Cet article est dédié à la mémoire de Derroll Adams (Portland, Oregon, 1925 - Anvers, Belgique, 2000), banjo man américain qui vécut longtemps sur le sol belge.
Textes et sélections discographiques : Gérard De Smaele
Textes et sélections additionnels : Etienne Bours
Gérard De Smaele est un banjoïste belge, spécialiste de l’instrument et de ses musiques depuis plus de trente ans. Il a effectué de nombreux séjours aux Etats-Unis et a joué avec de nombreux musiciens américains. Il a réalisé plusieurs disque compact que vous trouverez également dans les collections de la Médiathèque. Ecoutez par exemple : Gérard De Smaele « Back door » (GDS-CD001) - MB2070
LE BANJO AMÉRICAIN
L’Amérique du Nord a, au cours des siècles, accueilli puis fusionné des musiques de toutes origines. Le banjo à cinq cordes demeure sans doute un des emblèmes les plus typiques de ce foisonnement culturel et musical. Peu représenté dans la musique country commerciale de l’après-guerre, parfois transformé en banjo guitare à six cordes ou en banjo mandoline (banjoline) à huit cordes, il est aussi apparu dans des musiques de films du genre western. L’industrie du disque et du spectacle mit souvent la culture à mal et l’on aurait tendance à oublier que, heureusement, l’Amérique possède également suffisamment d’énergie et d’inventivité pour contrebalancer cette autorité du show-business. Ce banjo à cinq cordes n’a jamais disparu du paysage musical américain. Il faut aller à sa recherche dans un univers surprenant de richesse, en voyageant dans le sud des Appalaches, région où les anciennes ballades des premiers immigrants et les mélodies complexes jouées au violon populaire (fiddle) sont autant de témoignages rares inscrits au patrimoine de l’humanité. On est loin du superficiel avec ces expressions en constante évolution, reflets du présent autant que du passé.
L’intérêt actuel pour le banjo à cinq cordes est le résultat direct d’un mouvement né à New York vers 1940 et qui s’est répandu par la suite à travers les Etats-Unis et l’Europe. Ce folk revival se développa progressivement jusqu’à une sorte d’apogée dans les années soixante. Une renaissance qui, depuis longtemps, était préparée, mûrie, par le travail de quelques grands précurseurs. Francis J. Child, notamment, qui publia à l’Université de Harvard, entre 1882 et 1896, une imposante étude sur les ballades traditionnelles des îles Britanniques (The English and Scottish popular ballads). Cecil Sharp, collecteur anglais, opéra quant à lui dans les régions isolées du sud des Appalaches durant la Première Guerre mondiale. Carl Engel lança, en 1928, le National Folk Archive à la Bibliothèque du Congrès (Library of Congress) à Washington. Robert Gordon (1888-1961) fut le premier directeur de ce département et sera remplacé, en 1933, par John Lomax, assisté de son fils Alan alors âgé de dix- huit ans.
Le travail de nombreux autres musicologues, de scientifiques et d’intellectuels, contribua à faire de ces collections archivées par la Library of Congress un ensemble unique et exemplaire de documents sonores accumulés pour l’étude. Cette masse de field recordings (enregistrements de terrain), trésor documentaire irremplaçable, a capté un art populaire ancien dans sa forme naturelle. Elle fut ensuite complétée par un ensemble tout aussi impressionnant de disques commerciaux produits durant les années 20 et 30 par les labels Victor, Columbia, Brunswick…Ces disques, diffusés par de puissants émetteurs de radio, ont modifié la musique traditionnelle du sud des Appalaches, cette musique rurale qu’on appelle old time country music ou tout simplement old time.
Après la Seconde Guerre mondiale, le souci de perpétuer cette musique n’était pas animé d’objectifs exclusivement récréatifs ni même historiques. Les principaux instigateurs du folk revival, plus particulièrement Alan Lomax, le musicologue Charles Seeger et son fils Pete Seeger, nourrissaient des projets de société. Leur idéologie s’opposait à la culture « bourgeoise », leur politique était axée sur les expressions populaires. Leur but était la défense des droits civiques, une lutte pour les droits humains et le civisme. Ainsi, la musique traditionnelle a-t-elle donné naissance à de nouveaux genres d’expression ou du moins profondément inspiré certains d’entre eux : folk song, skiffle, protest song, rock and roll… Parfois récupérés par l’industrie du spectacle, certaines musiques ont aussi donné naissance à des formes hybrides et insipides dont l’étude inspirera plus d’un sociologue.
Ce qui nous concerne ici illustre l’histoire des Etats-Unis et les aspirations les plus profondes de la population américaine.
Le banjo à cinq cordes a ses racines dans la musique rurale du sud des USA, particulièrement dans les états de Virginie (East & West), Caroline (North & South), Géorgie, Kentucky, et Tennessee. Les ballades anciennes, le fiddle et le banjo (instrument aux origines africaines – voir ci-dessous) sont les piliers de ces expressions. Pratiqué indifféremment par les musiciens des communautés noires et blanches dès la fin du XVIIIe siècle, ce brassage sera encore progressivement enrichi par l’apport d’autres instruments tels que guitare, mandoline, dulcimer, cithare (autoharp)…provenant de diverses régions européennes. Il est dès lors impossible d’isoler le banjo de ce contexte.
