CRASH DISQUES, 2011.
Après plus de 10 ans d'existence et une tournée avec l'illustre Lauren Aitken, les 100G de Têtes nous proposent un nouvel album, "Good Stuff !". Naviguant entre rocksteady, ska, reggae et légères touches punk, cette galette s'inscrit dans la plus pure tradition roots et alternative. Les 100G possèdent un réel talent qui fait de ce "Good Stuff !" complètement autoproduit un disque franchement recommandable lorsque le soleil pointe le bout de son nez ! (AM)
CINQ 7, 2012.
Sur son neuvième album, Dominique A, papa du minimalisme en France, propose treize morceaux très arrangés et parfois grandiloquents. Les cuivres et vents se croisent sur ces compositions moins exigeantes et plus lumineuses que par le passé, lorgnant même vers le rock de stade par instants (le single un peu pompier "Rendez-nous la lumière"). Cependant, sa poésie reste intacte et il faut bien avouer que "Vers les lueurs" nous réserve quelques beaux moments. L'artiste appelle à un retour à la nature. C'est assez logiquement sur les morceaux les plus calmes et intimistes (voire champêtres ?) que Dominique A dévoile toute sa superbe et entre en symbiose avec son propos. Sur "Le convoi", par exemple, magistrale plage progressive frisant les dix minutes. Si l'on émet quelques réserves sur l'aspect parfois maximaliste de ce nouveau crû, on saluera la capacité de l'artiste à prendre des risques et à se renouveler. (AM)
UNIVERSAL MUSIC CANADA, 2012.
Spectacle produit par Dove ATTIA et Albert COHEN. "Nous sommes en France au printemps 1789, la famine, le chômage dévastent les campagnes et les villes. La révolte gronde tandis qu'à Versailles la Cour de Louis XVI, insolente et frivole, continue de dépenser sans compter l'argent de l'Etat. Issus de ces deux mondes qui se redoutent et s'affrontent, Olympe et Lazare n'auraient jamais dû se rencontrer. Lui, jeune paysan révolté par les injustices qui l'ont privé de sa terre, monte à Paris pour conquérir la Liberté. Elle, fille de petite noblesse, gouvernante des enfants royaux à Versailles, se dévoue corps et âme au service de sa souveraine, la reine Marie Antoinette. Et pourtant... Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Lazare plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques. Ils vont s'aimer passionnément, se perdre puis se retrouver. Accompagnant les plus hauts personnages de leur temps tels Danton le magnifique, Camille Desmoulins journaliste fougueux ou Jacques Necker l'austère ministre du Roi, ils connaîtront les soubresauts de la Grande Histoire. Leur amour les mènera jusqu'au matin du 14 juillet 1789, au pied d'une des prisons les plus sombres et les plus mystérieuses de Paris, la Bastille, pour y vivre l'événement qui scellera à tout jamais leur destin mais aussi marquera l'émergence d'un monde nouveau, l'envol de nouvelles promesses de Liberté, et de fraternité entre les hommes. (Présentation officielle)
SIMONE RECORDS, 2012. Enregistrement 2011.
Encore une pépite qui nous vient du Québec via notre label chéri Bonsound. Marie-Pierre Arthur, dont la voix fait fort penser à sa concitoyenne Coeur de Pirate, présente son deuxième opus, "Aux alentours ". Si l'on se désole de l'absence de Patrick Watson (présent sur son premier album éponyme), on est enchanté de retrouver François Lafontaine (claviériste de Karkwa) aux commandes du projet. Les paroles, simples mais touchantes, sont signées Gaële. Sur "Aux alentours", Marie-Pierre Arthur déroule avec une aisance toute naturelle dix morceaux marqués par une légèreté pop mais également par un aspect téméraire très séduisant. Elle n'hésite pas à aller piocher dans d'autres univers comme le gospel ("All Right") ou encore le post-rock ("Chanson pour Dan"). Ces sorties de route donnent une dimension intéressante et originale à ce disque qui s'avère captivant de bout en bout. (AM)
BONSOUND, 2012.
