La forme la plus courante est celle d’un parallélépipède rectangle en bois. Toutes les tailles sont possibles. Des gros lamellophones ont pour rôle de fournir des basses dans des ensembles instrumentaux.
Pour la plupart de ces instruments, il s’agit d’une série de lamelles fixées sur un chevalet et disposées en éventail sur une caisse de résonance.
Les Lamelles, relativement larges, peuvent être en bambou, en écorce de pétiole de palmier ou en métal. Aujourd’hui, elles peuvent être reconstruites à partir de matériaux divers, d’ustensiles de la vie quotidienne récupérés : rayons de bicyclette, baleines de parapluie… Leur nombre varie entre dix et trente. Elles se fixent sur la table d’harmonie par une barre de pression. Elles sont maintenues de part et d’autre de cette barrette par deux chevalets. Elles sont disposées en éventail sur une petite caisse de bois. Les lamelles les plus longues sont placées au centre, les plus courtes vers l’extérieur et chacune peut vibrer librement. Dans certains cas, les lamelles sont entourées de petits anneaux métalliques appelés bruisseurs. Leur mise en vibration lors du pincement des lamelles permet de prolonger la durée du son.
La caisse de résonance peut être un élément qui fait part entière avec la table d’harmonie. Elle se conçoit dès lors comme une planche de bois évidée ou comme différentes planches de bois assemblées au moyen de clous. Elle est parfois un élément qui vient s’ajouter à la table d’harmonie : morceau de bois, crâne, carapace de tortue. La table d’harmonie se présente parfois seule, sans caisse de résonance. Elle est composée soit d’une planche de bois, soit de plusieurs pièces de bois, de bambou ou de sections de pétiole de palmier. Elle peut être une simple planche de bois à peine équarrie, tout comme une sculpture remarquable et d’une technique raffinée.
L’instrument peut être couplé à une calebasse selon plusieurs modalitéspour modifier la couleur de la résonance. Le musicien, en position assise, placera l’instrument à l’intérieur de celle-ci, laquelle repose sur ses cuisses. L’instrument n’est pas fixé à la calebasse. Tout au contraire, le musicien lui fait faire un mouvement constant de va-et-vient à l’intérieur de celle-ci. Un petit trou rond est parfois percé sur la face dorsale de l’appareil, le doigt peut boucher celui-ci et donner à l’instrument une autre acoustique.
On accorde l’instrument suivant des critères variables d’un groupe ethnique à l’autre, en gardant des longueurs de lamelles différentes. La hauteur du son dépend de chaque longueur des lamelles. La sonorité de l’instrument est déterminée par leur matière et la quantité de résine collée à leur extrémité.
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