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Actualités

Sixième et dernier focus sur l’adolescence
Une idée de ce que regardent les ados d’aujourd’hui…
Pour poursuivre et clôturer la réflexion entamée sur la thématique de l’adolescence et le cinéma depuis un peu plus d’un an avec l’édition de la brochure « La marque jeune. Les ados en images », le Service éducatif et la Collection Education pour la santé ont réalisé une enquête durant l’année académique 2010-2011, auprès de presque 800 jeunes entre 15 et 19 ans sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous leur avons demandé de répondre à un questionnaire concernant leurs goûts cinématographiques, la façon de faire leur choix de voir un film et les supports qu’ils privilégient.

Rappelez-vous, cette brochure de la collection Education pour la santé proposait une sélection de films fictions et documentaires, en prenant comme sujet principal, l’adolescence. Cette publication était destinée au vaste secteur de l’éducation qui côtoie les jeunes au quotidien. Elle est toujours disponible gratuitement en version papier dans les médiathèques ou en téléchargement : www.lamediatheque.be/ext/thematiques/es/pub/pub_ado.html

Ainsi tout au long de l’année, nous avons alimenté la réflexion autour de l’adolescence et du cinéma dans la newsletter bimestrielle du Service éducatif en 6 temps (sur les ados et leur rapport à la communication, à la société, à la santé et au corps, aux relations, à l’éducation) en faisant à la fois référence à l’actualité cinématographique et aux étapes qui émaillent cette période de la vie de tout un chacun, évoquées dans la brochure. Nous terminons donc ce volet avec l’analyse succincte des réponses au questionnaire.

Cette enquête s’est déroulée entre avril et juin 2011 avec un panel de 794 jeunes, 404 filles et 390 garçons. Les étudiants ont reçu le questionnaire via leurs professeurs ayant accepté de collaborer à l’enquête.

Quelques grands points peuvent être dégagés.

Que regardent les jeunes aujourd’hui ?
(Les chiffes entre parenthèses font référence au nombre de fois que le titres a été cité)

Premier étonnement : à la question concernant les 5 films visionnés ces 6 derniers mois, on compte pas moins de 740 titres différents ! On se serait plutôt attendu à des recoupements plus fréquents. Une grande diversité de films vus par ces jeunes existe donc bel et bien.

Quels sont les titres qui ressortent ?
Rien à déclarer arrive en tête tant pour les filles que pour les garçons (cités respectivement 88 fois pour les premières et 89 fois pour les seconds.) Viennent ensuite Harry Potter et les reliques de la mort (90 fois), Taken (68) et Black Swan (58). En notant que les 2 premiers sont plus souvent relevés par les garçons tandis que le dernier l’est davantage par les filles. Celles-ci mentionnent également davantage le film Twilight 3 ou encore la comédie musicale Mamma mia (26) qui n’est par contre, jamais citée par les garçons.

On peut en tout cas dire qu’au moins un de ces 6 titres a été cité par plus de la moitié de notre échantillon. Rappelons que Rien à déclarer, faisait l’objet d’une promotion importante au moment du déroulement de l’enquête. Le Soir (we26-27/11/11) rappelait que ce film avait attiré dans les salles belges de cinéma plus de 900 000 spectateurs. On remarque qu’un une certaine variété de genres est présente : le registre fantastique surtout, la comédie, le thriller et le drame psychologique. La comédie musicale peut sembler plus inattendue. Lorsqu’on s’attarde sur l’ensemble des titres relevés, il s’agit majoritairement de productions anglo-saxonnes.

Au niveau des séries
Un peu moins de 200 titres différents sont cités.
On peut dresser un quatuor : Les experts (281), Dr House (266), Grey’s anatomy (180) et Desesperate Housewives (159). Relevons que les 2 derniers sont plus souvent cités par les filles.

