AUTREMENT DIT, 2001.
Les réalisations belges "Autrement dit" surprennent par l'originalité du choix des textes, parfois d'auteurs peu connus ou qui, durant leur vie, n'ont écrit qu'une oeuvre à l'occasion d'un événement particulier. C'est le cas de Gisèle d'Estoc (1863-1905) qui, depuis ses 17 ans, fut l'amante de Guy de Maupassant, ce "taureau normand" dans la trentaine. Fille du sculpteur Alphonse Courbe, cette jeune femme mène une vie libre et affirme sa bisexualité qui scandalise la ville de Nancy. Elle peint, elle sculpte, elle écrit. La voix de Michèle Vegairginsky, la comédienne-lectrice, livre l'ardeur de l'amoureuse pour son Guy qu'elle accompagnera jusqu'à la fin. Le livre est une initiation à l'amour vu par une femme, c'est une approche à la fois "extérieure" et intime de la vie de Maupassant. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES, 2003. Enregistrement 1954.
On connaît, par d'autres enregistrements, l'intérêt que prenait Albert Camus a lire ses oeuvres; l'objectif immédiat de ces montages sonores était la radio. Ce fut le cas pour "Caligula", destiné à être diffusé sur la RTF dans l'émission de Michel Polac, "Lecture à une voix". C'est au cours de la saison 1953-54 que fut réalisé l'enregistrement, d'abord au petit théâtre des Noctambules, puis au "Vieux Colombier". Près de 50 ans après, la réalisation sonore est publiée sur CD. A cette lecture, suit, d'abord, une interview de l'auteur, réalisée le 13 septembre 1955, par le journaliste, Jean Mogin, (voir HA7058) et, ensuite, l'enregistrement du 1er janvier 1958 pour l'émission "Plein feux sur les spectacles du monde" où l'auteur répond aux questions de Jacques Marcerou à propos de "Caligula".
NAXOS, 1995.
Le roman fut publié en 1903. Le titre français est "L'Appel de la forêt". C'est un classique de la littérature américaine ; les réalisateurs de la firme Naxos présentent le double CD dans leur collection "Classic fiction". C'est à l'acteur américain Garrick Hagon qu'est confiée la lecture. Pour les besoins de l'enregistrement, l'oeuvre fut abrégée mais le récit met en évidence la vie aventureuse de Buck dans les contrées sauvages de l'Amérique du Nord. La publication du CD est probablement destinée aux jeunes étudiants (anglophones ou apprenant l'anglais) afin qu'ils prennent connaissance de la littérature anglaise et américaine. Un petit livre, joint au double disque, contient l'oeuvre lue et est ainsi le "companion text to the reading". JMV
AL DANTE, 2003.
Bernard Heidsieck est à l'origine de la poésie-action et, aux côtés d'Henri Chopin, de la poésie sonore. Le magnétophone et le micro ne sont plus de simples outils reproducteurs mais se voient dotés de possibilités créatives par les puissances du montage et du mixage. "Canal Street" (1973-78) est un classique de la poésie sonore construit selon une démarche associant l'objet trouvé, la création plastique, l'écriture, la lecture et le montage sonore. Une promenade le long de la bruyante artère new-yorkaise en mai 1973, l'achat de 50 vieux transistors bradés chez un soldeur de la rue, la réalisation de 50 planches associant écriture et collage (un des postes radio, de la bande magnétique...), la lecture et l'enregistrement des 50 textes finalement mixés en 35 plages proposées ici...
FREMEAUX & ASSOCIES, 2001.
"Voltaire fut le philosophe engagé du XVIIIème siècle et la conscience de l'Europe. Candide frappe par sa légèreté et sa justesse. Selon Voltaire, chaque honnête homme doit se battre comme lui pour dénoncer partout le mal sous toutes ses formes et le faire reculer. Mais Candide s'impose dans notre patrimoine culturel, par sa modernité sur la question de l'homme face aux catastrophes naturelles, aux guerres, aux régimes tyranniques et à leurs peuples asservis, au fanatisme et à l'intolérance religieuse, et à l'absurdité de la condition humaine." (Note de présentation du média)
LE LIVRE QUI PARLE.
Pièce en un acte que l'auteur intitule une "anti-pièce". Elle fut créé en 1950. Le CD s'inscrit dans la collection "La Voix de l'auteur". Ionesco est donc le propre lecteur de sa pièce. Il situe celle-ci dans un salon anglais. L'insolite surgit au coeur du lieu commun. Quant à la cantatrice, si elle existe, nous ne saurons jamais si elle est chauve puisqu'elle n'apparaît pas dans le salon de Monsieur et Madame Smith. L'auteur a la verve parfaite pour lire sa pièce. La preuve : trois spectateurs qui rient de temps à autre joyeusement, le temps pour l'auteur-lecteur de tourner une nouvelle page de son livre. JMV.
NAXOS, 1995.
Cinq comédiens anglais se partagent, dans une version contemporaine, la lecture des "Contes de Canterbury". Geoffrey Chaucer est un poète anglais de la fin du XIVème siècle. Les "Contes" constituent son oeuvre maîtresse. La satire et la compassion, le réalisme social et les aspirations courtoises, la verdeur et l'humour y sont traités avec un équilibre qui, aujourd'hui encore, fait merveille. L'oeuvre de Geoffrey Chaucer qui établit comme "anglais" le dialecte de l'est du Midland, marque l'entrée de l'Angleterre dans le champ de la littérature européenne. Les extraits musicaux proviennent de "Chominciamento di Gioia" datant du temps de Boccace et sont interprétés par l'ensemble Unicorn. JMV.
AUVIDIS TEXTES, 1987.
Sans doute le roman le plus connu de Prosper Mérimée dû, sans doute, en partie, à sa transcription en opéra par Georges Bizet sans oublier les films qui sous les caméras successives de Fransceco Rosi, Carlos Saura et Jean-Luc Godard, traduisirent chacun l'oeuvre originale sous un regard personnel. Il est vrai que le personnage de Carmen est devenu celui d'une femme-mythe qui hante, aujourd'hui encore, l'esprit de l'homme contemporain. L'oeuvre originale fut publiée en 1845, et, pour le CD, enregistrée en 1987, avec la voix de Nicole Garcia, enregistrement présenté en K7 au HB3139. Ici, l'oeuvre est précédée d'un commentaire de Michel Del Castillo situant l'oeuvre dans l'histoire de l'Espagne, la vie de l'auteur et la réalité contemporaine. Avec des passages orchestraux de l'opéra. JMV.
AL DANTE, 2001. Enregistrement 1973.
À partir e.a. de l'échec lié à la publication de " Sitôt dit " (Seghers, 1955), sa première - et dernière - plaquette "classique" de poésie imprimée, Bernard Heidsieck (Paris, 1928) entreprend dès la seconde moitié des années cinquante, aux côtés d'autres défricheurs de la 'terra ingognita' de la "poésie sonore", tels que Henri Chopin, François Dufrêne ou Bryon Gysin, de libérer la poésie d'une trop stricte allégeance à la page et à l'écrit. "La poésie agonisait : il ne s'agissait pas moins de la ré-oxygéner ! Pour ce faire, il m'est apparu que de 'passive' qu'elle était sur le papier, il fallait la rendre 'active', l'en extraire donc, et lui restituer son énergie et son potentiel de communication dans l'oralité découverte. Ce n'était là qu'une révolution, qu'un total renversement de sa trajectoire" (B. Heidsieck in "Poèmes-Partitions", cité par Samuel Lequette in "Revue & Corrigée", n°82). Vers 1962-63, pour regrouper à la fois les pratiques de diction nue (la voix, rien que la voix) et les interventions vocales avec dispositif (instruments, bandes magnétiques... ), Heidsieck introduit le concept de "poésie action".
En 1972-73 (publication dans la série des "Passe-Partout", de janvier à décembre 1972 ; unique lecture / audition publique en décembre 1973), le poète présente "Le Carrefour de la Chaussée d'Antin". Il s'agit, pour reprendre ses propres termes d'une "tentative de topographie sonore d'un point chaud de Paris, d'un carrefour, au centre de la ville, où s'entrecroisent et se mêlent, de façon complémentaire ou contradictoire de nombreuses banques, des compagnies d'assurance, l'Opéra, les Galeries Lafayette, des gares, des cafés, des cinémas, des prostituées, des hôtels de passe, des boutiques multiples, de fringues, des manifestations politiques ou syndicales dont ce carrefour est un point de passage fréquent, des embouteillages, enfin, monstres, chaque jour, de voitures". Le texte et la pièce, qui dure une heure cinquante, sont structurés en douze parties correspondant aux six artères et aux six bâtiments et îlots constituant ce carrefour en étoile.
