GALLIMARD, 2002.
Pierre Hebey est né en 1926 à Alger. Il est avocat au barreau de Paris. Parmi les livres qu'il a rédigés, il y a celui qui fait le sujet des présentes lectures. Publié en 2000, "Gardez-moi les journaux", est un recueil de faits vécus par diverses personnes sans liens entre elles, par des gens d'aujourd'hui qui dans leur cheminement quotidien ont vécu un événement particulier qui bouscule leurs habitudes et éveille leur personnalité à d'autres perceptions de la vie: Pierre est réparateur de TV mais depuis qu'il remporta un jeu retransmis par une chaîne de TV, sa vie a changé. Paul, étudiant, a sauvé son professeur d'une agression et se découvre défenseur de la cause féminine. Chaque chapitre est lu par un acteur différent ce qui apporte, chaque fois, une touche sensible personnalisée. JMV.
TRANSES EUROPEENNES, 2002.
L'oeuvre de Rabelais est un fleuve immense, au confluent de la culture populaire et de la culture savante, de la littérature orale et de la littérature écrite. C'est probablement le seul texte véritablement matriciel de la langue française, comparable au "Quichotte" espagnol ou à la "Divine comédie" italienne. Les spécialistes affirment que jamais notre langue parlée n'a été aussi bouillonnante qu'au XVIème siècle. Elle recèle une grande liberté de structures et de tournures qui s'effacera dès le XVIIème siècle. Le choix radical de cette édition est de proposer le texte dans sa langue d'époque (difficile à lire mais facile à entendre) et, en s'inspirant de la liberté de ton et d'esprit de l'écrivain, de la mettre en tension avec une musique résolument contemporaine. Livret très riche.
ECM RECORDS, 1984.
LIVRES AUDIO VDB., 2003.
Le roman fut publié chez Albin Michel en 2002. Cette fois, Janine Montupet nous plonge au coeur des années 1920 qui pour les familles aisées est une période d'élégance et de luxe, d'excentricité et de pavoisement centrée sur le goût des princes d'autrefois. Pour les Européens de cette condition, il était de bon ton de passer ses vacances sur la côte Est des Etats-Unis. Ceux qui y viennent, dès la belle saison, sont appelés "les gens de l'été". Parmi ces privilégiés, arrive de Paris, le jeune Louis-Gabriel Commandeur, éduqué, dès son enfance, aux charmes et à la beauté des tapisseries et des tableaux représentant les aristocrates français du temps de la royauté. Durant son séjour au bord de la plage américaine, le jeune homme fait la connaissance d'une femme irrésistible... JMV.
ARION, 1976-1977.
On connaît la passion qui a uni, pendant neuf années, George Sand et Frédéric Chopin, un amour qui, en particulier pour George Sand, fusionna la littérature à la musique. Ce que l'on connaît peut-être moins c'est la formation musicale que reçut George Sand et son intérêt particulier pour les compositeurs de son époque. C'est d'ailleurs lors d'un concert de Chopin qu'elle fit la connaissance du musicien. Aujourd'hui, il reste de cette vie passionnelle, un important courrier rédigé par George Sand à son bien-aimé, un courrier que l'auteur a voulu détruire mais qui fut retrouvé par Dumas fils. La voix de Julliette Greco était celle qui convenait sans doute le mieux à la lecture d'extraits épistolaires. Une place importante est donnée au piano grâce au jeu habile de Jean Martin.
INA/RADIO FRANCE, 1997.
En 1969, quatre ans après la publication remarquée de son premier roman "Les Choses - Une histoire des années soixante" (Juliard, 1965), consacré à un couple d'enquêteurs pour des sondages et enquêtes d'opinion, dans lequel la description minutieuse des objets courants de la société de consommation prend le pas sur la psychologie des personnages, George Perec (Paris, 1936 - Ivry, 1982), qui gagne encore sa vie comme documentaliste au Centre national de la recherche scientifique, se lance dans un ambitieux projet de description de lieux, régi par un protocole strict.
