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La parole à Charlie Parker

 

Je ne veux pas que ma musique soit associée à la décision criminelle de Bush en Iraq ou ailleurs. Je ne sais pas que faire pour éviter que l’on m’associe aux décisions comme celle des présidents de la République de ce pays; ma musique n’a rien de militaire, pourtant, rien d’autoritaire, je ne suis pas au service des autorités de ce pays ou d’une autre entité géopolitique. C’est pour cela que j’ai fait en sorte que l’imperfection soit un résultat final de ce que je produis, cette impression de nonchalance… jusqu’au point de douter que ma phrase musicale arrive, malgré la force de la séquence des phrases précédentes. Si je les installais avec plus de perfection, ou avec la perfection totale - quelle perfection totale ? comment obtenir la perfection ? ça vient d’où ? - elles donneraient l’impression que je fabrique des institutions claires, une géopolitique, une contribution à « The Voice of America ». Je serais une voix musicale qui contribuerait à la domination des autres, en même temps qu’une affirmation d’autorité de ce pays où la carte d’identité dit que je suis né avec cette idée que l’on dit de couleur, on distingue les individus par la couleur. C’est de quelle couleur un Noir, disait Jean Genet, que j’ai connu par la lecture, surtout des pièces de théâtre. Connaissez-vous « Les Nègres » ? Je me suis vu dans la pièce, mes conditions sont là, non pas les conditions de ma musique. Celle-ci est plus liée aux Etats-Unis, aux conditions de ma mère à Kansas-City et de ceux qui l’ont précédée. Je ne crois pas que je sois né en un endroit qui demande la présence en Iraq. D’ailleurs, je viens de la guerre contre le fascisme et le nazisme, je suis le résultat de cette électricité qui se fabriquait à New York. Le Be-Bop est en rapport avec cette fébrilité, non pas avec cette nécessité de domination. Avec moi, les expressions ne servent pas la politique des médailles, des conventions de prestige, je construis un phrasé qui se perd dans les studios, je ne veux pas continuer une histoire de la domination par les expressions, la mienne deviendra un exercice pour la libération mentale de cette force nerveuse qui se construit en ville, en grande ville, aujourd’hui même dans les petits centres qui consomment ce que les grands centres ont créé depuis le temps de John dos Passos. Villes imitations, villes de commerce imitateur, là où il n’y a aucune condition de production d’expression, surtout une expression comme la mienne, comme celle de Jean Genet, par exemple. Je suis en contact avec les tramways, les sémaphores, les ambulances, la nécessité de monter au 7ème étage sans ascenseur, habiter les corridors étroits des maisons comme les corridors étroits des prisons où mes concitoyens se concentrent jusqu’à la peine de mort. Les citoyens n’échappent pas cependant à la peine de mort; nous mourrons avec ceux qui meurent au fond du corridor, je vous le dis, je vous le dis avec les sons que je ne veux pas finir, ils resteront en suspens, faible manière de classifier les sons que je produis. Mon rapport à la musique ? Celui des autres, égal à celui des autres. Les conditions de ma musique sont celles du temps. Aujourd’hui je serais comme un John Zorn qui m’a souvent écouté, d’ailleurs. J’ai suivi avec beaucoup d’attention Ornette Coleman, il parle de moi – « The Bird ». Je ne sais pas pourquoi on m’associe au Bird, mon goût pour le poulet, peut-être, non pas à cause de ma musique aérienne. D’ailleurs ma musique n’est pas aérienne, elle est tout simplement souple, au contraire des usines où l’on travaille dur ; ma musique est aussi le contraire de la contrainte, malgré les symptômes que je donne de mon environnement « appauvri » . Ne confondons pas ma manière de jouer avec les résultats audibles. Si je peux me dire souple, je conçois que ma musique a la relative nervosité de l’époque, l’excitation de chaque moment vécu. Les conditions d’existence ne sont pas fameuses, mes conditions comme musicien ne sont pas très dignes, il m’a suffi d’aller en Suède pour vérifier comment je suis reconnu dans ce pays et non pas dans le pays où je suis né. De toute façon, je ne fais pas de référence explicite à l’endroit où je suis né, malgré le fait que la musique est un symptôme de chaque territorialité.