Réalisé à un moment où Georges Perec rend visite depuis quelques années - encore "en secret", sans divulgation au public - au Carrefour Mabillon dans le cadre de son projet sur douze ans lié à douze lieux parisiens et quelques années avant la déclinaison sous forme radiophonique de cette "Tentative de description de choses vues au Carrefour Mabillon" le 19 mai 1978, l'entreprise de Heidsieck est plus que la version "rive droite" du projet "rive gaucheµ de Perec. Au-delà de similitudes, dans l'idée même d'essai topographique qui sous-tend le projet mais aussi dans l'amour de la liste qui lui donne chair (ici, par ex., listes de boissons liées aux cafés ou de monnaies étrangères liées aux agents de change du quartier ; programmation soir par soir de l'Opéra), ce sont deux formes assez différentes de distanciation par rapport à leur sujet qui sont appliquées par les deux écrivains. Alors que Perec se plie volontairement à une description " dénotée " au sens barthien du terme (décrire, uniquement décrire), Heidsieck souligne la portée politique de son observation attentive d'un petit noeud - commercial, financier, culturel et sexuel - du système capitaliste marchand en incluant, dans l'espace stéréophonique de sa lecture-diffusion, de nombreuses citations de penseurs politiques de la société de consommation (Aron, Baudrillard, Debord, Marcuse, Vaneigem... ). La répétition fréquente de certaines phrases-chocs (p.ex. "Derrière la prospérité de la plupart des secteurs, il y a un enfer" - H. Lefèvre - ou "Société de consommation : civilisation de la poubelle. Dis-moi ce que tu jettes, je te dirai qui tu es !" - J. Baudrillard), dites sur les tons les plus variés, du plus " crédible " / "impliqué" au plus "a priori à côté de la plaque", à chaque fois par une dizaine de la trentaine de lecteurs de l'oeuvre, produit un 'Verfremdungseffekt' (effet d'étrangeté chez Brecht, habituellement traduit en français par "distanciation") qui, prenant l'auditeur à rebrousse-poil, le pousse à une écoute active (critique) et relativise ainsi une certaine dérive "prêchi-prêcha" de l'oeuvre.
(Philippe Delvosalle - mars 2010)
D.C.C., 2000.
C'est le 3ème CD d'une série consacrée aux poètes de La Réunion. Avec Riel Debars, la langue est française. Les lectures des textes sont partagées entre plusieurs comédiens de l'île. Voici ce qu'écrit l'un de ces derniers à propos de l'auteur ; il s'agit de Karen Dardelin : "Ma rencontre avec ses poèmes m'a tant remuée que j'y reviens très souvent. Son écriture m'interpelle ; j'y ressens tellement d'amour passionné pour son île et son peuple, un amour plein de douleur, de colères et de révoltes... Certains textes portent des images si travaillées, jusqu'à la torture même, à travers la lecture desquels j'ai la sensation très claire qu'il n'existe pas assez de force dans les mots pour exprimer le malaise profond de cet homme...". JMV.
Produit en 2000. Enregistrement 1998-1999.
Le double CD comprend deux causeries du célèbre linguiste américain. C'est, pour la collection, le sixième média du professeur. La première conférence analyse, sur base d'exemples, la perception qu'ont des droits de l'homme les hommes politiques américains attachés aux valeurs du monde néo-libéral. Cet enregistrement public fut capté à Longmont, Colorado, en mai 1998. Le second CD traite des motifs et des conséquences de la guerre contre l'Irak ; un thème actuel, en cette année 2001, puisque les nations d'Europe renouent avec le pays après le long blocus économique. Cette conférence fut enregistrée à Cambridge, Massachusett, en janvier 1999. Signalons que le média est distribué en Europe par la firme hollandaise Konkurrent située à Amsterdam. JMV.
NAXOS, 1995.
Dans sa traduction française, le roman s'intitule : "Le Château d'Otrante". Avec la rédaction de l'oeuvre, Horace Walpole (1717-1797), écrivain anglais, inaugure en quelque sorte le roman noir. C'est avec cette oeuvre que l'auteur appartient à l'histoire littéraire. Captivé par l'architecture gothique et les jardins à l'anglaise, l'auteur construit le cadre envoûtant dans lequel il situe son oeuvre ; le surnaturel, le crime passionnel, la femme innocente apportent la fascination et s'inscrivent dans un paysage de ruines qui induit la persécution et l'invraisemblable. Pour le double CD, le récit est lu dans sa version originale, l'anglais. JMV.
MOVIEPLAY PORTUGUESA, 1994.
La traduction française du titre portugais s'intitule "Le Souper des cardinaux", drame en vers publié en 1902. Julio Dantas (1876-1962) est considéré comme un auteur conservateur, proche de la République de Salazar et partisan du retour de la monarchie en terre portugaise. Il fut le fondateur du quotidien "Le Journal des Nouvelles" qui existe toujours aujourd'hui. Son conservatisme n'empêche pas un certain humour qui personnalisa son oeuvre et le rendit populaire. L'enregistrement de la pièce est un document historique publié par LC Music, firme qui édite de nombreux disques de musique portugaise. JMV.
L'AUTRE LABEL, 2000.
Avec Gigi Bigot, la vie c'est très drôle, vraiment drôle. Ainsi traite-t-elle de la vie et du trépas et vice versa, oui ! Chaque fait raconté a son effet inattendu et c'est le rire dans la salle du Théâtre Boris Vian de Couêron où fut capté l'enregistrement. La collision entre la conteuse et l'accordéonniste Ronan Robert crée l'osmose entre récits et musique. La pétulance de la conteuse jongle avec l'émotion et les personnages s'habillent de petits riens du quotidien. Gigi Bigot s'inspire des légendes et des contes de sa région, la Haute Bretagne, mais elle leur donne la contemporanéité qui traverse les âges. A ne pas manquer ! JMV
LIRE DANS LE NOIR.
Né en 1925, Jean d'Ormesson a connu une vie bien remplie (voir courte biographie au HB4367). En ce début de XXIème siècle, le septuagénaire s'interroge: "Qu'ai-je fais de ma vie ?". La réponse à cette question fit le sujet d'un livre publié chez Gallimard en janvier 2003 et intitulé "C'était bien". Cet avis positif brossant le large parcours de l'académicien fait l'objet des quatre CD, retranscription audio du livre. C'est Jacques Gravat qui lit l'oeuvre, pointée, par-ci, par-là par quelques touches au piano. L'auteur participe, pour certains passages, à la lecture donnant ainsi au récit de vie une touche toute personnelle. JMV.
SCALEN'DISC, 1989.
Enregistrement public réalisé au Théâtre Saint-Germain de Genève le 16 mars 1989.
LIVRAPHONE, 2004.
"Une famille, de nos jours, en Vendée : un grand-père, une grand-mère, une mère, un père absent. Un mode de vie, des impressions, des paysages : Jean Rouaud nous plonge au coeur de cet univers familial que nous côtoyons quotidiennement. Ses descriptions si complètes, si précises, si vivantes d'objets, d'attitudes et de sentiments font ressurgir des images que nous avons enfoncées au plus profond de notre mémoire. (...) C'est l'histoire d'une famille vendéenne, famille comme il y en a tant, avec son cortège de bonheur et de malheur. C'est notre histoire." (d'après les notes de pochette). Ce roman a obtenu le Prix Goncourt en 1990 et est lu ici par l'écrivain lui-même.
LIVRES AUDIO VDB., 2003.
Le présent ouvrage est la suite de "Le Chant du grand Nord : le chasseur de rêve" (voir HB8716). Ohio, le jeune Indien né d'une femme autochtone et d'un homme blanc, a dû quitter sa tribu. La seconde partie du roman raconte donc le long voyage du jeune homme dans les terribles Montagnes Rocheuses où il est seul en compagnie de ses chiens. Il découvrira la barbarie des Blancs qui pourchassent les Indiens et détruisent les territoires de chasse. Il découvrira aussi l'amour auprès d'une jeune Indienne éprise de vie sauvage. C'est le lecteur, José Heuzé, qui poursuit la lecture de l'oeuvre romanesque. JMV.
LIVRES AUDIO VDB., 2002.
"Avec ce grand roman d'aventures à la Jack London, Nicolas Vanier nous entraîne à la découverte du monde des Indiens et des trappeurs du XIXème siècle, alors que l'homme vivait encore en harmonie avec la nature. À quinze ans, Ohio est l'un des plus habiles chasseurs de sa tribu, les Nahannis, Indiens protégés par le grand esprit du caribou. Mis au ban de son village, il s'en va seul - si ce n'est la compagnie de ses chiens (dont l'incroyable chef de meute Torok) - à la recherche de ses origines, dans les espaces sauvages du Grand Nord..." (d'après les notes de pochette). Texte intégral - Temps total : 15h.
