Nos Médiathèques

Brigitte & Brigitte présentent...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du plaisir plein les yeux…

(une sélection dvd 2008 par Brigitte Segers)

S’il ne fallait en retenir qu’un ? Ce serait peut-être « Into the Wild » de Sean Penn qui est le film qui m’a le plus bouleversé… mais, des découvertes, il y en a eu plein d’autres, du superbe « L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford », du décalé « Nor(w)ay of Life », du généreux « Camino de San Diego » ou du plus sombre « La Nuit nous appartient »..., voici une liste pour vous présenter mes meilleurs moments cinéma 2008. (Brigitte Segers)

Des comédies romantiques :

 

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♥♥♥

Une jeune femme mariée vit une existence assez morose : elle n’aime plus son mari, travaille comme serveuse dans un petit restaurant à Plouc City et se retrouve enceinte. Le bébé n’est vraiment pas le bienvenu

mais elle n’a pas d’autre choix que de le garder. Ses rendez-vous chez le nouveau gynécologue vont l’aider à entrevoir sa nouvelle vie… En voilà un film qu’il est bon de regarder ! Car si l’histoire peut sembler a priori assez triste, la réalisatrice a choisit le ton de la comédie douce-amère et nous offre un bien beau moment de cinéma. On est loin des grosses comédies romantiques avec happy-end prévisible et la question relative à une maternité non désirée, trop peu soulevée au cinéma, est un sujet fort intéressant. Un film qui vous fera en plus saliver tant la confection des tartes apparaît comme une cerise sur le gâteau.

 

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♥♥

Ne gâchons pas notre plaisir, voici une excellente comédie ! Hugh Grant est magnifique dans ce rôle de musicien pop sur le retour et ne se prend jamais au sérieux. Voir l’incroyable clip vidéo qui ouvre le film, et dont la chanson ‘Pop, goes my heart’ ne vous quittera plus.

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♥♥ 

Le scénario est somme toute banal : une femme d’un certain âge tombe amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune. On est en pleine comédie romantique. Mais parlons franchement ; il y a les bonnes et les moins bonnes comédies romantiques, et ici, il s’agit d’une bonne comédie romantique brillamment interprétée par Michel Pfeiffer (qui, à 50 ans, peut encore se permettre de jouer la pépette de 40) accompagnée de Paul Rudd (un jeune acteur à suivre). De plus, le film à le mérite de poser une critique sur le milieu des feuilletons américains.

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♥♥

Le réalisateur Tom Dicillo nous avait enchanté avec « Box of Moon Light », une sorte de conte très poétique où un employé modèle (John Turturro) décide de se prendre quelques jours de repos et fait la rencontre d’un personnage haut en couleur. Dans ce « Delirious », comment ne pas penser non plus au conte de fées lorsqu’un jeune clochard se voit embauché par hasard comme apprenti photographe et arrive ainsi à côtoyer le milieu du show-biz, arrivant même à le conquérir. On y retrouve avec plaisir Steve Buscemi qui se faisait assez discret ces derniers temps.

Des films pour s'amuser :

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Après l’excellent « Shaun of the Dead » le réalisateur Edgar Wright remet le couvert : un super flic aux multiples récompenses se voit muté dans un petit village modèle où rien ne se passe, ou plutôt, où rien n’est censé se passer ! Lui, toujours professionnel, même face à l’ennui, se doit de remplir toutes les missions aussi anodines soient-elles et la disparition d’un cygne n’est pas prise à la légère. Mais tout à coup, de nombreux accidents surviennent dans ce village et éveillent les soupcons de notre super flic.

Le réalisateur garde les mêmes ingrédients utilisés dans « Shaun of the Dead » et parodie cette fois le monde héroïque du film d’action (principalement « Bad Boys 2 » et « Point Break »). Les deux acteurs principaux, Simon Pegg et Nick Frost, reforment un tandem fort appréciable.