Soit, aujourd’hui on me copie souvent, j’ai installé, à mon corps défendant, tout un marché du saxophone où il y a beaucoup d’imitateurs qui élargissent le marché Be-Bop sans ajouter quoi que ce soit. Je m’intéresse aux vidéos-installations de Bill Viola, au théâtre de Sarah Lucas, aux sons de Keith Rowe, à Phil Minton… Je suis toujours étonné de ce que Morton Feldman a fait. Tout le contraire de la démarche d’un musicien de Jazz, tout le contraire de ce que j’ai proposé. Au fond, à quoi aboutit le Jazz ? Il serait englobé dans d’autres formes récentes qui m’étonnent beaucoup, d’ailleurs. Il s’éloigne des publics, car la difficulté d’écoute est encore plus grande, je le sentais déjà il y a 60 ans. Pourquoi m’écouterait-on, alors ? Je suis mort quand « En attendant Godot » est paru - même année, 1955 - je n’ai pas eu le temps alors de lire la pièce, je crois qu’il s’agit de quelque chose que l’on attend et qui n’arrive pas ; c’est un peu comme ma musique, il n’arrive rien, des sons traités sans commentaire extérieur, le commentaire est inclus, il appartient à la musique qui fournit la phrase et les commentaires, les philosophies, la question de la représentation des sons dans la société d’aujourd’hui. C’est aussi pour cela que les gens n’y adhèrent pas, car ils s’éloignent, pour diverses raisons, de ce que je produis et de la discussion sur les expressions. Aujourd’hui le problème est encore plus grave. On ne me connaît pas. En revanche, on connaît bien les tableaux de Jackson Pollock, par exemple, car il appartient aux marchés protégés. Le Jazz était une musique faite par des personnages de Jean Genet, encore lui. J’ai d’ailleurs produit des séances en studio qui ne sont pas brillantes. J’ai souvent enregistré en de mauvaises conditions, j’ai fait des enregistrements que je ne ferais plus aujourd’hui. J’aurais changé de manière, entre-temps, je crois, j’ai maltraité les séances d’enregistrement. Il est rare de trouver des enregistrements de très haute qualité. En revanche, quand je jouais « live », ma manière changeait, je devenais le musicien des risques et des prolongements. La question des trois ou quatre minutes ne me plaisait pas, car ma musique a besoin de plus de temps pour se résoudre. Coltrane a traité de cette question, je sais. Il n’a pas été le seul. D’autres ont suivi la technique, comme Evan Parker, un Anglais. Aux Etats-Unis il y a eu entre-temps un nommé Albert Ayler qui a modifié ce que j’ai fait. La complexité de mon phrasé est devenue une complainte assez théâtrale, « gesticulative ». Non pas mon contraire. Je ne crois pas aux contraires, je ne vois que des manières diverses de traiter les sons. Je ne conçois que des modes et des rapports à la musique sans l’idée de massification. Mes sons ne sont pas faits pour le téléchargement, dans la mesure où ils ne répondent pas aux besoins de la vitesse de consommation d’aujourd’hui. Ma musique va vite, c’est vrai, mais la conception et le résultat ne sont pas accélérés. Pourtant, on a accéléré la vie : je viens de le dire, j’ai lu John dos Passos ; mais pour la comprendre on ne peut pas aller vite. L’incapacité humaine à comprendre la vie est égale à l’incapacité de ma musique à être parfaite. De temps en temps, on me compare à Picasso. Je veux bien, je connais Picasso, j’aime ce qu’il a fait, un pas important dans le monde des expressions. Il a transformé les formes africaines - celles qui étaient dans les musées d’anthropologie - pour les interpréter comme des expressions. Un grand saut, si grand que ces musées se constituent encore aujourd’hui selon des formules impériales ; ils traitent de l’idée d’anthropologie que l’on se fait de certaines populations considérées comme ignorantes par rapport aux autonomies nécessaires pour créer une expression. Les œuvres contenues dans ce type de musée sont des étonnements pour le spectateur, non pas parce que les expressions sont réussies, mais comme une surprise qui va dans le sens de l’étonnement, car il semblait impossible de considérer que de telles populations seraient capables de conceptions où le sensible serait traité sans être inscrit dans le courant des arts déjà développés en Occident, mais comme des courants qui, n’ayant rien à voir avec les fondements de la culture du sensible en Occident , contenaient la capacité d’une création originale et en état de transformer la figure humaine au-delà de la figuration mimétique.