THELEME-EDITIONS.
"Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Car, à moins que le lecteur n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant..." (Maldoror. Chant premier. Lautréamont)
IGLOO RECORDS, 1998. Enregistrement 1996.
Disparu en 1990, à l'âge de 62 ans, Max Loreau avait laissé une oeuvre philosophique majeure. Son travail, publié quelques semaines avant sa mort, s'intitule "Genèse du phénomène". Max Loreau était également poète et cette part de sa personalité est majestueusement marquée sur le CD grâce à la complicité du récitant Jean-Paul Ganty et du musicien Jean-Yves Bosseur. "Chants de perpétuelle venue", c'est le vaste vol circulaire de la mouette par-dessus la révolution des flots de la mer et le sable de la plage inerte. Le son des mots donne le rythme et insuffle une âme au petit corps fragile grisé d'espace infini. La musique colle au texte et ses mouvements irréguliers transmettent des pulsions de vie. "Chants de perpétuelle venue" est un petit joyau de la littérature belge ! JMV.
KING MOB, 1993. Enregistrement 1969.
Les 30 textes, récités par l'auteur, furent enregistrés dans la maison du poète, à Los Angeles, en janvier 1969. Ces enregistrements constituent pour la collection littéraire, le quatrième média consacré à l'auteur américain. Le producteur anglais du double CD, Barry Miles, situe sur la pochette, son entrevue avec Charles Bukowski. Contrairement aux autres CD qui sont des enregistrement publics (avec les réactions du public), la présente captation revêt un caractère plus intime. JMV.
CGB, 1970.
Le CD est un document rattaché d'abord à la vie littéraire de Charles Bukowski et ensuite à l'histoire de l'enregistrement d'oeuvres lues publiées sur support sonore. En 1960, Charles Bukowski est chroniqueur pour Nola Express, un journal de Louisiane. Plutôt que d'être lus, les écrits de Bukowski gagnent à être écouté et le directeur de la revue propose à l'auteur de les enregistrer. Se crée ainsi, en 1970, un des premiers magazines sonores (si pas le premier). Plus de vingt ans plus tard, la cassette-gazette est rééditée et, en 2003, présentée sur support CD.
DE VIVE VOIX, 2001.
Dans la série "De vive voix", Michael Lonsdale lit quatre nouvelles et/ou contes de quatre écrivains. Les textes sont regroupés sous un même thème, celui de la chasse. Suivant les idées et les perceptions de chaque écrivain, les écrits exaltent la nature et les saisons ou livrent des expressions drôles ou grinçantes. JMV.
EDITIONS ECOUTE, 1999.
L'oeuvre fut publiée en 1853. Elle fut diffusée clandestinement à une époque où la France bascule, sous l'emprise de Louis Napoléon Bonaparte, de la Révolution à la IIIème République. Le ton du roman est violent et le langage poétique inclut l'argot. Un rire rabelaisien mêle ses éclats aux propos vindicatifs et les fresques surréelles servent à dénoncer le réel. La lecture de Youri Kanounnikoff est grave ; une ponctuation sonore (accord de piano) marque chaque chapitre. JMV.
EDITIONS ECOUTE, 1999.
EDITIONS ECOUTE, 1999.
EDITIONS ECOUTE, 1999.
L'AUTRE LABEL, 1993.
J'avoue: j'aime France Léa. A l'ouverture, ses mots chics puisés à l'école primaire coulent dans l'engrenage populo de son enfance. Son adolescence laisse entrevoir de petits seins doux où son moi personnel rencontre, sur les boulevards de Paris, d'autres "moi" chargés de sacs à noeuds. Le chemin est en marche peuplé de nombreux locataires fort différents. Enregistré au Théâtre de la Roche-sur-Yon, le spectacle est une mise à nu, un transfert narcissique livré au public qui se reconnaît dans les faits sociaux cités (publicité, revues féminines...) et où chaque participant est étroitement remué dans son individualité. Les textes s'enchaînent en continu, habillés, à quelques moments, de chansons apportant respiration et illustration. On sourit parfois mais on est imbibé d'images fortes...JMV
AUVIDIS TEXTES, 1987.
"Chéri" fut écrit en 1914 et, après avoir été une pièce de théâtre, publié sous la forme d'un roman en 1920. C'est, sans doute, l'oeuvre la plus connue de l'auteur. L'écriture traduit la vitalité, la sensualité de Colette, qui, au moment de la parution du roman, approche de la cinquantaine comme Léa, le personnage principal. Le cadre du roman se situe dans une ambiance proprette de la bourgeoisie du début du siècle. Léa apprend que son amant d'une vingtaine d'années va se marier. Fronde, colère, débordement anime l'âme bousculée de Léa... La lecture du roman est précédée d'une interview de Dominique Rolin qui resitue le roman dans le contexte de vie de Colette. JMV.
LIVRAPHONE, 2004.
Une enquête de Sherlock Holmes : "De quelque part au coeur de ce brouillard rampant résonna un petit bruit continu de pas précipités. Le nuage se trouvait à une cinquantaine de mètres de l'endroit où nous étions retranchés ; tous les trois nous le fixions désespérément, nous demandant quelle horreur allait en surgir. J'étais au coude-à-coude avec Holmes, et je lui jetais un coup d'oeil ; son visage était livide, mais exultant ; ses yeux luisaient comme ceux d'un loup, mais tout à coup, ils immobilisèrent leur regard, s'arrondirent, et ses lèvres s'écartèrent de stupéfaction. Au même moment Lestrade poussa un cri de terreur et s'écroula la face contre terre. (...) C'était un chien, noir comme du charbon ; mais un chien comme n'en avaient jamais vu des yeux de mortel..."
ESCOTATZ, 2001. Enregistrement 2000.
En arrivant à Mexico en août 1955, Jack Kerouac écrit à son agent: "J'ai fait du stop à travers l'horrible Sud et le Texas pour arriver ici. (...) J'ai écrit un gros volume de cent-cinquante poèmes au cours de la semaine dernière, "Mexico City Blues", qui fera en matière de poésie ce que ma prose a fait, la transformera en fin de compte en un médium pour la Spontanéité de la Langue... Une sorte de défi de session de jazz pour les Lettres". Ce CD en édition limitée propose la déclamation en français d'une petite vingtaine de ces chorus poétiques accompagnés par un quatuor aux sonorités jazz. Le livret compile l'intégralité des textes lus tant dans leur traduction française que dans leur version originale. (cf. aussi "Mer - Bruits de l'Océan pacifique à Big Sur" de Kerouac - HB1380).
AUTREMENT DIT, 2000.
Rassemblées pour la première fois en 1855, les "Chroniques italiennes" réunissent plusieurs récits dont certains personnages seront repris dans des romans. La source des chroniques proviennent d'archives italiennes où Stendhal trouvait de multiples exemples de vies passionnelles. Le présent média propose une des chroniques. "Les Cenci", conte la révolte et le drame d'une jeune fille abusée par son père. Ces chroniques sont, pour l'auteur, l'occasion de réflexions sur la société française. De sa voix chaude, Alain Carré lit le récit avec une expression sensuelle. Voir la seconde partie des chroniques intitulée "Trop de faveur tue" au HB7317. JMV.
AUTREMENT DIT, 2003.
Seconde partie des "Chroniques italiennes" (voir la première partie "Beatrix Cenci" au HB7303). Stendhal décrit les intrigues, les rivalités et les amours coupables qui se nouent dans un couvent de Florence à l'époque de Ferdinand de Médicis. Rappelons que ces chroniques reflètent l'esprit d'analyse de l'auteur en regard de la société française. Une fois encore, le comédien, Alain Carré, le lecteur attitré d'Autrement dit, nous lit l'oeuvre avec un grand pouvoir d'évocation. La presse souligne d'ailleurs avec éloge la lecture du narrateur. JMV.
AUVIDIS, 1955.
L'enregistrement a été réalisé au Théâtre National du Palais de Chaillot à Paris le 22 janvier 1955. La musique illustrant certains passages provient de motifs du XVIIème siècle.
ENCYCLOPEDIE SONORE, 1990. Enregistrement 1967.