A l’heure où beaucoup de musiques traditionnelles de différentes régions du monde ont perdu de leur vitalité au point d’être mises en danger, on est en droit de se demander pourquoi les Etats-Unis ont conservé un intérêt aussi dynamique pour les leurs. Sans doute la malléabilité de cette musique et les libertés qu’elle laisse à ses interprètes sont-elles des éléments à prendre en considération. Ces musiques traditionnelles ne s’imposent pas comme un carcan immuable. Le texte d’une chanson peut, par exemple, se transformer au gré des circonstances, selon le feeling et les expériences de l’interprète et de son auditoire (c’est ce que Charles Seeger appellait le folk process).
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le banjo américain était en voie de disparition. La situation fut rétablie grâce à deux personnalités essentielles : Pete Seeger et Earl Scruggs. Scruggs, né en 1924 en Caroline du Nord, était un musicien aux racines traditionnelles. Il a créé un style personnel, original et très répandu de nos jours, notamment en jouant aux côtés de Bill Monroe (1911-1996, Kentucky), père du style baptisé bluegrass qui était en fait une façon nouvelle d’interpréter la musique old time. Quant à Pete Seeger, il écrivit, dès 1948, la première méthode disponible pour apprendre à jouer de cet instrument qu’il popularisa au sein du folk revival. Cette méthode fut plus précisément la première à démontrer les techniques de jeu propres à la musique populaire du sud, contrairement à des méthodes classiques l’ayant précédée. Retenons surtout que les musiciens de l’après-guerre appartiennent à deux catégories. Certains sont nés dans le sud et ont pratiqué leur musique par tradition locale et familiale, d’autres sont plus souvent originaires des grandes villes du nord mais ils ont été gagnés par l’intérêt pour ces musiques et ont appris «en seconde main», après la guerre. Ces derniers sont évidemment les « revivalistes ».
Les sources sonores sont très diverses :
- Les field recordings. Beaucoup sont conservés à la Library of Congress.
- Les 78 tours des années 20 et 30 dont un certain nombre de rééditions sont disponibles.
- La production de l’après-guerre.
Le folk revival fut alimenté par le laboratoire de la Library of Congress qui diffusa, dès 1941, le contenu de ses collections. La firme Folkways édita d’autres collectages contemporains et des enregistrements de toute première importance réalisés par les derniers artistes apparus sur cette scène nouvelle. L’exemple fut ensuite suivi par d’autres firmes de disques. Autant de maisons d’édition qui ont une démarche non commerciale et qui se définissent comme étant en marge du show business. Le projet principal de Moses Asch, fondateur de Folkways, qui débuta ses activités vers 1940, était de rapprocher les cultures du monde de son temps et d’en faciliter la compréhension. Il édita des disques de musiques du monde entier autant que de très nombreux disques de musiques traditionnelles américaines. L’influence de Pete Seeger et du label Folkways sur la lutte pour l’émancipation des Afro-Américains fut essentielle dans les années 60.
C’est dans le même esprit qu’il convient d’aborder le banjo à cinq cordes. Comme nombre d’autres instruments, il est une porte ouverte sur l’expression profonde de l’être humain, sur l’esprit de l’homme (ce qu’on appelle soul aux USA). De plus, il occupe une place historique importante puisqu’il a contribué à la transmission de la musique afro-américaine vers les communautés blanches et inversement, et ce avec le violon (fiddle) et son répertoire. Une sorte de fusion entre expressions des deux communautés, un stock commun en quelque sorte, qui jouera également un rôle essentiel dans la naissance du blues et du jazz au XIXe siècle.
La documentation relative au banjo est énorme. Elle couvre des domaines aussi divers que l’histoire du pays, l’anthropologie, la musicologie, l’organologie…Une documentation et une histoire qui permettent d’aller à la rencontre d’une population, de découvrir un visage caché de l’Amérique du Nord, une Amérique progressiste, sociale, en prise avec des problèmes d’industrialisation, d’urbanisation…
UN PEU D’HISTOIRE
L’idée de tendre une peau d’animal sur un cercle rigide, d’y monter un manche, de placer un chevalet et de tendre des cordes par-dessus l’ensemble, est une idée ancienne et répandue universellement, de l’Afrique occidentale à l’Extrême-Orient. Il est évident que les Africains, emmenés de force sur le territoire américain pour y devenir esclaves, ont importé avec eux un concept de facture instrumentale, sans doute multiforme, mais à l’origine du banjo. C’est une des raisons évidentes de la présence d’un tel instrument dans les plantations du sud. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les banjos primitifs étaient fabriqués dans l’écorce d’un fruit séché, étaient tendus de cordes en fibres animales ou végétales et présentaient une corde plus courte ou chanterelle. Dès la fin du XVIIIe siècle, les échanges entre musiciens afro-américains et ceux d’origine européenne se feront de plus en plus intenses, les deux communautés vivant parfois à l’étroit au point de partager musiques et instruments dans le cadre d’expressions festives ou simplement quotidiennes. Soit parce que les propriétaires blancs poussèrent certains de leurs esclaves à jouer pour eux, soit, plus souvent, parce que les couches les plus défavorisées des populations blanches évoluèrent dans une certaine proximité physique et sociale avec les populations d’esclaves puis d’affranchis. Sachons également que les rassemblements importants et les instruments bruyants étaient déconseillés ou interdits par la législation.
Vers 1830-1840, Joël Walker Sweeney (Appomatox, Va, 1813-1860) apprit le banjo au cœur même des plantations. Il construisit un instrument plus rigide, sans barrettes, monté de cinq cordes en boyaux, une corde étant plus courte que les autres. On pense que l’innovation apportée par Sweeney était la corde basse. Le musicien eut un grand succès sur la scène des minstrel shows, spectacles qui connurent une popularité croissante jusqu’à la guerre de Sécession. Des musiciens professionnels, souvent venus du nord et peu familiers avec le milieu des plantations, imitaient et répandaient le style et l’instrument à travers tout le pays (ce que fit également la ruée vers l’or), voire même au-delà puisqu’on vit Sweeney jusqu’à la cour d’Angleterre. Ils parodiaient souvent le musicien et chanteur afro-américain, allant jusqu’à se noircir le visage et adopter des attitudes grotesques qui en disent long sur l’image véhiculée par la société blanche de l’époque.