Il s'agit de choisir douze lieux-clés de sa vie à Paris ("des endroits où m'étaient arrivées des choses précises"), comme par exemple la rue Vilin à Belleville où il vécut comme petit garçon juif les cinq premières années de sa vie, jusqu'à ce que sa mère, pour le sauver de la déportation, ne l'envoie sous un nom francisé, via un train de la Croix rouge, en France dite "libre". Perec imagine de visiter chaque mois un de ces douze lieux parisiens et de le faire pendant douze ans, en permutant l'ordre chronologique des visites, de manière à ne jamais se rendre deux fois au même endroit au cours du même mois de l'année. À chaque fois, il s'agira de "promener [son] regard", de s'installer dans la rue ou dans un café et de coucher sur le papier une description "dénotée" de ce que l'écrivain pourra y voir (au sens où Roland Barthes entend la "dénotation", et l'oppose à la " connotation ", dans "S/Z" : le sens littéral, non affectif d'un signe linguistique). Puis de sceller ces notes dans une enveloppe fermée à la cire. Et, une fois rentré à la maison, dans les jours qui suivent, au cours du même mois, d'écrire ses souvenirs liés au lieu en question. Et, là aussi, de les enfermer dans un pli amené à rester clos au moins jusqu'à la fin de son entreprise, en 1981. L'idée de départ est de se retrouver, en bout de parcours, avec deux-cent quatre vingt-huit (12 x 2 x 12) enveloppes qui seraient comme autant de "bombes du temps", témoignant d'une triple écoulement du temps : l'évolution même des lieux (immeubles détruits ou construits... ), l'évolution des souvenirs de Perec et l'évolution de son écriture.
La première année, l'écrivain est particulièrement consciencieux, ses visites sont d'une régularité irréprochable. La deuxième année est marquée par quelques - petits - retards... Et au cours des années suivantes, perturbé par la hantise de " ne pas savoir regarder - et, surtout, de ne pas savoir re-regarder ", "de ne pas noter assez... ou trop... ou mal", Perec est de plus en plus paresseux et de plus en plus en retard sur le schéma initial, allant même un mois jusqu'à se rendre à l'Avenue Junot, à Montmartre, pour finalement glisser dans l'enveloppe les quelques mots "L'Avenue Junot m'emmerde". En 1973, très occupé par l'adaptation cinématographique de son roman "Un homme qui dort" qu'il co-réalise avec le cinéaste Bernard Queysanne et qui comprend une longue séquence finale dans les ruines des maisons détruites de la rue Vilin, Perec triche en décrétant que, cette année-là, pour n'importe lequel de ses douze lieux-clés, toute séquence filmée pourra faire office de description (cinématographique, documentaire) et l'exonèrera d'un relevé (littéraire, littéral) tel qu'initialement prévu. Le projet continue à battre de l'aile en 1974 et en 1975, Perec y met fin. Se retrouvant avec environ la moitié de la quantité d'enveloppes imaginées au départ, et ayant de toute façon mis à mal son protocole initial, il se résout à ouvrir certaines enveloppes pour nourrir (d'un terreau, d'une matière documentaire) plusieurs de ses livres : p.ex. "W ou Le Souvenir d'enfance" (alternant, en 1975, chapitres de fiction et d'autobiographie) ou "La Clôture" (combinant poèmes et photos de la rue Vilin, en 1980).
Entre les deux ouvrages, en mai 1978, Perec aura cependant fait une dernière description d'un de ses douze lieux, le Carrefour Mabillon, mais en changeant délibérément d'outil et de média : la bande magnétique remplace le papier, la voix remplace l'écriture. Dans le cadre de l'Atelier de création radiophonique de France Culture, Perec s'installe dans un autocar-studio et, pendant plus de six heures, décrit à haute voix ce qu'il voit (surtout les véhicules et les passants) : "Eh bien, j'y vais, alors... Mabillon, le 19 mai 1978. Le temps est pluvieux. La circulation est plutôt fluide. La plupart des gens ont leur parapluie ouvert. [environ 5 secondes de blanc] Je suis au carrefour Mabillon, je vois devant moi l'amorce de la rue du Four, la portion du Boulevard Saint-Germain entre Mabillon et Saint-Germain-des-Prés et, en tournant un peu la tête, le début de la rue de Buci. [env. 10 secondes de blanc] Une femme passe avec un imperméable rouge ; une autre avec un cabas. Un autobus 86. Un camion de fruits et légumes Charles Prévot. (...)". De retour en studio, au montage, cette matière brute est retraitée à la fois par coupes et par adjonctions : Claude Piéplu lit des bribes d'inventaires écrits par Perec à partir de ses observations de terrain : "407 camions, dont, en particulier / 33 camions de couleur bleue / 30 camions de déménagement / 29 camions de livraison de boissons / 11 camions frigorifiques / 11 camions des postes / 10 camions de couleur verte / 9 camions de fruits et légumes / (...)" ou "Plusieurs centaines, sinon plusieurs milliers, de passants des deux sexes, parmi lesquels, en vrac / Onze bébés promenés dans des landaus / Un boucher / Cinq hommes chauves / un curé avec une longue barbe / Une dame en train de manger du chocolat / (...) ".