"Je vous présente un tableau d'une des plus belles actions d'Auguste. Ce monarque était tout généreux, et sa générosité n'a jamais paru avec tant d'éclat que dans les effets de sa clémence et de sa libéralité." Ainsi commence la dédicace de"Cinna" qu'écrivit Corneille à un mécène qu'il voulait remercier. "Cinna ou la clémence d'Auguste" s'inspire de l'histoire de l'Empire Romain, mais reflète aussi les intrigues qui agitent la politique sous Richelieu. Cinna et ses amis conspirent contre Auguste qui, découvrant leur trahison, leur pardonne avec magnanimité. Ce drame politique est aussi une tragédie romanesque où l'amour, la haine, les passions s'opposent puis se soumettent à la raison. L'héroïsme se manifeste par la victoire de chacun des personnages sur lui-même.
LIVRAPHONE, 2002.
La présente version de l'oeuvre correspond à celle présentée sur la K7 HA8358 qui, outre la présente aventure du célèbre détective, Sherlock Holmes, contient deux autres enquêtes. JMV.
DES FEMMES, 2004.
"Je suis née dans un petit village, au bord de la mer. Les habitants de ce village ont les idées claires; c'est sans doute dû à la géographie. Ouest, Est, Sud et Nord, les points cardinaux quadrillent la région, et les habitants disent qu'ils vivent au centre de la boussole comme au centre du monde". Dans ce pays où la raison et les coutumes régissent tout, les villageois les plus sensés semblent pourtant soumis à la présence de forces irrésistibles. Si Claire avait vécu loinde la forêt - loin du pouvoir étrange des forêts - son destin aurait-il été différent, prise entre entre deux hommes et deux désirs? (notes de pochette). Le roman est lu par la romancière elle-même.
AK PRESS, 1995.
Autre conférence socio-politique du professeur linguiste américain Noam Chomsky. Elle traite de la condition du monde du travail dans le cadre de la lutte des classes. Cette conférence fut donnée le 9 mai 1995 à Cambridge, Massachussets. L'enregistrement des déclarations de Noam Chomsky sont realisées et produites aux U.S.A. par Alternative Radio qui publie des documents politiques et des témoignages d'actions sociales. JMV.
NAXOS, 1995.
Le comédien anglais, Anthony Donovan, lit plusieurs contes d'auteurs américains ou anglais. Ce qui réunit ces écrits c'est l'étrange, le mystère, d'où le titre. Les plages se succèdent mais, à chaque présentation d'un conte d'un auteur différent, une musique introduit l'oeuvre présentée à la lecture. Celle-ci est évidemment présentée dans sa version originale, l'anglais. JMV.
NAXOS, 1998.
Pour ce troisième volume, la lecture des contes fantastiques est assurée par quatre comédiens anglais qui interprètent les oeuvres dans leur langue originale. Le choix des textes concerne quatre auteurs anglais, irlandais ou américains du XIXème siècle. JMV.
COMPAGNIE D'ARIANE, 1993.
"En ressuscitant cette figure qui hanta la butte Montmartre au début du siècle, Claude Antonini(1867-1933), cet auteur qui puisa dans sa vie la substance de ses vers, nous fait réentendre quelques uns des textes clefs de la littérature dite prolatérienne. Son interprétation de Jehan-Rictus met en évidence la densité, l'âpreté, la sincérité, l'extrême tendresse de poèmes aussi beaux (du point de vue de la langue) que percutants et poignants." (L. Paillard) Ce disque a été conçu dans le prolongement du spectacle "Une nuit avec Jehan-Rictus".
THELEME-EDITIONS, 1999.
C'est le premier roman de Colette. En 1900, à la parution du livre, celui-ci est signé des noms de Willy-Colette, Willy étant le surnom du premier mari de Colette, Henri Gauthiers Villars. Le roman retrace la vie d'une adolescente, Claudine, dans une école de jeunes filles à la fin du XIXème siècle. Dans une petite ville de province qui ressemble au village natal de l'écrivain, le pensionnat de jeunes filles est un lieu riche en anecdotes. Claudine, élève intelligente et impertinente, nous raconte ses chamailleries avec ses camarades. La directrice d'école, Mlle Sergent, qui subit les insolences de la jeune fille, entretient avec son assistante, Mlle Aimée, une intime amitié... L'ouvrage est lu par Isabelle Carré, comédienne et actrice de cinéma ayant reçu plusieurs prix. JMV.
THELEME-EDITIONS, 1999.
Suite du succès de "Claudine à l'école", Willy incita Colette à poursuivre les péripéties de la célèbre héroïne. "Claudine à Paris", publié en 1901, a sans doute été retravaillé par Willy car sont évoqués les moeurs et les cercles mondains de la capitale. Claudine arrive à Paris avec un brin de nostalgie. Son ennui se transforme en maladie dont elle se remet. La jeune fille se distrait avec sa chatte. Pourtant, des promenades dans la ville la tirent de sa mélancolie, notamment les visites à sa tante chez qui elle rencontre son cousin Marcel. Celui-ci lui révèle ses amours homosexuelles. Mais Renaud, le père de Marcel, tire Claudine de son vague à l'âme... Comme le premier ouvrage, celui-ci est lu par Isabelle Carré, comédienne et actrice de cinéma reconnue. JMV.
NAXOS, 1995.
"Clea" est le quatrième volume de "The Alexandria Quartet" (voir présentation générale au HA8394). C'est le dernier, quoique Durrell ait terminé son oeuvre par une fin ouverte comme s'il avait l'intention de poursuivre l'étude des événements et du comportement de chaque personnage. L'auteur veut, en quelque sorte, forcer le futur, notamment de l'Europe. Clea séjourne à Paris ; pour elle, Alexandrie reste un lieu de prédilection. Darley retourne dans la cité avec les deux enfants de Nassim et Melissa. La guerre a ses conséquences et ses retombées perturbent la vie de chaque personne ; c'est le cas pour Nessim et Justine, pour Balthazar et Clea, pour Mountolive et tous les autres. JMV.
LIVRAPHONE, 1981.
Tout va très vite avec Mary Higgins Clark, du moins au début de chacun de ses polars. Et l'auteur de plonger, dès les premiers instants, le lecteur ou l'auditeur dans une suite rapide de situations éclatées : sortie d'un procès, accident de circulation, nuit à l'hôpital, observation d'un fait étrange. Cette précipitation n'empêche pas la rencontre avec la psychologie du personnage principal... JMV.
Produit en 1994.
Produit par Alternative Radio, "The Clinton Vision" est, dans nos collections, le quatrième document du professeur américain. Après que la Maison Blanche fut occupée pendant 12 ans par le parti républicain, Bill Clinton, candidat démocrate est élu, en 1992, Président des Etats-Unis. Il avait fait la promesse de transformer l'organisation de l'Etat, de mener de nouvelles actions notamment sur le plan économique, de la lutte contre la criminalité et des soins de santé. Deux ans plus tard, en 1994, année du présent enregistrement, Noam Chomsky fait l'analyse des premiers effets de la politique Clinton. Ce document est donc antérieur aux affaires qui ont secoué les Etats-Unis et mis en cause le Président Clinton. JMV.
NAÏVE, 2003.
Grande voyageuse en quête de légendes de diverses régions du monde, Muriel Bloch s'est longuement arrêtée à Cuba pour y recueillir le célèbre conte "Cocozumba" connu dans toutes les Caraïbes (Martinique, Haïti...). La présente version est celle de l'écrivain et ethnologue cubaine Lydia Cabréra. Dans ce récit étrange, une belle et jeune femme têtue réussit à sauver l'île de Cocozumba de la dictature d'un taureau. Ce conte fut déjà conté par Muriel Bloch, dans un montage sonore différent, sur la musicassette HA4666. Ici, la complicité entre les musiciens-chanteurs et la conteuse donne au récit toute sa force expressive. Les musiques traduisent bien l'ambiance de Cuba et la conteuse exprime, avec intelligence, le mélange des cultures qui caractérise le pays. JMV.
THELEME-EDITIONS, 1991.
"Jean Giono, écrivain français (Manosque 1895-1970). Dans "Jean le Bleu", il évoque avec vivacité et fraîcheur la figure de son père, cordonnier, son enfance sur les bords de la Durance, un séjour auprès des bergers de la montagne, puis sa lecture enthousiaste des Grecs et des Latins comme les lyriques américains (Melville, Whitman). Autodidacte, Giono lut Virgile ou "L'Iliade au milieu des blés purs", et adopta à son tour le ton lyrique ou épique pour célébrer la nature et la vie paysanne. Empreints d'une savoureuse vigueur, "Colline" (1928), "Un de Baumugnes" (1929) et "Regain" (1930) composent la "Trilogie de Pan" qui exalte la sensation ("Si l'on a ce don du ciel d'avoir de beaux sens, il n'y a qu'à se servir de ces instruments-là pour pénétrer le monde")" (Extrait du Petit Robert)
EDITIONS ECOUTE, 1993-2000.
