Photographe autodidacte, Cristovão Pereira Martins est un « Pirate de l’instantané ». De près comme de loin son regard se pose sur une quotidienneté emprunte d’agitation, de révolte où se mêle justesse et sensibilité.
Ces photographies sont le support de nos réalités respectives, justes, incisives et sans artifices. Cristovão Pereira Martins nous ramène à nos propres existences ainsi qu’a celles des autres. Photographe d’une vie sans cesse en mouvement capté au plus près du moindre frémissement qui nous émeut et nous échappe à la fois.
Du 1er juillet au 31 août 2010
Sous la direction de Jean Verly, initiateur et animateur de plusieurs ateliers de dessin (d’initiation et de perfectionnement) dans la région de Louvain-la-Neuve et de Cour-St-Étienne, des membres de l’atelier de l’UDA (qui dessinent les œuvres du musée de LLN) et des membres de l’atelier de Beaurieux (qui pratiquent le dessin avec modèle) nous font le plaisir de présenter une partie de leur travail sur les murs de la Médiathèque de Louvain-la-Neuve durant cet été.
Jean Verly résume ainsi la démarche qu’il s’efforce de mettre en place lors de ses différents ateliers : « Apprendre à dessiner, c’est d’abord apprendre à voir. Lorsqu’on regarde, on découvre la beauté de ce qui nous entoure. Mais il faut se défaire des images préconçues que nous avons apprises. On privilégiera le lâcher-prise dans la pédagogie du dessin. »
Et il poursuit : « Dessiner ce que l’on voit constitue la base de l’expérience proposée. Soumettre son dessin au regard de l’autre est aussi stimulant: il n’est pas rare que d’autres personnes voient des choses que vous n’avez pas vues… Cette expérience procure une grande satisfaction lorsqu’on se rend compte que l’on voit d’une manière nouvelle, « comme un artiste » ».
Venez donc découvrir l’univers unique de chacun de ces artistes durant tout l’été ! Vous serez les témoins de la multiplicité des visions qu’autorisent les choses qui nous entourent, dès lors qu’on les regarde vraiment.

Du 10 novembre au 5 janvier
L'art que pratique Jean-Pierre Evrard est le dessin aux crayons de couleur ; il redonne véritablement à ceux-ci leur place parmi les matériaux artistiques. Le fait est trop exceptionnel pour qu'on ne le signale pas d'entrée de jeu, d'autant qu'on n'a pas affaire ici à une activité enfantine et maladroite, analogue à celle qu’on pratique à l'âge des culottes courtes. Jean-Pierre Evrard se distingue de deux manières, par son art du dessin et par l'univers qu'il nous invite à découvrir. Le premier est méticuleux, sans repentirs, tout en finesse et en nuances. Le trait est précis et d'une légèreté remarquable. L'univers, lui, nous déconcerte au premier abord. Flamand par la famille de sa mère, Ardennais par son père, l’artiste se singularise déjà en ne proposant pas des paysages « régionaux ». Apparemment, cela ne l'a jamais intéressé. Son univers à lui fart bien davantage penser à la Scandinavie avec sa mer, se plages ponctuées, ici et là, de roches ou de maisons, des cabanes plutôt, construites à l'abri des vents et dont le toit fume, attestant que dans ces vastes solitudes une présence humaine s'accroche. Inévitablement, on pense à un pays de légendes. Cette impression se trouve confortée lorsqu'on découvre, comme dans Gulliver, de petits êtres se déplaçant, par exemple, dans d'immenses assiettes, c'est-à-dire quand personnages et décors ne sont pas à la même échelle. De plus, on s'aperçoit que des falaises sont formées de livres. Falaises parce que l'on croit voir des algues, des mousses vert brun, mais livres parce que les nervures de leurs dos reliés de cuir saillent et que, d'aventure, on distingue les pages ou simplement la tranche.

Du 22 septembre au 7 novembre 2009
Norman Faber est un nomade passionné d’art et de voyages. Originaire de Barcelone, il possède le tempérament vif et rude des gens du Sud.
Depuis 15 ans, il a déposé ses valises en Belgique et vit la plupart du temps dans son atelier à La Roche, petit village du Brabant wallon. Il faut savoir que cet artiste “est tombé dedans quand il était petit”. Né dans une famille d’artistes, il a été nourri dans ce terreau fertile entouré des plus grands : tout d’abord son grand-père, Will Faber, ensuite Tapies, Gaudi, Miro, Barceló, Basquiat, Warhol...
L’humour fait partie de son quotidien, mais aussi la couleur. Il ressort de ses créations des ocres et des rouges flamboyants, des arabesques, des écritures, des symboles. Il ose même, non sans autodérision, porter un regard amusant sur la tauromachie.
Norman mêle avec brio l’art baroque, la photo, la peinture, la sculpture... détournant certains objets de leur sens premier.
Influencé par les terres d’Afrique, cet artiste multiple en exalte la symbolique par un nom qui définit très bien son style “AfriCatalan”.
A découvrir donc... l’itinéraire de “ce petit Catalan mais grand par le talent” !