Au-delà de l'humour pince-sans-rire (encore accentué à l'écoute par la diction de celui qui restera à jamais, dans l'imaginaire collectif, " la voix des Shadocks ") dans une approche quasi "tatiesque" de l'observation de ses contemporains, on retrouve ici trois des principaux fils rouges de tout le parcours créatif de Perec : la description de lieux (surtout parisiens), la beauté de la liste et de l'énumération (cf. aussi, e.a. le projet "Je me souviens" ou la triple énumération au début du documentaire "Récits d'Ellis Island") et, enfin, la conscience implicite que, dans la société de consommation où nous évoluons, les objets (et par ricochet, leur identité de marques - "79 Volkswagen / 28 deux-chevaux / 22 D.S. (...)") balisent désormais autant notre existence que le vivant (plantes, animaux, humains) qui nous entoure.
L'écriture de Perec est plus poétique qu'explicitement politique. Mais, on se permettra cependant de ne jamais oublier que les mêmes modèles d'organisation industrielle détruisent autant qu'ils ne produisent. Et que c'est l'industrialisation folle de l'extermination de l'homme par l'homme qui, en 1943 à Auschwitz, a amené la disparition, à l'âge de trente ans, de Cyrla Szulewicz, la mère du futur écrivain. Une mort qui l'a hanté toute sa vie.
(Philippe Delvosalle - mars 2010)
MUSIDISC, 1946.
Ce CD est un hommage à Gérard Philipe dont la voix est immortalisée par l'enregistrement de plusieurs médias littéraires. Le présent CD est un recueil de plusieurs textes puisés parmi des LP dont plusieurs datent du début du microsillon. Nous connaissons, bien sûr, le célèbre "Petit prince" dont la présente version existe déjà chez nous sous les numéros LH8092 (CD) et LH8088 (LP-K7). Les textes des autres plages se retrouvent également réunis avec d'autres au numéro HA1762 (CD). JMV.
EDITIONS ECOUTE, 2000.
EDITIONS ECOUTE, 2000.
EDITIONS ECOUTE, 2000.
EDITIONS ECOUTE, 2000.
2.13.61 RECORDS, 1994.
This is a talking record. There is no music on this record.
DISCUS, 1992.
"Jozef Deleu (1937) a publié de nombreux poèmes, de la prose lyrique et des écrits sur la politique culturelle. Il est le fondateur et rédacteur en chef du périodique "Ons Erfdeel" et de la revue francophone "Septentrion", journal d'information sur la culture néerlandaise. "Gezangen uit het achterland" - traduction littérale "Chants de l'arrière-pays"- est le récit de Cécile qui tente d'oublier la mort de Félix, son compagnon. Durant la guerre, ce dernier est devenu fou ; la peur et la faim ont perturbé son esprit. Cécile reste seule, repliée sur elle-même, avec ses souvenirs, dans l'arrière-pays, celui de sa vie commune avec l'homme aimé. "Gezangen uit het achterland" est construit comme une symphonie." (traduction du texte de présentation)
LIVRAPHONE, 2003.
LIVRAPHONE, 2002.
"Le roman policier fut édité aux Etats-Unis en 1993 et dans sa traduction française aux éditions du Seuil en juin 1995. La veille de Noël, l'inspecteur Moore est trouvé sans vie dans un motel de Los Angeles. Arrivé sur les lieux, son collègue Harry Bosch se fait virer par ses patrons : c'est un suicide, point final. Furieux, Bosch enquête en douce et comprend que Moore était lié à un trafic de black ice, une drogue nouvelle qui fait des ravages en Californie. Plus troublant, dans la voiture de Moore il découvre un mot qui lui est clairement destiné. Entre les deux hommes, un étrange dialogue se noue, d'outre-tombe au début, jusqu'au jour où on décèle une mouche dans le corps d'un travailleur mexicain jeté à la décharge publique..." (Note de présentation sur la pochette)
LIVRAPHONE, 2002.