"Un jour, à Paris, un avocat reçoit la visite d'un pauvre vieillard qui assure être le colonel Chabert, passé pour être mort dix ans auparavant à la bataille d'Eylau. Sa femme, se croyant veuve et héritière de sa fortune, a épousé un comte de la Restauration, tandis que le colonel, réduit à une extrême misère, passe pour fou. Le jeune avocat le croit, l'aide et promet de plaider sa cause..." (Note de présentation)
LE LIVRE QUI PARLE.
Jacques Prévert n'est certes pas le meilleur lecteur de ces textes mais il leur donne une première pulsion narrative, un premier rythme qui ponctue l'écriture et donne le ton. La lecture d'un auteur déclamant ses propres écrits ne remplace pas celle d'un comédien. Cinq textes sont présents pour la première fois sur support sonore ; ce sont "Paris des rues", "En famille", "Le Divin mélodrame", "Branle-bas de combat" et "Eclaircie". Par ailleurs, "Cortège" et "Le Fils du grand réseau" sont déjà présentés par l'auteur sur le CD HB4923. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES, 1999.
Réunies, ici, par les voix, en alternance, de deux lecteurs, les deux nouvelles illustrent, en fait, le code social en vigueur au XIXème siècle. Etudes de moeurs, les deux sujets sont volontairement traités, par l'auteur, dans des milieux différents. Les personnages furent minutieusement observés et témoignent du sens aigu de l'analyse de la société : chacun des milieux a sa façon de choisir le conjoint, de former une vie conjugale et la mort de chaque individu traduit ce qu'il fut de son vivant. "Comment on se marie" intégré au "Capitaine Burle", fut édité en 1882. "Comment on meurt" parut en 1893 dans "Le Journal pour tous". Rassemblées sur le double CD, les deux oeuvres constituent pour l'interprétation une joute qui nous ramène aux mêmes travers de l'homme. JMV.
TRISTRAM, 1993.
"Compact" titre évoquant le son enregistré. Les 12 séquences lues, ici, par l'auteur, sont effectivement conçues pour être écoutées et l'auteur de jouer avec les mots pour extirper, dans un langage original, des vécus intérieurs, fruits de rêves éveillés. "Compact" signifie aussi densité, espace ramassé et l'auteur de ramener l'infini aux visions d'un individu enfoui dans une chambre étroite d'où il peut projeter des images sans limite. "Compact" est l'itinéraire d'un aveugle malade à la recherche de son identité, de sa "lumière". Le récit, linéaire par la trame du sujet, est toutefois tissé de diverses situations, autant d'états d'âme taillant la progression. Une oeuvre moderne tant par sa conception que par sa réalisation. JMV.
SUB ROSA, 1924-1929.
Ce CD propose l'intégralité des enregistrements connus des lectures qu'un des écrivains les plus novateurs du XXe siècle, James Joyce, fit de ses propres oeuvres (en anglais, bien sûr). On y trouve "Eolian Episode", extrait d'"Ulysses" lu à Paris en 1924 et "Anna Livia Plurabelle", extrait de "Finnegans Wake" enregistré à Cambridge en 1929. Les 2 lectures durent 13 minutes au total, ce qui peut paraître bien peu par rapport aux centaines de pages des livres concernés. Mais peut-être que cette rareté accentue la valeur du témoignage et l'impact de cette voix lointaine, de son accent irlandais, de sa scansion ou de sa fluidité qui émergent du souffle des enregistrements d'époque. Accompagné d'un livre compilant un texte de Marc Dachy et un essai d'Eugene Jolas, écrivain et ami de Joyce. PD.
LIVRAPHONE, 2002.
Publié en 1933, le roman obtint la même année le prix Gongourt. L'oeuvre relate un épisode de la révolution chinoise : le soulèvement communiste et sa répression par Tchang Kai-Chek. A travers les divers personnages qui marquent le roman, l'auteur pose de nombreuses questions tant politiques que métaphysiques. La voix grave et solide d'Eric Herson-Macarel donne au récit sa densité dramatique. La suite de la lecture se poursuit sur le CD HB2714. JMV
Référence disponible sur support audio et MP3.
LIVRAPHONE, 2002.
Voir présentation au HB2713.
DES FEMMES, 2004.
"Enfin la délivrance approche. Certainement j'ai été maladroite, j'ai mal tiré, j'ai failli me manquer. Certainement il aurait mieux valu mourir du premier coup, mais enfin on n'a pas pu extraire la balle et les accidents au coeur ont commencé. Cela ne peut plus être bien long... ". Cette "Confession d'une jeune fille", sans doute écrite à la fin de l'été 1894 par un écrivain de vingt ans, possède un statut tout à fait particulier parmi ses nouvelles de cette période par le recours au "je" - alors que tous les autres textes sont écrits à la troisième personne - et par l'ambivalente coexistence au sein de la construction en "flash back" d'aspects autobiographiques et d'éléments clairement fictionnels. Texte intégral lu par la jeune actrice Hélène Fillières.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
Les confessions c'est d'abord un aveu, celui d'une tranche de vie ou, comme pour Jean-Jacques Rousseau, celui d'une vie entière. Avouer c'est se battre et l'auteur dévoile dans ce long écrit les raisons de certains comportements, de certaines décisions. Les confessions c'est aussi un dialogue entre le moi et le langage et ce "moi", cher à Freud 200 ans plus tard, Rousseau l'introduit parmi les premiers dans la littérature. Les confessions c'est un retour au passé, au vécu et les historiens disent que l'auteur a pris un certain plaisir à revivre en esprit, ses temps révolus. Jean-Jacques Rousseau attache une importance à l'enfance, à la sexualité et ici on songe à d'autres de ces livres. "Les Confessions" furent rédigées en deux étapes : la première parut en 1782, la seconde en 1789. JMV.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
LIVRAPHONE, 2003.
"Au soir d'une brillante carrière, un célèbre professeur d'université reçoit l'hommage de ses étudiants au travers d'une biographie qu'ils ont écrite. Rien n'y manque, tout son parcours, ses articles, ses discours... Sauf un évènement qu'il garde secrètement au plus profond de son âme depuis sa jeunesse : la rencontre d'un homme qui lui apprit à aimer l'étude. Avec une incroyable finesse, Stefan Zweig (1881-1942) nous décrit l'évolution d'une passion en butte aux contraintes de la morale. Les conflits intérieurs, les déchirures, la constante oscillation entre intellectualité et bestialité, l'apaisement des sens de son vieux maître sont peints avec une minutie quasi chirurgicale." (d'après les notes de pochette)
CALLIOPE, 2001.
Vous connaissez Jean de la Fontaine et ses fables qui, après quatre siècles, habitent toujours l'environnement des petits et des grands. Mais connaissez-vous ses contes, qui sont bel et bien "piqués des vers". Cabotinages élégants, cruautés enjolivées, les contes traduisent l'esprit à la fois scrupuleux et frivole d'une époque du moins celle de l'aristocratie et des gens de biens. Les réalisateurs invitent l'auditeur à pénétrer le XVIIème siècle : les contes sont entourés de musiques contemporaines de l'auteur: celles de Marin Marais, de Gabriel Bataille, de Michel Lambert et de bien d'autres. A ces musiques instrumentales, jouées ici par l'ensemble "La Fenice", s'ajoutent des airs chantés interprétés par la soprano Françoise Masset. C'est le comédien Jean-Claude Drouot qui lit les contes.
SOUS LA LIME, 2002.
Elsa Ripoche est conteuse. Avec elle, nous faisons un tour du monde et découvrons les vieilles légendes qui caractérisent des peuples, des cultures. Elle est soutenue dans ses narrations par des musiciens qui, au gré du voyage, adaptent leurs musiques et choisissent l'instrument approprié à l'origine de chaque conte. Fruits d'une longue recherche, les contes sont narrés avec une force délicate où le langage discret suscite cependant l'imagination de l'auditeur. Nous faisons connaissance avec des personnages astucieux, observateurs de la société dans laquelle ils vivent et qui, attentifs aux préceptes que leur donne quelque sage, résolvent la quête pour laquelle ils furent désignés. JMV.
LE BEAU MONDE?, 2002.
