NAIVE, 2011.
Sandrine Piau et Jérome Corréas célèbrent un siècle d'amour avec un programme qui fait la part belle à la musique française des 17ème et 18ème siècle: tragédie lyrique ou opéra-comique, les deux anciens étudiants du Conservatoire (de musique et de danse) de Paris proposent un voyage d'exception ayant pour guide Lully, Gretry, Rameau, Rebel, Francoeur, Campra, Charpentier, Favart et Sacchini. Je vous le conseille vivement! MDW
VIRGIN CLASSICS, 2012. Enregistrement 2011.
Vu sur Qobuz:
Le lundi 19 décembre 2011 au Théâtre des Champs-Élysées eut lieu un concert exceptionnel, au profit de la lutte contre le cancer en Europe. Autour d'Emmanuelle Haïm et du Concert d'Astrée se réunissaient 25 artistes lyriques parmi lesquels Natalie Dessay, Rolando Villazón, Anne Sofie von Otter, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon ou Sandrine Piau. Virgin Classics nous propose aujourd'hui de vivre a posteriori cette fabuleuse soirée, un gala musical comme on n'en fait plus et u ne occasion d'entendre les grands noms qui font l'honneur des belles pa ges du Baroque. AF
HARMONIA MUNDI, 2012. Enregistrement 2010.
Marlis Petersen et le pianiste Jendrik Springer ont pris l'initiative de sélectionner une série d'airs et de lieder (19) dédiés à l'Eternel féminin. Ce thème, cher à Goethe, a fait, au cours des décennies, l'objet de multiples compositions. Dans cet enregistrement, ils nous proposent une lecture à plusieurs niveaux qui s'articule autour d'une même oeuvre, le "Chant nocturne du voyageur" (Wandrers Nachtlied, 1780). Evitant l'écueil d'une version standard connue de tous ou presque, ils déclinent l'oeuvre littéraire du poète en 6 regards différents: Schumann, Kempff, Ives, Medtner, Sommer et Liszt. Aux côtés de ces compositeurs figurent d'autres lieder de Krenek, Braunfels, Wagner, Diepenbrock, Tchaikovsky, Wolf, Schubert, Fanny Mendelssohn et pour terminer, Manfred Trojahn dont la composition date de 2008. Voici un vaste "récital-tour d'horizon" de la production musicale déployée sur près de 2 siècles! MDW
Née en Allemagne, Marlis Petersen étudie le chant à Stuttgart avec Sylvia Geszty (présente dans nos collections). En 1993, elle débute à l'opéra de Nuremberg dans des rôles de soprano colorature. Puis en 1998, c'est au tour de l'opéra de Dusseldorf. Elle est acclamée à Vienne dans Lulu de Berg qui devient un de ses rôles-titre. MDW
Diapason d'Or avril 2012.
ECM RECORDS, 2012-2010. Enregistrement 2006.
Vu dans Diapason (avril 2012)
Dans le contexte politique de l'URSS de l'après Seconde Guerre Mondiale, écrire de la musique pouvait se révéler dangereux. Ne pas s'inscrire dans les cadres de la pensée soviétique était considéré comme suspect. Sophia Gubaidulina n'échappa pas à cette suspicion. En considérant que religion et musique partagent le même but qui est d'unifier la vie humaine, composer pour elle est devenu une sorte de renouveau spirituel, bien éloigné des querelles de chapelles et des vicissitudes politiques. Cette conception aux larges vues se concrétise de diverses façons dans son oeuvre. Ainsi The Canticle of the Sun, dédié au violoncelliste Mstislav Rostropovich est un exemple de cette recherche à la fois esthétique et mystique. Sofia Gubaidulina divise le texte de Saint François d'Assise en quatre segments : Glorification du Créateur, et de ses Créations - le soleil et la lune ; Glorification du Créateur, le créateur des quatre éléments : air, eau, feu et terre ; Glorification de la vie ; Glorification de la mort. Le rôle du choeur est allusif, le texte est suggéré plutôt que chanté. La partie du soliste, le violoncelle, suit de près le contenu sémantique qui mène de la vie à la mort. Utilisant son instrument de manière traditionnelle, l'interprète va être invité à utiliser des modes de jeux différents (harmoniques, sul ponticello, colarco) pour ensuite abandonner son instrument au profit de la grosse caisse et duflexatone. Cet abandon marque la transition entre la glorification de la vie et celle de la mort corporelle. Un grand silence se fait d'où émerge le son de la grosse caisse. Le flexatone présente alors des glissandis ascendants, mode d'expression très prisé par Gubaidulina pour symboliser le chemin pour atteindrel'unité avec le divin. Le retour du violoncelle au grave de sa tessiture chante l'élégie de la quatrième glorification, celle de la mort qui n'est pas vue par la compositrice comme un néant. Le violoncelle s'élève au sommet de sa tessiture pour y planer au milieu des voix. AG
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