Voir présentation au HA7872.
CDL EDITIONS.
Voir présentation de l'oeuvre au HA5181.
AUVIDIS TEXTES, 1998. Enregistrement 1969.
"Les couples célèbres du théâtre: Rodrigue et Chimère, Titus et Bérénice, Alceste et Célimène, Cyrano et Roxane, Mesa et Ysé... vivent au paroxysme de leurs sentiments dans les scènes les plus justement admirées du théâtre français, du XVIIe siècle à nos jours, interprétées par les plus grands comédiens de notre temps." (présentation sur la pochette).
FREMEAUX & ASSOCIES, 2004. Enregistrement 1946-1973.
Une quinzaine de discours d'André Malraux enregistrés entre 1946 et 1973 et touchant aux thématiques de l'histoire, de la politique, de l'art et de la culture. "Comprendre Malraux, c'est d'abord l'écouter. Sa parole est une illumination. Un éclairage indispensable (...) Au commencement, donc, il y a sa voix. Cette voix que nous avons voulu faire entendre ici, surgie des limbes, intacte, est un défi au temps qui nous broie et à l'intelligence qui nous manque. Une voix à l'affût des éternelles projections de l'âme humaine. La voix chez Malraux, est le pendant du regard - ce regard unique qu'il sut porter sur la politique, l'histoire, l'art." (François Busnel, notes de pochette).
ADES.
Ces différents enregistrements proviennent des émissions: Prestige du théâtre, Théâtre du Cartel, Hommage à Jean Giraudoux, Ombres vivantes.
NAXOS.
Le roman fut édité, pour la première fois, en 1861 soit 9 ans avant la mort de l'auteur. La traduction française du roman s'intitule "Les Grandes espérances". Connu surtout pour ses histoires d'enfants malheureux, Dickens est souvent considéré comme un auteur pour jeunes. Avec "Great Expectations", nous retrouvons le thème cher à l'auteur. L'histoire raconte la trajectoire d'un jeune garçon, originaire d'un village, qui hérite d'une mystérieuse fortune. La lecture est confiée à Anton Lesser, comédien anglais connu pour ses rôles dans le théâtre de Shakespeare. La collection "Classic Fiction" de la firme Maxos vise à familiariser les étudiants (anglais et autres) avec la littérature anglophone. Un petit livre, accompagnant le CD, contient le texte de l'oeuvre lue. JMV.
NAXOS, 1995.
L'oeuvre de Francis Scott Fitzgerald (écrivain américain, 1896-1940) dépeint la splendeur des années 20 et la folie de l'âge du jazz mais fait entendre les bruits de la ruine personnelle et du malheur américain. L'exubérance de la fête traduit la promesse de la richesse mais annonce aussi la ruine. Le personnage de Gatsby rappelle le rêve américain mais porte en lui la déchéance et l'échec. "The Great Gatsby", publié en 1925, est donc à la fois une romance et une satire. Rappelons le film de Jack Clayton, paru en 1974 où Coppola, auteur du scénario, tenta de restituer le plus fidèlement l'oeuvre de l'auteur (voir vidéo VG1120). Pour le double CD, l'oeuvre est lue, par William Hope, dans sa version originale, l'anglais. JMV.
NAXOS, 1994.
Les deux CD réunissent les grands moments du théâtre shakespearien. Chaque plage est un monologue, extrait d'une des pièces de théâtre et lu par l'un des quatre comédiens mentionnés. Les acteurs sont dirigés soit par Peter Brook, soit par Sam Mendes. Chaque passage est d'abord introduit par un court extrait de musique élisabéthaine et, ensuite, situé dans le contexte théâtral par Daniel Philpott. Avec le double CD est joint un petit livret qui contient le texte des passages interprétés par les comédiens. JMV.
TUDOR, 1997.
