1 - « Des voies et des voix pour découvrir le monde » A partir du 26/10/09, s’adresse à toutes les classes du secondaire. |
L’Unesco a proclamé l’année 2010 « L’année internationale du rapprochement des cultures »
n situant les musiques du point de vue géographique, historique, culturel, social, politique nous vous proposons de découvrir ce qui se cache derrière l’appellation « musiques du monde » ou « world music »
Cette animation propose de partir de musiques généralement connues du public pour aller vers des sphères plus souvent méconnues, avec comme thématique centrale « les musiques du monde ».
Au fil de la voix nous vous proposons un voyage musical à travers le temps et les peuples du monde.
Pourquoi, partout, les hommes chantent-ils ?
Ces voix multiples sont souvent plus que du divertissement ; derrière elles se cachent d’importantes fonctions sociales et culturelles de communautés au passé et au présent riches et complexes. Par le biais d’extraits sonores et visuels nous découvrirons l’importance de la voix humaine à travers le monde.
Les musiques traditionnelles comme les langues sont les expressions de la richesse de la diversité humaine, elles s’éteignent ou disparaissent au fil du temps.
Les bouleversements écologiques, les conflits, les conditions économiques ont une répercussion directe sur un grand nombre de sociétés.
L'industrialisation, les déplacements et l'émigration ont une influence sur les conditions de production des musiques.
Cette animation s'adresse aux élèves du secondaire, elle a pour vocation de stimuler la curiosité, de surprendre et de susciter une plus grande ouverture vis à vis des différentes cultures.
L'animation se découpe en deux parties de 50 minutes chacune.
Une part sera donnée à l'interactivité et à la flexibilité par une alternance de séquences « actives / passives ».

2 - « Des troubadours d’antan aux slammeurs d’aujourd’hui » A partir du 16/10/09, s’adresse à toutes les classes du secondaire. |
Une animation transversale, qui voyage à travers le monde et les époques. Au départ du slam, du hip hop, des battles et du flow, nous vous proposons de remonter le temps pour arriver aux troubadours, aux joutes et à l'amour courtois en identifiant les points communs ou divergences entre ces deux univers culturels et musicaux.
Ce voyage nous permettra aussi de rencontrer des gardiens de vaches et du verbe cubains, les chants de revendications des afro-américains des années '60, la tradition des ministrels (musiciens ambulants noirs du début du 20ième siècle).
L’objectif de l’animation est de montrer, par des détours ou des raccourcis étonnants, qu'il existe un lien entre ces différentes expressions musicales, des interactions et des filiations possibles entre ces musiques, ces peuples, ces mouvements historiques. Chaque musique a toujours une histoire derrière elle, un lien que les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas toujours la possibilité de connaître.
Plutôt que de raconter une histoire linéaire d'un genre, d'une époque ou d'un musicien, nous vous proposons un voyage à travers les époques, les pays à la recherche de ce qui pousse des gens à créer une littérature populaire, poétique et musicale.
Cette animation s'adresse aux élèves du secondaire. Elle se base sur des documents audiovisuels issus des collections de la Médiathèque. Sa durée est d’une demi-journée, articulée en trois séquences de 50 minutes, avec une dernière partie interactive et créatrice.
L'animation se découpe en deux parties de 50 minutes chacune :
A- Première partie : Les troubadours
À partir d’extraits musicaux, nous vous proposons une visite dans l’histoire, les thématiques de quelques-uns des principaux troubadours et trobairitz (femmes troubadours). Nous poursuivons notre voyage à travers la poésie lyrique et la tradition de joutes oratoires, encore présente aujourd’hui, en Amérique du sud ainsi que du côté de Toulouse.
B- Deuxième partie : Paroles afro-américaines
Des songsters du début du XXème siècle jusqu’au hip-hop, quels sont les points communs, les influences. Nous analyserons les contenus de certains textes, replacé dans leur contexte historique. Et pour terminer nous aborderons le slam au USA et en France.
Selon le temps disponible, une activité plus interactive est proposée en fin d’animation.