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Une jeune fille présente son fiancé à ses parents. Seul petit problème, sa famille est d’origine juive et Rafi est palestinien. Commence alors une soirée un peu folle… On ne peut s’empêcher de penser au film « Meet the Parents » qui aurait croisé le Théâtre du Splendide façon « Le Père Noël est une ordure ». Comédie déjantée espagnole.

 

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Un bel homme (Clive Owen) est assis à un arrêt de bus, une carotte à la main. Une femme enceinte, poursuivie par des tueurs, passe devant lui. L’homme à la carotte se lève et se sent obligé d’aider cette femme en détresse… et puis, c’est parti pour 80 minutes d’action, un flot ininterrompu de tirs, de coups, d’adrénaline. Ça part dans tous les sens, c’est drôle, extrêmement bien fichu et on a parfois l’impression de voir une bande dessinée mise en images. Il ne faut pas gâcher son plaisir et on se plaît à voir Clive Owen et Monica Belllucci se prendre au jeu.

 

Des films tendres :

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Charlie est un papa adorable sous ses airs de cinglé mais n’en est pas moins complètement irresponsable. Sa fille l’a très bien compris puisqu’elle a été obligée d’arrêter ses études pour subvenir à ses propres besoins. Mais voilà Charlie de retour de l’asile psychiatrique avec une folle idée de chasse au trésor.

Voici un très gentil petit film (sans vouloir être péjoratif) qui brasse de bonnes idées et un final surprenant. On retrouve Michael Douglas à mille lieux de ses interprétations classiques. Un film indépendant comme on les aime.

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Juno à 16 ans et est « sexuellement active », ce qui lui suffit pour tomber enceinte. Contre toute attente, elle décide de mener cette grossesse à bien et d’offrir l’enfant à un couple adoptif. Jason Reitman signe une nouvelle comédie très subtile (à l’instar de son précédent « Thank your for smoking »).

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Un groupe de huit musiciens provenant de la fanfare de la police égyptienne sont invités à jouer dans un village israélien. Débarqués à l’aéroport avec personne pour les accueillir, nos musiciens arabes doivent retrouver leur chemin sur une terre qui leur parait hostile.

Si le conflit israélo-arabe n’est jamais réellement abordé, il est la véritable toile de fond de ce film, servant comme prétexte à un certain nombre de situations plutôt sympathiques. Les nombreux plans fixes apportent une touche artistique supplémentaire, à voir comme des tableaux. A la fois burlesque (Tati n'est pas loin) et épurée, cette comédie très tendre nous offre un délicieux moment de cinéma.

 

Des films d’animation :

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Une adaptation très fidèle et réussie de la bande-dessinée homonyme.

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♥♥♥ 

Une jeune fille défie les lois de la physique en remontant le temps pour arranger les petits soucis du quotidien. L’univers de Miyazaki n’est pas loin, on retrouve d’ailleurs toujours le thème récurrent du passage de l’enfance à l’adolescence. Très très belle animation.

Des séries-tv :

♥♥♥ Ugly Betty

Une série intelligente et piquante sur le milieu de la mode et du mannequinât. Le scénario rappelle celui du film « Le Diable s’habille en Prada » de David Frankel mais surpasse ce dernier par un traitement plus approfondi des personnages. Une série surprenante, avec l'actrice America Ferrera qui nous avait déjà fait découvrir ses talents dans le film « Ana » de Patricia Cardoso.

♥♥♥ Californication

N'allons pas par quatre chemins, cette série tv parle de sexe, de fornication pour être plus précise... oui, mais il n'y a pas que cela et les histoires de sauterie de monsieur ne sont que prétexte à faire le deuil de la séparation d'avec madame. Sous ces airs très superficiels, voilà une série qui en dit très long sur les problèmes de couples, la peur de vieillir, le manque d’inspiration pour un écrivain auto-destructeur… et un David Duchovny qui colle très bien à ce rôle.