Je n’appartiens pas à l’anthropologie, car mon expression est déjà née à partir d’une nouvelle conscience. Nous, les bebopers, nous avons eu la possibilité de créer un monde savantisé, capable de sortir du traitement auquel était encore assujetti le Jazz avant nous. C’était un avantage considérable que nous avons difficilement créé. Peut-être que l’on ne nous voit encore que comme des agents d’expressions de l’entertainment, malgré ce que nous avons fait. Une partie de ce que j’ai enregistré est encore très liée aux conditions du marché du Jazz. Ceux qui jouent aujourd’hui me disent que, maintenant, les choses changent, il y a des traitements plus autonomes de chaque manière de voir la musique, quand on veut se séparer des forces des marchés. Moi, j’y étais, il m’était difficile d’y échapper. Je me suis aussi laissé aller. Ma musique devint alors un entertainment, j’y ai contribué, je n’ai pas de doute. Cependant, il fallait considérer qu’à l’époque, enregistrer certains thèmes d’une façon simple ne me faisait pas sortir de ma conception. Aujourd’hui j’en ai une autre, je crois que les « facilités » ne sont plus possibles.


Charlie Parker n’a pas vu les bénéfices de sa musique, c’est-à-dire qu’il n’a pas eu l’occasion de voir l’explosion musicale que sa musique allait provoquer, car le Free Jazz vient directement de lui – et de ceux qui ont accompagné le phénomène de la faisabilité musicale qui était le Be-Bop. Une masse incroyable de musiciens sont venus exploiter le fond laissé par les bopers, depuis la batterie jusqu’au piano. Ils ont aussi bénéficié des avantages qui n’étaient pas visibles pendant les années cinquante : une plus grande liberté et une conscience qui accompagne les musiciens dans la lutte pour l’expression la plus dégagée possible des marchés, des forces des publics – de leurs habitudes de consommation – et une conscience politique qui amène les musiciens à traiter aussi du problème de l’apartheid, légitimé encore aux Etats-Unis par les lois. Un monde nouveau devrait venir, est venu avec la véhémence correspondant à cette nécessité, car il fallait sortir cette musique de ses appareils de consommation. Sans le poids industriel, il ne restait plus grand chose de la musique populaire (disait-on), celle-ci ayant été phagocytée par la force de transformation des marchés de la consommation du divertissement. Mais pourquoi ne pas consommer de la danse, quand la danse est, non seulement nécessaire, mais aussi fondamentale pour les comportements humains, entre autres celui de la sexualité ? (On parle souvent de sexe et non pas de sexualité ; cependant, la sexualité ouvre plus de portes et représente un concept bien plus large, dans lequel se trouve aussi le sexe). La danse est primordiale et la continuité de la danse dans l’univers des personnes est à considérer comme n’importe quelle autre condition de la vie sociale. En revanche, la transformation d’un véhicule complexe, fait pour la danse, bien sûr, mais simplifié dans son expression musicale même, pour que les personnes consomment non pas une expression riche et dansante, mais uniquement un moment de distraction, est une transformation qui a pénalisé la musique. Le véhicule est léger, insignifiant, transforme la danse dans un stéréotype qui n’est même pas très sexuel. Une banalité.
