Pour sortir des studios et aller à la rencontre des publics de la planète, le label Erstwhile met sur pieun certain type de festival nomade. Il s’agit de présenter en live une technique de travail, une certainvisiondu laboratoire musical. Une première édition à New-York (Tonic). Une deuxième a eu lieu à Tokyo. Une troisième à New-York. Voici un extrait d’article du Magazine The Wire rendant compte de l’importance de cet événement sur la scène musicale internationale.
Nom de code : AMPLIFY. Chaque édition est identifiée par un sous-titre qui caractérisera son projet.
En octobre 2002, le label américain Erstwhile a organisé un festival à Tokyo : « Amplify 2002: Balance ». (Amplify 2003 : Elemental a eu lieu à New York au Tonic -la salle de concert de John Zorn- et Amplify 2004 se déroulera à Berlin et Cologne). S'y retrouvait la crème des improvisateurs européens et japonais : Otomo Yoshihide, Taku Sugimoto, Sachiko M, Ami Yoshida, Marcus Schmickler, Keith Rowe, Thomas Lehn, ....
Depuis sa création en 99, Erstwhile Records est devenu un des labels de musique improvisée des plus significatifs. Ce succès est dû principalement à son esthétique unique. Contrairement à de nombreux labels de musique improvisée, Erstwhile (sous la direction de Jon Abbey) est particulièrement actif.
Jon Abbey : « J'essaie de pousser des musiciens incroyablement talentueux vers des territoires qu'ils ne pourraient explorer autrement, pour le pire ou le meilleur. Si tout se passe bien, pour le meilleur ».
Keith Rowe à propos d’Erstwhile : « Le label le plus en contact avec les développements significatifs de la musique improvisée ».
Les développements les plus significatifs que ces expériences apportent à la musique enregistrée : la distanciation et la réduction de la matière musicale jusqu'à atteindre tendons et os. Ces développements ont contraint les improvisateurs à réévaluer leurs méthodes de travail.
Les festivals Amplify étendent les activités du label aux performances live. Abbey souhaite « rendre l’ensemble plus important que ses parties, pas uniquement parce que les musiciens à l'intérieur d'une formation amplifient par l’improvisation les idées de chacun, mais parce que les concerts stimulent, donnent plus d’ampleur à leurs échanges ».
Sur le fait de délocaliser le festival chaque année : « Cette musique, peut-être encore plus qu'une autre dans l'histoire, se développe à une échelle mondiale alors que les genres précédents tendaient à s'accroître dans une zone géographique particulière ».
(Les liens avec d’autres formes d’expression sont exploités dans les performances, c’est un « plus », par rapport aux enregistrements : )
Durant le set de Christof Kurzmann et Burkhard Stangl, des images de films de Barbara Albert (Nordrand), Chris Marker (Sans soleil) et J.L. Godard (Passion) sont projetées, retravaillés par une artiste vidéo (Michaela Grill), rendant les œuvres des réalisateurs difficilement identifiables.
(D’après un article paru dans The Wire, N°226 - Consulter le site: www.thewire.co.uk)
Texte traduit par Jérôme Henry
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