes, contrairement à leurs prédécesseurs, ne proviennent en principe pas de l'aristocratie, mais plutôt de la bourgeoisie.
Ils se réunissent en « guilde », et tout comme cela se fait dans d'autres guildes, doivent respecter toutes sortes de normes techniques et de règles sévères dans leurs créations musicales, de sorte que l'inspiration spontanée en souffre de façon évidente.
En suivant ces règles reprises dans la « tabulature », ils sont tenus de parcourir plusieurs niveaux comme: disciple, condisciple, chanteur, poète, pour enfin pouvoir accéder au grade de maître chanteur.

L'art des maîtres chanteurs, comme tout art où l'inspiration est réprimée, souffre d'un manque évident de spontanéité.

Comme maître chanteur on retient le nom de :
Hans Sachs (von Nürenberg).