Les scénari des 2 premières séries sont construits de la même manière : problème/hypothèse 1 & 2/erreur 1 & 2 et puis résolution de l’énigme policière d’un côté et médicale de l’autre. Tandis que Grey’s anatomy avec l’amour et la mort comme ingrédients principaux, est plus, comme le dit Myriam Leroy dans Le guide des séries (Hors série du Vif l’express- avril 2011), « la première comédie dramatique à s’adresser aux adulescents contemporains. Ceux qui ne sont plus tout à fait des ados, mais qui ne souhaitent pas être adultes, qui s’enlisent dans les études ou chez leurs parents. (…) Avec énormément d’émotion, il leur parle d’eux, derrière le prétexte d’une intrigue d’hôpital. La journaliste poursuit au sujet de Desesperate Housewives, en disant que « l’air de rien, elle fait pas mal réfléchir sur des thèmes comme l’amitié, évidemment mais aussi l’amour, l’éducation, la solitude ou encore l’homosexualité. Sur un mode toujours intensément dramatique, même dans le rire. »

Ensuite sont citées les séries Plus belle la vie, Vampire diaries, Gossip girl un peu plus de 70 fois chacune et plus souvent par les filles.

Au niveau des documentaires
Le célèbre camion de l’émission C’est pas sorcier a encore la cote, même dans cette tranche d’âge, puisqu’il est cité 106 fois (58 pour les filles et 48 pour les garçons).

Lorsqu’on demande à ces jeunes s’ils regardent des documentaires, il est à noter que s’ils les différencient bien de la fiction, en revanche, la confusion persiste entre les documentaires et les émissions/magazines thématiques dans lesquels des reportages sont entre autres souvent présents.

Hormis C’est pas sorcier qui est un documentaire pédagogique, les autres titres avancés, mais dans une moindre mesure, puisqu’ils sont 4 fois moins cités, sont plutôt à catégoriser dans le champ des émissions TV pour le grand public comme Grand Angle, Envoyé spécial, Question à la Une et I comme.

Il est étonnant d’autres part de remarquer que Une vérité qui dérange (1) et Home (11) soient si peu cités par ces jeunes alors que l’un a été distribué dans de nombreux établissements scolaires et que l’autre a été renforcé auprès du public par une grande machine promotionnelle.

Quels supports ces jeunes privilégient-ils pour regarder un film?

Nous leur avions demandé de préciser la fréquence de leur utilisation des supports comme la TV, le DVD, le téléchargement, le streaming ou encore le GSM ?

Ce sont la TV et le DVD qui reviennent le plus fréquemment (83%) avant le cinéma (26%) tandis que le GSM n’est jamais utilisé comme support de visionnement pour 87% d’entre eux.

Le téléchargement et le streaming sont cités parmi les habitudes de 463 jeunes.

Comment choisissent-ils de regarder un film ?
Rien de très surprenant dans leur manière de décider de voir un film, c’est le sujet de celui-ci qui retient tout d’abord leur attention, puis la présence de certains acteurs et la recommandation d’un ami. Mentionnons que concernant le titre du film, les filles y semblent plus sensibles que les garçons en terme de choix.
Quant aux thèmes précis ou genres de films qu’ils préfèrent, ils n’ont pas été abordés tels quels dans le cadre de cette enquête mais on peut en avoir un aperçu en voyant les films ou séries qu’ils disent regarder.

Conclusion
Cette enquête ne vise pas à produire des statistiques scientifiques mais elle permet néanmoins de donner une représentation de ces jeunes dans cette tranche d’âge donnée à ce moment précis. Il ne serait pas faux de croire que les tendances dégagées pourraient être généralisées à un nombre plus important de jeunes.


Sachez encore que tous ces films sont pour la plupart disponibles à La Médiathèque.

Vous pouvez également écouter le podcast sur un échange autour de cette enquête ainsi que celle sur « Les jeunes, leur diversité et les médias », réalisée par Média Animation dont Daniel Bonvoisin est venu nous présenter les grandes tendances.
www.lamediatheque.be/edu/podcast/index.php
Son article figure dans leur dernière publication « Médias sans frontières. Productions et consommations médiatiques dans une société multiculturelle. » (2011) :
www.media-animation.be/Medias-sans-Frontieres,382.html

Cinquième Focus Adolescence
Avant-dernier focus de la série concernant la question des ados, tiré de la brochure « La marque jeune. Les ados en images. ». En ces temps de rentrée scolaire, arrêtons-nous du côté du rapport à l’apprentissage non seulement à l’école mais également ailleurs et pour chacun.

