Plage 3-6 : Botswana, chant accompagné à l'arc musical.
Plage 3-7B : Botswana, duo d'arc musical, jeu «Hyena Song».
Chants avec arc musical.
Plage 5 : arc musical gwashi et chant.
Plage 6 : duo, joué sur arc musical nommé ixoma ou nxonxoro ou igabus. Le musicien dit jouer cet air dans les moments de disette.
Enregistrements de Hugh Tracey.
Le terme «Nguni» rassemble les peuples vivant le long de la côte sud-est d’Afrique. Comme tous les peuples éleveurs d’Afrique du Sud, leur musique est essentiellement vocale. Les seuls instruments traditionnels sont les arcs musicaux.
Plages 1, 5, 6 : dans la musique traditionnelle des femmes xhosa, l’instrument le plus important est l’uhadi, un grand arc musical muni d’un résonateur en calebasse. La longueur de la corde tendue entre les deux extrémités peut varier de 1m à 1m25. La calebasse est évidée et attachée au bâton de l’arc, son ouverture assez large est orientée vers l’extérieur. Jadis la corde était en crins, mais depuis de nombreuses années, on utilise du fil de bronze. Ce fil, vendu par des marchands européens, servait à confectionner des bracelets, des anneaux de cheville et les cordes des arcs musicaux.
Le chant accompagne le jeu de l’arc. Les textes sont improvisés très souvent sur des sujets de la vie quotidienne.
Plage 9 : chant zulu pour la danse accompagné par l’arc umrhubhe.
Plage 17 : chant zulu accompagné par l’arc umakhweyana.
Plage 20 : chant d’amour zulu accompagné par l’arc ugubhu
Plage 20 : chant et arc bochiman (voir MK4364).
Un label surtout consacré à l'Afrique du Sud. Madosini est une chanteuse et une joueuse d'arc musical à découvrir.
Plage 8 : chant solo accompagné à l’arc musical en calebasse.
Plage 12 : solo d’arc en bouche umrhubbe.
Plages 13, 14, 15 : chants collectifs avec arc en bouche umrhubhe.
Plages 19, 20, 21, 22 : chants avec arc musical uhadi.
L’umrhubhe est un arc musical sans caisse de résonance dont la corde mesure 50 à 60cm de long. L’instrumentiste tient l’arc fermement contre sa joue, et c’est sa bouche qui fait office de résonateur. Comme dans le jeu de la guimbarde, l’interprète suit la mélodie en modifiant la position de la bouche. La corde est frottée avec un roseau lissé. En jouant de ce type d’arc musical, l’interprète y met du piquant en sifflant.
Les Xhosa utilisent aussi d’autres types d’arcs musicaux dont un arc en bouche pincé: le inkinge et l’instrument des jeunes garçons : l’ikatari.
Le musicien angolais Bonga a joué un rôle important dans son pays oppressé par le dictateur portugais Salazar. Bien avant Césaria Evora, il a rendu populaire les ballades métisses dont le
célèbre Sodade. En plus de l’instrument traditionnel la dikanzas (bout de bambou strié sur lequel on frappe), il joue l’arc musical ungu.
La musique présentée sur ces enregistrements est jouée sur des instruments traditionnels, entre autres arcs et pluriarcs fabriqués avec des matériaux naturels ou de récupération fournis par
le commerce (boîtes de conserve, bidons, cordes en métal)
Chez les Bushmen, la musique reste liée à la vie de la communauté, elle accompagne les rites (initiation, chasse, médecine) et la vie quotidienne (jeux, loisirs, berceuses).
Différents chants solos sont accompagnés par l’arc musical à calebasse, le nkokwane.
Les Gan possèdent un patrimoine musical riche et particulièrement vivant. La plupart des actes importants de la vie quotidienne sont accompagnés de musique et/ou de chants.
La pratique instrumentale est réservée aux hommes, excepté le tambour d’eau, pour les femmes.
Plages 16, 17, 18, 19 : arc en bouche kàgarma à corde frappée avec une tige de mil. Utilisé pour le plaisir personnel du musicien, pour accompagner les jeux de cache-cache, pour se distraire ou pour faire patienter les enfants avant le repas.
Plages 19, 20 : monocorde tiki berège, simple branche de bois arquée dont une extrémité est introduite et bloquée à l’intérieur d’une boîte de conserve (auparavant une calebasse). Un fil d’acier va de l’extrémité de l’arc au centre du résonateur. L’interprète gratte la corde avec une baguette souple ou le doigt. Il peut également y appliquer un petit morceau de bois à l’extrémité opposée de la caisse de résonance ou encore agir par une action sur le manche.
On joue le tiki berège seul ou à deux. Le terme désigne à la fois l’instrument, la musique et la symbolisation de la moquerie liée à une légende.
Plage 3 : arc kankarma (Gan). Le chanteur interprète un chant d’amour en s’accompagnant lui-même à l’arc en bouche
Plage 1 : musique de divertissement jouée après la récolte des arachides. Duo entre un arc musical dienguéla, arc à résonateur en calebasse et une clarinette faite d'une tige de mil
Plage 6 : un berger musicien interprète, en s’accompagnant d’un arc musical, un chant par lequel il remercie un notable qui lui a donné une vache.