Des méthodes, en notation musicale conventionnelle, font aussi leur apparition, décrivant une technique de jeu d’origine africaine : le stoke style où l’index de la main droite frappe la corde au lieu de la pincer (down picking). Les minstrel shows ont répandu une image négative des Afro-Américains, gais et niais, qui incita certainement ceux-ci à abandonner la pratique du banjo devenu symbole de cette image et de la vie dans les plantations.
Après la guerre de Sécession, le banjo devient un instrument de salon, adopté par la bourgeoisie des grandes villes du nord. On essaye alors d’en faire un instrument complet, débarrassé de son répertoire typé. Le banjo classique est né, il va se mesurer au répertoire de la musique classique et à celui du ragtime. Les doigts de la main droite sont utilisés comme sur la guitare. C’est une période où les luthiers perfectionnent l’instrument, y appliquent des barrettes et des cordes en boyaux et commencent à en standardiser la facture. Vers 1890-1900, le succès de ce style nouveau bat son plein, on enregistre des disques pour la firme Berliner, puis les premiers cylindres Edison. Les interprètes comme Farland, Van Eps, Ossman… rivalisent de virtuosité. Cette mode va décliner aux alentours de la Première Guerre mondiale. On commence alors à fabriquer le banjo ténor qui sera très populaire dans les orchestres de jazz et de danse. C’est un déclin du banjo à cinq cordes qui laissera muets un riche répertoire et des milliers d’instruments de facture raffinée.
La cour d’Angleterre accueille cependant encore les grands banjoïstes classiques et, dans ce pays, le style sera toujours vivant cinquante ans plus tard. La Grande-Bretagne compte d’ailleurs de nombreux compositeurs et interprètes de renommée. Le style classique y porte le nom de « orthodox style ».
Les minstrel shows et les musiciens afro-américains ont donc, de manières différentes, répandu le banjo à cinq cordes dans les régions les plus isolées des Appalaches. La population y perpétuait un riche répertoire auquel le banjo est venu se greffer naturellement. Les musiciens amateurs ont alors commencé à se fabriquer leur propre instrument, souvent fretless, et le duo banjo-fiddle reste certainement, aujourd’hui encore, l’exemple le plus parfait de cette musique ancestrale. Dès la fin du XIXe siècle, la musique old time présente au moins deux aspects essentiels: la pratique familiale intime et la participation à la vie de la communauté. Après 1920, cette musique se commercialise par les spectacles ambulants, les spectacles radiodiffusés et l’enregistrement de disques. Dans le domaine de la folk music, l’apparition de musiciens professionnels et une relative augmentation du niveau de vie dans les campagnes annoncent une ère prospère. Des ensembles plus étoffés se font connaître et les home-made banjos (banjos faits maison) sont remplacés par des factory-made banjos (construits en usines), issus de la période classique mais montés en cordes métalliques avec barrettes. La diffusion de la musique old time est encore compromise par la crise économique de 1929.
Bien que dans les styles traditionnels populaires (folk styles) la transmission soit principalement orale, on doit cependant tenir compte d’une certaine influence du classic style, par exemple sur le jeu de Charlie Poole (North Carolina, 1892-1931). Ce musicien vendit des quantités impressionnantes de disques dans le sud et influença le style d’Earl Scruggs.
On pense aujourd’hui que les techniques de jeu utilisées au banjo à cinq cordes ont de profondes racines africaines, surtout en ce qui concerne la musique old time où le banjo exploite le plus manifestement ses spécificités: cinquième corde utilisée comme bourdon ou chanterelle, grande diversité d’accordages, effets rythmiques prédominants. Plus de mélodie dans le jeu le rend par contre plus européen (notamment suite aux influences du répertoire irlandais).
Dans l’old time, chaque musicien essaye de développer son style propre mais on parvient cependant souvent à dégager des tendances locales caractéristiques de diverses régions précises : le jeu du Kentucky, celui de Caroline du Nord, celui du Tennessee ou de Virginie de l’Ouest... Un banjoïste traditionnel trahit, en principe, ses origines par son jeu.
Dans le style bluegrass, qui est plus moderne, les divers styles sont plutôt apparentés à des écoles : bluegrass classique (E. Scruggs), melodic (B. Keith), single string (D. Reno), tandis que les tentatives les plus modernes sont le fait de musiciens comme T. Trischka ou B. Fleck….
A la suite du mandoliniste David Grissman, les possibilités de l’instrument et de ses expériences rencontrent de moins en moins d’obstacles dans des musiques qu’on appelle newgrass, dawg ou nouvelle musique acoustique. Finalement, le banjo à cinq cordes s’est même électrifié (A. Brown, B. Fleck).
Musicalement, c’est un univers immense qui s’offre à nous et, avec lui, un prétexte à débats sur la musique, sur la société, les modifications des expressions, l’attitude du public, l’électrification des instruments, l’impact du professionnalisme… On pourra certainement en conclure que les musiques traditionnelles américaines, autant que les autres musiques du monde, sont un reflet essentiel de l’histoire des cultures et des expressions humaines et qu’il est indispensable de les aborder dans leur contexte historique et social pour en comprendre la place exacte et le jeu qu’elles ont joué dans l’histoire des musiques des XXe et déjà XXIe siècles. Il faut leur donner un sens.