Philippe B propose avec "Variations fantômes" un album singulier et intriguant. Sous une magnifique pochette contenant photos et textes se cachent quatorze pièces à situer entre pop, indie et musique classique. En effet, certaines oeuvres de grands compositeurs comme Satie, Vivaldi ou encore Saint-Saëns ont servi de base à ces chansons aussi belles que déroutantes. Côté textes, on est dans une veine poétique et onirique. L'entreprise semblait à priori risquée, mais Philippe B s'en sort avec brio. Il parvient à habiter chaque morceau avec classe et à proposer une interprétation et des arrangements sobres, là où l'on s'attendrait plutôt à de la grandiloquence. Une très belle signature de l'écurie Bonsound. (AM)
YY LABEL, 2012.
Derrière un nom intriguant, La Boîte à OoTi cache le prolifique Arnaud le Gouëfflec, John Trap et sa compagne OoTi. Sur ce premier album, cette fine équipe plutôt expérimentée nous propose un univers mystérieux composé de froides comptines et de pop-songs souterraines. L'expérience du bidouilleur John Trap s'avère assez payante : l'habillage sonore naviguant entre electronica et weird folk épouse parfaitement les textes assez lugubres d'OoTi. Car la chanteuse à la voix fluette aime raconter des histoires de châteaux hantés, de nuits noires et de fantômes chinois. Dominique A honore ce premier opus par sa présence sur deux chansons particulièrement habitées : " Le chevalier noir " et " Le pêcheur et son ombre ". Dans ce très bel ouvrage, on regrettera juste la présence de deux titres d'ouvertures un peu fades qui pourraient en décourager certains. (AM)
SONY MUSIC ENTERTAINMENT COMPA, 2012.
Ancienne vainqueur de la Nouvelle Star, Amandine Bourgeois s'adonne sur ce deuxième album à un pop groovy aux fortes influences soul. "Sans amour mon amour" a été produit par Ian Caple (Tindersticks). Un album lisse et énergique qui devrait taquiner le haut du top 50.
BCBA MUSIC, 2012.
L'actrice Rachida Brakni se met à la chanson sur son premier album éponyme composé par Cali et écrit par son mari Eric Cantona. Si les instrumentations et les arrangements possèdent des qualités indéniables, on regrettera l'interprétation lacunaire et la voix peu marquante de la comédienne qui font platement retomber les ambiances souvent tendues de cet essai. A noter tout de même : un beau duo avec Rodolphe Burger sur "Mille et une nuits". (AM)
LE CIRQUE ABSENT, 2012.
"Digère et recrache" est le premier album de Cabadzi. Mené de main de maitre par Julien Chirol à la production (Feist, Micky Green, Oxmo Puccino), il se présente comme un mélange de rap, de slam, de rock et de d'electro. Ce décloisonnement des genres donne lieu à un disque varié mais homogène. Les textes revendicatifs échappent au cliché et sont très bien mis en avant lorsque le chanteur Lulu s'adonne au slam. Original et fiévreux, " Digère et recrache " range Cabadzi dans le lot des groupes à suivre de très près ! (AM)
AUTO PRODUCTIONS, 2012.
Nouvelle peau pour Camping Sauvach. Sur "L'oiseau de nuit", le groupe travaille avec un nouveau chanteur, Matthieu Belette. Par le passé, la touche originale de ce groupe à priori banal, à ranger dans la case musette/chanson néo-réaliste, venait justement de leur chanteur halluciné Didier Galland. Ce nouvel opus finalement très classique peine à se démarquer tant il utilise sans cesse les ficelles habituelles du genre de la chanson néo-réaliste. L'aspect festif n'arrive pas à cacher le manque de folie et d'originalité. (AM)
ACTES SUD, 2011.
