Nos Médiathèques

La mort à la Renaissance

 

Collections Montoises des XVème et XVIème siècles

La mort, seule certitude

Thématique de la mort dans la musique à la Renaissance

 

 

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Introduction

L’exposition « Collections montoises des 15ème et 16ème siècles » présentée au BAM jusqu’au 21 février s’articule autour d’un intrigant panneau anonyme intitulé « la mort seule certitude ». La scénographie de l’exposition lui associe un thème musical très particulier. Cette pièce vocale également anonyme intitulée « homo fugit velut umbra » (l’homme s’enfuit comme une ombre) et sous-titrée « passacaille de la vie » est interprétée par l’ensemble « l’Arpeggiata » de Christina Pluhar.

Celle-ci explique dans le livret de l’édition compact chez « Alpha » que cette œuvre est sans doute originaire de la tradition orale du sud de l’Italie.

« Son titre « Passacaglia della vita » suggère une danse des morts, une danse macabre, évoquant la représentation médiévale d’un squelette qui danse à travers les rues de la ville (passa calle, passer dans une rue), la signification originale de la danse en espagnol ».

Le texte intégral présenté à l’exposition et bien sur dans le livret de l’enregistrement renvoie par l’énumération, le fatalisme, l’image de la mort qui supplante et envahi la vie à une vision humaniste typique de la renaissance alors qu’à l’age baroque, début du 17ème la mort se théâtralise : Nous ne sommes plus égaux devant elle car la bonne mort est l’aboutissement d’une bonne vie.

                « Tu te trompes
                 en pensant que les années
                 ne vont jamais finir
                 il faut bien mourir.
                 La vie est un songe
                 Elle semble si douce
                 Mais la joie est courte
                 Il faut bien mourir. »

Le texte qui suit a pour but d’inscrire l’évolution musicale qui se produit durant les 15ème et 16ème siècles dans la thématique de l’exposition.

Les membres de la médiathèque bénéficieront de l’entrée au tarif réduit.

Sur le site du BAM

    

L’école Franco-Flamande

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Sur le plan musical les 15ème et 16ème siècles voient l’apparition, le triomphe puis la décadence de la musique polyphonique.

Avec la renaissance émerge une nouvelle culture centrée sur des valeurs laïques et profanes qui entraîne une évolution stylistique différenciée entre les musiques sacrées dite d’église et la musique à destination profane dite de chambre.

Cette époque voit l’éclosion de l’école Franco-flamande. De 1420 à 1580, cinq générations de compositeurs issus principalement des Pays-Bas bourguignons vont se succéder.

Cette école va initier le développement de la polyphonie et poser les bases de l’harmonie moderne.

Ce style c’est ensuite répandu à toute l’Europe notamment grâce à l’imprimerie mais aussi parce que ces compositeurs se rendirent en Italie, en Espagne, en France et en Allemagne.

Guillaume Dufay, Gilles Binchois, Antoine Busnois, Johannes Ockegem, Josquin des Prés, Pierre de la Rue, Jacob Obrecht, Nicolas Gombert, Adriaan Willaert, Jacobus Vaet, Jacob Clemens Non Papa et Roland de Lassus sont dans un ordre chronologique quelques uns des principaux compositeurs de cette école.

Notons par ailleurs l’importance du Hainaut dans ce mouvement puisque Ockeghem est né à Saint-Ghislain, Binchois et Lassus à Mons, Pierre de la rue à Tournai, Claude Lejeune, Dufay et Josquin des Prés dans la partie aujourd’hui française de la province.

Cette période qui débute avec l’achèvement de la guerre de cents ans et termine avec celle des guerres de religions est aussi marquée par les épidémies de peste qui ravagent l’Europe du 14ème au 17ème siècle. L’obsession de la mort dans la culture occidentale qui se manifeste surtout à partir de la seconde moitié du 14ème siècle est présente dans la poésie (Villon, Ronsard, Pétrarque…) plus tard dans le théâtre (Shakespeare) et bien sur dans les arts plastiques sous la forme de représentations allégoriques de la mort ou d’une procession de morts, généralement sous forme de squelettes accompagnant des vivants au tombeau.

