SIXONINE, 2011.
L'Algerino, découvert par Akhenaton en 2004, propose un R'N'B parfaitement taillé pour la bande FM. L'autotune parsemé sur la totalité des titres rend l'écoute de ce disque parfois difficilement supportable. Côté textes, L'Algerino aligne à peu près tous les clichés du genre, du gangsta au grand sensible. On retrouve des featuring avec Nassi, Tyler Lefebvre ou encore Soprano. (AM)
WARNER MUSIC FRANCE, 2011.
Le nouvel album d'Anggun "Echos" possède tout ce qui caractérise la variété internationale : production léchée et formatée, mélodies efficaces mille fois entendues, arrangements "bateaux", textes remplis de clichés. La participation de Vincent Baguian à l'écriture des paroles ne relève malheureusement pas le niveau. Seul son timbre - et rien que son timbre, pas sa façon de chanter - reste intéressant. (GD)
WARNER MUSIC FRANCE, 2011.
Les tubes de Gilbert Bécaud repris en 2011 par les stars de la chanson actuelle : d'Alex Beaupain à Souchon, en passant par Patrick Bruel, Johnny et Olivia Ruiz.
SONY MUSIC ENTERTAINMENT COMPA, 2011.
"Trafalgar" est le deuxième album du duo lavallois ARCHIMEDE, annoncé comme étant l'album pop-rock de la rentrée 2011. Des textes en français percutants et une pop british très efficace. Loin des revendications et des morceaux engagés, les deux garçons arrivent à évoquer les choses simplement, avec beaucoup d'humour et en restant réalistes.
EMI RECORDS, 2012.
Compilation 2011
JIVE, 2011.
Nouvel album 2011.
Bénabar sort un sixième album qui est sans aucun doute le moins inspiré de l'ensemble. Il se fait le chantre du politiquement correct et tombe, paroles et musique, dans la complaisance totale. Tout sonne "déjà entendu". Il a même perdu de son talent de raconteur de saynètes. Une pause, Mr Bénabar ? (GD)
MERCURY, 2011.
Live symphonique 2011.
ADAMI, 2011.
Voici, après l'aventure Uztaglotte, le premier disque de Liz Cherhal. De sa soeur, elle n'a pas seulement que le nom et une ressemblance physique marquante. Liz a le même franc-parler, la même irrévérence, le même humour et une voix très similaire. Difficile pour la demoiselle de passer après Jeanne. Néanmoins, le disque vaut la peine qu'on passe au-dessus de toutes ces similitudes. Des chansons comme "Il est arrivé quelque chose" ou "Mes bretelles et mes hublots" valent vraiment le détour. Liz est plutôt douée et a réussi un album qui part (bien) dans tous les sens. Une personnalité qui n'a plus qu'à s'émanciper ! (GD)
LE SAULE, 2011.
Voici le meilleur disque de Philippe Crab : textes merveilleusement trempés d'imaginaires, musique narrative, arrangements aux petits oignons cuisinés avec les amis du label Le Saule (Léonore Boulanger, Jean-Daniel Botta, Laurent Seriès, Alexandre Saada, ...). Mention particulière à cette belle suite de chansons racontant l'histoire d'un professeur Jules-Vernien que ses élèves jugent dépassé. A découvrir sans hésiter une seconde. (GD)
SPOCUS RECORDS, 2011.
Cela fait des années que le guitariste Koen de Cauter chante Brassens. L'année "Brassens" semblait approprié pour sortir cet hommage. Brut, humble et sincère, "Pour un petit bonheur posthume" propose une relecture d'une quinzaine de chansons du sétois dans une formule jazz manouche. Assez fidèle aux originaux et sans apparats, ce disque touchant et fait en famille (avec ses trois fils) dégage une profonde tendresse qui constitue un véritable "petit bonheur posthume". (AM)
MARIANNE DISSARD, 2011.
Marianne Dissard, french chanteuse de Tuscon en Arizona, est d'abord une excellente parolière qui cisèle ses textes et touche du bout des lèvres à la folie douce. Sensualité, étrangeté, humour, beauté, ... On découvre sur cet album une palette d'émotions des plus larges au travers des textes qui ont donné naissance à des musiques variées et inspirées. Entre chuchotements et cris de l'âme, la voix de la demoiselle porte à merveille cet univers unique. Une personnalité hors du commun. (GD)
STUFFED MONKEY, 2011.