Téléchargez la brochure qui accompagne cette animation
3 - « Silence on tourne…L’animal en scène » A partir du 26/10/2009 , s’adresse au premier cycle du secondaire. |
Un cri inquiétant de loup par une nuit de pleine lune où seuls deux yeux jaunes avides rivés sur une proie percent la pénombre nocturne, un aileron qui sillonne les mers sur un air de film à succès, une imposante patte d’ours pourvues de griffes acérées et ensanglantées ou la tête joufflue d’un ourson pataud, … autant d’images véhiculées par les films et qui participent aux représentations que nous construisons autour des animaux.
Le film documentaire se fait lui aussi l’écho de certaines représentations. Le réalisateur par ses choix (cadrage, montage, musique, etc.) nous propose sa vision de l’animal à un moment donné.
L’animation a pour objectif d’aider les enfants à avoir un regard critique et conscient sur les documentaires animaliers qu’ils visionnent. Critique sur la volonté du réalisateur de montrer un aspect particulier de son sujet et conscient des effets émotionnels suscités par le film. Les choix de réalisateur seront illustrés à l’aide de nombreux extraits vidéo. Les extraits seront commentés et analysés pour permettre une meilleure compréhension des intentions contenues dans l’image ainsi que dans le son.
Ainsi mieux armés, les enfants pourront choisir de se laisser aller aux intentions du réalisateur ou au contraire refuser de s’y soumettre. Plus libres face à l’image, les enfants pourront alors s’interroger sur les représentations qu’ils se font de certains animaux dont l’ours, le loup, ou le requin.
Cette animation est également proposée dans le cadre du Festival du Film Nature de Namur, à l’Acinapolis de Jambes, englobant l’animation de 2X50’, ainsi que des animations ludiques de découverte et d’éducation à la nature au sein du village nature du Festival & la visite des expositions photo « nature ».
- Renseignements & inscriptions:
La Médiathèque - Service éducatif
Tél : 02/737 19 30 - Fax : 02/737 18 88 - bruno.hilgers@lamediatheque.be

4 - « Le cinéma burlesque – le rire est une affaire sérieuse » . A partir du 26/10/2009 , s’adresse à toutes les classes du secondaire. |
Un homme s’apprête à accomplir l’irréparable, un suicide, finalement il se retrouve dans un numéro d’acrobatie au sommet d’un building, deux déménageurs livrent un piano, le chemin est long, ils sont maladroits, un homme observe l’agitation du monde, des bureaux en forme de petites boites, des appartements en forme de bocal, des embouteillages qui finissent en ronde foraine.
Le cinéma burlesque nous donne à montrer, en dehors du simple plaisir de s’amuser ou de rire, un regard sur le monde, sur la vie, d’une manière décalée, poétique.
Nous vous proposons une balade de 2x50’ dans le cinéma burlesque, son histoire, ses thématiques, quelques grands noms, ainsi qu’une réflexion autour du gag, du rire, du fait d’aborder avec humour une réflexion autour d’une vision de la société d’hier et d’aujourd’hui, d’en parler, d’en pointer les dysfonctionnements avec l’élégance du rire. On invite les élèves à réfléchir comment le tragique devient drôle. Et enfin, n’oublions pas que le rire est le propre de l’homme.
L’objectif est de cette animation, basée sur des documents audiovisuels issus des collections de la Médiathèque, est de proposer une série d’éléments qui permettront aux élèves de s’immerger dans l’univers du cinéma burlesque.