Il s’agissait de rappeler aux humains leur mortalité et même leur égalité devant la mort: la jeune fille et la mort, les danses macabres, les trois vifs et les trois morts, l’enfer… Autant de thématiques mortuaires traduites en peinture et en gravure (Baldung Grien, Holbein, Dürer, Bosch, Bruegel…).

Le 15ème siècle voit aussi un développement spectaculaire de la statuaire funéraire.

La renaissance est donc une période riche en oppositions et en contrastes : l’amour et la mort, la propagation des épidémies et l’explosion artistiques, l’édification de monuments somptueux et les conditions de vies précaires, l’esprit et la chair…

Les chansons grivoises attestent alors de l’importance d’une culture populaire qui coexiste avec une pensée religieuse austère et une création musicale novatrice.

La précarité de la vie la rend plus vive et plus intense, ce constat est illustré par les textes des chansons, motets et déplorations composés au 15ème siècle.   

       « Mort j’appelle de ta rigueur » : poésie de François Villon mise en musique par Delahaye, « hélas mon deuil » de guillaume Dufay, « Mort tu as navré » de Ockeghem, « Mort et fortune » de Gombert, « Mort m’a privé » et « Mort bien je désire » de Crecquillon, « mort est jeux pire » de Lassus…

De nombreuse chansons prolongent aussi l’idée médiévale de la lyrique de l’amour courtois liant amour et mort. Ne pas obtenir l’amour de la dame, être séparé d’elle peut provoquer douleurs et mort. Ici la mort se présente comme une alternative du devoir : « Vous me faites mourir » de Compère, « Adieu mes amours » de Josquin des Prés, « Mort en merchy»  de Binchois, « L’amour, la mort, la vie » de Janequin…

La musique religieuse voit l’apparition des premiers requiem polyphoniques : Missa pro defunctis ou officium defunctorum.

Ces messes sont une prière pour les âmes des défunts célébrées avant l’enterrement ou lors de cérémonies du souvenir.

Le plus ancien qui ait été conservé, celui de Ockeghem composé vers 1460 s’inspire de celui de Dufay, aujourd’hui disparu.

Brumel vers 1500 est le premier à inclure le dies irae. Richafort vers 1521 compose pour la mort de Josquin des prés, Morales en 1544 pour les funérailles de Philippe II, Du Carroy en 1590 pour celles d’Henri IV. Ceux de Lassus en 1580 et de Palestrina en 1591 représente en la matière l’aboutissement de style polyphonique.

Du point de vue de la musique profane, la relation à la mort ne se limite pas à l’école Franco-Flamande. En Angleterre, beaucoup de textes et les compositions de John Dowland sont imprégnés de mélancolie, décrivant le sommeil comme un allié de la mort : « Venez lourd sommeil,l’image de la vraie mort… », « Laissez-moi demeurer dans l’obscurité », « la vie meurt avant que la mort ne vienne vraiment ».

Un chant Judéo-espagnol du 15ème siècle en donne par contre une vision plus hédoniste sans doute en rapport avec celle des philosophes Arabo-andalou : « La vie est un passage dont on cherche à profiter, la mort est un voyage au monde de la vérité ».

L’Italie : de l’apogée du madrigal à la naissance de l’opéra

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A la fin du 16ème siècle, le centre de gravité de l’innovation musicale se déplace vers l’Italie où le madrigal a acquit une grande complexité.

La figure particulière de Gesualdo se détache, d‘abord parce qu’il est avec Monteverdi, l’un des compositeurs Italien le plus important de la fin du 16ème siècle, aussi parce que son destin personnel est marqué de manière spectaculaire par la mort de sa femme infidèle qu’il a fait assassiner avec son amant ainsi que par celle de leur plus jeune fils.