Jusqu'au 15 août
Rencontre avec l'artiste le 8 août de 14h30 à 17h30
En juin 1968, après avoir suivi des cours d'Art Déco, colette Carpentiez devient régente en arts plastiques.
Elle travaille le crayon graphite, les crayons de couleurs (dessins d'observation et compositions imaginaires) et à la gouache.
Néanmoins, à des fins pédagogiques, elle expérimente toutes sortes de techniques.
Mais 26 ans plus tard, un accident l'oblige à quitter son métier.
Aptrès être restée immobilisée une longue période, elle s'inscrit dans un atelier d'aquarelle. C'ets une bouée d'oxygène dans son combat pour retrouver une santé satisfaisante.
En 2006 elle pratique la gravure à l'atelier de dessin de Louvain-la-Neuve.
Ayant vécu son enfance au Congo, elle veut faire connaître et mettre à l'honneur un art ancestral à travers les peintures sur marumba (pagne) et les premiers tissages.
Pour ses gravures, elle s'est inspirée des motifs pygmées et des velours du Kasai en mettant un détail en valeur.
Exposition de dessins de Gérard Dutry à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve
Du 28 avril au 15 juin 2009, la Médiathèque de Louvain-la-Neuve expose une vingtaine de dessins abstraits de Gérard Dutry.

Architecte et professeur de dessin, d’art et de conception à l’UCL et à l’IAD, Gérard Dutry a créé l’Atelier de Dessin de Louvain-la-Neuve. Il y enseigne depuis de nombreuses années le dessin d’observation aux adultes.
Parallèlement à son travail d’observation d’après nature, en atelier et en voyage, Gérard Dutry mène un travail d’abstraction dans des compositions imaginaires, les “Métagraphies”, qui s’apparentent à une écriture, à une partition musicale dans laquelle les signes et les gestes sont prédominants, et dans laquelle le pinceau chinois, l’encre et la transparence des lavis colorés laissent au papier sa fragilité.
L’exposition des dessins de Gérard Dutry à la Médiathèque se tient parallèlement à la présentation du livre de Lucien Putz “Les Tambours de Louis”.
Samedi 6 juin, de 15 à 17h30, rencontre avec l’artiste et avec l’écrivain.
L’exposition est visible du mardi au vendredi, de 12 à 18h30, le samedi de 10 à 18h, à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve, Place Galilée, 9A.
www.dessinlaneuve.be
Artiste peintre
Expose à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve du 3 mars au 4 avril 2009


Démarche
Au départ la structure est dictée par le format du support. D’abord très organisée, cette structure perd de sa définition mais garde sa fonction de base.
Pour réduire l’influence du format, les supports libres sont préférés. Ainsi, les œuvres sont souvent réalisées sur des supports variables dans la matière et dans la forme.
Différentes recherches ont amené à travailler des toiles de lin et de coton brut, des supports en bois de récupération, différents métaux, des films transparents, des papiers de toutes sortes tels que papier journal, cartes routières ou militaires.
Ces recherches enrichissent le travail actuel qui peut être perçu comme ‘work in progress’.
Les couleurs sont utilisées pour former des contrastes et mettre les matières en évidence. Au delà de la couleur, c’est la matière qu’elle représente qui s’exprime dans l’œuvre. Ainsi le jeu des transparences et des opacités crée un relief et une tension jusqu’à un point d’équilibre.
Style
Le jeu de l’abstrait et du figuratif se mêle singulièrement. Des pointes d’éléments figuratifs viennent s’incérer dans une toile abstraite. Ou au contraire la figure abstraite vient suggérer les éléments figuratifs.
Il s’agit de compositions fortement charpentées, abstraite peut-être, mais à la manière des vieux murs et des efflorescences imaginaires que l’on y trouve.
Technique
Matiériste et faussement brutale, les œuvres explorent des registres où la peinture se fait pâte épaisse, raclée et frottée.
L’artiste semble parfois investir la toile en graveur ou en sculpteur de bas-relief. Des strates successives s’étagent en rythmes distincts et font naître des parcelles définies.
Les nombreux voyages que l’œil humain peut alors entreprendre se font de vibration en vibration, nouant chaque fois de nouveaux liens.
Biographie
Après une petite enfance en Afrique, Louisette a vécu à Bruxelles, puis s'est installée dans le Brabant Wallon.
Architecte d'intérieur, c'est à travers la matière et la couleur que Louisette s'exprime le mieux.
Sa sensibilité et sa perception artistique l’orientent très tôt vers la peinture.
Quelques années à l'académie des Beaux-Arts vont lui permettre de maîtriser ce nouveau médium.
Après une période de travail intensif et varié dans le domaine de la décoration, c'est vers l'enseignement et l'expression picturale qu'elle se tourne.
La découverte ou l'approfondissement visuel des oeuvres artistiques contemporaines ou anciennes constituent pour Louisette une approche passionnante du monde.
Exposition de peintures de Michèle Purnal aux cimaises de la médiathèque de Louvain la Neuve.
Du 20 Mai 2008 au samedi 14 Juin 2008 inclus