LE BANJO ET L’AFRIQUE (E. Bours)
L’instrument a des origines africaines, c’est un fait incontestable. Certains estiment cependant que ce type de facture viendrait d’Asie et aurait été importé en Afrique par des marchands arabes. C’est une question d’école évidemment. Il est vrai, au vu des instruments d’Extrême-Orient (notamment au Japon) mais également de régions nettement plus proches de nous, que l’Asie semble avoir une pratique très ancienne et relativement développée de la facture d’instruments dont la caisse de résonance est tendue d’une peau d’animal. Le rubab afghan et le sarod indien en sont d’autres exemples célèbres. Cependant, rien n’interdit de penser qu’on peut, en divers endroits de la terre, adopter des techniques semblables sans pour autant avoir été mis en contact entre protagonistes éloignés de ces mêmes techniques.
Toujours est-il que, dans le cas qui nous intéresse, le banjo est venu aux USA dans les bagages des esclaves africains. Le terme bagage est d’ailleurs à prendre sous une interprétation symbolique plutôt que physique. Il est, en effet, peu probable que la traite ait autorisé le moindre bagage de type culturel. Mais certaines exceptions pourraient confirmer cette règle. Notamment parce que l’on imagine que certains « commerçants » auraient apprécié entendre certains chants et musique durant la traversée. Trêve d’extrapolation, les esclaves arrivèrent dans les plantations avec leur culture, leur langue, leurs croyances, leurs pratiques et leurs souvenirs. Chanter et faire de la musique, d’une manière ou d’une autre, devait souvent rester une préoccupation importante, pour des raisons rituelles, sociales, collectives ou personnelles. Si certains schémas de chants à réponses ont rapidement marqué de leurs empreintes un nouveau répertoire de chants de travail et autres field hollers, il est tout aussi évident que certains esclaves durent rapidement rassembler quelques matériaux de fortune pour fabriquer des instruments selon des procédés ancestraux. Mais beaucoup de ces instruments furent interdits par les esclavagistes parce qu’ils étaient, à juste titre, perçus comme étant des moyens de communication (particulièrement les tambours) pouvant propager des messages impossibles à comprendre pour les employeurs. Tambours et rassemblements étaient proscrits. Mais, par contre, des musiques aux allures plus intimistes furent parfois autorisées. Le révérend Jonathan Boucher, missionnaire, releva dans le sud des Etats-Unis, en 1775, que « l’instrument favori et quasi unique en usage parmi les esclaves était alors un bandore ou, comme ils prononçaient eux-mêmes ce mot, un banjer. Son corps était une large calebasse, avec un long manche qui lui était attaché, cordé de boyau de chat et joué avec les doigts » (cité par G. Kubick dans « Africa and the blues »).
Ce banjer avait des équivalents sur le continent africain, particulièrement à l’ouest où l’on relèvera en vrac le xalam des Wolof de Sénégambie, le ngoni des peuples mandingues, le hodou ou tidinit maure, le garaya haousa. Le terme banja aurait existé au Sénégal pour désigner un instrument du même type. Samuel Charters fut surpris lorsqu’il rencontra un griot wolof jouant du xalam, instrument de taille différente de celle d’un banjo, disait-il, mais "similaire quant aux cordes et à leur agencement et quant à la technique de jeu avec les doigts" (« The roots of the blues »). Le pouce jouait sur une corde plus courte que les autres, exactement comme sur un banjo américain. Les recherches des uns et des autres, le fait que Curt Sachs attestait la présence de banja au Sénégal dans son Reallexikon der Musikinstrumente, le fait encore qu’il est prouvé que, jusqu’aux environs de 1820, le banjo était un instrument strictement noir sur le sol américain, sont autant de preuves de ses origines africaines. L’histoire fit le reste, comme toujours, et, curieusement, l’instrument devint emblématique des musiques blanches globalement baptisées country. Seuls les musiciens d’old time et quelques musiciens de bluegrass et de blues rendent encore hommage à ses origines et à une façon, plus africaine, de jouer.
L’intérêt majeur de ce périple historique et humain est la somme de comparaisons possibles aujourd’hui grâce à la richesse grandissante des discographies. Il est en effet, plus que jamais, possible d’écouter divers instruments africains qui furent, sans conteste, présents dans l’arbre généalogique du banjo. Et il est tout aussi possible de comparer avec le jeu des Afro-Américains ou avec celui de certains musiciens old time.
Quelques disques conseillés :
- Dou Dou N’Diaye M’Bengue. Thiato thiate (Dunya fy 8038) - MM2203
- Mamar Kassey. Alatoumi (World Village 470003) - ML7971
- Moriba Koïta. Sorotoumou (Cobalt 09279-2) - ML6299
- Mauritanie. Concert sous la tente (Philips Prophet 5387162) - ML7235
- Niger. Griots Hausa (Philips Prophet 4684502) - ML8046
- The Arthur S. Alberts Collection. More tribal, folk and café music of West Africa – Library of Congress (Rykodisc RCD10401) - MJ0068
- Masters of the banjo (Arhoolie CD421) - MA5235
- Black Banjo songsters of North Carolina and Virginia (Smithsonian Folkways, SFCD40079, 1974-1997 – 1998) - K 2480
- nstruments de musique du monde (Chant du Monde / CNRS LDX274675) - MA0263
DISCOGRAPHIE
La présente discographie sera forcément incomplète. Notre propos n’est pas d’être exhaustif mais de donner une sélection qui, nous l’espérons, poussera l’amateur plus avant dans les collections de la Médiathèque. Les enregistrements proposés sont tous sur support CD (sauf exception signalée). La sélection tient compte de la qualité des notes et de la variété des styles et privilégie les bonnes anthologies et les sources originales.