La mort de son second fils vécu comme une punition divine déchaîne chez lui un comportement autodestructeur qui aboutira sa fin prématurée. L’on peut trouver dans son œuvre musicale ce besoin d’expier ses fautes et il serait facile en effet d’associer dans la composition de certains madrigaux, les dissonances et ruptures de rythmiques avec l’expression de son âme tourmentée mais c’est une hypothèse qu’il faut relativiser en la replaçant dans le contexte du maniérisme qui affecte la composition du madrigal à la fin du 16ème siècle.

Ce qui est moins contestable c’est le fait que certains textes renvoient clairement à ses sentiments vis à vis du contexte particulier de la mort de ses proches : « un cœur tourmenté sent bien les peines de la mort alors qu’une âme sans cœur ne peut plus sentir la douleur » (madrigal livre VI: Belta poi che t’assenti). Il est certain que la dimension émotionnelle des paroles était devenue alors tellement importante que sa musique ne pouvait être comprise sans le texte.

C’est en tout cas ce que laisse entendre « mort à cinq voix » le documentaire fiction réalisé par Werner Herzog où le réalisateur allemand s’est principalement intéressé à la dimension mortifère du personnage.

Même s’il a composé dans un style très personnel riche en chromatismes, en dissonances et en ruptures rythmiques, Gesualdo est toujours un compositeur de la renaissance à la différence de Monteverdi son contemporain.

L’œuvre de ce dernier est la véritable charnière entre la renaissance et le baroque. Il est Considéré comme l’un des pères de l’opéra avec « l’Orfeo »(1607), drame lyrique basé sur le mythe d’Orphée, qui traite du triomphe de l’amour sur la mort et introduit le sujet d’une possible résurrection.

On peut constater que ce mythe et le thème qui y est lié est manifestement central dans cette période transitoire où se produit la révolution musicale que représente la naissance de l’opéra : les « Eurydice » de Jacopo Peri et de Giulio Caccini, « La morte d’Orfeo » de Stefano Landi, « L’Orfeo Dolente » de Domenico Belli.

Monteverdi compose aussi après la mort de sa femme, un second opéra « ariana » dont ne subsiste aujourd’hui que le célèbre « lamento ». La première représentation de cette œuvre est aussi marquée par la disparition de la jeune élève de Monteverdi, qui devait interpréter le rôle principal.

Cette évocation du destin personnel de ces deux compositeurs peut paraître anecdotique mais elle montre la fragilité de l’existence au tournant du 17ème siècle. Que ce soit de manière violente: crime d’honneur ou exécutions (l’inquisition et guerres de religions) ou de maladie (épidémies et médecine encore impuissante), la mort frappe à tout âge, il n’est dé lors pas étonnant que ce soit un thème récurrent dans les œuvres vocales de cette époque : « La morte del cor penitente » de Giovanni Legrenzi, «  La morte delusa » de Bassani, « La morte di Abele de Leonardo Leo », « La morte di San Guisepe de Pergolese », « La morte d’Orfeo » de Stefano Landi…

Ce qui se joue à la charnière du 16ème et du 17ème siècles, c’est une nouvelle révolution musicale qui part de Florence, où la camerata Bardi veut faire revivre le style musical du théâtre grec antique. Des compositeurs abandonnent alors le style contrapuntique de la musique de la renaissance et retourne à la monodie, pour mettre en valeur le texte et le rendre compréhensible. L’opéra est né et si le mythe d’Orphée occupe une place importante dans cette réécriture des dramaturgies antiques,d’autres œuvres abordent aussi à ce moment le thème de la mort.

« La reppresentatione di anima et di corpo » de Emilio de cavalieri est un opéra sacré composé en 1600 sur un livret d’Agostino Manni. Si le texte reprend la tradition du dialogue entre le corps et l’âme qui remonte au Moyen-Âge, la musique de Cavalierri est bien écrite en « style nuovo », elle est d’ailleurs la première à porter la mention du « recitar cantando ».L’enregistrement réalisé par l’ensemble « L’Arpegiata » dirigé par Christina Pluhar et édité chez « Alpha » est accompagné de textes très éclairant sur l’œuvre.