♥♥♥ Lost room mini-série tv de Craig R. Baxley et Michael W. Watkins

Joe Miller est inspecteur de police. Un jour, il se retrouve en possession d’une clé magique qui lui permet d’accéder à une chambre mystérieuse, où qu’il soit (il lui faut juste trouver une porte). Il y a aussi tout un tas d’objets qui proviennent de cette chambre et qui ont chacun un pouvoir différent. Divers collectionneurs, ordres, sectes, fous se disputent ces objets et la clé semble le centre de toutes les convoitises.

Une mini-série (en seulement 6 épisodes) très agréable, avec une intrigue intéressante et prenante où l’on se prend au jeu d’essayer de deviner ce que chaque objet pourra bien produire. Avec Peter Krause devenu célèbre grâce à son rôle de ‘Nate’ dans la série « Six Feet Under ».

Des films « tranche de vie » :

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Alors que l’histoire démarre sur le ton du misérabilisme et que l’on craint le pire, Sam Garbarski à l’idée très originale de mettre Marianne Faithfull (grand-mère prête à tout pour sauver son petit-fils) dans un peep-show. Il en ressort un film très intéressant qui évite le côté glauque de la situation grâce à une interprétation remarquable et une pointe d’humour noir et british. Les scènes avec les villageoises qui essayent d’en savoir plus sur le nouveau job de la grand-mère rappellent les excellents « Calendar Girls » et « Saving Grace » de Nigel Cole. On sourit et on applaudit surtout.

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Les films de Carlos Sorin font toujours le même effet sur moi, à savoir le sentiment d’avoir passé un bon moment. Car Sorin a indubitablement le don de filmer les gens, de les aimer aussi. Ici, partant d’un phénomène propre à son pays (la passion engendrée par Diego Maradona) il nous brosse le portrait de Tati, un jeune homme vivant dans un petit village loin de tout et qui décide de partir à la rencontre de Maradona pour le supporter dans sa maladie et lui offrir une statue. S’en suit une succession de rencontres toutes aussi délicieuses les unes que les autres. On avait déjà eu un aperçu de son talent dans « Historias minimas » et « Bombon ». Avec ce « Camino de San Diego », Carlos Sorin persiste et signe.

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« On n’est pas au Pakistan ici. On est en Amérique. Il faut faire les choses comme il faut. »

Ahmad a quitté son pays natal (le Pakistan) avec sa femme et son fils pour venir s’installer à New York. Maintenant, il est seul et tente de survivre comme vendeur ambulant de café, thé et dognuts.

Conditions de vie difficiles, précarités, le réalisateur Ramin Bahrani nous dresse le portrait amer d’un immigrant pakistanais qui, véritable star du rock dans son pays, a tout perdu dans son exil. Magnifique interprétation qui ne tombe jamais dans le misérabilisme, ce « Man Push Cart » nous ouvre les yeux sur les difficultés surmontées par certains immigrants. Aussi une très belle photo de la nuit sur New-York.

 

Des films noirs ou des polars :

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Ce film relate de façon très minutieuse l’enquête qui s’est déroulée dans les années septante aux Etats-Unis à la suite d’une série de meurtres perpétrés par le tueur en série surnommé le Zodiac. La seule chose que l’on pourrait reprocher à Fincher, c’est sa réalisation très classique et sans faille. Il est intéressant de comparer cette version avec celle réalisée (la même année) par Alexander Bulkley et qui propose une approche différente de l’histoire (voir le VZ0017).

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1988 aura été une année record en terme de trafic de drogue à New-York. Bobby est gérant d’une boîte branchée appartenant à des russes et ferme les yeux sur ce qui peut s’y passer. Mais Bobby fait partie d’une famille de policiers où son frère et son père ont gagné fièrement leurs gallons. Ils se tournent donc vers Bobby lors d’une enquête sur un dealer russe. En refusant de devenir une balance, Bobby met toute sa famille en danger. S’en suit un processus de remise en question. Mais de quel côté est-il vraiment ?

