EDITIONS ECOUTE, 2000.
"Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ! Où allaient-ils ? Lieu le plus prochain. Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut." Le roman, tout à fait original par son esprit, n'est pas sans rappeler bon nombre d'oeuvres du XVIIIème siècle. La truculence de nombreuses scènes, la liberté du langage et la vivacité de la narration entre Jacques et son maître révèlent un Diderot des plus vigoureux au tempérament généreux et génial. L'oeuvre demeure l'une des plus originales de toute la littérature française.
CANETTI, 1990. Enregistrement 1970.
Prévert enfin ! Prévert retrouvé. Par sa voix même, qui donne à entendre ce que les mises en musique de ses textes occultent trop souvent : une rigueur sans concession et une concision rugueuse. Quelques accords de guitare d'Henri Crolla et voici la "Chanson dans le sang" écrite en 1936. En janvier 40, la censure s'opposa à sa publication dans la N.R.F. Prévert la dit avec une sorte d'objectivité qui correspond à l'indifférence de la terre buveuse de sang, à sa giration perpétuelle. Mais par instants l'émotion affleure. Et quelle force aussi, après un bref silence, dans l'accent porté, pour sa dernière occurence, sur le mot dont le retour obsédant donne au texte sa puissance incantatoire.
INA/RADIO FRANCE, 2000.
Le coffret de quatre CD consacré à la lecture de textes, de poèmes mis en musique et d'interviews d'artistes ayant approchés l'auteur, correspond au contenu des quatre musicassettes présentées séparément aux numéros HD7452 (l'Enfance), HD7453 (la Musique), HD7454 (l'Anticléricalisme rebaptisé ici la Liberté) et HD7455 (l'Amour). Voir présentation de chaque sous-titre aux numéros correspondants. Ce coffret est publié à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Jacques Prévert. JMV.
AMC, 1993.
Chez nous, on connaît surtout Dario Fo par la mise en scène de "Mistero Buffo". Par ses études d'art décoratif, Dario Fo, originaire de l'Italie du Nord, a été initié au théâtre par la réalisation de décors. Durant ses loisirs, il écrivit, pour son plaisir, des sketches, des monologues comiques, des contes fantastiques. Bientôt, il décida de les interpréter via la radio, la TV et les cabarets. La base de son travail est celui du théâtre populaire ; il veut perpétuer la tradition et puise ses sujets dans les contes traditionnels qu'il adapte à la réalité contemporaine. Jan Decleir, comédien et homme de cinéma, traduit en néerlandais l'esprit de Fo et utilise le patois flamand du Brabant. "De Tijger" est un conte d'origine chinoise que Fo a ramené de ses voyages. Enregistrements publics. JMV
NAXOS, 1996.
Un classique anglais du romantisme féminin lu, pour le triple CD, en langue originale, par la jeune comédienne Emma Fielding. Un livret, contenant les larges passages lus, est joint au coffret. Pour le résumé de l'oeuvre, voir le numéro HA6764. JMV.
DES FEMMES, 1991.
""Je me souviens que Reda Caire est passée en attraction au cinéma de la Porte de Saint-Cloud." Ainsi commence la longue litanie de 480 regards rétrospectifs méticuleusement consignés en 1978 par l'écrivain et "Capitaine Mnemo de la vie ordinaire", Georges Perec (1936-82). Le long du fil rouge de la mémoire commune, le patrimoine est fait de petits riens, la "Grande Histoire" côtoie le slogan publicitaire, les personnages de cinéma, les cyclistes ou les jazzmen jouent au ping-pong avec des bouts de charades ou de comptines. Créé par Sami Frey au Festival d'Avignon en 1988 (l'acteur récitait le texte en pédalant sur un vélo, accompagné du ronronnement de la dynamo et de la musique de Gavin Bryars) la présente version fut enregistrée en 1991 au Théâtre Mogador." (d'après B. Salino/Le Monde)
CANETTI.
Avec le présent double disque, Jacques Canetti présente l'aspect "populiste" de l'oeuvre de Jean Cocteau. Il est vrai que pour "Le Bel indifférent", par exemple, l'auteur a lui-même choisi la Môme Piaf, jeune comédienne et chanteuse, pour interpréter le rôle. Même si les deux textes de théâtre et les chansons qui suivent ont été interprétées par plusieurs comédiens ou chanteurs, les noms des présents intervenants sont comme liés aux oeuvres. Le présent enregistrement a donc valeur historique et est étroitement lié à la vie littéraire de Cocteau. Nous retrouvons d'ailleurs, dans nos collections, ces contenus dispersés sur plusieurs LP. JMV.
THELEME-EDITIONS, 2000.
