Dans beaucoup de pays ont existé ou existent encore des musiciens et
des groupes ou troupes liés directement à la cour d’un roi
ou d’un prince local. Chaque événement social, cérémoniel,
spirituel, interne à la cour et à la famille royale ou princière,
est ponctué de musiques fonctionnelles. Chez les Ganda, Baganda, Ankole
et Nyoro d’Ouganda, par exemple, des preneurs de son comme Hugh Tracey
ont eu l’opportunité d’enregistrer certaines de ces musiques.
Si les monarchies africaines ont disparu avec les différentes réorganisations
politiques du continent, certaines musiques ont cependant subsisté même
si elles ont perdu leurs fonctions premières.
Certains musiciens avaient également un rôle essentiel, celui de
musicien officiel, sorte de griot, attaché à la personne du roi
dont ils chantaient les louanges mais aussi l’histoire et celle de son
peuple. En Ouganda, ces longs chants sont accompagnés à la harpe.
Dans l’entourage du Mwami, le roi tutsi, existait une chanson narrative accompagnée à l’inanga, longue cithare creusée dans une pièce de bois en forme de bouclier. Le musicien chantait à la gloire du roi, de ses victoires guerrières et de sa famille, en alternant parties récitées et parties chantées. Auparavant, on chantait l’histoire des royaumes et on faisait l’éloge des personnes importantes ou des troupeaux de vaches. Le répertoire d’aujourd’hui mélange les chants anciens avec des compositions plus récentes relatant l’histoire des Tutsi et des Twa. Au Burundi, le chant est souvent chuchoté ou murmuré.
C’est également aux cours royales que se jouent les ensembles de tambours royaux ou les ensembles de trompes jouées en hoquet, notamment lors de la nomination d’un nouveau chef. Parfois ces musiques sont liées à toutes les activités sociopolitiques du royaume.
Les tambours étaient fabriqués, conservés et joués
au sein même de l’entourage du roi. Chez les Tutsi du Rwanda et
du Burundi, le jeu de ces tambours n’était confié qu’aux
membres de l’aristocratie. Ils étaient battus exclusivement à
la cour. Taillés, coupés et sélectionnés dans un
bois rare, ils sont traités avec le plus grand respect et décrits
avec le même vocabulaire que s’ils étaient des êtres
humains. Les répertoires ont évolué en dehors du cadre
strict de l’entourage royal, endossant de nouvelles fonctions, y compris
celle du spectacle. Mais, rythmes, danses et pouvoir des instruments eux-mêmes
sont des notions liées à la tradition ancestrale. Ces ensembles
jouent sur des organisations polyrythmiques complexes, pouvant se diviser entre
plusieurs groupes et un soliste.
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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