S'il raconte souvent pour les enfants (voir LH1086 et LH1088), Yannick Jaulin s'adresse, cette fois, au public adulte. Les histoires sont tirées de récits traditionnels du Poitou, des Landes et de Vendée, large région méridionale d'où est originaire le conteur. Yannick Jaulin donne toutefois à ces contes traditionnels une marque très personnelle où l'attitude des personnages animaliers caricature la société contemporaine. Ainsi le loup de "Wali Walou" (plage 3) est un loubard à moto. Le rythme des récits est saccadé et les longues tirades phrasées, empreintes de jeux de mots, d'expressions typiques, entraînent fatalement les réactions du public bien présent dans ces enregistrements en salle. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES, 2002.
Ne dites pas : "Je connais ces contes et ne voit pas d'intérêt à écouter ceux-ci". Vous avez tort car même si ces récits mettent en place les personnages bien connus, les mots qui situent les aventures sont bien différents et la fin des récits apporte la moralité qui doit guider l'auditeur dans sa propre vie. C'est que la version des 5 contes est celle de Charles Perrault lui-même, auteur du XVIIème siècle qui a écrit ces contes non pour les enfants mais pour les adultes. Placés ainsi dans leur contexte d'époque, les récits revêtent une dimension historique appuyée par la musique de Marin Marais (même époque) et les reproductions de dessins de Gustave Doré (XIXème siècle) dans le livret. Celui-ci contient un texte de Edith Silve, une introduction intéressante à l'historique des contes. JMV
THELEME-EDITIONS.
Les éditions Thélème poursuivent l'exploration de contes de la mythologie grecque lus par Lou Saintagne et proposés tels que réécrits au XIXème siècle par l'écrivain moraliste américain Nathaniel Hawthorne dans son "Livre des merveilles". Sa "Boîte de Pandore" est une version inattendue du mythe grec : Epithémée et Pandore, deux enfants qui, à l'aube du monde, vivent dans un paradis sans adultes ni contraintes se voient confier une boîte mystérieuse qu'ils finiront chacun par ouvrir et au fond de laquelle ils découvriront une joie infinie mais fautive. "Le pichet magique", tiré des "Métamorphoses" d'Ovide évoque la rencontre de deux vieillards indigents avec deux dieux voyageurs. Il s'agit aussi d'une histoire d'amour jusque dans la mort où les dieux se jouent des hommes.
THELEME-EDITIONS, 2003.
C'est le troisième titre s'inscrivant dans les contes mythiques de la Grèce antique. Ovide et Apollodore ont, avec d'autres poètes grecs, longuement évoqué les aventures des personnages mythiques. Nathaniel Hawthorne a adapté ces récits dans son ouvrage "Le Livre des merveilles". C'est un chapitre de ce livre que nous lit la comédienne et chanteuse, Lou Saintagne. Elle raconte le désir de Bellérophon de monter le cheval ailé nommé Pégase. La destinée du héros sera peuplée de trajectoires aventureuses mais aboutira à une heureuse apothéose. La voix posée et claire de la comédienne donne au récit la distance qui s'impose ; ce qui n'empêche les aspects plus expressifs lors de dialogues entre personnages. JMV.
THELEME-EDITIONS, 2003.
Avec ce troisième CD (plus une cassette), nous poursuivons avec la comédienne Lou Saintagne, la narration des contes se rapportant à la mythologie de la Grèce antique. Dans son ouvrage, "Le Livre des merveilles", Nathaniel Hawthorne a écrit l'adaptation des écrits de poètes grecs tels Ovide et Apollodore. C'est cette version qui est présentée ici pour raconter la légende de Persée. Celui-ci aura un destin aventureux : il devra, entre autres, ramener dans l'île où il a grandi, la tête de Méduse, l'une des Gorgones. Monstres qui peuplent le monde terrestre, les Gorgones ont la tête auréolée de serpents et quiconque les regarde est transformé en statue de pierre. De sa voix pausée, Lou Saintagne, nous raconte le long récit, donnant de l'expression aux dialogues entre personnages. JMV.
THELEME-EDITIONS.
Le CD s'inscrit dans la série de titres consacrés aux contes de la mythologie grecque. C'est ici, le récit du Minotaure, personnage mi-homme, mi-taureau, fils monstreux de Pasiphaé, femme du roi de Crète Minos. Mais avant de rencontrer le Minotaure, nous ferons la connaissance de Thésée, jeune prince et fils de Médée, roi d'Athènes. Lou Saintagne nous raconte ces récits avec une force tranquille et les intonations de sa voix apportent à ces légendes la dimension mythique plongeant l'auditeur au coeur d'un grand destin. JMV.
THELEME-EDITIONS.
"Il y avait une fois un homme très riche qui s'appelait Midas. Il était roi. Ce roi avait une petite fille dont nul autre que moi n'a entendu parler. J'ai complètement oublié son nom. Peut-être même ne l'ais-je jamais su. Alors, comme j'aime que les petites filles aient des noms bizarres, je l'appellerai Marie d'Or. Savez-vous ce que le roi aimait plus que tout au monde ? C'était l'or... " Avec "Le Roi Midas", fable sur la démesure du désir qui devient feu dévorant tout sur son passage, l'actrice et chanteuse Lou Saintagne poursuit la lecture de contes de la mythologie grecque tels que réécrits au XIXème siècle par l'écrivain américain Nathaniel Hawthorne.
THELEME-EDITIONS.
Au XIXème siècle, l'écrivain puritain américain Nathaniel Hawthorne (1804-1864), obsédé par les rapports de force entre le Bien et le Mal, proposa avec son recueil "Le Livre des merveilles" sa réappropriation d'une série de contes de la mythologie grecque. La comédienne et chanteuse Lou Saintagne lit ici "Les Trois pommes d'or" ou l'histoire du onzième des douze travaux d'Hercule : enlever les pommes d'or du jardin des Hespérides... "Vous a-t-on jamais parlé des pommes d'or qui mûrissaient au jardin des Hespérides ? Ah, quelles pommes, le boisseau se vendrait à bon prix si l'on en trouvait dans nos vergers aujourd'hui. Mais leur greffe est perdue..."
COMPAGNIE DU MASCARET.
Artistes de la Compagnie du Mascaret, Annie-Claude Colchen et Pascal Gibon, implantés à la lisière de la forêt de Brocéliande (Bretagne), se sont découverts une grande passion pour le Moyen Age. Ainsi Pascal Gibon possède chez lui plus de 100 instruments de musique datant de cette époque et recueillis à travers le monde. Travaillant sur des manuscrits médiévaux et des portails des églises sur la route de Saint Jacques de Compostelle, les deux comédiens ont rassemblé contes et musiques datant de l'époque chevaleresque. Et P. Gibon, devenu luthier, de nous jouer des airs sur quantité d'instruments, et A.C. Colchen de nous raconter des contes où se mêlent l'amour et la haine, la magie et le mysticisme chrétien, la nature virginale et quelques fois, la brutalité sauvage de l'homme. JMV.
PARLURES.
Des petites choses, il en a beaucoup à raconter, Daniel L'Homond, croquant du Périgord, là où coule la Dordogne, chère aux autochtones et aux vacanciers de passage. Les petites choses du conteur puisent dans le quotidien d'aujourd'hui raccroché aux coutumes d'antan. Les rituels subsistent (les marchés et les fêtes réunissent encore les gens) mais ils ont quelque peu pâli au gré de l'évolution de la société contemporaine. L'accent révèle ses origines et la voix chaude livre de courts récits qui, au final, laissent une image en suspens sur laquelle l'auditeur peut étoffer sa propre imagination. JMV.
THELEME-EDITIONS.
Guy de Maupassant naît en 1850 à Fécamp. Son enfance est marquée par la mésentente de ses parents. Renvoyé du séminaire, il étudie le droit à Paris avant d'être mobilisé au cours de la guerre de 1870. Il travaille sans enthousiasme au Ministère de la Marine et à l'Instruction publique. C'est Flaubert, son guide littéraire, qui l'incite à écrire. A côté de ses six romans, ce sont ses 300 contes qui ont fait sa renommée. On y retrouve côte-à-côte un art aiguisé du réalisme et de la précision et une inclination naturelle au fantastique. Ses nouvelles (comme "Le Crime au père Boniface" dans laquelle un facteur naïf confond gémissements de plaisir et râles de femme assassinée) font souvent rire ou sourire. Parfois, comme dans "La Parure" ce sont des émotions plus tristes qui sont convoquées...
L'AUTRE LABEL, 1994.
Michel Faubert est québécois ; c'est un merveilleux chercheur de trésors. Dans la collection "Musiques du monde" (lettre M), nous le découvrons avec quantité de complaintes et de musiques appartenant au patrimoine du Québec et d'Acadie. Ce sera encore le cas pour le présent CD où il interprète a cappella des chants traditionnels. À ce répertoire musical sont inclus des contes puisés aux mêmes sources du fond populaire. Avec les mots et l'accent du pays, Michel Faubert nous raconte des histoires de son terroir ; celle, par exemple, où un jeune homme habile ramène auprès de sa vieille mère tout l'argent de brigands de grands chemins ; ou encore celle du destin d'un jeune homme lié par le serment fait à sa mère mourante. L'exotisme de la langue ouvre les horizons de notre culture. JMV.