Il est indéniable que les musiques se transforment quand elles se trouvent en milieu urbain et industriel. Elles se modifient vers une « savantisation ». Les musiques de danse les plus proches de la réalité sociale hyper-développée ont souffert de la machine industrielle. C’est à ce phénomène que les bebopers ont voulu échapper en renouvelant leur expression de manière à que les expressions puissent conserver leur richesse et aussi marquer une nouvelle conscience du rôle du musicien, dans ce cas précis, aux Etats-Unis. La révolution a été post-posée, elle n’avait pas la possibilité de réunir toutes les parcelles au moment du Be-Bop.
Les marchés démocratiques ont été envahis par d’autres formes de marchés. Les sociétés démocratiques ont formé et désiré des marchés démocratiques. Entre-temps, pour de multiples raisons que je ne vais pas détailler maintenant, des marchés parasitaires et non démocratiques ont vu le jour, collés à tel point aux marchés démocratiques qu’ils ont remplacé non seulement le rôle des marchés démocratiques mais aussi le rôle même de la démocratie. Des raisons, comme j’ai dit, multiples. Mais une des causes est proche, sans doute, des théories sociales et économiques liées aux idées de Marx-Engels, à savoir : l’idée que le « bien faire » (j’allais dire « artisanal » mais je n’aime pas beaucoup ce terme, dans la mesure où le « bien faire » n’est pas lié uniquement à l’artisanal ; cela dépend de l’époque et des divers moments historiques) n’était plus tenu en considération, car le « bien faire » était une condition du monde ancien qui devait, de toute façon, être détruit par les conditions de la vie nouvelle, en tenant en considération les divers facteurs d’évolution des sociétés industrialisées. Or, le « bien faire » était pourtant nécessaire comme argumentation pour la compréhension du rôle de toute l’évolution des marchés et du « savoir-faire » des formes non incluses dans les propositions d’expression de la bourgeoisie. Le « bien faire » a continué à exister, dans la mesure où plusieurs formes d’expression ou d’exécution n’ont intéressé personne, ni les industries ni les capitaux. C’est un phénomène plus récent - 30, 40 ans ? – cette substitution du « bien faire », qui a continué sa survie, par une technologie, à tel point que le « bien faire » n’est plus considéré que comme un luxe, car les techniques conservées sont passées au grand luxe comme, par exemple, la manière de faire de bons et beaux souliers, de traiter les peaux, de faire des parfums, etc. De nouveau, les « bien faire » du passé ont vu le jour, basés cette fois non pas uniquement sur les techniques du passé, celles conservées de père en fils ou de mère en fille. Les formes populaires sont alors non seulement modifiées – on leur demande d’être différentes, d’englober d’autres phénomènes sociaux, d’autres expressions sociales - mais aussi elles perdent la démonstration même du « savoir-faire » pour devenir une démonstration uniquement technologique. Toutes ces nouvelles formes demandent un appareil de compréhension différent. Il n’y a plus d’adéquation entre le « bien faire » et le marché le plus propice car les personnes qui fabriquent ces objets les vendent non pas au voisin mais les placent dans les marchés de la richesse.
Les musiques « bien faites », celles qui exprimaient une cohérence de connaissance générationnelle, sont alors remplacées par des phénomènes musicaux, certes nécessaires pour la conscience de masse des travailleurs, pour la lutte – il s’agit alors de la formation de toutes les musiques d’engagement – mais ces expressions sont faibles en matière musicale, quand elles n’en appellent pas, malgré tout, à la tradition elle-même. Or, la formation de formes musicales engagées et riches est alors uniquement possible quand on se trouve en pleine savantisation, c’est-à-dire quand le « savoir-faire » est intégré à des techniques qui dépassent le « bien faire » (artisanal) et devient un apprentissage à l’école, un apprentissage véloce, car la vitesse de transmission des connaissances passe d’un système lent, générationnel, vers un système accéléré par l’enseignement qui va alors choisir les méthodes de synthèse pour une amélioration rapide du temps d’acquisition.
