La Côte-d’Ivoire n’a pas échappé au mouvement de musiques nouvelles nées de l’urbanisation et des regroupements de jeunes d’origines diverses.
Né dans les années 70, le ziglibithy est la modernisation d’une danse de l’ethnie Bete. Ernesto Djédjé fut un des précurseurs des styles modernes de son pays tout en restant proche des racines – il a créé une musique électrique sur base des rythmes complexes du ziglibithy traditionnel. On y entend batterie, percussions africaines, orgue et guitares et souvent des cuivres. C’est une sorte de mélange entre afrobeat et rumba.
Plus tard, dès le début des années 80, le zouglou fait son apparition dans les milieux universitaires. Les universités sont surpeuplées, les étudiants sont mal traités. Certains vont dénoncer cette crise via la musique et la chanson. Ils vont souligner les contradictions du régime de Houphouët-Boigny. Ils créent une danse qu’ils appellent zouglou. Sur un rythme traditionnel beté modernisé, on s’adonne à une danse parodique et on chante des paroles engagées. Le but est d’améliorer les conditions des étudiants ivoiriens. Des groupes comme Les Parents du Campus se spécialisent dans le genre et font passer ces chansons et ce style malgré la répression. Le zouglou devient une mode dans les années 90
C’est également en Côte-d’Ivoire que sévit le plus grand chanteur de reggae africain, Alpha Blondy, chantre du pan-africanisme, pourfendeur de l’apartheid et véritable créateur d’un mouvement africain en écho à celui de la Jamaïque. Alpha Blondy a toujours eu une démarche de chanteur engagé, dénonçant les abus de toutes sortes. Il a également enregistré avec les Wailers. D’autres chanteurs ivoiriens ont joué un rôle important dans ce même style de musique. C’est le cas d’Ismaël Isaac ou Waby Spider …
Le musicien guinéen Momo Wandel Soumah est un personnage atypique mais indispensable. On pourrait dire que l’afro-swing est sa musique, son style, à lui et à lui seul. Ce chanteur, saxophoniste, grand connaisseur des musiques africaines, ex-membre du Ballet National, a compris les relations étroites entre ces musiques et le jazz ou le blues. «Le cœur du jazz se trouve en Guinée», dit-il. Avec les instruments de la tradition, sa voix et son saxophone, il crée un véritable swing africain, une musique qui ne doit au jazz que ce que celui-ci doit à l’Afrique, une musique où Armstrong, Coltrane, Coleman, pourraient retrouver leurs traces. Une musique où l’Afrique ne perd aucunement ses valeurs ni son sens musical.
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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