Plage 17 : chant d'enfant accompagné d'un arc umunduri.
Plages n° 6, 7, 8, 9 : arc musical umunduri (arc à calebasse).
En général l’umunduri accompagne des chansons qui évoquent différents aspects de la vie quotidienne: l’amour, l’argent, la fidélité, l’érotisme…
On observe récemment une nouvelle tendance chez les jeunes musiciens qui doublent ou triplent la calebasse. Le musicien maintient l’instrument verticalement de la main gauche et tient dans la main droite une petite baguette servant à frapper la corde. Quelquefois, il joint à la baguette un hochet fait d’un petit fruit sphérique rempli de graines, monté sur une petite tige de bois. Dans ce cas, la petite baguette sert à frapper la caisse de résonance. En plaçant l’ouverture de la caisse de résonance contre le ventre, fermant ainsi la calebasse, ou en éloignant l’instrument de son corps, le musicien peut en changer le timbre.
Plages 19 et 20 : jeu de différents types d’instruments rassemblés dans un orchestre, instruments traditionnels dont l’arc umunduri, avec une influence de musique moderne.
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Plage 13 : une femme chante et joue d’un arc musical à deux cordes, engbiti. La base de l’arc est posée sur un récipient en aluminium renversé sur le sol.
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Arc monocorde mbela. La légende ngbaka, peuple voisin des Aka, attribue l’origine de cet instrument aux Pygmées. Dans ces deux cultures, le jeu de l’arc est indissociable de la pratique du
piégeage : l’instrument est fait des mêmes matériaux que les pièges et les paroles des chants décrivent l’issue heureuse de la chasse en invoquant l’aide de l’esprit des ancêtres.
Le digombe est pratiqué par les jeunes garçons pour leur propre divertissement. En cela, son utilisation est identique à celle qu’en font d’autres populations centrafricaines.
L’arc à deux cordes engbiti est un instrument de facture éphémère, rapidement fabriqué avec une tige de bois, une liane et une grande feuille. Une fois le bois courbé en forme de U, la corde est tendue de manière à former deux sections. La grande feuille embrasse la courbe et constitue le résonateur. L’effet d’amplification est renforcé quand une marmite est posée sous la feuille. L’instrument est joué par les femmes, il symbolise le contact avec les hommes partis à la chasse aux grands mammifères et les chants qui accompagnent expriment la solidarité des épouses avec leurs maris absents.
Plage 11 : solo d'arc musical suu (arc en bouche), simple divertissement.
Chez les Mitsogo et les Fang du Gabon et du Cameroun, le bwiti est une cérémonie religieuse dans laquelle intervient la prise d'une plante hallucinogène, l'iboga. L'arc en bouche moungongo accompagne le rituel
Plage 4 : Poro Entertainment Song, accompagné au gbegbetele, un pluriarc formé de sept arcs de bambou reliés au résonateur par des cordes métalliques.
Plage 9 : solo d’arc en bouche. L’arc musical gbon-kpala est joué par les jeunes garçons pour le divertissement.La situation géographique de Madagascar entre l’Afrique, l’Asie du Sud et l’Océanie a marqué sa culture. Des apports arabes et européens au XVIe siècle ont donné à la musique une grande diversité. L’arc musical, jadis instrument de berger, a pratiquement disparu. Le jejolava est un arc tendu d’une corde en acier et muni d’un résonateur en calebasse, sa facture et la manière d’en jouer sont semblables à celles du berimbau.
Plages 9 et 10 : arc en terre ampongatany.
Arc musical shitendé. Les deux pointes de l’arc (± 2m) sont unies par un fil de fer relié au centre de l’arc par un autre petit fil de fer, de sorte que la corde de l’arc est divisée en deux parties. La
caisse de résonance est une calebasse évidée, dont l’ouverture est tournée vers l’extérieur, et placée au milieu de l’arc. Le musicien tient l’instrument de manière à placer l’ouverture de la calebasse contre la poitrine et en imprimant un mouvement de va-et-vient, tandis qu’il bat le fil de fer à l’aide d’une baguette. Des doigts de l’autre main, il fait jouer la tension du fil. Cet instrument accompagne le chant et est habituellement joué par les hommes de tous âges pour se distraire durant les longues marches.
Le même instrument se retrouve au sud et au nord du Mozambique sous différents noms et est aussi connu en Afrique du Sud.
L’arc en bouche shivelan est beaucoup plus petit, la corde est faite d’une feuille de palmier séchée. Le bois comporte une série d’entailles peu profondes et est frotté avec un bâton muni de sonnailles. Il est utilisé principalement par les pasteurs pour tromper la solitude.
Plage 15 : le musicien et conteur D’Boye Wa Pendawa s’accompagne à l’arc chitende
Enregistrements Hugh Tracey
Plage 20 : chant d’amour accompagné à l’arc en bouche chipendani
Arc musical bushman, nyon, formé d’une corde en peau reliant deux extrémités d’une tige flexible en bois d’environ 1m. Une boîte de conserve qui fait office de caisse de résonance est fixée à
une extrémité.