Regarder, écouter, critiquer, on pourrait dire que ce sont là les actions de base de l’éducation par les médias. Quelques documentaires sont ici pointés à placer devant les yeux tour à tour des enfants puis de ceux-là devenus ados.

La rentrée scolaire, tout comme le début d’une nouvelle année, voilà bien un moment, où l’on se repositionne, où l’on prend de bonnes résolutions, et cela surtout si l’on a dépassé l’âge des bancs d’école. Notre temps est rythmé par un calendrier auquel on s’adapte plus ou moins bien selon les cas. Mais qu'est-ce que le temps? Qu'est-ce qu'une journée, une saison, une année ? Voici quelques-unes des questions auxquelles, SI LE TEMPS M'ÉTAIT CONTÉ - TT8171 permet de répondre à travers le dialogue et les découvertes d’un grand-père qui « raconte le temps » à sa petite fille de 7 ans. Ensemble, ils observent et comparent des objets ou des documents d'archives, visitent des musées ou des monuments et recherchent dans la ville des traces du passé.
L’enfant s’inscrit dans l’Histoire en même temps qu’il grandit. Grandir. C'est devenir. C'est passer d'âge en âge, se transformer au fil du temps. Avec GRANDIR - TT7804, ce n’est pas moins de 3 heures destinées aux trois cycles de l'école primaire pour développer le goût des livres et de la lecture, enrichir l'imaginaire, faciliter l'accès aux langages et la maîtrise de la langue, aller à la découverte du monde, de soi et des autres. On y trouve aussi une histoire de l'école racontée par deux enfants.
Dans LA CLASSE DE MADAME LISE -TT1081, on suit une année scolaire, la première, une année importante où les élèves acquièrent une indépendance fondamentale en apprenant à lire et à écrire. La réalisatrice Sylvie Groulx observe Rafik, Solace, Rahat, Jessica et Adonay. Ils ont six ans. Ils habitent "Parc-Extension", un quartier multi-ethnique situé au coeur de Montréal. Ainsi, elle témoigne du travail patient d'une enseignante composant simplement avec les nouvelles réalités urbaines: enfants d'origines ethniques diverses, différences culturelles majeures, apprentissage du français dans un milieu familial ignorant tout de cette langue.
Quelle est la véritable place de la parole des jeunes à l’école ? Peut-être plus populaire ou à tout le moins, organisé de façon plus formel en France, le délégué de classe est un véritable maillon entre les élèves et les adultes de l'établissement scolaire. A partir de situations réelles vécues en collège, en lycée, en académie et au niveau national, DÉLÉGUÉ ÉLÈVE AU COLLÈGE ET AU LYCÉE – TT1621, ce DVD montre que la parole des élèves peut être entendue et écoutée. Il montre aussi les phases préélectorales, les différentes techniques de formation et insiste sur le nécessaire développement de l'esprit d'engagement des élus et sur les responsabilités qu'ils acceptent d'assumer.
Peut-on vraiment apprendre à tout âge? Tout est-il acquis à la sortie de l'école ou peut-on développer son potentiel à tous les âges? Deux épisodes de la série britannique "Les Mystères du cerveau" proposent d'en savoir un peu plus sur l'apprentissage, la mémoire et la pensée. (LES SECRETS DE L'APPRENTISSAGE - TN1181), tandis que l’autre (DÉVELOPPER SA PERSONNALITÉ - TN1183) lève le voile sur la capacité du cerveau à modifier notre caractère tout au long de notre vie. Illustrés de scènes vécues ou de reconstitution et d'images d'archives, ils relatent diverses expériences à travers des témoignages.
Les enseignants ne seront pas en reste sur cette page puisqu’ils pourront aussi se pencher sur les pensées d’un Philippe Mérieu (À CONTRE-VOIE - PHILIPPE MEIRIEU, PÉDAGOGUE - TT4031) très en verve qui revient sur son parcours de pédagogue, sur les postulats de la pédagogie « d’éducabilité de tous », de liberté, de notions de motivation et de mobilisation dans lesquels elle s’inscrit. DANIEL PENNAC - TA7105, l'auteur de "Chagrin d'école" et de la saga des Malaussène se confie quan à lui, dans un portrait réalisé par Charles Castella.
Bonne rentrée !