"Choeurs" regroupe 17 chansons dont les textes sont issus de trois pièces de Sophocle appartenant à "La Trilogie des femmes" : "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre". Ce livre-disque, sorti dans l'ombre aux éditions Actes Sud, marque le grand retour de Bertrand Cantat qui, accompagné de Pascal Humbert (16 Horsepower, Passion Fodder), Bernard Falaise et Alexander MacSween, signe un brûlot sombre et habité. L'ex-Noir Désir se montre très présent sur chacun des titres en interprétant les textes tragiques de Sophocle de diverses manières : cris, explosions, tensions et chuchots composent cet album noir comme une nuit d'hiver... L'adaptation du théâtre en musique fonctionne plutôt bien sur ces "Choeurs" fiévreux et terriblement prenants ! (AM)
LE SAULE, 2011.
Voici le meilleur disque de Philippe Crab : textes merveilleusement trempés d'imaginaires, musique narrative, arrangements aux petits oignons cuisinés avec les amis du label Le Saule (Léonore Boulanger, Jean-Daniel Botta, Laurent Seriès, Alexandre Saada, ...). Mention particulière à cette belle suite de chansons racontant l'histoire d'un professeur Jules-Vernien que ses élèves jugent dépassé. A découvrir sans hésiter une seconde. (GD)
ATMOSPHERIQUES, 2011.
Troisième et meilleur album pour Joseph d'Anvers qui a encore muri. On sent que l'homme a acquis du métier. Il arrive à concilier son amour pour le répertoire anglo-saxon et pour les textes travaillés en français, en sortant un tant soit peu des sentiers trop souvent empruntés par les chanteurs francophones peu aventureux. On apprécie la subtilité des textes et les angles d'approche des thématiques. Côté musique, la production a de la gueule. Elle met en avant des compositions qui manquent parfois d'originalité. (GD)
LA BALEINE, 2011.
Après avoir pondu un album remarquable (mais peu remarqué), "Sous les cendres" en 2009, le duo electro-pop Del Cielo nous revient avec l'hypnotique et lancinant "Sur des braises". La formule n'a pas changé : le groupe se caractérise toujours pas la voix un peu naïve de Liz Bastard et les arrangements de Gaël Desbois qui empruntent tant à l'electronica qu'à la cold ou la new-wave. Cependant, on sent que l'écriture s'est manifestement affinée depuis leur dernier essai : les Del Cielo nous servent ici des chefs-d'oeuvre claustrophobes à l'instar de "Sur des braises", "Veux-tu" ou "Casoretto" en duo avec Dominique A ! On sort totalement convaincus de cet album oscillant brillamment entre sombre mélancolie et anticonformisme. (AM)
EMI, 2011.
"Vagabonde" succède au premier album éponyme de Claire Denamur sorti en 2009. La jeune demoiselle, qui a passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, propose sur cette galette onze titres qui évoquent les grands espaces sauvages des terres de l'oncle Sam. Claire Denamur, épaulée par Da Silva, exploite tout l'héritage musical ricain, du folk au blues en passant par la country; une guitare-slide se plait à vagabonder sur la plupart des titres qui dégagent une ambiance chaleureuse et authentique là où d'autres auraient pu passer pour de simples faussaires. Côté textes, une belle évolution par rapport au précédent essai : on est dans une veine plus contestataire que sentimentaliste. (AM)
AUTO PRODUCTIONS, 2010.
Le MC Dooz Kawa fait preuve sur "Etoiles du Sol" d'une démarche pour le moins singulière qui donne lieu à ce que l'on pourrait appeler du "rap manouche". Le disque s'ouvre sur une reprise du score de "Swing" de Tony Gatlif, où l'on peut entendre l'intervention de Mandino Reinhardt. Et ce talentueux fils de Django n'est pas le seul intervenant de choix sur cette pièce hybride de hip-hop français : on retrouve l'excellent Bireli Lagrene et Mito Loeffler sur trois autres titres. Au final, cela donne naissance un univers très particulier et mélancolique, entre musiques tsiganes et hip-hop downtempo, truffé d'instruments désuets et de sons bizarres. Une réussite ! (AM)
POLYDOR, 2012.
Sixième album pour la Grande Sophie, produit par Vincent Taeger, Vincent Taurelle et Ludovic Bruni du Sacre du Tympan. Ce nouveau cru varie entre moments acoustiques et sonorités seventies.
BONSOUND, 2011.
