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NOTES

 

(1) - Extrait d'une interview d'Andreï Siniavski par Barbara Nasaroff; Monde de la Musique, janvier 1989


(2) - « L'avenir radieux », l'Âge d'Homme, Lausanne, 1978

(3) - Extrait du poème « 0 Delvig, Delvig » qu'utilise Chostakovitch dans le 9e mouvement de sa 14e Symphonie. Wilhelm Küchelbecker, poète ami de Pouchkine, fut exilé par le tsar après l'échec des Décembristes en 1825

(4) - Texte cité par Robert Layton dans la notice d'accompagnement du disque compact, EMI CDC 749494-2

(5) - « Les critiques, ironisait Sacha Guitry qui en connaissait un brin, c'est comme les eunuques; ils savent exactement comment il faut faire, mais ne peuvent pas le faire ! »

(6) - Alexandre Zinoviev : « L'avenir radieux », l'Âge d'Homme, Lausanne, 1978

(7) - Extrait de l'interview citée d'Andreï Siniavski par Barbara Nasaroff

(8) - Par exemple, le Chant des Forêts, composé en 1949 à titre d'autocritique selon une résolution du Comité Central du PCU du 10/02/1948.
Plus grave encore, selon un article d'Edison Denisov, « Éloge du Maître » paru dans le Monde de la Musique en 1988, il arrivait à Chostakovitch de signer « sans les lire les articles de la Pravda qu'on lui donnait d'office à signer... » et de prononcer « ... aux congrès des discours dans lesquels il n'y avait pas un mot de lui ». Plus tard, il se justifiera auprès du poète Evkouchenko : « Les mots ne sont pas mon genre. Je ne mens jamais dans ma musique. C'est elle qui compte. »

(9) - Le plus célèbre de ceux-ci, Andreï Jdanov (1896-1948), membre du Comité central dès 1927, atteint les sommets du cynisme en déclarant du haut de la tribune tandis que disparaissaient des millions de Koulaks et que proliférait l'archipel du goulag : « Les compositeurs dont les oeuvres sont incompréhensibles au peuple ne doivent pas s'attendre à ce que le peuple (...) "s'élève" jusqu'à eux. La musique qui est inintelligible au peuple lui est inutile (...) Cette tendance remplace la musique naturelle, belle et humaine, par une musique frelatée, vulgaire, parfois simplement pathologique (...) Il ne faut pas oublier que l'URSS est actuellement l'authentique dépositaire de la culture musicale universelle. De même que dans tous les autres domaines, elle est le rempart de la civilisation et de la culture humaine contre la décadence bourgeoise et la décomposition de la culture. »

(10) - « Il aimait la musique de Mahler et, dans ses symphonies, on retrouve de la même façon cette tension nerveuse du langage, ces contrastes imprévisibles, cette irruption de la banalité, et ce besoin d'introduire la parole ». Article cité d'Edison Denisov paru dans le Monde de la Musique, 1988

(11) - Homme politique russe important (1883-1936) (à ne pas confondre avec Alexandre Zinoviev déjà cité) compagnon de Lénine et Trotski, plusieurs fois Commissaire du peuple, notamment aux affaires étrangères, qui fut, par la suite, exécuté comme opposant au régime

(12) - « Repères », article paru dans le Monde de la Musique, 1988

(13) - « Notre société est dans son principe une société qui dépersonnifie les individus. Nous avons une tendance sociale dominante selon laquelle le degré de personnification de l'individu dépend de son rang. C'est pourquoi une auto-affirmation et un arrivisme forcené pénètrent chez nous tous les aspects de l'existence et toutes les couches de la société... Toutes ces nullités qu'on transforme en génies, toutes ces interminables auto-récompenses, tous ces titres, toutes ces médailles... ». Zinoviev, op. cit., pp. 247-8

(14) - Pierre-E. Barbier, extrait de la brochure d'accompagnement de l'édition intégrale Chant du Monde des 15 symphonies de Chostakovitch sous la direction de Kirill Kondrachine; LOC 2781001/10; 1988

(15) - Rainer Maria Rilke

(16) - Krzysztof Meyer : O. Chostakovitch, Leipzig, Reclam 1980, p.54