Best of 2011.
STUFFED MONKEY, 2011.
Best of 2001-2011.
JIVE, 2011.
Troisième volume des mixtapes du rappeur. A noter : la présence de Corneille, Soprano et Mister You.
BECAUSE MUSIC, 2011.
"Stage Whisper" regroupe un live enregistré en 2011 ainsi que plusieurs chutes de studio de son précédent album "IRM". A la production, on retrouve à nouveau le talentueux Beck mais aussi des intervenants de choix à l'instar de Connan Mockasin, Charlie Fink (Noah & The Whale) ou encore ou Conor J O'Brien (du groupe Villagers). Si tout ce beau monde parvient à faire émerger quelques belles mélodies ("All The Rain", "Got To Let Go"), on sent cependant le remplissage sur les premiers titres du disque qui sont franchement surproduits. (AM)
PAR HASARD PRODUCTIONS, 2011.
Jamait continue son petit bonhomme de chemin entre chanson manouche et rock musette. Son interprètation musclée et rocailleuse porte des chansons empreintes de nostalgie. Un regard tendre très français qui sait se faire attachant. On apprécie aussi l'évidence des mélodies qui évitent le racolage FM. (GD)
PIAS RECORDINGS, 2011.
Coffret de deux CD. Le premier : l'album Courchevel augmenté de titres inédits (dont la reprise de S. Eicher avec Gaëtan Roussel "Des hauts, des bas" et un véritable inédit "Ground Zero"). Le second : disque de Noël quelque peu étrange en ce qu'il sonne comme du Marchet pur jus. Le choix des chansons oscille entre classiques du genre revisités ("Vive le vent","Douce nuit"," Petit garçon", "Petit papa Noël", "La marche des rois") et merveilles du répertoire francophone peu souvent reprises ("Noël est arrivé" de Malicorne, "Serge et Nathalie" de Nougaro, le traditionnel "Voici la Nöel", "Joyeux Noël" de Barbara, "Noël à la maison" de JL Murat). Trois nouveautés de sa plume complètent le tableau. Un visuel encore plus kitsch que pour Courchevel. (GD)
MUSICAST, 2011.
La Mathilde s'est enfoncé tête baissée dans la chanson néo-réaliste. L'album EQUILIBRISTE comporte tous les éléments caractéristiques de cette dernière : textes " incendiaires " finalement plutôt inoffensifs, accordéon musette, cuivres et guitares électriques lorgnant parfois vers le ska. Sans prévenir, les morceaux prennent des tournants ultra festifs et groovys : l'objectif semble clair : à savoir faire suer le public lors des concerts. Dommage que l'on ait un peu trop l'impression d'entendre une synthèse de la musique politico-festive hexagonale, de Renaud à La Mano Negra en passant par la Rue Kétanou. (AM)
LA TRIBU, 2011.
MON POINT DE CÔTÉ, 2011.
Composé de membres de la Rue Kétanou, Padam et Mektoub, Mon Côté Punk distille son rock musette énergique depuis déjà 3 albums. On n'a pas affaire à des novices et cela se sent : ces gens-là savent raconter le quotidien ou l'amour et faire swinguer leurs chansons nourries à la musette et au jazz manouche. Un disque profondément sincère. (AM)
LE CHANT DU MONDE, 2011.
Excellente compilation-intégrale qui rassemble la totalité des enregistrements réalisés en studio par Yves Montand entre le 15 mai 1945 date de sa première séance et avril 1960 date des séances de la bande originale du film de George Cukor "Let's Make Love" (Le Milliardaire). 6 CD, soit 151 titres originaux + 1 CD bonus de 14 titres que Montand réservait uniquement pour le live. Un coffret indispensable ! (GD)
A RAG RECORDS, 2011.
