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Les chants populaires


3. LA CHANSON POPULAIRE AU MOYEN-ÂGE

 

Il s'agit souvent de chansons profanes des troubadours, provenant des sphères supérieures de la société, et transformées ou adaptées par « l'homme de la rue » selon ses propres idées et conceptions.
Néanmoins, certains musiciens issus des couches populaires de la société ont également laissé derrière eux poèmes et créations musicales.

En tous cas, ces expressions musicales communes obéissent à un même sentiment communautaire excluant à quelques exceptions près toute mise en valeur d'un individu en particulier. C'est un même sentiment qui a poussé le peuple du moyen-âge à partir en croisade et à bâtir des cathédrales.
Ceci explique aussi que le poète ou compositeur de la chanson populaire est resté anonyme, et que sa création n'a pas été écrite mais transmise de « bouche à oreille ».

Les mélodies ont survécu jusqu'à nos jours, elles sont simples et pures et n'expriment pas de sentiments pathétiques ou complexes.
Au 19ième siècle, des scientifiques ont transcrit sur papier ce patrimoine, le sauvant ainsi de l'oubli. Toutefois les musicologues contemporains réinterprètent aujourd'hui les manuscrits originaux et apportent de nouvelles solutions pour leur interprétation.

On distingue suivant le texte, des chansons populaires, profanes aussi bien que religieuses.

L'Eglise, dont le rôle sur le développement des arts et de la pensée fut primordial, exerça indéniablement une censure, nous privant sans doute d'un répertoire dont elle redoutait les effets sur le plan moral et philosophique. D'autre part elle a marqué d'une empreinte perceptible les exemples musicaux qui nous sont parvenus, entre autres choses par l'utilisation des « modes » de la musique grégorienne.