La savantisation a donc remplacé non seulement les formes mais aussi les manières de penser le statut des musiciens, maintenant intégrés dans une savantisation généralisée de la société de l’expression.
Le rôle social passe à la professionnalisation et, dans le meilleur des cas, à une autre conscience du social. C’est dans cet avantage qui se trouve Charlie Parker, double avantage, car il a encore le « savoir-faire » de la tradition auquel il a ajouté les processus de savantisation du monde qui l’entourait.
C’est en ceci que le Jazz, et aujourd’hui les musiques improvisées qui en dérivent, sont exemplaires d’un changement, car les modifications apportées par les bebopers ne sont pas en directe ligne des « évolutions » naturelles des formes d’expression occidentales, considérées d’ailleurs, depuis longtemps, comme des expressions universelles. Encore aujourd’hui, le mot « universel » est souvent appelé comme justification des valeurs des expressions dominantes.
Etrange destin d’un mot, à l’époque de la globalisation. Si globalisation il y a, elle dépendra aujourd’hui beaucoup plus des marchés parasitaires que des marchés démocratiques. Peut-être que les expressions considérées comme « universelles » étaient, dans une certaine mesure, moins universelles que ce que l’on croyait, et bien plus dépendantes des marchés locaux des valeurs. Il a fallu un changement profond dans la manière de voir les expressions pour terminer avec la phase de dépendance des expressions vis-à-vis des marchés locaux des valeurs. Cette période peut être appelée « période esthétique ». Elle est finie. Une nouvelle période, celle des multiples expressions et des expressions multiples, sans canevas précis et sans filière unique, est là. De multiples expressions sortent d’un canevas unique d’évolution (Arthur Danto), des éclatements de marchés sont possibles. C’est de par cette situation que l’on évoluera, tout en demandant aux agents d’expression qu’ils soient plus proches de la réalité humaine, tout en demandant aux formes une radicalité qui était déjà présente chez Charlie Parker. Aujourd’hui, la notion de radicalité est autre, elle est plus censée clarifier le débat, presque impossible, de l’imposture des marchés de l’information et de la production.
Je disais que des marchés parasitaires sont venus s’installer pendant que les marchés démocratiques se fondaient sur la démocratie elle-même. Ces marchés de masse n’ont pas été voulus par les démocraties, mais ils sont pourtant bien apparus. Ils ont même pris la relève des marchés démocratiques, à certains égards. Ils sont aujourd’hui prédominants en ce qui concerne les musiques, ils ont la force de la massification – tout le contraire de ce que les démocraties voulaient et veulent – ils sont destructeurs de la conscience sociale et de la conscience individuelle. Ils ne servent qu’à conserver l’argent et à distraire les personnes. En même temps, ils alimentent d’une manière féroce les mentalités et donc l’inconscient collectif. C’est à l’encontre de cet effet que Charlie Parker a formulé sa musique, et sa révolution « annoncée » mais produite d’une manière efficace pendant les années soixante, musique qui, d’ailleurs, a immédiatement trouvé des difficultés de compréhension de la part des publics. Ecoute-t-on du Charlie Parker aujourd’hui ? Je ne crois pas, il est toujours dérangeant, il n’obéit pas aux formules désirés par les marchés parasitaires, surtout qu’aujourd’hui une bonne partie du commerce de la musique – et donc, de l’information sur les musiques - se trouve entre les mains des diffuseurs et vendeurs d’appareils de lecture. La musique sert de contenu pour la vente de lecteurs chaque fois plus « légitimés » par les capacités techniques et technologiques. La conscience (une conscience) se trouve chez Charlie Parker.

[1] Aujourd'hui, en Afrique ou ailleurs, les expressions suivent nécessairement les mouvements prédominants, ceux qui fabriquent et donc dominent les marchés de la production d'idées et de technologies liées aux concepts autour des expressions.


Alberto Velho Nogueira