Après avoir sorti un premier album largement salué par la critique ("A71"), les Mustang -sortes de Chaussettes Noires du 21ème siècle- reviennent avec "Tabou", une belle réussite dans le sillon de leur précédente galette. Les trois lascars manient toujours aussi habilement les codes du rock sixties (Doo Wop et Rockabilly en tête) tout en y ajoutant certaines touches qui leur donnent un son résolument moderne. Servis par une production exemplaire, les textes sont pour la plupart triviaux et impertinents. Un bel hommage au genre sans tomber dans l'anachronisme ! (AM)
MOSAIC MUSIC COMPACT (FR), 2011.
Issu de la collaboration d'Yvan Robin et de Norbert Labrousse, voici un album concept " poético-rock " plus dit que chanté (le duo parle lui-même de " chansons déchantées "). Remplis d'indices et de sens à décrypter, les textes raffinés d'Yvan racontent une histoire d'amour impossible. Portées par des guitares folks, des claviers vintages, des batteries pop et des lignes de basse aériennes, ces onze chansons aux accents post-rock bien placés possèdent une force tranquille, une mélancolie revigorante. Du grand art ! (GD)
EMI MUSIC FRANCE, 2011.
Live 2011 filmé par Jacques Audiard. CD + DVD.
MOUCHE RECORDS, 2011.
Dick Rivers toujours sur pied, avec seize nouveaux titres bien rock'n'roll, aux paroles sensibles et pertinentes, produits, arrangés, composés et joués par le guitariste Oli Le Baron. Un disque qui témoigne de la santé artistique du jeune homme de 66 ans, merveilleux interprète qui n'a jamais vendu son âme. (GD)
VÉGÉTAL, 2011.
En 2009, Emily Simon présentait BIG MACHINE, un album au gros son et chargés de groove électro conçu à New York dans lequel elle chantait quasi exclusivement en anglais. La plupart des titres sonnaient comme des hommages (volontaires ?) à Kate Bush dont elle adoptait les manières en les rendant " vulgaires ". Elle y singeait même des phrases mélodiques caractéristiques de la chanteuse anglaise. Après cette parenthèse - on l'espère ! - de mauvais goût, elle revient avec FRANKY KNIGHT, un album mieux senti qui passe du français à l'anglais où elle développe tout son savoir-faire et où ses influences (Björk, Kate Bush, ...) sont un peu plus digérées. Ce disque est dédié d'entrée de jeu à son compagnon François Chevallier (également son producteur et ingénieur du son) qui est décédé de la grippe H1N1 lors de ses vacances à Athènes en septembre 2009. Un disque touchant où s'exprime de manière artistique toute la douleur de la chanteuse. Mais, tout ça ne fait pas pour autant un grand album .On retiendra surtout le titre d'ouverture " Mon chevalier " et son intro très " Steve Reich ", et le final " Jetaimejetaimejetaime " où elle réussit à faire une déclaration d'amour désespéré la plus simple qui soit. (GD)
DEBONTON, 2011.
Premier essai pour ce parisien fortement influencé par la synth-pop, " Plutôt mourir que crever " s'impose comme la bande-son idéale des lendemains de veille difficiles. Sydney Valette y raconte le quotidien d'une jeunesse dans une brume constante sur fond de sons 8-bits qui évoquent un bras de fer entre feu Jacno et Crystal Castles. S'il aurait facilement pu s'égarer et tomber dans une démarche pseudo-comique taillée pour les ados en manque de repères, le parisien évite le cliché en insufflant à ce disque une douce mélancolie qui procure à son univers une ampleur inédite : on est davantage dans le registre de la solitude et de la dépression que celui de la franche rigolade. Un joli tour de force qui fait de ce premier opus une étonnante réussite. (AM)
BOULE À ZÉRO PRODUCTIONS, 2011.
A leur début, les Weepers Circus ont trouvé leur originalité en se créant un chemin personnel entre chanson théâtrale, rock musette et accents malicorniens. Ensuite, renforcés par une session rythmique rock, ils ont gagné en puissance et du coup en impact. Ce sixième album qui chante l'exil vers un autre monde pour un futur meilleur est malheureusement décevant : compositions moins inspirées, arrangements lourds, production grandiloquente. Les duos avec Cali, Eddy (la)gooyatsh ou Jean Fauque ne relèvent pas le niveau. On regrette les merveilles créées de manière plus artisanale pour les premiers opus. (GD)
PLAY ON, 2011.
Live 2011 + DVD bonus.
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