Toujours en quête de la poésie du monde, nous offrant des œuvres à l’imagination toujours renouvelée, tantôt silencieuses, étranges, insolites, féeriques, évanescentes comme suspendues au mystère qui nimbe chaque chose. Ou au contraire vitales, déchirées ou provocatrices.
L’écriture elle-même en est très variée, précise, patiente ou généreuse, fulgurante et ces rythmes semblent se nourrir mutuellement.
Beau peintre, comme il n’en existe plus.
En cette époque où il semble de bon ton pour « l’artiste » d’endosser l’étiquette uniformisante et rassurante des mouvements de la mode, ce peintre, courageusement à contre-courant, depuis 55ans fidèle à elle-même, nous exprime les noces de sa magie et de celle du monde.
Car le sacré n’est jamais absent de cette démarche, au contraire il en est l’élément unificateur .
Michèle Purnal nous rend à nos rêves, cela nous réchauffe, nous donne de l’espoir…
A. Thorez
Exposition de Julien Brunet.
Du 1er décembre au 15 janvier 08
Installation sur mur de 40 cadres.
Techniques : rotring, crayon gris, crayon de couleur, gouache, cutter, stiff.
Cadre : vieux cadres.
Cette installation est issue, à la base, d’une bande dessinée qui se compose de trois histoires bien distinctes.
Chaque histoire a un fil conducteur bien précis et un déroulement classique avec un début et une fin.
Ici, le but est de détourner chaque planche de son récit originel, de lui donner un statut de dessin en tant que tel, d’œuvre originel.
Le dessin fonctionne dans un ensemble mais aussi de façon autonome, indépendante.
Un dessin à la suite ou à côté d’un autre évoquera une situation, une suite d’actions, un collage dans l’esprit du spectateur.
Le dessin peut fonctionner aussi par sa seule unité, pour ce qu’il est, sans corrélation avec le reste.
Le spectateur est libre de créer son propre récit avec les morceaux d’histoires accrochés ou de s’imprégner de chaque dessin comme une unité.
Du 15 octobre au 30 novembre
Peinture (acrylique sur bois, toiles, techniques mixtes)
"La nature, les voyages, les rencontres... sont mes sources d'inspiration. Ma démarche se développe autour de questionnements sur l'être humain, la femme en particulier, sa place dans la société actuelle, dans l'environnement..."
Du 1er septembre au 15 octobre
Des lieux, des silhouettes s'inscrivent en filigranes, comme le souvenir des émotions. Le thème récurrent de l'oeuvre se devine dans la superposition des formes et des couleurs, volontairement recomposées en gamme estompée. Le collage tient une place très importante : il est intégré pour exprimer des fragments de vie, de réalité. La lumière, la transparence et la délicatesse des couleurs, l'enchevêtrement des lignes et des plans, l'intrusion des papiers superposés, collés ou décollés contribuent à créer un univers particulièrement étrange où le spectateur est invité à cheminer.
Peter Peereboom
Fasciné par le mouvement des corps, Peereboom est aussi passionné par la danse. Il jongle dans son travail avec le temps et l'espace, déclinant dans chaque oeuvre un scénario propre à une image fixe, sa peinture. Peter Peereboom est né à Delft (Hollande) en 1952.

Aaron F
Aaron F. est issu de l’INRACI où il a suivi une formation en cinématographie. Face aux outils traditionnels du cinéma et de la photographie, il s’est intéressé à une variété de techniques numériques donnant une dynamique plus étendue à son travail. D’un point de vue graphique, ses créations se caractérisent par une recherche continuelle basée à la fois sur les couleurs fortes, les contrastes marqués, les formes structurées et abstraites donnant à son univers une réelle personnalité visuelle éclectique. Cette rencontre entre son imaginaire et la réalité permet là aussi de dynamiser son travail dans son ensemble afin de diriger le regard du spectateur; quant à l’esthétique de ses compositions, celles-ci sont soutenues par une recherche d’étalonnage qui lui est propre. Son dernier projet « Dictée Magique » est un clip vidéo englobé dans cette démarche, l’autre but de ce projet étant delivrer un témoignage sur l’art urbain condamné à être nettoyé et à se renouveler à l’infini. Aaron F travaille actuellement dans une maison de production de film publicitaire, une opportunité qui lui permet d’être toujours au courant des dernières innovations et d’y confronter sa propre créativité









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