C'est un enregistrement public capté le 6 août 1995 dans un studio de la Radio-Télévision autrichienne. Ce qui séduit, dès le début, c'est l'aisance avec laquelle Will Quadflieg dit les poèmes. L'abord naturel avec lequel il approche les textes, la ponctuation toute en nuance soulignant certains passages traduisent la parfaite connaissance de l'oeuvre de Goethe. Au moment où l'auteur écrit ses premiers poèmes, il a déjà une expérience de vie. Ainsi "Römische Elegien" fut écrit après un long séjour en Italie. L'homme a mûri : ses charges administratives à la Cour de Weimar, sa passion pour la biologie, la généalogie, sa longue amitié avec Schiller nourissent son esprit. Les poèmes manifestent donc la vision d'un homme éclairé. JMV.
GALLIMARD, 2004. Enregistrement 2003.
Monsieur Cousin vit à Paris et au cours d'un voyage en Afrique du Nord, il décide de ramener dans ses valises un python qu'il baptise Gros-Câlin. Dans la grande métropole, le serpent va faire l'apprentissage du monde qui l'entoure, un monde hostile à ses particularités, sourd à ses attentes. Malgré cela, il a en lui de l'amour à revendre et même si l'on ne veut pas de lui, lui veut bien de tout le monde... Ce roman d'amour plein de poésie et d'humour est proposé ici dans la version adaptée pour le théâtre par l'acteur Thierry Fortineau et le metteur en scène Patrice Kerbrat. Une adaptation couronnée en 2003 par l'octroi du Molière du meilleur comédien à Thierry Fortineau.
PHONURGIA NOVA, 1938.
""I guess that it... That's the thing.... Terrific..." Ces quelques mots rapportés par le soi-disant reporter Carl Phillips, terrifièrent l'Amérique. C'était le 30 octobre 1938, sur CBS. Orson Welles mettait en ondes un roman publié vingt ans auparavant et faisait croire à des millions de concitoyens que les Martiens avaient débarqué en plein New Jersey. Effets sonores élaborés, cafouillages étudiés, voix abominables de réalisme." (Libération)
NAXOS, 1996.
Titre français : "Les Voyages de Gulliver". L'oeuvre fut publiée en 1726. Offert, aujourd'hui encore, par les adultes aux enfants, le roman emmène le lecteur à vivre les aventures extraordinaires du héros, peuplées d'images mythiques qui stimulent l'imagination du jeune. Une autre lecture traduit les inquiétudes de l'auteur, celles de l'organisation sociale. Le roman est une réponse à "Robinson Crusoé" (1719). Alors que Defoe prône l'indépendance et l'autonomie, Swift rêve d'une dépendance harmonieuse entre les gens, d'une société basée sur la philanthropie et la charité. "L'Anglais se révèle la race la plus exécrable que la terre ait portée", écrit-il par ailleurs. Gulliver pleure de se voir refuser l'adoption par la caste des Houyhnhnhms guidée uniquement par la raison. JMV.
GALLIMARD - A VOIX HAUTE, 2000. Enregistrement 1999.
Le CD s'inscrit, chez Gallimard, dans la série "A voix haute". Durant une heure Claude Santelli nous parle avec une exultante passion de Guy de Maupassant. Né en 1923 à Metz, Claude Santelli est lui-même écrivain et, par ailleurs metteur en scène. Dès 1957, il s'oriente vers la télévision puis vers le cinéma ; il a réalisé 13 adaptations cinématographiques de nouvelles de Maupassant. Il a donc une perception aiguë à la fois de l'auteur et de son oeuvre. Dans l'entretien, il commence par détruire certaines légendes concernant la personnalité de Maupassant. Il parle de l'homme de la nature, de son écriture translucide, de son introduction aux événements par le regard, de son amour pour la femme et cela en s'appuyant sans cesse sur la lecture d'extraits d'oeuvres et de lettres.JMV
ERATO, 1998. Enregistrement 1993.
Quel beau disque ! J'avoue, j'aime l'esprit d'Erik Satie, la subtilité de son langage tant textuel que musical, alliage de frivolité surréaliste et de sensibilité mélancolique. Et puis, il y a les comparses-interprètes, surprise heureuse : Michel Legrand en "classique" d'un nouvel âge et Raymond Devos en petit cousin d'un oncle lunaire. C'est bien, c'est même très très bien. JMV.
Autres acquisitions de La Médiathèque
Le Discobus 3 est en panne et ne peut assurer les stationnements de Philippeville, Couvin et Chimay.
Découvrir > Médias littéraires > Titres - G