PAROLE LOCALE.
Je laisse la place à Jean-Marie Diricq qui, dans la présentation de ces contes, a su exprimer avec ferveur cette oeuvre régionaliste de Charles Deulin, né à Condé-sur-Escaut en 1827. En voici quelques extraits: "Le génie de l'auteur, c'est d'avoir, sans abandonner nul ingrédient de la tradition, replacé chaque conte dans un environnement précis, où se donne à voir la peine de tout un peuple comme son esprit critique non exempt de truculence, Flandre oblige... Une sorte de fraternité humaine régit cette communauté qui navigue de Condé à Valenciennes et de Douai à Cambrai. Entre gens du peuple, on s'appelle fieu souvent, on se taquine. Toute une gent qu'on trouve, bien sûr, au cabaret... " Ce double CD comprend cinq contes pour cinq acteurs avec la présence de "La Fanfare". JMV.
L'AUTRE LABEL, 1998. Enregistrement 1995.
Gigi Bigot ? Un sacré bout de femme qui vous envoie des expressions à décompresser les trompes d'Eustache les plus tortueuses. Elle est du pays gallo, en Haute-Bretagne et son langage épouse les mots des gens du pays. Elle croque les habitants comme un plat succulent; elle en file quelques-uns et dans le parcours sinueux de ceux-là, la conteuse en extirpe les moments-clé, ceux qui fixent la destinée. Le tragique est effleuré d'humour, de quoi imprimer dans les caboches des auditeurs des images qui se fixent au fin fond de la mémoire. L'accordéon d'Alain Pennec balance des petits airs qui ponctuent allègrement les mots. Le CD est un enregistrement public capté au Centre Culturel Paul Bailliart de Massy, le 6 avril 1995. JMV.
PATRIMOINE.
La langue de Québec a une coloration sonore qui parfume le coeur et raffine l'esprit ! Voici trois contes populaires et une légende anecdotique puisés dans le répertoire de la tradition de la francophonie canadienne. Pour raconter ces récits, Jacques Labrecque, chanteur baryton québécois (voir MA4541-42-43) et homme connu dans son pays, y va de sa meilleure voix. Avec l'accent de la belle province, il nous enmène dans les régions de l'imaginaire où le rêve et la réalité se confondent en un exotisme savoureux. Pour nous situer les contes dans l'histoire de la culture francophone du Canada, Bertrand Bergeron fournit, dans le livre accompagnant le CD, une interessante analyse qui différencie le conte de la légende. Un glossaire reprend la traduction des mots typiquement québécois. JMV.
ODAC.
Les Hauts-Cantons se déclinent dans les vallées de l'Orb et du Jaur et forment le plateau du Somail et le massif du Carroux : nous sommes dans l'Hérault, en terre provençale. Dans son livre "Contes et récits de chez nous", Robert Guiraud retrace la vie des habitants de cette terre parsemée de vigne dans les vallons et de chataîgniers, de hêtraies et de prairies sur les pentes. Il est de plus auteur et co-auteur d'ouvrages historiques sur le peuplement de la région depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à l'organisation sociale avant la guerre de 1940. Avec le CD, nous le découvrons conteur, autre facette de son talent, pour nous raconter contes et anecdotes de ce petit peuple des campagnes, confiant ainsi son savoir de cette parcelle de terre qu'il connaît et qu'il aime. JMV.
GABRIEL KINSA.
C'est dans la tradition des conteurs africains que Gabriel Kinsa nous raconte trois légendes congolaises. Chants et paroles s'interpénètrent et les bruits de la bouche rythment les démarches des personnages. Pour l'interprétation des trois contes, Gabriel Kinsa a besoin du répondant d'un public, assuré, pour l'enregistrement, par quelques Africains. Si les histoires sont racontées en français, quelques phrasés en patois congolais soutiennent le jeu du conteur. Les trois contes suivent chacun l'itinéraire de vie d'un personnage : celui d'une jeune épouse qui ne peut avoir d'enfant, celui d'une belle jeune fille de caractère et enfin celui d'un jeune homme qui désire son autonomie. Ces contes nous emmènent au plus profond de la forêt en compagnie d'animaux et d'arbres qui parlent. JMV.
L' AUTRE LABEL.
Voilà plus de 20 ans que Daniel L'Homond circule sur les routes de France, de Belgique (Chiny) et ailleurs pour raconter ses histoires recueillies dans son Périgord. "Les Contes mitoyens" proviennent toujours de son pays mais ce dernier a ses limites, frôlent d'autres régions ou est traversé par des gens de passage qui laissent parfois des traces tangibles. Ils sont courts "Les Contes mitoyens" mais quelques minutes suffisent pour croquer une tranche de vie, essentielle dans la vie des personnages. JMV.
SCALEN'DISC.
Promeneur solitaire, Daniel L'Homond accroche son regard à un détail, à un geste banal et parfois tragique et la rencontre devient intemporelle, élevée, telle une stèle, dans des paysages forgés de mots percutants. La solidité de sa voix, semblable à celle des paysans du Périgord, trace le sillon d'un récit, anecdote ennoblie par les ciels fougeux du paysagiste. JMV.
L' AUTRE LABEL, 1997.
"La tradition populaire juive d'Europe de l'Est est d'une remarquable cohésion, tant par son contenu que par sa vision du monde, malgré le vaste univers dans le temps et dans l'espace qui lui est propre. Cette cohésion est due en partie au fait que les récits et les contes les plus remarquables de cette tradition se trouvent dans la Hagada, le Talmud et le Midrash. Le folklore juif plus récent a dans une très grande mesure simplement été coulé dans la matrice traditionnelle des commentaires rabbiniques, avec certains emprunts aux différents pays d'adoption du peuple juif." (Extrait de la pochette). Ben Zimet et Eddy Schaff débutèrent ensemble, en 1973, au café-théâtre parisien "La Vieille Grille". L'un et l'autre sont présents dans la collection "Musique du monde" avec d'autres disques. JM
GABRIEL KINSA.
Second CD du conteur congolais. Une fois de plus, le disque est une belle ouverture sur la culture traditionnelle de l'Afrique centrale. Vocaux accompagnés de percussions, musiques instrumentales interprétées à la sanza et au likembé pigmentent les sons de saveurs de savanes et de forêts immenses. Mais Gabriel Kinsa est conteur et ce sont ces histoires qui traduisent l'osmose entre l'homme et les éléments de la nature. Un thème revient souvent : la solitude, celle d'un isolé de la communauté, d'une vieille livrée à elle-même. Mais la malice de ces personnages donne l'ampleur aux contes et le narrateur nous plonge dans l'imprévu, décrivant les situations avec des ingrédients bien à lui, intégrant aux descriptions les bruits de bouche qui croquent le récit de véracité surprenante. JMV.
ALPHA, 1999.
Le CD met en rapport deux artistes du XVIIème siècle : Théophile de Viau est poète et Robert de Visée est musicien. Pour l'enregistrement sonore, le premier a comme interprète le comédien Eugène Green, le second, le joueur de théorbe Vincent Dumestre. L'art déclamatoire du XVIIème siècle incorpore entièrement le comédien à l'oeuvre qu'il déclame ; l'acteur revêt, en quelque sorte, un masque au travers duquel peut apparaître la dimension artistique ; de la contrainte imposée naît la liberté expressive. La musique de Robert de Visée rompt avec l'esthétique de la Renaissance ; le joueur de théorbe développe un langage qui utilise toute la tessiture de l'instrument. Avec les deux interprètes se reconstitue, pour le CD, l'interprétation tant déclamatoire que musicale d'une époque. JMV.
ADES-INA, 1990. Enregistrement 1946.
Sous-titre : Suite fantastique pour une voix et douze monstres en huit émissions radiophoniques. Episodes : 1 [plages 1 à 4] : Le Zodiaque - 2 [Plages 5 à 8] : Dialogue avec les monstres - 3 [Plages 9 à 13] : Nocturne aux lions - 4 [Plages 14 et 15] : L'Opéra de minuit - 5 [Plages 16 à 19] : Eres et Aubes - 6 [Plages 20 à 23] : L'Idylle aux machines - 7 [Plages 24 à 27] : Mon tout est l'amour - 8 [Plages 28 à 31] : Retour à l'évidence. Cette oeuvre radiophonique fut conçue vers les années 40 afin de " renouveler le genre et même, qui sait, de créer. Le choix de la pure fiction sembait s'imposer, non seulement parce qu'il donnait carte blanche à l'imaginaire, mais parce qu'il soulignait la vertu même de la radio : s'adresser à l'oreille qui fait rêver".