5 - « Du navire nègrier au vaisseau spatial, 100 ans de musiques afro-américaines sous le regard de la science-fiction et du mythe futuriste. » A partir du 1er mars, pour les 4e , 5e et 6e secondaire |
Blues, Jazz, Rock n' Blues, Funk, Soul, Hip Hop, Electro-Funk, Techno, House . . . Ces formes, c'est peu dire qu'elles ont profondément marqué nos musiques populaires. Toutes nées au Nouveau Monde, aucune pourtant ne provient de ceux qui rêvèrent d’y aller. C’est qu’en effet, toutes apparurent d’abord au sein d’une communauté noire, amenée là contre sa volonté.
S’appuyant sur des différences dites ‘de race’, la pensée colonialiste se confortait qu'ils étaient inférieurs, en ‘retard’… ils pouvaient alors être asservis. Mais leurs musiques, provenant des ghettos ou issues de la rue, furent souvent avant-gardistes, un "son en avant" sur l'époque.
Ces expressions des descendants d'esclaves, comment se fait-il qu'elles furent les veines créatrices les plus fortes ces 100 dernières années, au sein des musiques 'populaires' ? Quel phénomène culturel l’Histoire avait-elle déclenché ?
Revenant d’abord sur l’esclavagisme et une exploration du vécu qu’il distilla, l’animation vous propose une introduction chronologique à ces différentes formes musicales. Par ce parallélisme, elle permettra de répondre à ces questions, ainsi que de décoder ses esthétiques si particulières. Mais surtout, elle montrera comment des grands événements historiques, en perturbant la transmission des éléments culturels traditionnels, peuvent se révéler être de puissant générateurs de créativité, pour des raisons de survie au niveau identitaire.
Introduction au parcours :
Des êtres d’une autre couleur de peau, maniant des technologies plus ‘avancées’, ayant d’autres croyances et modes de vies, étaient venus les emporter dans de grands vaisseaux de bois, pour traverser un océan dont ils n’imaginaient pas l’autre bout, vers un Nouveau Monde où ils allaient servir de main d’oeuvre privée de droits.
A la descente des navires, leur "maîtres" leur interdirent le tambour. Coupés de leur ancienne terre, séparés de leur famille et lignée, devant parler une nouvelle langue et progressivement manier de nouveaux outils, les esclaves noirs et leur descendants durent se créer une nouvelle culture. . . et se trouver pour l’exprimer de nouveaux instruments de musique et sonorités.
Évoluant en styles progressifs, l’héritage culturel qu’ils produirent est maintenant énorme. Comment le lire comme un continuum, l’expression d’un peuple se redonnant filiation et place dans un système le discriminant ?
Plusieurs fils sont possibles. L’animation se propose ici d’en suivre un, élaboré par la communauté même.
Dans la littérature de science-fiction il existe un thème récurrent, de nombreuses fois décliné – des êtres provenant d’une autre terre -extra-terrestre - débarquent de grands vaisseaux spatiaux.
Possédant des technologies et savoirs plus avancés, considérant les terriens comme une race bonne à prendre en esclavage, ils en emportent avec eux. Par cet arrachement et ce voyage vers un tout autre monde, le terrien fait un bond spatial et temporel, incomparable avec la progression habituelle de son monde d’origine.
L’expérience le marque au plus profond, la force de celle-ci se propageant de générations en générations.
Ce thème d’anticipation, que la science-fiction nous fait craindre qu’il pourrait se réaliser, les afro-américains l’on déjà vécu, dans leur passé.
Résistant à la culture de l’homme blanc, il leur fallait se créer une culture qui leur corresponde, et surtout qui leur parle aussi de ce que c’était passé. . . cet arrachement et ce bond.
Il le firent d’abord pour eux, mais, se développant, prenant leur place dans la culture musicale, leurs expressions inspirèrent ensuite les divers courants, provenant des autres communautés.
Pourquoi ? Parce qu’à partir d’un certain moment, elles étaient traversées du futurisme, aux niveaux technologique, esthétique et spirituel, qui avait si profondément marqué leur esprit et leur destinée.
Une animation en deux parties
Relatant l’esclavagisme, la perte de repères culturels et l’appel d’une nouvelle culture qu’il produit, en passant rapidement sur la naissance du blues et puis en partant du jazz de la fin 60, l'animation suivrait l'évolution de toutes ces musiques afro-américaines, jazz, rock, funk, electro, hip hop, r’n’b, expliquant ces formes en les replaçant dans leur contexte social et historique.
Puis dans un second temps, suivant un fil rouge appelé par certains "afro-futuriste", on y retrouvera les figures du robot, de l'alien, du vaisseau, des étoiles, des instruments et sonorités spatiale - traits saillants dans les esthétiques (visuelles et sonores) de ces cultures musicales, qui, par le récit précédent de leur contexte historique et sociologique d’apparition, prendront tout d'un coup des sens profond.