Extrait du Chapitre : L’ado et l’éducation dans la brochure « La marque jeune. Les ados en images. » pp 160 à 197 à télécharger au format PDF

Quatrième focus Adolescence
Vive l’été, vive les vacances !

La première chose lorsqu’on pense à l’adolescence, ce sont sans doute les transformations du corps, c’est-à-dire la puberté. Elle ne va pas sans un certain chamboulement psychologique qui fait errer l’ado dans un « no man’s land » entre enfance et âge adulte.
L'adolescence: vive la crise! - C’est pas sorcier - TT6610
Du poil sous les roses - VD7191)

La période estivale est certes propice à exacerber le ressenti d’un quelconque sentiment positif ou négatif sur son propre corps ou celui de l’autre comme raconte cette l’histoire de ces 3 adolescentes durant l’été dans La naissance des pieuvres - VN0149.
Les vacances sont aussi le temps de découvrir des univers où les esprits se forment autrement comme par exemple dans les mouvements de jeunesse. Ainsi dans Cent ans de scoutisme - TT0901), c’est l’occasion de se replonger dans l’origine fondatrice de cette histoire, tandis qu’avec l’Aventure MSF – TH0770, ce sont les trente-cinq ans de Médecins sans frontières, la plus célèbre des ONG du monde qui sont relatées et autant de questions fondamentales corollaires, sur la possibilité de secourir des peuples en tant de crise ou de guerre ou sur le sens de l’engagement personnel dans un tel contexte.
Et dans un registre plus léger, Philippe Lambion, notre célèbre baroudeur national vient de fêter les 20 ans de son émission Les carnets du Bourlingueur - TS1602. Il nous offre un coffret avec 2 DVD de ses aventures sans oublier un petit bêtisier.
Bonnes vacances à tous !

Extrait du Chapitre : L’ado et son corps dans la brochure « La marque jeune. Les ados en images. » pp 39 à 57 à télécharger au format PDF.

Troisième focus Adolescence
J’voulais pas mourir, juste me tuer !

Une phrase lourde de sens, qui dit bien ce qu’elle veut dire, lorsqu’elle est prononcée par un jeune qui vient de faire une tentative de suicide (TS). Titre du documentaire de Marie Mandy, J’voulais pas mourir, juste me tuer ! (TN4161) se penche sur des jeunes exprimant leur mal-être et leur lente reconstruction dans le centre thérapeutique Jean Abadie de Bordeaux. Dirigé par Xavier Pommereau, un psychiatre qui s’est mis à l’écoute de ces jeunes en souffrance depuis plusieurs années.

Considérée chez les jeunes entre 15 et 25 ans, comme la cause principale de décès après les accidents de la route, tous ceux qui côtoient des adolescents au quotidien doivent rester attentifs et vigilants aux signes annonciateurs d’un acte si brutal.

Les trois documentaires ci-dessous éclairent encore cette problématique sous des angles différents : Partir, revenir ou l’ambiguïté de la vie (TN5999) expriment par des témoignages la détresse, le passage à l’acte et surtout la possible reconstruction de 3 personnes qui avaient un jour décidé d’en finir avec la vie. Tabou* (en cours d’acquisition) qui, par la construction cinématographique non voyeuriste d’une réalisatrice suisse, tente de nous faire comprendre de l’intérieur la souffrance d’un jeune homme de 22 ans qui prémédite sa mort et se filme**. La dernière tentation (TN4020) – Coffret du Festival Imagésanté 2010, 1er Prix au Festival ImagéSanté 2010 dans la Session Santé mentale, se focalise davantage grâce à de nombreux témoignages (de proches, de professionnels de la santé) sur les étapes que l’entourage doit traverser après avoir perdu un proche dans de telles circonstances.

Pour rappel, ce coffret (TN4020) présente une sélection de 7 films du Festival ImagéSanté 2010 (www.imagesante.be). Outre le thème de la prévention du suicide chez les jeunes, on trouve aussi les thèmes suivants : la marchandisation de la santé (Secret de Plantes « L'If, arbre de vie, arbre de mort »), la surdité (Sourds et malentendus), la santé en lien avec l’environnement (Mâles en péril), l’alimentation (Des trucs pour avoir la pêche), l’exploitation humaine au travail (La mise à mort du travail – La destruction), la mort et le deuil (C’est fini).

