Les Minus Story aiment saccager leurs petits scénarii pop rupestres par des ratures bruitistes. Mais des ratures qui deviennent des signatures bouleversantes. La pochette ne ment pas, c’est un diamant brut. Certains fantômes du passé nous poursuivent jusque dans nos rêves les plus insondables. Jordan Giger, éminent conteur des Minus Story, est parvenu à apprivoiser ses visions troubles en une source d’inspiration intarissable pour ses petites histoires de freaks. Les compositions du sextet de Lawrence, Kansas, semblent tout droit sorties d’un récit du quotidien mélangé à l’irrationnel d’un songe.
Avec une formation provenant de Chicago, un batteur qui n'est autre que John McEntire, le multi-instrumentiste de Tortoise, et un nom provenant d’un morceau de Gastr Del Sol, on pourrait se demander comment ne pas rattacher The Sea And Cake au mouvement post-rock des années 90. Pourtant le groupe reste assez loin des expérimentations sonores de cette scène, et construit d’album en album une pop discrète et sophistiquée.
The Secret society est le projet madrilain du songwriter Pepo Marquez. Après avoir sorti trois eps, contribué à plusieurs compilations, et collaboré avec des formations aussi reconnues que Songs: Ohia, Xiu Xiu ou Magnolia Electric Co., c’est au tour du premier album de The Secret society de voir le jour sur le label Acuarela. Un recueil de chansons lo-fi simples et directes, sans fioritures, proches souvent de Will Oldham : une guitare, une voix, une batterie, un harmonica, également un piano et un violon parfois, sont les ingrédients de ces morceaux troussés par instants sur le fil d’une rythmique pesante, ou au contraire souple et entraînante, que ne renierait pas Swell (Passenger).
Enfin libéré de sa dramatique dépendance à l’alcool et aux analgésiques. Désormais accro au Coca Light ("trente canettes par jour"), celui qui nous faisait partager, dans ses splendides chansons dérangées, ses failles et ses tourments d’artiste intelligent a découvert qu’au-dessus de sa tête, même dans ses moments les plus désespérés, un ciel bleu, majestueux, brillait toujours. D’où ce nouvel album serein, épuré, positif. (...) Et la musique, dans tout ça ? Qu’est devenu le formidable éclectisme du Wilco qui brassait avec une cohérence inouïe country alternative et avant-garde bruitiste, pop acide et rock stonien ? Elle s’est dissoute dans un soft rock habité aux harmonies enchanteresses et aux envolées de guitares divines.
Avec Walls, Apparat alias Sascha Ring, offre à l'electronica son plus beau cadeau : un disque de toute beauté, à la fois accessible et expérimental. Lardé de glitch et de saturations, bordé de mélodies délicates et armé de véritables pop songs électroniques, Walls est peut-être le premier véritable album d'electronica populaire.
Le 5e album de Mice Parade pour Fat Cat, après Obrigado Saudade et Bem Vinda Vontade, explore à nouveau l’univers folk-
electronica avec un son essentiellement moderne rappelant les rythmes de Can ou les mélodies expérimentales de Brian Eno. Mice Parade, tout en reprenant les influences des deux derniers albums, emprunte une nouvelle direction. Bien qu’écrit et joué presque intégralement par Adam Pierce, cet album reste un projet de collaboration avec des artistes rencontrés en tournées, tel que Kristin Anna Valtysdottir (Mum), Doug Scharin (Rex, Him, June of 44), ou encore Jay Irsaelson (Lansing-Dredien).
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