6 - La Sélec : un regard sur la culture d'aujourd'hui A partir du 19 avril, pour les 4e , 5e et 6e secondaire |
Cette animation vise à susciter la curiosité des élèves, leur montrer des chemins de découvertes à travers les immenses territoires musicaux et cinématographiques actuels, les aider à développer leur sens critique et à exprimer leur ressenti.
L’animation que nous vous présentons s’adresse au troisième degré du secondaire; il s’agit d’un parcours découverte à partir d’une sélection d’extraits de musiques, de films et de documentaires.
Comment ce choix est-il fait ?
« La S élec »
A la Médiathèque des équipes écoutent, visionnent et analysent une importante somme d’informations dans les domaines de la musique, du cinéma, du documentaire, des jeux, domaines culturels attractifs pour les jeunes.
Malgré la concurrence d’Internet et du téléchargement les propositions du marché des médias et les acquisitions par la Médiathèque de nouveautés tant en CD qu’en DVD restent nombreuses.
Il nous paraît important, dans ce contexte de saturation de l’offre culturelle, de donner des repères et de présenter nos choix, comme un balisage qui passe aussi bien par des musiques et des films de la grande distribution que par les sentiers moins fréquentés des petites productions, de là est né le projet de « LA SELEC » comme outil d’analyse et de transmission.
Concrètement, « LA SELEC » c’est un site, un podcast et un journal bimestriel avec poster qui présente un aperçu de la sélection Médiathèque du moment, soit environ 40 CD et DVD, commentés isolément ou regroupés selon des thématiques. L’accent est mis sur le lien entre les expressions artistiques actuelles et le contexte culturel et social où elles ont pris leur source.
Une animation à « épisodes »
La formule de cette animation est particulière, un peu différente de nos autres modules.
Nous vous proposons trois rendez-vous de 2x50’ avec votre classe, construisant ainsi ensemble, une progression dans ce parcours à travers la diversité culturelle. Lors de la première séance nous découvrons un ou deux dossiers et fils rouges sélectionnés parmi différents numéros de « LA SELEC ». Une façon d’appréhender la ligne éditoriale du magazine et des thèmes connus ou non des élèves, ainsi que des filiations vers d’autres médias de nos collections. Les rendez-vous qui suivent, seront l’occasion d’approfondir cette démarche et aussi d’initier une réflexion sur l’expression et l’écriture à propos d’un film ou d’un album musical. Une séance pourra être consacrée au travail graphique des posters qui accompagnent chaque numéro.
Cette animation sera donc le fruit d’un travail conjoint entre nos animateurs, l’enseignant et les élèves. Nous proposons un rendez-vous préalable avec l’enseignant et une réflexion sur les dossiers qui pourront être abordés dans votre classe au fil des séances avec les élèves, mais aussi sur les prolongements possibles: un travail sur l’écriture, l’écoute, la représentation graphique.
A qui s’adresse cette animation ?
Cette animation est susceptible d’intéresser tout enseignant voulant aborder la problématique de la diversité culturelle et de ses enjeux. Elle peut déboucher sur un travail d’écriture critique sur un média ou de rebondir sur un travail graphique autour de « LA SELEC »

7 - Les séries médicales : réalité et fiction A partir du 22 mars, pour le secondaire supérieur et l’enseignement supérieur |
Créée dans le cadre du Festival Imagésanté 2010 à Liège, cette animation offre un regard critique sur 3 séries TV : Urgences, Grey’s Anatomy et Dr House. Mettant en scène le monde médical, elles sont très appréciées par des publics jeunes et moins jeunes. Durant 2x50’, une personne spécialiste de l’éducation aux médias donne des repères pour une analyse comparative au niveau des personnages et des ressorts cinématographiques utilisés. On s’interroge également sur l’image réaliste ou non qu’elles véhiculent, sur les différentes représentations quant à la figure du médecin et le sens de telles séries dans notre société.

8 - Musique classique et musiques de films, une filiation légitime ? A partir du 16 avril, pour les classes de 4ème, 5ème et 6ème secondaire |
La composition classique partage avec l’œuvre cinématographique quelques caractéristiques : elle forme un tout, comporte un début et une fin et entre les deux quelque chose se passe, qu’il s’agisse d’intrigue, de développement harmonique, d’attente, d’espoir ou pour faire plus abstrait de moments de tensions suivis de relâchements. Jusqu’au début du XXème siècle, la musique classique occidentale va tenter, au moyen de l’échelle tonale, d’exprimer, d’exalter et même de filtrer les différents aspects du vécu humain en colorant et même orientant le regard que l’homme porte sur sa propre existence, c’est-à-dire sur son propre scénario pour se référer au cinéma qui non seulement n’aura qu’à puiser dans ce formidable océan d’émotions que constitue le répertoire classique mais aussi en assimilera la technique et l’instrumentation pour développer un style propre. Celui-ci semble déjà latent curieusement dans bon nombre d’œuvres postromantiques qui faute de le connaître n’ont aucun rapport avec le cinéma mais se présentent sous bien des aspects comme de véritables bandes son de l’imagination.
L'animation proposera des extraits "classiques" illustrant l’action, l’héroïsme, les grands espaces, la passion et la mort et présentera des morceaux postromantiques préfigurant la musique de film, ainsi qu'un aperçu des techniques actuelles de sonorisation avec interview filmé d’un créateur de musique de film et des extraits de films. Des exercices interactifs seront proposé aux élèves pour essayer d’identifier les sentiments exprimés et faire correspondre un scénario.