Monogrenade, signé sur le fabuleux label québécois Bonsound en 2010, présente son premier album "Tantale" après un EP remarqué en 2009. Les influences du groupe sont principalement anglo-saxonnes (Radiohead en tête) et donnent à ce premier disque un aspect frais et moderne qui contraste avec la plupart des productions francophones. Monogrenade propose un univers soyeux et intimiste parfaitement arrangé (les cordes sont nombreuses!) faisant mouche à tous les coups. Au fil de ces douze morceaux, Monogrenade se plait à nous emmener dans des ambiances tour à tour aériennes, légères ou parfois plus musclées. A suivre absolument ! (AM)
EMI MUSIC FRANCE, 2012.
Cinquième album pour M.Pokora, contenant moins de titres r'n'b et beaucop plus de ballades de type variété.
AKA MUSIQUE, 2011.
Radiozero est un groupe pop/rock français, produit par Akamusic. A ranger du côté d'Eiffel ou de Noir désir si ce n'est qu'ils n'en n'ont pas la fougue ni la profondeur, et qu'ils se la jouent "écorchés vifs" plus qu'ils ne semblent l'être. Bref, ça sonne un peu faux. (GD)
VIVA DISC, 2012.
Best of 2012.
VIVA DISC, 2012.
"Les 50 plus belles chansons" de Pierre Rapsat.
FREAKSVILLE RECORDS, 2012.
"China Man vs. China Girl" plaira très certainement aux détracteurs de Benjamin Schoos. Le liégeois abandonne ses oripeaux rock'n'roll pour enfiler un costume flambant neuf qui, disons-le, lui sied à merveille ! Pop orchestrée à la Biolay, talkover gainsbourgeois, arrangements presque dream pop : ce nouveau cru made in Freaksville redore le blason du label (et de son géniteur) qui ne tenait pas la forme ces derniers temps. Dans ce "China Man vs. China Girl", on croise Laetitia Sadier (Stereolab) au détour d'un magnifique duo ("Je ne vois que vous"), Chrissie Hynde (The Pretenders) encore en bonne condition ("Un garçon qui pleure") ou encore Mark Gardener (Ride) sur un final luxuriant en anglais ("Worlds Away"). Ce disque est bien celui que l'on n' attendait pas de Benjamin Schoos. Et c'est tant mieux ! (AM)
SONY MUSIC, 2012.
Troisième album pour le groupe de hip-hop/R'N'B français. Déjà disque de platine!
SONY MUSIC ENTERTAINMENT COMPA, 2012.
Second album pour l'ancien vainqueur de la Nouvelle Star. "Sous les yeux de Sophie", successeur de "Tant pis" sorti en 2009, affiche sans complexe l'héritage des ô combien influents Noir Désir. L'opus a été écrit en hommage à Sophie, une amie de Soan décédé subitement suite à une rupture d'anévrisme. Cette inspiration morbide donne naissance à un album de rock fiévreux aux textes travaillés mais parfois un peu prétentieux. Si l'ensemble n'est pas follement original, il faut bien avouer que la production soignée rend cet album plutôt convaincant. On retrouve Christian Olivier (accordéoniste des Têtes Raides) sur un titre ainsi qu'un duo avec Melissmel. (AM)
BARCLAY, 2012.
Après 8 ans d'absence, Zebda donne naissance au successeur d' "Utopie d'occase". "Second tour", qui sort à l'aube des présidentielles françaises, rappelle que les toulousains ont toujours mené un combat politique et ne sont pas juste les auteurs d'un tube de l'été (celui de 98 précisément). Bien sûr, on retrouve chez eux un optimisme salutaire et une profonde envie de faire la fête, mais nombreuses des chansons de ce nouveau cru nous rappellent les très bons "Je crois que ça va pas être possible" ou "Le bruit et l'odeur". Les Zebda possèdent toujours cette pertinence - agrémentée d'une bonne dose d'humour- à propos des thèmes de l'immigration et du racisme. Musicalement, on reste dans la lignée des précédents opus, avec quelques touches davantage orientalisantes. (AM)
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