Plage 17 : le musicien utilise son arc musical chaque fois qu’il souhaite se relaxer.
Plage 18 : chant en hommage à son arc avec lequel il chasse l’antilope.
Plage 23 : l’oaqce est un instrument constitué d’une boîte en fer avec, à une extrémité, quatre tiges de bois incurvées, de longueurs différentes. Sur chacune d’elles est tendue une corde métallique que la femme bushman fait vibrer à l’aide de ses deux pouces.
Plage 8 : l’ohindjarindja, nom que donnent les Himba à cet instrument, présente toutes les caractéristiques de la harpe arquée. Ce pluriarc est constitué par une portion de bois de cocotier d’environ 50 à 60cm de long et traversée par cinq arcs fortement incurvés.
Plage 20 : ambiance son du bobre.
Plages 21, 22, 23, 24: Réunion, maloya.
D’origine afro-malgache, le bobr (bobre) est un arc musical avec résonateur (calebasse) fait d'un bois dur et souple tendu par une corde végétale ou métallique. Le bobre est connu depuis 1769. Le bobre n'a pas été utilisé longtemps dans le séga de l’île Maurice voisine, mais il a été longtemps populaire à la Réunion. Autrefois surtout utilisé par les conteurs, il accompagne encore certaines maloya. Le musicien joue debout, tient l’arc face à lui, la calebasse à hauteur du thorax, en frappant la corde à l'aide d'un petite baguette munie d'un petit hochet (le katiak ou tikouti). En éloignant ou en obstruant le résonateur contre le ventre, il obtient des variations de son. À Rodrigues, on l'appelle bon, aux Seychelles bonm, à Maurice bombe (disparu au XIXe siècle). Cet instrument est bien connu au Brésilsous le nom de bérimbau
Plage 2 : chant accompagné à l’arc musical.
L’arc musical umunduri a été importé dans la culture musicale rwandaise vers 1910. La corde est frappée avec un mince bâton que le joueur tient dans la main droite de même que le hochet inzebe. Un rythme supplémentaire est produit en frappant le manche de l’inzebe sur la calebasse qui fait fonction de caisse de résonance. Le joueur peut varier le timbre en pressant la calebasse contre son ventre.
Enregistrements Hugh Tracey.
Plage 15 : chant chuchoté accompagné à l’arc musical; le musicien tient dans la main droite un petit hochet avec le manche duquel il frappe la calebasse de manière à créer un effet de
percussion supplémentaire.
Les divers styles musicaux empruntent des sonorités tantôt africaines, tantôt brésiliennes ou européennes. Voix, arcs musicaux, tambours, flûtes, hochets et racloirs sont les véhicules de ces
musiques métisses.
Plages 5 et 12 : arc musical simple, corde percutée. Arc n'guéné.
Plage 5 : l’arc en bouche bou est joué par les hommes lorsqu’ils reviennent de la chasse. Quand celle-ci a été bonne, les soirées se prolongent et les hommes y racontent des histoires de
chasse ainsi que des chantefables qui parlent des animaux de la forêt. Le bou, de très grande taille, est fait d’un arc en bois dur et d’une corde en raphia.
Plage 15 : le chasseur utilise parfois son arme comme instrument, une extrémité est tenue au sol avec les orteils, l’autre extrémité, placée près de la bouche, sert de résonateur. La flèche
sert à frapper la corde.
Plage 13 : arc musical à résonateur (une casserole renversée) joué à deux
Plage 1 : l’arc musical ekibulenge est souvent joué par les enfants. Il est parfois muni d’un résonateur fait d’une demi-calebasse. Le joueur pose l’instrument à proximité de sa bouche et frappe
la corde avec un bâtonnet tenu dans la main gauche, de la droite il soutient l’instrument et modifie la longueur vibrante de la corde. La modification de la cavité buccale et le déplacement de la
calebasse donnent la mélodie.
Plage 9 : l’arc en bouche lusuba (ou mutevu) est fait d’un arc en bois tendant une corde de fibre de palmier. Cette corde, placée entre les lèvres du musicien, est frappée par une fine baguette. Deux jeunes femmes jouent ici de l’arc en bouche. L’une d’entre elles utilise l’arc traditionnel tandis que la corde de l’autre est cannelée et frottée par une baguette fine et dure. Le lusuba est
surtout joué par les jeunes filles pour se divertir.
Chez les Lunda, la pratique de l'instrument est réservée aux femmes.
Plage 3 : Katanga, arc musical kadad.
Plage 4 : arc musical rukung, résonateur en calebasse.
Plage 7 : Pluriarc, lokombe.
Plage 18 : Arc-à-bouche kakulumbumba.
Peuples Lala, Tonga, Lozi, Mbunda, Lunda.
Enregistrements Hugh Tracey.
Plages 11, 16 : le kalumbu est un arc musical à résonateur. Il est proche du okambulumbwa d’Angola et à l’origine du berimba.
Enregistrements Hugh Tracey.
Plages 6, 7, 15, 19 : chants accompagnés à l’arc en bouche chizambi.
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Plage 14 : chant solo accompagné par un arc musical gogé.
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