Denis Grenier y établit un lien étonnant entre celle ci et la représentation du jugement dernier de Michel Ange.

Christina Pluhar lui rend son importance historique et musicale dans le contexte de la naissance de l’opéra.

Elle fait apparaître combien le texte écrit par Agostino manni réussit à fusionner les interrogations médiévales et les nouveaux principes rhétoriques tout en recelant une poésie d’une beauté étonnante.              

           « Le temps d’une vie
            est fragile, on le sait.
             Quand elle sera finie,
             Que va t’il, rester?
             Peut être une lumière brûlante
             Peut être les ténèbres flottantes;
             La mort hélas me tue,
            le temps a tout rompu »

 

 

 

Proposition d’écoute sélective.

 

 

L’école Franco –Flamande

  • VOUS OU LA MORT -CANCIONES FLAMENCAS DE AMOR EN EL SIGLO XV - AA4323
    Erik VAN NEVEL - CAPELLA CURRENDE
    CANTUS, 1997-1994. Enregistrement 1990.
    Où emprunter, détails... en Compactsur demande d'envoi
  • IN MEMORIA, MEDIEVAL SONGS OF REMEMBRANCE - AA6520
    Edward WICKHAM - CLERKS' GROUP (THE)
    GAUDEAMUS, 2007. Enregistrement 2006.
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  • Guillaume DUFAY
    TRISTE PLAISIR (+VIDE/ BINCHOIS/ GRENON) - AD8920
    Lena Susanne NORIN - Randall COOK...
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  • Claude LEJEUNE
    CHANSONS - AUTANT EN EMPORTE LE VENT - AL3435
    Dominique VISSE - ENSEMBLE CLEMENT JANEQUIN
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Anthologie-Angleterre-Espagne

  • SATURNE ET LA POLYPHONIE - AA6660
    Roberto FESTA - ENSEMBLE DAEDALUS
    ACCENT, 2000-1999. Enregistrement 1998.
    Où emprunter, détails... en Compactsur demande d'envoi

 

 

Missa pro defunctis / Officium defunctorum

  • Eustache du CAURROY
    REQUIEM DES ROIS DE FRANCE (MISSA PRO DEFUNCTIS) - AC2417
    Denis RAISIN DADRE - DOULCE MEMOIRE
    Où emprunter, détails... en Compactsur demande d'envoi

 

L’Italie de la renaissance au baroque

  • Emilio de CAVALIERI
    RAPPRESENTATIONE DI ANIMA E DI CORPO - BC3103
    Christina PLUHAR - Johannette ZOMER...
    Où emprunter, détails... en Compactsur demande d'envoi
  • Claudio MONTEVERDI
    COMBATTIMENTO DI TANCREDI E CLORINDA / LAMENTO D'ARIANNA /.. - BM7564
    Michel CORBOZ - Alicia NAFÉ...
    Où emprunter, détails... en Compactsur demande d'envoi

 

Documentaire-DVD musical.

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  • Roland de LASSUS
    LAGRIME DI SAN PIETRO (+ OCKEGHEM: MISSA PRO DEFUNCTIS) - AL1850
    HILLIARD ENSEMBLE (THE) - CONSORT OF MUSICKE (THE)
    Où emprunter, détails... en DVDsur demande d'envoi

 

 

Sélection cinéma sur le thème de la mort du moyen âge au baroque.

Le Moyen-Âge

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Suède, 14ème siècle. La peste ravage le pays. Un chevalier revient des Croisades avec son écuyer et rencontre la Mort. Il entame avec elle une partie d'échecs, espérant ainsi un sursis et la réponse à ses angoisses métaphysiques... Bergman tourne en s'inspirant des thèmes abordés dans les peintures des églises médiévales et réalise une allégorie sur l'homme, sa recherche éternelle de Dieu, avec la mort pour certitude. Prix du Jury Cannes 1957.