La première liste comprend essentiellement des anthologies. Elles sont de grande qualité et auront le mérite de vous faire découvrir des styles et une multitude d’artistes importants.
Une seconde liste suit, par ordre alphabétique. Elle présente des disques d’artistes. Nous avons alors choisi les plus importants, certains chefs de file, mais également quelques artistes moins connus qui ont produit des disques intéressants.
Les abréviations utilisées sont les suivantes :
- B : banjo
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OT : Old time music
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M : Minstrel style
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B : Bluegrass style
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BE: Banjo électrique
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NA : Nouvelle musique acoustique
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C : Classical style
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BM: Bluegrass moderne
Labels spécialisées et catalogues conseillés.
(Tous ont créé des sites Internet relativement faciles à trouver)
- Library Of Congress, Archive of folk culture.
Catalogue : Folk recordings, selected from the Archive of folk culture. Motion picture, broadcasting and recorded sound division, Library of Congress, Washington DC. 50 pages, 1993, distribué en 2000.
LP et K7 disponibles directement du laboratoire. Une série de CD sont réédités par Rounder Records, en collaboration avec le American Folklife Center.
Notes par Alan Lomax, John Lomax et autres pionniers.
- Smithsonian Folkways recording catalogue. Center for Folklife. Programs and Cultural studies, Washington DC, 1998-1999. 50 pages. A world of sound, a catalogue of 2.300 historic recordings, 77 pages.
Folkways a toujours eu pour politique de conserver tous les titres disponibles. Une politique qui est toujours d’application après le rachat de la firme par la Smithsonian Institution en 1988. Ce qui signifie que chaque référence peut être commandée directement à l’Institution, soit sur cassette, soit sur CD.
Parmi les banjoïstes présents dans cette importante discographie, on signalera notamment : Dock Boggs, Clarence Ashley, Roscoe Holcomb, Bascom Lamar Lunsford, Pete Seeger, Peggy Seeger, Mike Seeger, Roger Sprung, Wade Ward, Frank Proffitt, Pete Steele, Uncle Dave Macon, Doc Watson, Rufus Crisp, The New Lost City Ramblers…
- Rounder Records group catalogue, Cambridge, Massachusetts, 1998. 298 pages.
- Elderly Instruments, recordings, CD & Cassettes catalogue, Lansing, Michigan, 2000. 114 pages.
- County sales newsletter, Floyd, Virginia.
Les labels spécialisés à prendre en considération sont les suivants :
Rounder Records, County, Sugar Hill, Rebel, Ridge Runner, Copper Creek, Flying Fish, Old Homestead, Bear Family, Document Records, Arhoolie, June Appal, Marimac, Smithsonian Folkways….
Sans oublier les nombreux petits labels et les auto-productions souvent intéressants.
Principaux banjoïstes à écouter :
- Old time banjo :
Art Rosenbaum, Pete Steele, Rufus Crisp, Roscoe Holcomb, Frank Proffitt, Wade Ward, Tommy Jarrell, Buell Kazee, Kyle Creed, Charlie Poole, Odell Thompson, Clarence Tom Ashley, Bascom Lamar Lunsford, Uncle Dave Macon, Dock Boggs, Wade Mainer, Bob Carlin, Key Perlman, Reed Martin, John Hartford, Walt Koken, Mac Benford, Morgan Sexton, Dwight Diller, Brad Leftwich, Tom Sauber, Will Keys (voire également la liste déjà citée pour le label Folkways)… (Pour le public musicien, une excellente liste est parue dans Banjo Newsletter, XXVIII, 8, June 2001, by Ken Perlman. Certains de ces enregistrements sont cependant difficiles à trouver).
- Bluegrass banjo :
Earl Scruggs, Ralph Stanley, Don Reno, Sonny Osborne, Allen Shelton, J.D. Crowe, Bill Keith, John Hartford, Ben Eldridge, John Hickman, Alan Mundes, Larry McNeely, Butch Robins, Pete Wernick, Don Stover, Tony Trischka, Bela Fleck, Pat Cloud, Tony Furtado, Sammy Shellor, Tom Adams, Snuffy Jenkins, Lamar Grier...
On cherchera également dans la riche discographie de Bill Monroe, toujours accompagné par de bons banjoïstes. (Voir également la discographie dans « Masters of the five string banjo » by T.Trischka & P.Wernick, Oak Publications, 1988).
DISQUES CONSEILLÉS
(Chaque référence présente les titres et interprètes suivis, entre parenthèses, de la référence commerciale et des dates d’enregistrements lorsqu’elles sont connues, suivies elles-mêmes de la date de production. Après la parenthèse vient le numéro de classement Médiathèque. Nous précisons ensuite les auteurs du livret et le nombre de pages de celui-ci. Puis les banjoïstes et le style de jeu.)
Anthologies Old time et minstrel style :
- Anthology of american folk music, edited by Harry Smith. Vol.1: ballads, Vol.2 : social music, Vol.3 : songs
(Smithsonian Folkways SFW40090/A28746-28751 (trois doubles CD) 1952 – 1997) - MA5029
Notes par Anthony Seeger, Amy Horowitz, Greil Marcus, Jon Pankake, Luis Kemnitzer, Moses Asch, Neil V. Rosenberg et Jeff Place. 67 pages.