Autant de pistes menant à la réflexion, à la prise de conscience et au débat, un premier pas vers la prévention et la recherche de bien-être pour tous. Un livret inclus dans le coffret reprend les fiches pédagogiques pour chacun des 7 documentaires, celles-ci sont réalisées par la Collection Education pour la Santé de la Médiathèque.
Extrait du Chapitre 6 : L’ado et sa santé dans la brochure
« La marque jeune. Les ados en images. » pp 105 à 159 à télécharger au format PDF.

* Orane Burri, la réalisatrice de Tabou, était l’invitée du CePSEL le 5 avril dernier (Cercle des étudiants en psychologie, sciences de l’éducation et logopédie de l’ULg) pour un débat intitulé « Processus suicidaire : libérer la parole. Quels soutiens possibles en province de Liège?» après la projection de son film.

** Tabou sera diffusé sur Arte-Belgique le 27 avril prochain dans l'émission Quai des Belges ainsi que le 1er mai sur RTBF2.

Deuxième focus Adolescence
Des relations entre garçons et filles aujourd’hui ?
Tous égaux ? Vraiment…

Après une Foire du livre de Bruxelles consacrée, cette année aux femmes et à l’occasion de la «Journée Internationale», le 8 mars prochain, qui leur est dédiée, penchons-nous un instant sur le chemin parcouru entre les sexes. Certes, nos jeunes, filles ou garçons, peuvent aujourd’hui, ouvrir un compte bancaire, voter dès leur majorité, utiliser librement des moyens contraceptifs. Des avancées qui leur paraissent tout à fait normales, oubliant souvent qu’elles sont le résultat de combats menés par leurs grands-parents. Comme le rappellent ces 2 films dont le scénario a été écrit justement par des jeunes sur « l’être femme » et le féminisme aujourd’hui - C koi être une fam ? – C koi être féministe ? (TJ1397) où ils interrogent l'image de la femme aujourd'hui dans le monde des ados et apportent un éclairage sur les enjeux pour l'égalité des sexes et le respect des différences.

Mais les relations entre hommes et femmes ont-elles autant changé qu’on ne le croit ?

Les stéréotypes, les clichés ont encore la vie dure. Il suffit de se promener dans un magasin de jouets où le rose et le bleu se partagent les rayons, ou de feuilleter des livres pour enfants dont le héros prend plus souvent des apparats masculins, pour se rendre compte de l’orientation sexuée marquée, prise dès le départ et des valeurs éducatives sous jacentes, en famille et dès l’école maternelle. Ces éléments de la vie sont en effet moins anodins qu’il n’y paraît.

Ainsi, dans Qui passe l'aspirateur? (TT5161), quatre animateurs mènent, pour la première fois, des activités dans une école primaire autour de l'égalité des sexes. De la 3e à la 6e, les idées fusent, les avis s'expriment, se confrontent sur qui fait quoi à la maison, sur les rôles joués par les filles et les garçons. Tout y passe: les stéréotypes, l'homosexualité, la femme ou l'homme idéal.

Et lorsque que la dimension culturelle intervient, une certaine complexité des rôles et des relations se fait ressentir.
Il m'arrive quelque chose... (TN4016) relate, un projet pilote sur la mise en place d'une cellule autour de la vie affective et sexuelle (VAS) de jeunes adolescentes dans une école professionnelle. Un guide pédagogique (140 pages) nous emmène au coeur de l'expérience et nous permet de vivre, au fil des mois, le déroulement de cette expérience. Il est divisé en 3 parties : la présentation du projet, les notions théoriques liées à la VAS et plus particulièrement des jeunes filles issues de l’immigration et les outils d’animations.

De dossiers pédagogiques bien documentés et de fiches à utiliser en classe sur les relations hommes-femmes, il en est encore question dans Bienvenue dans la vraie vie des femmes et La domination masculine.