 

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Lors de la guerre de Cent Ans, un étudiant, Heron, quitte Paris pour voir la mer et gagner la liberté. Il rencontre la haine mais aussi l'amour courtois avec Claudia et finalement la mort. Une brillante et lyrique évocation de la guerre de Cent Ans. Huston dénonce les fanatismes politiques et religieux, exaltant l'amour de deux êtres jeunes qui refusent les contraintes de leur temps et ne trouvent que la mort. Un Huston injustement méconnu.

Document Bonus:"De l'amour et de la mort" par M. Ciment (50').

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La fin du Moyen-Âge

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Ces deux films de Pasolini réalisé en 1969 et 1971 sont les deux premiers d’une « trilogie de la vie » qui pourrait tout autant être intitulée « trilogie de la mort », tant les éléments faisant référence à la perception de la mort au 14èmè siècle sont explicite et notamment dans les recompositions inspirées d’œuvres picturales de l’époque comme le triomphe de la mort et la lutte entre carnaval et carême de Pierre Breughel ou le jugement dernier de Giotto dans le Décameron.

Le conte de l’huissier qui clôt les contes de canterbury montre également une vision de l’enfer qui s’inspire manifestement de celle d’un jèrome Boch ou d’un Pierre Breughel.

Les deux films sont l’adaptation d’œuvres littéraires écrites dans la seconde moitié du 14ème siècle, qui ont un lien entre elles. Outre la forme qui est celle d’un recueil de contes, Boccace rédige le décameron entre 1349 et 1353 et Geoffrey Chaucer écrit les contes de Canterbury en 1387 en s’inspirant précisément de l’œuvre de Boccace.

Ces textes fondateurs de la littérature Italienne et Anglaise, donnent des indications très précises et révélatrices sur la perception de la mort en cette fin de Moyen-Âge.

Le décameron est écrit dans le contexte de l’apparition de la première grande épidémie de peste qui ravage alors l’Europe.

La vision que Pasolini donne au travers de l’adaptation de ces œuvres met en avant l’expression et la répression de la sexualité face à la fragilité de l’existence.

Il replace également l’expression artistique (littérature, musique, peinture) dans la vie réelle et c’est cette double expression positive qui donne au titre générique « trilogie de la vie »toute sa pertinence.

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La Renaissance

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 Milieu du XVIème siècle, en pleine Inquisition. Zénon Ligre, médecin alchimiste, revient à Bruges dont il avait été proscrit de longues années auparavant pour avoir pratiqué des avortements clandestins et écrit des livres subversifs. Il s'installe chez un vieil ami chirurgien-barbier.        Bientôt appelé au chevet du prieur des Cordeliers grâce auquel il a franchi les portes de la ville, il se voit compromis par les soins qu'il donne aux paysans hérétiques qui se rebellent contre la tyrannie espagnole. Mais Zénon est fatigué de fuir "la cruauté et la stupidité de son siècle"... La mort imprègne de bout en bout ce neuvième film de Delvaux, adapté du roman de Marguerite Yourcenar et remarquablement interprété par Gian Maria Volontè.

 

De la Renaissance au baroque

 

Adaptations de Shakespeare

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Bibliographie

L’heure du grand passage - chronique de la mort            
Michel Vovelle / Découverte Gallimard.

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Le madrigal en son jardin                                 
Roger Tellart/ Chemin de la musique  Fayard.           

Passages – de la renaissance au baroque.                
Philippe beaussant / Fayard.                                     .

L’art du 15ème siècle                                      
Jan Bialostocki/ la pochothèque: CHAP 6 mort et commémoration                                                      

Roland de lassus                                       
Charles Van den borren / La renaissance du livre.               

 

Livrets des enregistrements cités dans la proposition discographique.                                    

Spécialement les livrets des enregistrements chez « Alpha Compact » : Homo fugit velut umbra et Reppresentatione di anima e di corpo.