B : C. Ashley, B. Kazee, C. Poole, B. Lunsford, Uncle D. Macon…
Style : OT
- A treasury of Library of Congress field recordings, selected and annotated by Stephen Wade (Rounder CD1500, 1997) - MA5104
Notes par Stephen Wade. 32 pages.
B : P. Steele, W. Ward
Style : OT
- Black Banjo songsters of North Carolina and Virginia (Smithsonian Folkways, SFCD40079, 1974-1997-1998) - K 2480
Notes par Cece Conway et Scott Odell. 34 pages
B : J. Snipes, D. Roberts, J. & O. Thompson…
Style : OT
- Close to home, old time music from Mike Seeger’s collection, 1951-1967 (Smithsonian Folkways SFCD40097, 1997) - MA6860
Notes par M. Seeger. 24 pages.
B : T. Ashley, W. Ward, D. Boggs…
Style : OT
- Deep river of song. Black Appalachia (Rounder CD1823) - K 1465
Notes par Alan Lomax et Stephen Wade. 30 pages
B : J. Strothers, M. Gribble, L. Smith
- High Atmosphere, ballads and banjo tunes from Virginia and North Carolina, collected by John Cohen in November of 1965 (Rounder CD0028, 1995) - MA6805
Notes par John Cohen. 12 pages.
B : F. Proffitt, W. Ward, F. Cockerham, G. Landers
Style : OT
- Kentucky old time banjo (Rounder CD0394, 1999) - MA6886
Notes par John Harrod et Mark Wilson. 32 pages.
B : B. Kazee, P. Smith, R. Holcomb….
Style : OT
- Marimac anthology. Deep in old time music (Rounder CD0364, 1996) - MA6845
Notes par Jim Nelson. 20 pages.
B : D. Gellert, B. Leftwich, The Volo Bogtrotters, The Wildcats…
Style : OT
- Mountain music of Kentucky (Smithsonian Folkways SFCD40077, 1960-1996) - MA5192
Notes par John Cohen. 38 pages.
B : R. Holcomb, L. Sexton, W. Chapman…
Style : OT
-The music of Kentucky. Early american rural classics vol. 1 et 2, 1927-1937 (Yazoo 2013 et 2014, 1996) - MA6840 et MA6841
Style : OT
- The North Carolina banjo collection (Rounder CD439/40, 1924-1995) - MA5247
Notes by Andy Cahan, Robert Winans, Bob Carlin
B : O. Thompson, J. Snipes, O.B. Reed, T. Jarrell, C. Poole, …
Style : OT
- Southern Journey series, The Alan Lomax Collection, Vol.2. Ballads and breakdowns, songs from the Southern mountains (Rounder CD1702, 1959-1960, 1997) - MA6851
Notes par Andrew L. Kaye. 30 pages.
B : G. Stoneman, W. Ward
Style : OT
A écouter également : les volumes 1 et 7.
- The Warner Collection vol.2. Nothing seems better to me: the music of Frank Proffitt and North Carolina (Appleseed APRCD1036, 1940-1966) - MA6884
B : F. Proffitt
Style : OT
- The Young Fogies (Rounder CD0319, 1994) - MA6829
Notes par Ray Aden. 28 pages
B : Highwood String Band, Hollow Rock String Band, A. Rosenbaum, R. Martin, The New Lost City Ramblers…
Style : OT
- The Young Fogies. Vol.2 (Rounder CD0369, 1995) - MA6844
Notes par Ray Aden. 40 pages.
B : Nombreux bons banjoïstes peu connus.
Style : OT
Anthologies bluegrass :
- American banjo, three fingers and Scruggs style (Smithsonian Folkways SFCD40037, 1957 – 1990) - MA5211
Notes par Ralph Rinzler et Mike Seeger.
B : S. Hobbs, S. Jenkins, E. Weissberg….
Style : B.
- Banjo Hall of fame (CMH CD-1794, 2001, triple CD) - MA5246
B : D. Reno, E. Adcock, S. Osborne, K. Ingram, A. Smith….
Style : B
- Bluegrass at Newport folk festival, 1959-63 (Vanguard VCD121/22) - MA5886
B : E. Weissberg, E. Scruggs, M. Wiseman, C. Ashley, M. Seeger…
Style : B
- Fiddle tunes for banjo (Rounder CD0124, 1981-1999) - MC7540
B : T. Trischka, B. Keith, B. Fleck
Style : B
- Hand-Picked, 25 years of bluegrass on Rounder Records (Rounder CDAN22/23, 1995) - MA5245
Notes par Frank Godbey. 20 pages.
B : J.D. Crowe, P. Wernick, D. Stover, B. Keith, T. Trischka, B. Fleck, B. Robins…
Style : B
- Masters of the banjo (Arhoolie CD421) - MA5235
B : C. Best, K. Sutphin, T. Ellis, S. Egan, W. Keys, R. Stanley
Style : OT, B, Irlandais
- Mountain music, bluegrass style (Smithsonian Folkways SFCD40038, 1959 – 1991) - MA5867
Notes par Mike Seeger. 4 pages.
B : M. Seeger, B. Yellin, D. Stover
Style : B
- The music of Bill Monroe, from 1936 to 1994 (MCA MCAD4-11048 – 4 disques) - MC0180
Notes par John W. Rumble. 96 pages.
B : les nombreux banjoïstes engagés par Bill Monroe au long de sa carrière sont bien représentés ici, à commencer par Earl Scruggs.
