PHONURGIA NOVA, 1954.
"Cent Merveilles" fut, en 1954, le nom d'une émission radiophonique française au cours de laquelle Sacha Guitry entraîna, deux fois par semaine, les auditeurs dans son "Musée imaginaire" : oeuvres collectionnées ou admirées, auteurs et peintres vénérés. Un livre réunissant cent reproductions d'oeuvres d'art avait été publié simultanément en librairie ; il permettait aux auditeurs d'avoir sous les yeux l'objet de chacune des émissions. Ainsi, au cours de chaque émission, Sacha Guitry signala-t-il la page correspondant à l'oeuvre commentée. Le livre et les émissions sont, pour la première fois, réunis dans ce coffret. JMV.
LIRE DANS LE NOIR, 2003.
"C'était un rendez vous de désamour. Un coup de foudre à l'envers. Un adieu peut-être". Gabriel attend Sandrine sur un quai de RER. Si elle ne vient pas, c'est la rupture. Si elle vient, c'est un nouveau départ. Mais dans la rame bondée, d'autres personnages se sont fixés d'autres rendez-vous. Et au fil des secondes, les destins se mêlent." [Note de pochette]
Texte intégral. Durée d'écoute de 3h13 min. Interview de l'auteur en supplément.
CDL EDITIONS, 1996.
Publié aux éditions Archipel, le livre relate des chroniques écrites entre 1960 et 1965 dans le mensuel Hara Kiri. Tout un programme! Et sous la plume de Cavanna, elles prennent une dimension d'humour rose poivré. Le titre fait allusion à l'adresse - fictive - du magazine (hommage au Professeur Choron, créateur de la revue), lieu où, avec de nombreux potes, l'auteur y allait gaillardement d'une prose pas très catholique, où l'esprit de dérision croquait, à traits incisifs, des événements socio-politiques du moment et des faits divers de la vie française. Yves Belluardo lit les diverses chroniques avec le clin d'oeil qui convient, répercutant, avec nuance, les dialogues, évoqués dans leur contexte particulier. JMV.
AUVIDIS, 1990. Enregistrement 1955-1970.
Ce coffret de 10 CD regroupe cinq oeuvres théâtrales de Pierre Corneille. Quatre des cinq oeuvres sont présentes séparément sur support CD ; il s'agit du "Cid" présenté au HA7921, de "Polyeucte" encodé au numéro HA7982, de "Cinna" présent à la cote HA7927 et de "Horace" inscrit sous le numéro HA7932. La pièce "Nicodème" est présentée pour la première fois.
DES FEMMES, 1987.
"Alors, moins éclatante que celle qui m'avait fait apercevoir que l'oeuvre d'art était le seul moyen de retrouver le Temps perdu, une nouvelle Lumière se fit en moi. Et je compris que tous ces matériaux de l'oeuvre littéraire, c'était ma vie passée : je compris qu'ils étaient venus à moi, dans les plaisirs frivoles, dans la paresse, dans la tendresse, dans la douleur, emmagasinée par moi, sans que je devinasse plus leur destination, leur survivance de même que la graine mettant en réserve tous les aliments qui nourriront la plante." Jean-Louis Trintignant lit des extraits de "Du côté de chez Swann" (Combray, chapitre 1) et du "Temps retrouvé".
THELEME-EDITIONS.
"Parue en 1919, cette deuxième section de la "Recherche" s'ouvre sur une première partie intitulée "Autour de Mme Swann". Nous suivons les amours adolescentes du narrateur et de Gilberte, la fille de Swann. Certains personnages se dévoilent de plus en plus, tels M. de Norpois qui va dîner chez les parents du narrateur, ou M. Swann, qui a beaucoup changé depuis son mariage avec Odette, mais aussi Bergotte, qui éveille chez le narrateur sa vocation littéraire." (Note du feuillet).
THELEME-EDITIONS.
LIVRAPHONE, 2004.
Née en 1920, Phyllis Dorothy James aura été tour à tour secrétaire, assistante de régie, directrice administrative d'un hôpital avant de diriger un laboratoire médico-légal et de se lancer dans le roman policier en 1962 avec ce titre. "À Martingale, la belle demeure des Maxie dans la campagne anglaise, on est assez tolérant pour admettre une domestique mère célibataire qui ne veut pas être séparée de son enfant. Mais rien ne va plus lorsque celle-ci arbore la même robe que la fille de la maison... et annonce ses fiançailles avec le "jeune maître". Puis, un meurtre est commis le soir même chez les Maxie et l'inspecteur Dalgliesh, spécialement mandaté par Scotland Yard, va entrer dans une des affaires les plus troublantes de sa carrière..." (d'après les notes de pochette).