James Gray réalise pour l’instant un parcours sans fautes : après les excellents « Little Odessa » et « The Yard », ce troisième opus est une merveille. Voici un film très glauque avec un Joaquin Phoenix une fois de plus totalement dans son personnage. A noter une scène de course poursuite à l’opposé de tout ce que l’on a déjà vu qui restera gravée dans votre mémoire.

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Fin des années soixante, l’héroïne de bonne qualité est difficilement trouvable dans les rues de New-York. Et pour cause, les rares stocks saisis par la police sont réinjectés dans la rue après avoir été coupés et recoupés. Frank Lucas, futur baron de la drogue, utilise la présence militaire au Vietnam pour acheter de l’héroïne pure et la fourguer à bas prix, devenant ainsi le nouveau Parain de Harlem. Entre temps, une cellule spéciale anti-drogue est créée pour faire face à ce fléau.

On retrouve Ridley Scott en toute grande forme pour cette plongée très seventies. Tout y est ; grain poisseux d’une vieille pellicule, déco et fringues ringards, ambiance surannée des rues de New York, inspecteur pas beau et paumé. Un duo Russell Crowe - Denzel Washinghton inattendu. On pense inévitablement au film « French connection » de William Friedkin qui s’attaque à la même période historique.

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Un gros cabinet d’avocats est engagé par une firme chimique pour faire face à un procès entamé par des habitants suite à une probable pollution du sol. Un avocat impliqué dans l’affaire depuis plus de 6 ans craque après être tombé sur un document secret et veut finalement prendre la défense de ces gens. On devine presque la suite… et dès les premières lignes du scénario, on ne peut s’empêcher de penser aux films « Erin Brockovich » (réalisé par Steven Soderbergh qu’on ne s’étonne pas de retrouver au générique de ce Michael Clayton, mais en tant que producteur) ou « Révélations » (de Michael Mann). George Clooney est une fois de plus excellent. Le film apporte une vision intéressante du monde des avocats véreux, et se démarque des films classiques (cités plus haut) par une analyse plus approfondie (et plus glauque) du personnage campé par George Clooney.

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Jindabyne est le nom d’une petite ville située dans les Alpes australiennes (et oui, il y a aussi des pistes de ski en Australie). Quatre amis partent en week-end pour pêcher dans une rivière dont eux seuls ont le secret. Mais dès leur arrivée, ils trouvent le corps sans vie d’une jeune aborigène. Ne sachant pas trop quoi faire, ils décident de profiter d’un jour de pêche avant de rentrer pour alerter les autorités. Évidemment, la communauté aborigène s’émeut d’apprendre que ces quatre hommes ont préféré pêcher que d’annuler leur week-end. S’en suit une série de problèmes au sein du groupe et des familles. Un film très simple et tout en nuance. Intéressante approche de la difficulté de cohabitation entre les Australiens et les aborigènes.

A voir également l’excellent précédent film de Ray Lawrence : «  Lantana »

 

 

Des films très éprouvants, troublants :

 

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Une jeune fille se retrouve dans une chambre d’hôtel afin de s’y faire avorter. Nous sommes en Roumanie et cet acte y est tout à fait illégal et punissable. La méthode n’en est que plus risquée.

La réalisation est simple, les images parlent d’elles-mêmes, et l’on ressent une profonde tristesse entremêlée d’amertume après avoir vu ce film. Palme d’or à Cannes en 2007.

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Un parc, des skateurs, un adolescent incroyablement calme, comme anesthésié par ce qui l’entoure et un fait divers qui pourrait avoir des conséquences sur sa vie. Il ne se passe pas grand chose et pourtant tellement dans ce dernier film de Gus Van Sant. « Paranoid Park » s’aligne dans la continuité de « Elephant », avec des plans de dos, des couloirs d’écoles, des ralentis, des ellipses et des flash-back. N’importe qui voudrait faire pareil que ça en deviendrait ennuyeux, mais c’est sans compter le savoir-faire de monsieur Van Sant. Un film qui dépeint à merveille une certaine adolescence.

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Deux enfants jouent les maîtres du quartier, se permettant même d’affronter la mafia pour défendre leur petit territoire. Mais à force de jouer dans le cercle des grands, on finit par se brûler les ailes … d’anges. S’en suit une descente aux enfers pour un gamin qui n’en a pas la stature. Il est rare qu’un manga me laisse cette impression de subjugation. L’animation ainsi que le dessin sont tout simplement magnifiques. L’histoire quant à elle est glaciale, dure et très prenante. Difficile de décrire ce manga sans utiliser le mot « chef-d’œuvre ». Une petite merveille à ne pas mettre cependant entre les mains de trop jeunes enfants.

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Un jeune militaire de retour d’Irak est manquant à l’appel. Désertion ou accident, l’armée contacte son père qui décide alors de partir à sa recherche. Quelques jours plus tard, le corps sans vie de son fils est retrouvé sur un terrain vague. Reste à comprendre ce qui s’est passé.

Paul Haggis s’attaque à un thème d’actualité. Après les nombreux films qui parlaient des problèmes psychologiques liés au retour des soldats de la guerre du Vietnam, c’est une autre guerre plus proche et plus emblématique encore qui ramène au pays des jeunes G.I. complètement déboussolés. La guerre en Irak a fait autant de dégâts, voire plus que celle du Vietnam. Si les gsm ont remplacé les cartes postales, au final, le résultat est identique, une génération de jeunes soldats meurtris et dérangés.

 

 

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A peine sorti de la fac, Christopher McCandless ne va pas suivre la voie “normale” telle que ses parents la conçoive. Il préfère partir sur la route, tel un vagabond sans ressources avec pour but ultime de vivre en totale communion avec la nature, quelque part dans les montagnes de l'Alaska.

Le film est basé sur la véritable histoire de Christopher McCandless, qui inspira un livre écrit par le journaliste Jon Krakauer (Voyage au bout de la solitude), livre adapté ici au cinéma par Sean Penn.

Il est difficile de parler de ce film en quelques lignes, il s'agit avant tout d'un ensemble de sensations, un film étonnant à plus d'un titre.

A la fin générique, on se sent abandonné, voire frustré parce qu'il nous laisse avec bon nombre de questions sur notre propre quotidien. Et si l'on pleure à la fin d'« Into the Wild », ce n'est peut-être pas uniquement sur le sort réservé à Christopher McCandless, mais sur le notre aussi.

A lire dans la foulée : « Le Mur invisible » de Marlen Haushofer.

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Le Japon, ce n’est toujours « kawaii » (adjectif signifiant mignon), c’est aussi un pays tenu par des principes entremêlés de fierté. Depuis qu’une jeune femme a été kidnappée lors d’un voyage en Corée, sa famille et elle même sont la proie d’une succession d’humiliations, leur menant la vie impossible. Un film très froid et minimaliste.

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Andréas se retrouve mystérieusement catapulté dans une ville dans laquelle lui est fourni un appartement et un travail. Tout est très bien organisé, tranquille et propre. Les gens semblent heureux bien que leur vie n’ait ni odeur ni goût. Andréas se sent de plus en plus mal dans ce nouvel environnement, essaye de comprendre et tente de s’échapper de cette nouvelle vie aseptisée… mais toutes les issues lui sont refusées.

Un film norvégien qui aurait pu s’appeler « une vie sans fin » (référence à « Un jour sans fin » de Harold Ramis, côté humour en moins) et qui n’est pas sans rappeler l’univers décalé de Roy Andersson (voir « Chansons du deuxième étage » avec la même pointe de dérision et d’humour noir). C’est beau, c’est glauque et ça donne à réfléchir sur notre bonheur quotidien.

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Déambulation d’un homme malade et pauvre dans les services d’urgence et de nuit des hôpitaux de Bucarest (Roumanie). Comme son titre l’indique, nous accompagnons Dante jusqu’à son trépas et l’on ressort du film avec un goût très amer dans la bouche, celui de la main-mise de la profession médicale qui ne soigne plus à n’importe quel prix. « La Mort de Dante Lazarescu » pose aussi un regard intelligent sur la solitude et la précarité. Sous ses dehors glacials, ce film est une merveille. Comparable pour le ton et la forme à « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » de Cristian Mungiu , autre film roumain qui a reçu la Palme d’Or au festival de Cannes en 2007.

Des histoires de familles :

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Lors d’une visite professionnelle au Danemark, Jacob rencontre son ancienne compagne à un mariage. Il y apprend qu’il est le père de la jeune mariée. Situation peu commode, Jacob est tiraillé entre le retour à son occupation actuelle (il travaille dans l’aide humanitaire en Inde)  et la découverte de sa fille au Danemark. Un choix compliqué se présente à lui.

Dans son précédent film « Brothers », Suzanne Bier s’attaquait déjà aux difficiles problèmes familiaux engendrés par le départ ou la perte d’un membre de la famille. Une nouvelle réussite grâce à un scénario co-signé par Anders Thomas Jensen (le réalisateur des excellents « Adam’s Apples » et « Les Bouchers verts » et une interprétation sans faille pour Mads Mikkelsen.

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Jon et Wendy, frère et sœur, apprennent que leur père est malade et qu’il doit être placéen maison de repos. Une situation classique qui va engendrer son lot de questionnement et surtout de remise en question de la part des deux personnages principaux. Un film excellemment interprété par le duo Philip Seymour Hoffman et Laura Liney. Si la jaquette annonce « une réflexion pleine d’humour », attendez-vous plutôt à un film assez sombre qui à le mérite de ne jamais tomber dans le pathos.

Un peu de magie et de fées... :

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Un village délimité par un mur mystérieux, une cité magique, un jeune homme qui doit partir à la recherche d’une étoile pour séduire sa bien aimée, un roi mourant qui lance un défi à ses nombreux fils pour désigner sa succession… « Stardust, le mystère de l’étoile » est un film d’heroic fantasy dans la plus pure tradition. En plus d’une production impeccable, le film contient une sacrée dose d’humour qui en fait un excellent film familial, de quoi vous faire passer un très très bon moment.

 

 

Des films étonnants, décalés :

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Edgar (Alex Van Warmerdam) est serveur dans un grand restaurant plein de vide quelque part aux Pays-Bas. Une fois sa pénible journée terminée, il rentre avec sa pénible petite amie du moment  puis doit affronter ses pénibles voisins. Edgar n’est pas heureux et n’a pas vraiment le choix car il se retrouve victime d’un roman. A la manière du film « L’Incroyable destin d’Harold Cricks » de Marc Forster (à voir absolument), Edgar voit ses faits et gestes dirigés par la plume d’un écrivain. Alors, quand l’histoire ne lui plaît pas, Edgar va le voir et lui demande de changer quelques lignes de son livre. Un scénario qui ne manque pas d’originalité et de surprises. N’est pas sans rappeler l’esprit de Kaurismaki ou Roy Anderson. Le réalisateur et acteur Alex Van Warmerdam est un artiste reconnu dans son pays (les Pays-Bas) pour son approche surréaliste.

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Si vous avez déjà vu un film de Roy Andersson, vous reconnaîtrez tout de suite sa patte caractéristique: décors gris, visages enfarinés, impression de fin du monde. « Nous les vivants » est irracontable puisqu’il s’agit d’une succession de saynètes s’imbriquant plus au moins au cours de l’histoire. « Nous les vivants » est aussi plus accessible que son précédent « Chansons du deuxième étage » de par son traitement un peu plus léger. Ce film aurait pu s’appeler « demain aussi, il faut se lever », mais à vous de découvrir pourquoi.

 

Des films catastrophes :

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Il est rare qu’un remake soit plus intéressant que l’original mais il ne faut pas se voiler la face et il suffit de revoir « Le Survivant » de Boris Sagal pour se rendre compte qu’on y a gagné avec les années. On ne peut évidemment pas oublier la scène légendaire dans laquelle Charlton Heston roule dans les rues vides de New York dans sa belle décapotable, néanmoins, le film a pris un sérieux coup de vieux, pour ne pas dire un coup de kitch. Du coup, ce « Je suis une légende », adapté directement du roman de Richard Matheson fait la part belle à l’ambiance glauque et réaliste quand on est le dernier survivant et qu’on ne peut s’adresser qu’à son chien ou à des mannequins. Les décors sont magnifiques et les mutants des plus horribles. Un très bon divertissement non dénué d’intérêt.

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Des jeunes gens organisent une soirée d’adieu pour un ami qui a décidé de s’installer au Japon. Pour immortaliser la fête, Hub est désigné caméraman et s’amuse à filmer les gens. Mais tout à coup, c’est la catastrophe et New-York se retrouve attaquée par une créature monstrueuse qui détruit tout sur son passage. La fête est finie et les gens n’ont plus qu’une chose en tête : s’enfuir et survivre.

Filmé entièrement en caméra subjective (le spectateur voit ce que Hub film), « Cloverfield » est une très bonne surprise pour ceux que les films catastrophes rebutent un peu. Passé les cinq premières minutes où l’on a franchement le mal de mer à cause de la façon chaotique de filmer (style caméra à l’épaule), on s’y habitue assez vite et cette méthode filmique renforce le côté angoissant du scénario.

 

 

Des westerns :

 

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3:10, c'est l'heure très précise à laquelle le train pour Yuma partira. Dan Evans, fermier pauvre et qui a perdu toute considération face à son plus grand fils, accepte de conduire le célèbre bandit Ben Wade jusqu'au train. Les deux hommes que tout oppose vont devoir faire un long chemin ensemble.

Remake du film éponyme de 1957 (réalisé par Delmer Daves), voici un western pure souche où le côté psychologique prend le dessus (oubliez les beaux cow-boys en jeans et santiags, on est plus proche de la série « Deadwood » que du film « Le train sifflera trois fois »).

Revirement complet dans la carrière de James Mangold (« Heavy », « Cop land » et « Walk the line » pour ne citer que les meilleurs) qui s'essaye pour la première fois à ce genre. Le tandem Christian Bale – Russell Crowe fonctionne à merveille.

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En 1882, Jessie James (le brigand bien-aimé) se fait assassiner par Robert Ford, alors que ce dernier lui vouait une incroyable admiration. Voici l’histoire de la rencontre entre ces deux hommes, l’évolution de leurs rapports, le mythe Jessie James.

Pour faire simple, on pourrait dire que ce film est un western contemplatif qui aurait pu être réalisé par Terrence Malick – « La Ballade sauvage » ; « Les Moissons du ciel » ; « La Ligne rouge » ; « Le Nouveau monde ». Le réalisateur Andrew Dominik utilise une lentille spéciale à bords flous offrant de superbes images comparables à des scènes picturales. Le film repose aussi sur une base historique non négligeable. A souligner, la musique « Assassination of Jessie James » écrite par Nick Cave et Warren Ellis qui colle parfaitement au sujet.

Un film d'horreur mais pas trop :

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Une histoire de moutons mutants devenus carnivores et plutôt avides de chairs humaines. Dans un pays où il y a 10 moutons par habitant, on comprend mieux que le réalisateur et scénariste ait imaginé cette histoire de mouton-garou. La présence de Weta production au générique ne fait qu’ajouter une valeur sûre au tableau. (Weta était déjà présent au côté de Peter Jackson pour « Heavenly Creatures » mais a surtout gagné des points suite à la trilogie du Seigneur des anneaux - et non agneaux.) La présence d’humour dans ce film allège l’ensemble mais ne vous y trompez pas, il s’agit avant tout d’un film d’horreur avec ses hectolitres de sang. Bêêêêh oui.

 

 

Et pour quelques chouchous de plus…

(une sélection cd et dvd 2008 par Brigitte Molenkamp)

De la musique pour faire danser vos oreilles :

Pop & tube :

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Un virage pour le troisième album. Musique plus adoucie plus groovy mais toujours féline et sexy.