Style : B
- Rebel Records, 35 years of the best in bluegrass, 1960-1995 (Rebel CD186253, 1997, 4 CD) - MA5918
Notes par Les McIntyre, Dick Spottswood, Akira Otsuka, Bill Vernon…34 pages.
B : E. Adcock, D. Reno, B. Emmerson, J. Arnold, S. Hobbs, J. Whisnant…
Style : B
Banjo classique & Minstrel style :
- Minstrel banjo style. Joe Ayers, Clarke Buehling, Bob Carlin, Bob Flesher, Tony Trischka, Bob Winans (Rounder CD0321, 1994) - MA5237
Notes par Bob Carlin. 18 pages.
B : voir titre.
Style : M
- William J. Ball. Pompadour, the classic banjo compositions of Joe Morley (Determann - 2001) - MB8091
- William J. Ball. Humoresque, the classic banjo compositions of the great masters (Determann - 2001) - MB8092
B : William J. Ball
Style : C
En banjo classique on trouvera également des pièces jouées par Vess L. Ossman et Fred Van Eps sur les deux disques suivants :
- Ragtime (RCA 7432126412-2, 1900-1930 - 1995) - U 1022
-
From cake-walk to ragtime (Frémeaux & Associés FA067, 1898-1916 – 1997) - U 0881
D’autre part, les amateurs peuvent encore trouver dans les collections de la Médiathèque, le disque de Van Eps et Ossman, intitulé « Kings of the ragtime banjo » (Yazoo 1044, 1900-1923) - MC7910 (LP UNIQUEMENT).
Disques d’interprètes, par ordre alphabétique :
- Jack Elliott & Derroll Adams. Early sessions (Tradition TCD1083, 1957) - MB2844
- Derroll Adams. Songs of the banjo man (Wundertüte TÜT72175) - MA7033
- Derroll Adams. 65th birthday concert (Waste Productions WP9101) - MA7034
B : D. Adams
Style : OT
- Clarence Ashley. Greenback dollar. 1929-1933 (County CO-CD-3520, 2001) - MA7661
B : C. Ashley
Style : OT
- Ken Bloom & Harry Bolick. That banjo from hell (New Timey 2003, 2000) - MA8770
B : K. Bloom, J. Pepler
Style : OT
- Dock Boggs. His Folkways years 1963-1968 (Smithsonian/Folkways SFCD40108, 1998) - MA9065
B : D. Boggs
Style : OT
- Alison Brown quartet (Vanguard 79486-2, 1996) - MA9596
B : Alison Brown
Style : NA, B, E
- Camp Creek Boys. Old time string band (County CO-CD-2719, 1967, 1997) - MB0051
B : K. Creed, F. Cockerham
Style : OT
- Dwight Diller. New plowed ground (Yew Pine Mountain YP-1X-4, 1998) - MB2267
B : D. Diller
Style : OT
- Cathy Fink. Banjo Haiku (Community Music CMCD202, 1992) - MB3295
B : C. Fink
Style : OT
- Lester Flatt & Earl Scruggs. 1948-1959 (Bear Family BCD15472 – coffret de 4 CD) - MB3396
La discographie de Flatt & Scruggs est immense et conseillée. Les différents coffrets édités par Bear Family sont particulièrement intéressants. On recommande également les Mercury Sessions en deux volumes chez Rounder.
- Bela Fleck. Solo banjo works (Rounder CD0247, 1992) - MB3437
B : B. Fleck
Style : B, NA
- Bela Fleck. Tales from the acoustic planet (Warner 9362-45854-2, 1994, 1995) - MB3441
Bela Fleck a fait de nombreux disques solo, il est ou a été membre de groupes tels que les Flecktones, Newgrass Revival et Tasty Licks, il a également participé à de très nombreux enregistrements, se révélant souvent être un innovateur. Sa discographie entière vaut le détour.
- The Freight Hoppers. Where’d you come from, where’d you go? (Rounder CD0403, 1995, 1996) - MB3720
B : F. Lee
Style : OT
- The Fuzzy Mountain String Band (Rounder CD11571, 1971-1972-1995) - MB3892
Notes par le FMSB. 10 pages
B : T. Carter, E. Olson, B. Owen
Style : OT
- John Hartford. Mark Twang (Flying Fish FF70020, 1976, 1989) - MB5111
B J. Hartford
Style : OT, B
- The Highwoods stringband. Feed your babies onions (Rounder CD11569, 1994) - MB5412
B : M. Benford
Style : OT
- Roscoe Holcomb. The high lonesome sound (Smithsonian/Folkways SFCD40104, 1961-1974, 1998) - MB5673
B : R. Holcomb
Style : OT
- The Hollow Rock String Band. Traditional dance tunes (County CO-CD-2715, 1997) - MB5711
Notes par Alan Jabbour. 8 pages.
B : B. Levy, T. Thompson
Style : OT
(Renouveau du old time à partir de collectages des années 60).
- Grandpa Jones. Live (Monument AK52416, 1969) - MB6725
B : G. Jones
Style : B
- Tommy Jarrell & Kyle Creed . June Apple, old time fiddling & clawhammer banjo (Heritage HRCD038, 1972-1993) - MB6388
Notes par Bobby Patterson et Zane Bennett. 6 pages.
B : K. Creed
Style : OT
-Tommy Jarrell. The legacy of Tommy Jarrell vol. 3. Come and go with me, banjo solos (County CD2726, 1974 - 1999) - MB6392
Notes par Charles Faurot. 8 pages.
B : Tommy Jarrell
Style : OT
-Tommy Jarrell and Fred Cockerhan. Tommy & Fred, best fiddle-banjo duets (County CD2702, 1992) - MB6389
Notes par Ray Alden. 16 pages.
