Né en 1925, Dietrich Fischer-Dieskau a été l’ambassadeur de la musique allemande de par le monde, la réhabilitant dans les pays qui avaient particulièrement souffert des actions nazies lors de la seconde guerre mondiale. En Angleterre, il créa en 1962 le War Requiem de Britten, ainsi que les Songs and Proverbes of William Blake que Britten lui avait dédiés. Il fut aussi, en 1971, le premier chanteur allemand à se produire en Israël, accompagné de Daniel Barenboïm.
L’étendue de son répertoire ne cesse d’étonner : outre l’intégralité des Lieder de Schubert, Wolff et Schumann et la presque totalité de ceux de Beethoven, Brahms, Richard Strauss et Mahler, Fischer-Dieskau a exploré le monde du lied avec une constance peu commune. Sa diction impeccable, son timbre unique et l’intelligence de ses interprétations l’ont rendu célèbre à juste titre.
Il s’est également distingué dans de nombreux rôles lyriques, se révélant tour à tour mozartien, wagnérien ou verdien hors du commun.
D’une curiosité sans limites, il a chanté des répertoires moins connus du grand public, tant la musique baroque – peu considérée dans les années de l’après-guerre – que la musique du XXème siècle, de Bartok à Reimann, de Messiaen à Hindemith…
Nous vous proposons une sélection d’enregistrements hors des sentiers battus, sur des chemins de traverse, sans doute plus anecdotiques mais qui reflètent ce qui fut son credo de toujours : la découverte.
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