
PHONURGIA NOVA.
"Passe-temps favori du public, principale source de divertissement et d'information, la radio était un monde de sons : elle allait au-devant des événements, des personnalités, des hommes, tendant un micro tantôt complice, tantôt indiscret, offrant aux auteurs et aux comédiens l'hospitalité de ses studios, livrant aux artistes le prestige nouveau de ses machines. En un raccourci de 1942 à 1952, à travers les productions du Studio et du Club d'essai, Pierre Schaeffer ressuscite les moments les plus remarquables de la radio à son âge d'or et retrace dix années de recherche et de création : des premiers reportages sur la Libération de Paris aux oeuvres de fiction et aux débuts de la musique concrète... Tous les domaines, tous les genres, sur tous les tons..." (Note sur la pochette)
CANETTI, 1989.
On découvre le p'tit gros un poignard dans le coeur. "Appelez-moi fumée" dit-il en quittant sa banlieue pour un arbre en pleurs dans la solitude d'une colline. Y'a pas de bon Dieu pour les sensibles et tout le monde arrêta de rire. Le p'tit gros est mort toute l'émotion dans la gorge.
EPM MUSIQUE, 1998. Enregistrement 1966.
Dix ans après le triomple sur les antennes françaises de "Signé Furax" avec Francis Blanche, Pierre Dac lance sur les ondes une nouvelle série intitulée "Bons Baisers de Partout", une parodie basée sur les films de James Bond. Nous sommes en 1965, Pierre Dac et Louis Rognoni, journaliste-romancier, mettent au point les grandes lignes d'une intrigue concernant les services secrets français appelés SDUC. Au lendemain de Noël 1965, une joyeuse équipe envahit le studio 113 d'une Maison de la Radio pour enregistrer les premiers épisodes. Le coup d'envoi de l'émission est donné le 17 janvier 1966, à 18h49. Les pessimistes affirment qu'elle ne dépassera pas deux mois, les optimistes assurent qu'elle se prolongera jusqu'en été. Interrompue à plusieurs reprises, elle tiendra jusqu'en 1973. JMV.
HARMONIA MUNDI, 2004. Enregistrement 1951.
"Automne 1950, quatre ans après son arrivée à Paris et ses débuts au cabaret Le Boeuf sur le toit, Léo Ferré propose à la Radio diffusion française ce "récit radiophonique pour récitant, voix, choeur et orchestre". La date présumée de l'enregistrement est le 12 janvier 1951. "De sacs et de cordes", construit à partir de textes - intégraux ou partiels - de chansons ou de poèmes de Léo Ferré, est ce qu'il est convenu d'appeler un "récit lyrique"; sa réalisation est aussi l'occasion de la rencontre du "monstre sacré" du cinéma français et du futur "sacré monstre" de la chanson française. "Ce qui m'avait plu et beaucoup étonné, c'est qu'il disait les vers comme il parlait au cinéma. il n'avait aucune intention d'acteur." (Léo Ferré)" (d'après les notes de livret)
RADIO FRANCE, 1998.
Nous sommes en 1959 dans le cadre magnifique des Baux de Provence. Jean Cocteau y tourne son film "Le Testament d'Orphée" avec quelques amis acteurs tels Yul Bryner, Jean Marais, Maria Casarès. "Le Testament d'Orphée" est une aventure un peu folle: il s'agit de la biographie de Cocteau sans aucun souci de chronologie. C'est un film presque sans paroles où Cocteau joue le rôle principal, les autres acteurs y interprétant un rôle de figurant. Jean Cocteau accepta la présence permanente d'une équipe radiophonique conduite par Roger Pillaudin pour suivre les grandes heures du tournage. Le montage des captations sonores constitue donc le journal du tournage du film. Ce document fut diffusé sur France I en février 1960. Il relate donc une étape de la vie du poète-écrivain-cinéaste. JMV.
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