Dans Bienvenue dans la vraie vie des femmes (TJ1171), on s’aperçoit en effet que les conditions de vie et les droits des femmes ont largement progressé au cours du siècle dernier. Pourtant, si la notion d'égalité entre hommes et femmes est aujourd'hui dans tous les esprits, la réalité est tout autre. Les inégalités prennent leur source dans une socialisation qui reste fortement différenciée, et perdurent dans le cercle familial, au travail et en politique. Le dossier de 32 pages accompagnant le DVD, réalisé par le Scéren- CNDP, propose 6 fiches pratiques (être femme ; la féminité ; la politique ; les tâches domestiques ; le travail ; la beauté).

Le film La domination masculine (TJ2961) va encore plus loin, et tente de démontrer que nos attitudes collent rarement à nos discours. L'illusion de l'égalité cache un abîme d'injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir.

Et pour poursuivre la réflexion en classe, il existe également un site www.ladominationmasculine.net et un dossier pédagogique (178 pages) à télécharger gratuitement qui comprend 28 fiches (avec des consignes pour les élèves, à partir de 15 ans et des informations pour l’enseignant) réparties en 9 thématiques.

A l’origine, « La domination masculine » est un livre de Pierre Bourdieu (1998) dans lequel il développe une analyse sociologique des rapports sociaux entre les sexes, qui cherche à expliquer les causes de la permanence de la domination des hommes sur les femmes dans toutes les sociétés humaines.

Dans un tout autre registre, Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus (QH2860) le spectacle filmé de Paul Dewandre, représentant officiel de John Gray en France, apporte sur un ton humoristique des éclaircissements sur les différences et incompréhensions au quotidien entre hommes et femmes.
Sans conclure sur le sujet, pointons encore, Potiche (VP1093), ce film décalé de François Ozon sur la condition féminine qui était à l’origine une pièce de théâtre. Il sera dans les médiathèques fin mars.


Extrait du Chapitre 6 : L’ado et la société de demain dans la brochure
« La marque jeune. Les ados en images. » pp227-255 à télécharger au format PDF.

Premier Focus Adolescence.
Premier Focus Adolescence
Pour ouvrir cette série de 6 épisodes : la communication !

A l’occasion de la sortie dans nos salles de cinéma du film « The social network » qui retrace la vie de Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook, arrêtons-nous un instant sur cette technologie qui a considérablement modifié la façon de communiquer des jeunes entre eux, avec leurs aînés, parents ou professeurs.

L’utilisateur lambda utilise surtout Facebook pour rester en contact avec ses amis – ce terme recouvrant dès lors un sens large et ne se comptant plus sur les doigts d’une main mais en centaines. Pour les utilisateurs réguliers, surtout les jeunes, ce mode de communication a modifié considérablement le rapport à soi et aux autres. Il s’agit de mettre en scène sa vie quotidienne via ses statuts ou ses photos. Ainsi le présent, l’intime se donnent à voir immédiatement. Facebook contribue ainsi à donner l’impression –erronée - de se sentir moins seul. Inscrit ou pas sur le plus célèbre des réseaux sociaux, détracteurs ou amateurs, cet univers virtuel fait désormais partie de notre réalité, et demande un apprentissage voire une analyse critique pour ne pas se laisser piéger.

Facebook dépasse le stade de l’avatar évoluant dans Ben X (VB0817), ou de celui qui ne vit que derrière et au travers de son écran comme dans Thomas est amoureux (VT2679). Quel est l’impact des nouveaux modes de communication sur la vie affective et sexuelle des jeunes? Sexonweb.com (TQ7001)

Extrait du Chapitre 5 : L’ado et la communication dans la brochure
« La marque jeune. Les ados en images. » pp199-225 à télécharger au format PDF.

Images mentales 2010
L'asbl Psymages organise, en collaboration avec la Ligue Bruxelloise Francophone pour la Santé Mentale et la Vénerie, Centre Culturel de Watermael-Boitsfort, une troisième édition du Festival Images Mentales. Projections, débats et rencontres autour d'images de la santé mentale.

La collection « Education pour la santé » est partenaire de Psymages depuis sa création, il y a un peu plus de 10 ans et participe aux réflexions autour de la santé mentale et de l'image.

Date : 15 et 16 décembre 2010
Lieu : La Vénerie, Espace Delvaux - Rue Gratès, 3 - 1170 Bruxelles
Télécharger le programme ici.

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