GALLIMARD, 2004.
"À l'origine du livre, un fait historique : Louis XIV, le Roi-Soleil, est entré en contact avec le plus ténébreux, le plus mythique des grands souverains de l'Orient : le Négus. "L'Abyssin" est le roman de cette fabuleuse ambassade. Jean-Baptiste Poncet, jeune médecin des pachas du Caire, sera, par une extraordinaire réunion de circonstances, le héros de cette épopée baroque et poétique à travers les déserts d'Égypte et du Sinaï, des montagnes d'Abyssinie à Versailles... "L'Abyssin", tout en empruntant sa langue à Diderot et son rythme à Dumas, est un roman bien actuel, une parabole sur la haine du fanatisme, la force de la liberté et la possibilité du bonheur, lu ici - dans une version abrégée de six heures - par douze comédiens." (d'après les notes de pochette)
L'AUTRE LABEL, 1999.
Elle a l'art de décrire les personnages avec des images chocs à secouer l'imagination des auditeurs. Les mots vaquent, voguent au rythme des descriptions et puis, brusquement, croquent une séquence tel un avaleur de mots qui mesure chaque mâchement. Les allégories tourbillonnent en spirale et le siphon poétique absorbe toute la puissance lyrique des scènes de vie. JMV.
LIVRAPHONE, 2003.
Publié en 2002, le roman obtint, la même année le prix Fémina. La publication de plusieurs essais révèle l'intérêt de l'auteur pour l'histoire et plus particulièrement pour le climat sociologique des époques évoquées. Le présent roman est un nouveau témoignage de la démarche de l'écrivain. Il évoque les derniers jours du règne de Louis XVI soit les 14,15 et 16 juillet 1789. Le regard sur les événements est celui d'une femme, Agathe-Sidonie, lectrice de Marie-Antoinette qui, en 1810 alors que Napoléon est à Vienne, se souvient de la vie à la Cour et son univers brillant faisant miroiter l'image du bonheur. La narration des faits n'est donc pas relatée par un membre de la noblesse ; ce n'est pas l'étude d'un historien mais une perception nostalgique du vécu d'une employée de la cour. JMV.
LIVRAPHONE, 2004.
Une aventure - la plus célèbre, sans doute - d'Arsène Lupin, le célébrissime "gentleman-cambrioleur". En Normandie, dans un manoir de l'arrière-pays, puis à Etretat, sur la côte d'Opale, à partir d'un message codé trouvé sur un vieux papier froissé et jauni, une palpitante enquête relative à un prodigieux trésor rassemblé en secret par les rois de France depuis... Jules César. Et la rivalité d'Arsène Lupin et d'Isidore Beautrelet, l'étudiant en rhétorique. Version lue par une vingtaine d'acteurs et d'actrices.
ALPHA, 2004. Enregistrement 2003.
"En tant qu'elle relève de la tradition "populaire", la poésie d'Apollinaire exige l'incarnation: de même que pour une chanson, on peut "l'interpréter" en faisant des choix sonores. L'enregistrement qu'a fait le poète lui-même, en 1914, du "Pont Mirabeau", est une indication assez précise de la façon dont il entendait ses propres vers. Les interprétations proposées par Manuel Weber, sans chercher à imiter la lecture du poète, en épousent les principes. Manuel Weber a cherché à créer une musique qui, respectant les intonations naturelles de la langue française, fait ressortir le sens des mots et leur donne la magie de la parole. Ce disque est à envisager exactement comme un disque musical." (d'après Eugène Green, livret) Imposant livret bilingue français/anglais de 64 pages.
LE LIVRE QUI PARLE.
Avec Daniel Gelin comme lecteur, nous sillonnons dans le vaste parcours poétique d"Alcools" qui, publié en 1913, a véritablement renouvelé la poésie française l'acheminant d'un coup "aux frontières de l'illimité et de l'avenir" (JMV).
ERIC LEMOINE.
C'est le CD d'un jeune poète français, réalisé avec le soutien de plusieurs personnes. Il est, pour l'auteur, une première tentative d'enregistrement ; d'une voix vibrante, le créateur lit lui-même ses textes ; c'est une autoproduction diffusée par "Le Chant de l'Aleph", nom inspiré par l'un des titres des recueils. L'Aleph, terme hébraïque, signifie un nombre cardinal caractérisant la puissance d'un ensemble infini ; ce nom donne l'orientation des poèmes. Ceux-ci traitent de la solitude de l'homme, d'images de la femme de rêve, furtive et intouchable, de l'attente du temps. Les "Correspondances" (pl. 2) évoquent l'isolement d'un poète russe. "Lumière" exprime les sensations ressenties lors d'un accident. La dense intériorité des textes interroge, d'un ton grave, le pourquoi de la vie. JMV
GALLIMARD, 2004.
"Comme tous les héros de Yourcenar, Alexis s'interroge pour mieux comprendre le monde et mieux se comprendre lui-même. Il cherche à sortir d'une situation fausse liée à l'échec de son mariage. Une longue lettre forme tout le récit où il prend sa femme à témoin du vain combat qu'il a mené contre son penchant naturel et sa vocation véritable." (poc.) "Comme tout récit écrit à la première personne, Alexis est le portrait d'une voix. Il fallait laisser à cette voix son propre registre, son propre timbre, ne rien lui enlever, par exemple, de ses inflexions courtoises qui semblent quelque peu d'un autre âge ou encore de ses accents de tendresse presque cajoleuse qui en disent peut-être plus long sur les rapports d'Alexis et de sa jeune femme que sur sa confidence elle-même." (préface de 1971).
TRISTRAM, 1996. Enregistrement 1929-1992.
Autour de six lignes de force thématiques (Planètes / Euphorique / Arpenter / Au large / Fouille / Coups), le montage d'une vingtaine de voix d'écrivains importants du XXème siècle (Genet, Joyce, Gombrowicz, Pound, Pasolini... ) tour à tour lecteurs ou récitants de leurs propres textes, conférenciers ou personnalités interviewées.
LA MEMOIRE ET LA MER, 2000.
Outre ses chansons, Léo Ferré nous laisse en héritage "Alma Matrix", un texte divisé en six parties qui fut édité, en 1999, aux éditions La Mémoire et la Mer. "Alma Matrix" est une déclaration d'amour à la femme, une vénération sensorielle du poète en extase. C'est l'acte d'amour enjuponné de mots traduisant, au gré de l'évolution des instants évoqués, les caresses sensuelles, les croissements miroitants, les envolées incendiaires. Richard Martin, le récitant, fait corps avec la poésie de l'auteur ; il en extirpe la substentifique force et vibre au moindre méandre de ce long fleuve jubilatoire. La musique appuie la voix et reflète, en écho, la dimension incantatoire. JMV.
EDITIONS ECOUTE, 2000.
"Ce roman est l'oeuvre la plus connue de l'écrivain. Il fut publié en 1928 sous le titre original de "Lady Chasterley's lover". L'auteur fait l'apologie de l'amour physique en réaction à l'intellectualisme. Epouse frustrée d'un infirme épris de littérature, lady Chasterley se lie à un jeune garde-chasse, viril, simple et intelligent, dont elle aura un enfant. Le roman, qui évoque avec franchise la sexualité, causa un tel scandale que l'écrivain dut le défendre dans "Pornographie et obcénité" et "A propos de l'amant de lady Chasterley". David-Herbert Lawrence devra chercher refuge à l'étranger." (d'après le Robert).
GALLIMARD AUDIO, 2003.
"Dans le calorifère de Steuvels, le relieur de la rue de Turenne, on a retrouvé deux dents d'un homme d'une quarantaine d'années. L'affaire est confiée à Maigret qui aura beaucoup de difficultés à comprendre le lien entre l'affaire Steuvels et la mystérieuse jeune femme au chapeau blanc qui a confié son petit garçon à Madame Maigret dans le square d'Anvers... Une véritable mise en espace sonore de ce grand texte de la littérature policière qui fait revivre le square d'Anvers et le Quai des Orfèvres dans les années cinquante. Magnifique d'autorité et d'humanité dans le rôle de Maigret, Pierre Santini nous entraîne dans une enquête insolite où une multitude de personnages se révèlent dans leur cynisme ou leur tendresse, dans leur violence ou leurs faiblesses." (notes de pochette)
THELEME-EDITIONS, 1999.
L'oeuvre fut publiée en 44 avant J.C, soit peu avant la mort de l'auteur. Elle est dédiée à Atticus. Sous la forme de dialogue et de récit, le texte fait intervenir trois personnages. Pour Cicéron, l'amitié repose sur des exigences morales et certaines règles de vie. Cette conception s'inspire du stoïcisme et des théories d'Aristote et de Théophraste. Les liens amicaux n'existent pas sans effort et sans transparence. Il s'agit d'écarter tout profit et, pour Cicéron, homme de loi, la politique et le pouvoir rendent difficile cette ligne de conduite. Ces propos nous donnent un aperçu des relations sociales qu'entretenaient les Romains à l'époque de Pompée et de César. JMV.
THELEME-EDITIONS, 1993.
C'est dans un navire, en route de l'Australie vers l'Europe, que l'auteur rencontre, par hasard, dans l'obscurité de la nuit, sur le pont désert, Amok, un médecin allemand, de retour de Malaisie. Cet homme résigné, souffrant de solitude, drogué et alcoolique, raconte à l'auteur sa vie aventureuse et livre, dans une semi-clandestiné, sa désillusion et sa misère. Cette nouvelle psychologique fut publiée en 1912 et fut, comme l'ensemble de l'oeuvre de Stephan Zweig, un grand succès littéraire. Il fallait une personnalité comme celle de Michaël Lonsdale pour traduire avec une émotion chargée d'intériorité la folie presque hallucinante d'un homme vaincu par la souffrance et le désespoir. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES, 2004. Enregistrement 1955.
"Publiées en 1854, les "Filles du feu" se présentent comme un recueil de nouvelles où chaque fille du feu (Angélique, Octavie, Isis, Corilla... ) porte le prénom énigmatique et évocateur d'une femme. Toutes sont à la fois réelles et mythiques, d'une mythologie intime : celle de Nerval. Toutes sont les incarnations d'un même idéal toujours poursuivi et parfois aperçu : mère, amante, déesse, sainte... Incontestablement, "Angélique", la première d'entre elles est une figure de la jeunesse. Elle rapporte le souvenir magnifié de l'enfance de l'écrivain dans le Valois mais aussi les échos de la douleur de cette mère morte et jamais connue. La verdeur et le caractère passionné de la narration laissent plus de place à la quête initiatique qu'à la mélancolie." (d'après J-Y Patte / pochette).
LIVRES AUDIO VDB., 2004.
"J'avais seize ans. Je ne possèdais rien, ni biens matériels, ni confort spirituel. Je n'avais pas d'ami, pas d'amour, je n'avais rien vécu. Je n'avais pas d'idée, je n'étais pas sûre d'avoir une âme. Mon corps c'était tout ce que j'avais." (Amélie Nothomb, "Antéchrista").
FREMEAUX & ASSOCIES, 2001.
"A l'aube de ce nouveau millénaire, les mots de Desnos n'ont guère pris de rides. La formule "être un homme et aimer la vie" est indémodable ! Sa poésie, "délirante et lucide", chantante et populaire, demeure le véhicule de messages toujours d'actualité. A la fois joyeux et graves. Alliant goût du périlleux et de la jouissance, le poète de la liberté pourrait bien passer pour l'un des créateurs les plus originaux de son époque." (présentation sur la pochette). Outre les deux CD, la pochette intérieure offre un parcours biographique du poète appuyé de quelques photos. Le texte, signé par Anne Egger, situe aussi l'homme par rapport aux médias : la poésie, le cinéma, la presse, la peinture, la radio. Chacune des plages des 2 CD est présentée, dans le livret, par un petit texte. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES, 1997.
Jean Cocteau (1889-1963) : un homme qui a marqué la première moitié du XXème siècle et qui, non-conformiste, a été à l'avant-garde des mouvements expressifs; un homme touche-à-tout et dont les traces marquent tant la littérature et le théâtre, le cinéma et la peinture. Jean Cocteau, mystérieux et excentrique et dont l'oeuvre se confond avec le personnage. Il est né avec les techniques modernes d'expression qu'il utilisa en pionnier. 35 ans après sa mort, son oeuvre hante toujours les esprits et les documents sonores, réunis dans les 4 CD, tracent un large sillon d'une vie chargée, parsemée notamment d'amitiés célèbres. Ainsi découvrons-nous la voix de l'auteur à travers différentes étapes de sa vie liées à l'évolution des qualités d'enregistrement ; avec des extraits de son théâtre. JMV.
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