B : F. Cockerham
Style : OT
- Will Keys. A banjo original (County CO-CD-2720, 1997) - MB7295
B W. Keys
Style : OT
-Dick Kimmel. Fishin’ creek blues (Copper Creek CCCD-0173, 2000) - MB7321
B : D. Kimmel
Style :B, OT
- Walt Koken. Banjonique (Rounder CD0337, 1994) - MB7457
B : W. Koken
Style : OT
- Bascom Lamar Lusnford. Ballads, banjo tunes and sacred songs of Western North Carolina (Smithsonian/Folkways SFCD40082, 1952-1976, 1996) - MB8471
B : B.L. Lunsford
Style : OT
-Uncle Dave Macon. Go long mule (County CO-CD-3505, 1994) - MB8673
B : U. D. Macon
Style : B
- Wade and Julia Mainer. In the land of melody (June Appal JA0065D, 1991, 1992) - MB8811
B : W. Mainer
Style : OT
- Debby McClatchy. Light years away (Marimac CD4010, 1992, 1995) - MB9412
B : D. McClatchy
Style : OT
- Rex McGee. 24 creations for solo banjo (McGee 2000) - MB9618
B : R. McGee
Style : NA, BM
- Bruce Molsky and Big Hoedown (Rounder CD0421, 1997) - MC0136
B : B. Molsky, R. Stefanini
Style : OT
- The New Lost City Ramblers. 40 years of concert performances (Rounder ROU0481, 2001) - MC0957
- The New Lost City Ramblers. The early years. 1958-1962 (Smithsonian/Folkways CDSF40036) - MC0941
B : J. Cohen, M. Seeger, T. Paley
Style : OT
(Groupe essentiel dans le renouveau du old time à partir des enregistrements sur 78 tours. On trouvera de nombreuses références dans le catalogue Folkways).
- Nitty Gritty Dirt Band. Will the circle be unbroken (Disky Compact DS870432, 1972, 1996) - MC1021
Rencontre essentielle entre les jeunes et les anciens, parmi lesquels de grands banjoïstes, notamment Earl Scruggs.
Style: OT, B
- Ken Perlman. Devil in the kitchen (Marimac CD6502, 1993) - MC2261
B : K. Perlman
Style : OT, celtic music
- Charlie Poole and the North Carolina Ramblers, recorded from 1925 to 1930. Vol.1 Old time songs (County CD3501, 1993) - MC2549
B : C. Poole
Style : OT
(Voir également les volumes 2 et 3).
- Dirk Powell. If I go ten thousand miles (Rounder CD0384, 1995, 1996) - MC2556
B : D. Powell
Style : OT
- Red Clay Ramblers. Merchants lunch (Flying Fish FF70055, 1978, 1991) - MC2804
B T. Thompson
Style : OT
- Don Reno. Fastest five strings alive (Hollywood Music HCD-227, 1992) - MC3032
B : D. Reno
Style : B
- Mike Seeger. Southern banjo sounds, an anthology of style and technique (Smithsonian Folkways SFWCD40107, 1998) - MC4475
Notes par Mike Seeger. 23 pages.
B : M. Seeger
Style : OT
- Mike Seeger. Solo. Old time country music (Rounder CD0278, 1991) - MC4471
Notes par M. Seeger. 6 pages.
B : M. Seeger
Style : OT
- Pete Seeger. Darling Corey and Goofing-off suite (Smithsonian Folkways SFCD40018, 1950-1955, 1993) - MC4631
- Pete Seeger. Headlines and footnotes, a collection of topical songs (Smithsonian Folkways SFWCD40111, 1999) - MC4680
- Pete Seeger. American industrial ballads (Smithsonian/Folkways CDSF40058, 1956, 1992) - MC4620
B : P. Seeger
Style : OT
La discographie de Pete Seeger mérite une attention particulière. Les disques sont nombreux et ceux renseignés ici le sont à titre indicatif.
- Morgan Sexton. Shady grove, traditional appalachian banjo player (June Appal JA0066D, 1988-1990, 1992) - MC4810
B : M. Sexton
Style : OT
- Hobart Smith. Blue Ridge legacy (Rounder CD1799, 1942-1960, 2001 Alan Lomax Collection) - MC5231
Notes par John Cohen et Stephen Wade. 38 pages.
B : H. Smith
Style : OT
- Joe Odell Thompson. Family tradition (Rounder CD2161, 1988-1998) - MC7210
B : B. Carlin, J.O. Thompson, N. Thompson
Style : OT
- Tom, Brad and Alice. Been there still (Copper Creek Records CCCD-0164, 1998) - MC7295
B : T. Sauber
Style : OT
- Tony Trischka. World turning (Rounder CD0294, 1993) - MC7536
Notes par Bob Carlin. 10 pages.
B : T. Trischka
Style : M, OT, B, NA, C
- Tony Trischka. A robot plane flies over Arkansas (Rounder CD0171, 1984, 1994) - MC7530
A voir également l’ensemble de la production de cet innovateur qui a su, à partir du bluegrass, explorer les origines et les possibilités nouvelles.
- Joe Val. One morning in May (Rounder CD0003, 1971, 1996) - MC7842
B : B. French
Style : B
- Stephen Wade. Dancing in the parlor (County COCD2721, 1997) - MC8111
B : S. Wade
Style : OT, C, M, B
- Doc Watson family (Smithsonian/Folkways CDSF40012, 1960-1976, 1990) - MC8650
B : A. Watson, G. Carlton, M. Watson, W. Watson
Style : OT
Étienne Bours
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .