Indie rock mélancolique. Brume, moiteur et sons calfeutrés constituent la mouture de ce quatrième album de Logh. Un thermomètre ambiant plongeant sous le zéro suffira à ces Suédois pour donner le ton de ce bien dénommé North. Emotion vibrante et élégance irréprochable…
Les 24 chansons de ce double album regroupent des chutes de studio de la période 1994-1997, soit la période qui fit connaître la gloire à Elliott Smith. C’est surtout la période qu’il consacra à la conception de ses deux disques les plus importants, Either/Or et XO. Soit le Ying et le Yang de sa musique. Le folk rustique et épuré d’un côté, la flamboyance beatlesienne de l’autre. Mais Elliott Smith était avant tout un artisan, un perfectionniste, un acharné. La musique étant peu ou prou le seul mode d’expression cathartique à même d’exprimer toute le mal-être de ce boeuf qui se voulait vigoureux, il accordait toute l’attention dont il était capable à la construction de chacune des chansons.
Loin de tous ces groupes qui explosent les watts, le trio déroule tranquillement une indie-pop très rock en toute quiétude, avec une réelle profondeur. Leur truc, c'est plutôt des morceaux fouillés, arrangés au poil mais jamais lisse, ni jamais complexe, bâtis sur des lignes claires et denses qui oscillent entre lumières et ténèbres.
Windmill épaulé par les copains de The Earlies et Alfie, accompagné d’une chorale improbable, pioche tant dans le répertoire folk que dans celui de l’indie-pop US (Built To Spill, Flaming Lips et consorts), pour tracer à l’encre bleu foncé des chansons intemporelles composées au piano. Des violons, quelques cuivres, une batterie basique et toujours cette voix qui manque d’éclater en sanglots devrait suffire pour faire de Puddle City Racing Lights un album insupportable pour certains, tout autant qu’indispensable pour d’autres.
The Absent And The Distant dégage tout au long de sa courte mais intense demi-heure ce qu'on est bien obligé d'appeler une certaine classe, évidente sur les somptueux All et Safe Place In The World du début, où Repp chante avec l'assurance d'une chanteuse de jazz expérimentée sur des mélodies magnifiques parfaitement arrangées.
Après deux albums encensés par la critique, les Great Lake Swimmers reviennent avec Ongiara, un nouvel opus à la croisée des chemins du folk, de la country et de la pop. Le songwriter Tony Dekker, à l'origine du projet, est souvent comparé à Nick Drake, Iron and Wine ou Neil Young. Enregistrées à l'Opéra de Londres, au Canada, ses ballades sombres et mélancoliques sont mises en valeur par une acoustique somptueuse.