Il traverse le temps à travers l'histoire du désert, il a le goût du vent sur les lèvres. Hier encore, il était en Afghanistan pour rencontrer les voyageurs affrontant les sentiers montagneux (HD1615), il était ensuite à Paris pour écrire les mots envoûtés des musiques de Jean-Luc Debattice (NV1971), en mars de l'an 2000, il était au théâtre Pargod à Jérusalem, pour dire, de vive voix et entouré de 2 musiciens, de larges extraits de ces écrits poétiques. André Velter est un homme multiple : écrivain, journaliste, poète, comédien ; il est un citoyen du monde, voyageur en quête des différences qui unissent les hommes. Le présent montage est un enregistrement public. La lecture poignante des textes ouvre l'horizon et racle le temps pour en extirper les messages qui construiront l'avenir.JMV
DES FEMMES, 1980.
"Sur le chemin de planches passe la jeune fille de la plage. Elle est avec l'enfant. Il marche un peu à côté d'elle, ils vont lentement, elle lui parle, elle lui dit qu'elle l'aime, qu'elle aime un enfant. Elle lui dit son âge à elle, dix-huit ans, et son nom. Il répète ce nom". Rythmant mots et silences, Marguerite Duras lit l'adapttaion par son compagnon Yann Andréa des chroniques de "L'Été 80" écrites au bord de la côte normande. "Quand on écrit, on "entend" ce qu'on écrit. Dire son propre texte à haute voix, c'est opérer le passage entre la lecture de l'écrit toujours identique à elle-même à celle de la lecture orale qui n'est, elle, jamais pareille. (...) [Le texte] est rangé dans le livre comme une archive. C'est la voix qui le porte toujours et toujours ailleurs" (M. Duras).
EDITIONS ECOUTE.
Tel Jules Renard dans "Poil de Carotte", Michel Thibaud construit "Jo ou les Mollets nus d'Eros" en une succession de croquis événementiels observés par un jeune adolescent. Ce qui différencie les deux oeuvres c'est, chez Michel Thibaud, la description crue de scènes grivoises et impudiques dans un milieu social défavorisé. Dans ce contexte, Jo découvre sa sensualité, est sensibilisé par les attraits charnels de femmes et de jeunes filles du quartier...
EDITIONS ECOUTE.
Le contenu du CD propose la suite de "Jo ou les Mollets nus d'Eros" et une courte nouvelle, "Gustave et l'Eau" aux plages 10, 11 et 12. Oui, le jeune Gustave aime l'eau et la sensibilité pour cet élément naturel est, pour l'auteur, l'occasion de descriptions sensorielles livrant l'ardeur quasi amoureuse du jeune adolescent pour cette matière fluide contenue tantôt naturellement dans quelque étang sauvage ou canalisée par le lit d'une rivière, tantôt absorbée dans un seau ou s'échappant, énergique, d'un tuyau d'arrosage. Repéré par deux copains, Gustave est entraîné à participer au concours annuel de nage dans le canal passant près du village... JMV.
COFFRAGANTS, 1976.
L'oeuvre fut éditée en anglais chez Simon & Schuster en 1975 et en français en 1976 chez Flammarion. Ce conte philosophique et poétique fut écrit par Richard Bach, passionné d'aviation; il fut d'ailleurs pilote à l'UN AIR. C'est Patrice Laffont qui est le narrateur du récit; il est aidé par plusieurs comédiens qui se partagent les rôles des personnages. Des musiques, créées par Alexandre Stanké, soutiennent la lecture. L'oeuvre connut un large succès et concerne un large public. JMV.
FREMEAUX & ASSOCIES.
Publié en 1866, le roman s'identifie à une tranche de vie de l'auteur. C'est, en effet, en 1863, que l'auteur s'éprend, avec passion, du jeu de hasard. C'est, pour Dostoïevski, l'époque de la rupture avec sa femme Maria Dmitreivna et sa passion pour l'hautaine Apollinaria Souslova. La roulette et la femme interfèrent constamment dans le roman et les lois du hasard traduisent la course obsédante de la vie. Dans son commentaire d'introduction aux cinq CD (livret incorporé au coffret), Jean-Yves Patte déclare: "Entendre "Le Joueur", c'est entendre une confession, c'est entendre une désespérance, mais c'est aussi entendre un chant d'amour. C'est entendre ce qu'Anna Grigorievna Snitkine a entendu pour la première fois..." JMV.
DES FEMMES, 2004. Enregistrement 1983.
