Né fin 2004 d’une rencontre de comptoir entre Jérome Deuson, jeune disquaire bruxellois à l'insatiable curiosité, et Alain Lefèvre, un fidèle client, Stilll s’est, dès le départ défini comme un label louvoyant entre divers courants musicaux, ne se voulant ni minimaliste, ni ouvertement commercial.
Comme l’explique Jérome Deuson, « à travers nos productions, nous avons le désir de favoriser la rencontre entre 2 générations de musiciens mais également de dépasser le carcan belgo-belge. »
Même s'il est toujours délicat de tenter de dessiner une ligne conductrice identifiant clairement les choix artistiques d'un jeune label, entre Holidays For Strings, le Canadien Mitchell Akiyama ou Off the Sky, une famille musicale semble toutefois se constituer devant nous, aux marges du rock, de l’électro-acoustique et de l'électronique. Du rock, de l’électro ? Au qualificatif de Post - fréquemment employé pour tenter de nommer d’indécises catégories musicales, Jérome Deuson préfère rétorquer : « je nous vois avant tout, Alain et moi, comme des pieds qui frappent le sol et des têtes qui se balancent à l’écoute d’une démo qui nous plaît. C’est pour cela que je préfère parler d’émotion au sens large pour parler de nos disques. »
Première sortie officielle de Stilll, l’album d’Arden (Conceal - XA664S), en réunissant, de façon passagère et en un tour de table improvisé, des musiciens (Sébastien Roux, aMute, Mitchell Akiyama, etc.) aux origines et techniques diverses (du laptop à la guitare) manifeste en quelque sorte l’esprit des réalisations futures du label.
Depuis ce premier essai sorti début 2005, le catalogue de Stilll compte à présent sept albums, d’aMute (projet personnel de Jérome Deuson) à l'Américain Vedette, des disques qui prennent souvent le parti pour des pièces instrumentales introspectives, barbelées de drônes ou pavées d’aigrelets arpèges.
Jacques de Neuville
STILLL, 2005.
STILLL, 2005. Enregistrement 2004.
STILLL, 2006.
STILLL, 2006.
STILLL, 2005.
STILLL, 2006.
STILLL, 2006.