JADE, 1992. Enregistrement 1991.
Cet enregistrement d'une partie de la correspondance de Sainte Thérèse avec sa soeur Céline est accompagné d'un livret comprenant des textes du Révérend Père A. M. Carré, O. P, de l'Académie française, de Monseigneur Guy Gaucher, évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux et de l'Abbé Pierre Descouvemont. Le Carmel de Lisieux a recueilli 266 lettres et billets de Thérèse Martin devenue Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, écrits au Carmel de 1888 à 1897. Tout a été publié dans la "Correspondance générale" en deux tomes (Cerf 1972-1973). Soeur Thérèse n'écrit pas sa "vie proprement dite", mais ses "pensées sur les grâces que le Bon Dieu a daigné lui accorder. Sa correspondance nous révèle l'itinéraire humain et spirituel de la plus grande Sainte des temps modernes. (pochette)
THELEME-EDITIONS.
Dans le cadre de la publication de l'oeuvre de Proust chez Thélème, le présent CD est la suite du tome 1 "Le Côté de Guermantes" (HB5005) édité en K7 et lu par le même comédien, Robin Renucci.
LIVRAPHONE, 2003.
"Roman policier américain, l'oeuvre fut éditée en 1998 chez Hieronymus et, en 1999, dans sa traduction française, aux éditions du Seuil. L'ex-agent du FBI, McCaleb, sort à peine d'une greffe du coeur quand Graciela Rivers vient le voir sur le bateau où il se repose et le somme d'enquêter sur la mort d'une certaine Gloria Torres, abattue à bout portant et de sang-froid par un tueur masqué opérant dans une épicerie de la banlieue de Los Angeles. Agacé par l'aplomb de la jeune femme, McCaleb refuse. Mais Graciela Rivers insiste. Elle lui fait soudain des révélations qui poussent McCaleb à agir..." (d'après la pochette).
EDITIONS ECOUTE.
Grave, la voix du lecteur ; austère, la diction mais celle-ci est toutefois habillée de nuances et certains passages sont soulignés par le jeu de l'enregistrement. Découpées, voire hachées, les diverses séquences sont communiquées d'un ton ferme et résolu. Ce qui compte, c'est le texte avec ses affirmations inébranlables, ses dérisions face à certaines valeurs reconnues, ses interrogations en regard de la définition de la nature humaine. "Le Crépuscule des idoles" c'est "Comment on philosophe au marteau" (sous-titre de l'oeuvre). JMV.
EDITIONS ECOUTE.
EDITIONS ECOUTE.
EDITIONS ECOUTE.
LOUP DU FAUBOURG, 1998.
On pénètre dans la poésie de Benjamin Fondane comme dans un chemin d'errance. On contemple le paysage offert au regard et on sent vibrer en soi une palpitation sombre comme si un effleurement invisible vous invitait à la mort. La mort, le poète l'a connue dans les camps de concentration de Birkenau en 1944. Le livret du média donne des indications sur l'homme : un extrait du journal intime, une lettre de sa femme en quête de son mari en octobre 1945, un autre courrier du poète à une femme. Le CD est l'enregistrement d'un spectacle monté par Eve Griliquez aidée du comédien Yves Jacques Bouin. Tous deux se partagent la narration des poèmes. Ils sont soutenus par les musiques de Luis Rigou et Hélène Arntzen; l'accordéon de Micha Nisimov évoque des chants juifs chantés par Jacques Grober. JMV.
LE LIVRE QUI PARLE, 1992.
Avec des mots du quotidien populaire, Prévert entraîne l'auditeur dans un univers surréaliste, avec des personnages bien réels mais revus par l'imaginaire de l'auteur. "La Crosse en l'air" c'est la revue satirique de l'organisation catholique, sa hiérarchie et son autoritarisme. C'est une succession de petits tableaux qui glissent l'un dans l'autre tels un puzzle pour former un vaste imbroglio où chaque détail imprime son ironie. Critique, sans doute mais jamais méchante, la poésie des mots traduit en filigramme contrasté la dure condition du monde ouvrier et évoque la solidarité des hommes. JMV.
LES GRANDS LUNAIRES.
Ne vous attendez pas à une succession continue de lectures poétiques. L'appétit vient de l'alchimie d'interviews, de bruits intimes captés dans une cuisine particulière, un bar de quartier, de révélations de recettes; c'est entre ces tranches sonores que s'intercalent les courts extraits de poèmes: les sandwichs littéraires sont prêts à être dégustés. Le montage sonore des Grands Lunaires surprend, une fois encore (voir aussi HA0750), par neuf brunchs audio. L'animatrice, Christine Van-Acker, aidée pour les prises de son de Thierry Van Roy, a su, par un thème commun et universel (la cuisine), mettre à la portée de toutes les oreilles, le monde particulier de neuf poètes contemporains dont trois sont bien de chez nous. Une production belge. JMV.
EDITIONS DU SEUIL, 2000.
Alors là, il s'agit d'une démarche originale ! Jérôme Clément est le Président-fondateur d'Arte et aujourd'hui, président d'Arte France. Entre 1999 et 2000, il entame un long dialogue avec sa fille, conversation qu'il enregistre et retravaille en vue d'une publication. Les 2 CD retransmettent le dialogue avec les voix de Yves Belluardo et Julie Chide. Le sujet est vaste mais l'enthousiasme du père invite aux réflexions de la fille. Et de parler de la culture familiale, régionale, nationale, d'évoquer l'ethnocentrisme et les intérêts économiques et politiques dans le développement culturel, du rôle du livre et des médias modernes. Petit à petit, les rôles s'inversent : le père, surpris et amusé, découvre une culture insoupçonnée. Et s'il s'agissait de la Culture expliquée à mon père ? JMV.
LIBRA DIFFUSION, 2000.
Le roman relate la vie d'un homme qui, né au début du XXème siècle dans le faubourg d'une grande ville bretonne, va être marqué toute sa vie par l'évolution progressive des moeurs mais surtout par sa destinée personnelle qui, dès son enfance va l'emmener à côtoyer le monde ecclésiastique et y découvrir la double face de l'existence des humains: celle, bien visible du statut social et d'une morale conventionnelle et l'autre, cachée, qui mène des activités contraires. Le roman est divisé en 44 chapitres marquant la progression de vie du personnage. Chaque épisode est habillé de petites anecdotes piquées dans le vécu quotidien et qui, additionnées, constitent le bagage d'une vie et brossent le tableau social de l'Europe du XXème siècle. JMV.
LIVRAPHONE, 2002.
Roman publié en 1832. A Tours, sous la restauration, le bon abbé Birotteau n'a pas d'autre ambition que de succéder dans sa charge de chanoine à son vieil ami l'abbé Chapeloud lorsque ce dernier aura disparu. C'est compter sans les agissements de son rival, l'abbé Troubert, et surtout la hargne d'une vieille fille dévote, Mademoiselle Gamard. En guise de conclusion à cette "comédie humaine", Balzac affirme: "Nous vivons à une époque où le défaut des gouvernements est d'avoir moins fait la société pour l'Homme, que l'Homme pour la société. Il existe un combat perpétuel entre l'individu contre le système qui veut exploiter et qu'il tâche d'exploiter à son profit...". D'une voix claire, Bernard Petit invite l'auditeur à découvrir les belles descriptions et à débusquer les passions humaines.JV
FREMEAUX & ASSOCIES, 1997. Enregistrement 1898-1938.
Le CD est un hommage à Edmond Rostand, l'auteur de la pièce théâtrale "Cyrano de Bergerac", aux comédiens qui interprétèrent le rôle du personnage central ainsi qu'un parcours-témoignage du phonographe. La fameuse "Tirade du nez", par exemple, est reprise par différents comédiens qui, au cours de la première moitié du XXème siècle, interprétèrent le rôle de Cyrano. Les deux dernières plages sont consacrées à la lecture de deux poèmes de Rostand dont le dernier est interprété par Sarah Bernard, amie de l'auteur. Le CD situe la place de Rostand dans le courant littéraire de la fin du XIXème - début du XXème siècle : la brochure reflète l'esprit qui anime la bourgeoisie parisienne de l'époque, notamment par la présentation d'articles de presse. JMV.
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Le Discobus 3 est en panne et ne peut assurer les stationnements de Philippeville, Couvin et Chimay.
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