""Si je prends l'habitude d'écrire des bribes de ce qui se passe, ou plutôt de ce qui ne se passe pas, je pense que je perdrai peut-être un peu de ce sentiment de solitude et de désolation qui ne me quitte pas": Alice James a commencé son "Journal" en 1889, à l'âge de quarante ans. Elle l'a tenu régulièrement pendant trois ans, jusqu'à sa mort en 1892. Pendant les derniers mois de sa longue maladie, elle le dicta à sa fidèle amie Katharine Loring. Quand il le lut, son frère adoré Henry James prit peur, détruisit l'exemplaire que Katharine Loring lui avait donné et lui interdit de le publier. Il fallut attendre 1934 pour voir ce témoignage bouleversant de la force de vie et d'intelligence d'une femme édité aux Etats-Unis."(d'après les notes de pochette) Lu avec sobriété par Isabelle Adjani.
PHILIPS.
"Le "Journal" de Jules Renard est un chef-d'oeuvre de la littérature française. L'auteur de "Poil de carotte", "L'Ecornifleur", "Le Plaisir de rompre", entre autres, utilise son "Journal" comme un confident, un complice. De réflexions misogynes en déclarations anticléricales, il trace avec humour le portrait d'une époque et d'un milieu sans complaisances. Personne mieux que Jean-Claude Brialy ne peut lire ces morceaux choisis en leur donnant la pointe d'ironie qui caractérise Jules Renard. Il est inutile de rappeler l'exceptionnelle carrière de Jean-Claude Brialy. Toujours aussi élégant et séduisant, il dirige aujourd'hui le Théâtre des Bouffes Parisiens." (Note sur la pochette)
THELEME-EDITIONS.
C'est un journal et si les dates sont, au départ, très précises, elles deviennent petit à petit extrêmement floues, voires fantaisistes, tout comme les lieux évoqués. C'est le journal de Poprichtchine, fonctionnaire, tailleur de plumes dans un ministère russe au XIXème siècle. Poprichtchine est amoureux de la fille de son directeur et la passion tourne à l'obsession. L'oeuvre est une caricature de la société péterbourgeoise et de la vie bureaucratique. Le comédien Jérôme Kircher lit l'oeuvre avec le dépouillement qui convient renvoyant progressivement la psychologie du personnage à l'auditeur. JMV.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
"Octave Mirbeau, écrivain français (1848-1917) fut critique dramatique à "L'Ordre", préfet et cofondateur d'un pamphlet hebdomadaire "Les Grimaces". Il servit avec la même fougue polémiste l'idéologie de droite puis de gauche. "Le Journal d'une femme de chambre" fait sombrer les conventions bourgeoises mais aussi l'ensemble des codes de la civilisation dans le ridicule, l'odieux, le fétichisme." (d'après Larousse). On comprend que pareil roman ait intéressé le cinéaste Bunuel qui popularisa l'oeuvre dès la sortie du film en 1964. Les musiques qui accompagnent la lecture sont de chez nous : "Sambre et Meuse", "Mars van de rijkswacht" interprétées par de Muziekkapel van de Rijkswacht (La Fanfare de la Gendarmerie). La lecture de Christiane Déïs est épatante pour cet exquis langage naïf. JMV
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
EDITIONS ECOUTE, 2001.
RADIO FRANCE, 1998.
Nous sommes en 1959 dans le cadre magnifique des Baux de Provence. Jean Cocteau y tourne son film "Le Testament d'Orphée" avec quelques amis acteurs tels Yul Bryner, Jean Marais, Maria Casarès. "Le Testament d'Orphée" est une aventure un peu folle: il s'agit de la biographie de Cocteau sans aucun souci de chronologie. C'est un film presque sans paroles où Cocteau joue le rôle principal, les autres acteurs y interprétant un rôle de figurant. Jean Cocteau accepta la présence permanente d'une équipe radiophonique conduite par Roger Pillaudin pour suivre les grandes heures du tournage. Le montage des captations sonores constitue donc le journal du tournage du film. Ce document fut diffusé sur France I en février 1960. Il relate donc une étape de la vie du poète-écrivain-cinéaste. JMV.
NAXOS, 1995.
"Justine" s'inscrit dans "Le Quatuor d'Alexandrie", une oeuvre qui, divisée en quatre parties portant chacune le nom d'une personne, traduit le point de vue de personnalités confrontées, chacune à sa manière, à la ville d'Alexandrie. Le déploiement des regards dans "The Alexandria Quartet" exprime, pour l'auteur, son adhésion au relativisme einsteinien et atteste de l'intelligence émue de la nouvelle courtoisie dans une société "permissive". L'oeuvre complète fut publiée entre 1957 et 1960. "Justine" est le premier volume du quatuor. Le personnage est une femme de tempérament, polyglotte, sauvage, aux pulsions sexuelles intenses. Elle est mariée à Nassim, homme d'affaires qui mène son business avec la passion de la réussite matérielle. "Un homme complaisant" affirme Justine. JMV.
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