Il s'agit souvent de chansons profanes des troubadours, provenant des sphères
supérieures de la société, et transformées ou adaptées
par « l'homme de la rue » selon ses propres idées
et conceptions.
Néanmoins, certains musiciens issus des couches populaires de la société
ont également laissé derrière eux poèmes et créations
musicales.
En tous cas, ces expressions musicales communes obéissent à un
même sentiment communautaire excluant à quelques exceptions près
toute mise en valeur d'un individu en particulier. C'est un même sentiment
qui a poussé le peuple du moyen-âge à partir en croisade
et à bâtir des cathédrales.
Ceci explique aussi que le poète ou compositeur de la chanson populaire
est resté anonyme, et que sa création n'a pas été
écrite mais transmise de « bouche à oreille ».
Les mélodies ont survécu jusqu'à nos jours, elles sont
simples et pures et n'expriment pas de sentiments pathétiques ou complexes.
Au 19ième siècle, des scientifiques ont transcrit sur papier ce
patrimoine, le sauvant ainsi de l'oubli. Toutefois les musicologues contemporains
réinterprètent aujourd'hui les manuscrits originaux et apportent
de nouvelles solutions pour leur interprétation.
On distingue suivant le texte, des chansons populaires, profanes aussi bien
que religieuses.
L'Eglise, dont le rôle sur le développement des arts et de la pensée
fut primordial, exerça indéniablement une censure, nous privant
sans doute d'un répertoire dont elle redoutait les effets sur le plan
moral et philosophique. D'autre part elle a marqué d'une empreinte perceptible
les exemples musicaux qui nous sont parvenus, entre autres choses par l'utilisation
des « modes » de la musique grégorienne.
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