 

Pop & electro :

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Deuxième album pour ce groupe de Brighton. Racines krautrock indéniables, mais aussi des éléments groovy et funk. Même s’il est dans la continuité du premier opus, ce cd a une pêche incroyable et vaut la peine qu’on s’y intéresse.

Pop & brol :

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Sur le très bon label K records, un album post punk tribal n’ayant pas peur des sonorités étranges et faisant preuve d’un certain humour…

 

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Léger tournant pour le groupe et c’est tant mieux. Ils sont moins festifs, plus matures, mais la fantaisie est restée. C’est positif un groupe qui se renouvelle.

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5ème album pour ces américains- Superbe mélange d’énergie tribale et de rock foutraque à la animal collective, le tout saupoudré de guitares africaines et de rythmiques électro et même grime !!! à découvrir de toute urgence !!!

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Entrelacement complexe de cordes, de rythmes interrompus et contrariés, une batterie débridée et la voix un peu empruntée de Sam Mickens (Xiu Xiu). Un bijou !

 

 

Pop & Folk :

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Duo californien à découvrir. Inspiration pop-folk détournée, percussions tribales, guitares sèches. Tout comme des groupes du genre Tunng, ils ont quelque chose de plus. Une petite influence de XTC aussi.

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Beau CD de chansons folk pour la plupart. Disque calme, habité, méditatif, des murmures en des petits clicks épars. Et surtout la chanson « Wolves » qui est tellement ….Wow !

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Chansons introduites par un banjo qui ensuite s’emballent un peu au gré des inspirations. Le rapprochement avec un Animal Collective assagi est facile.

 

Pop & Pop :

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Le cap du deuxième album est toujours difficile. Les Brésiliens ont bien passé l’épreuve.
Machine à tubes à danser.

Du plus dur :

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Retour à une musique très puissant, industriel, avec moult compressions.

 

Dubstep :

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La djette de la BBC nous montre un beau panorama des ingrédients de la dubstep, mélange de différents genres et même un étonnant Ben Frost qui file vers la noise. Un mix culotté.

 

Electro et techno :

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Easy listening. Un montage de soul-funk vintage et de vieilles bandes originales de films. Label K7.

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Il mixe les excellentes productions de Underground Resistance. Une tuerie.

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Soft ambient, très beaux paysages sonores... propres mais pas trop.

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Murphy = LCD Soundsystem et Mahoney = Les Savy Fav.


Mix funky disco.

Des classiques du cinéma que l’on revoit avec délectation :

Des hommes d’exception qu’on aimerait mieux connaître :

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Deux film avec Paul Newman dans des rôles de rebelle.
Dans « Le gaucher » il interprète le célèbre Billy the Kid, un jeune chien fou au cœur d’or. Arthur Penn signe ici un film qui est présenté comme le renouveau du western. Il présente ses personnages sous un œil nouveau et leur donne une dimension sociale. Nous sommes très loin des « cowboys » classiques.

« Luke la main froide » est l’histoire malheureuse d’un jeune taulard emprisonné pour une broutille, mais le séjour en prison ne le mate pas du tout. Il es débonnaire et un  inconscient de la portée de son  attitude, ce qui va lui valoir pas mal de désagréments. Il se moque de la discipline et de l’autorité cruelle et sans demi-mesure des matons.

Des films dramatiques où l’on trouve une bonne dose d’humour malgré tout.

 

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Pour la première fois un rôle autre que serviteur, voleur, musicien est donné à un acteur afro-américain. Sydney Poitier joue le rôle du très perspicace policier Virgil Tibbs. Un meurtre est commis dans une petite ville de l’état du Mississippi,  et l’inspecteur Tibbs est prié d’aider la police locale. Sous prétexte d’enquête policière, le film de Norman Jewison aborde le racisme. Musique de Quincy Jones

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Marty, un homme de  35 ans au physique ingrat, est boucher, et surtout célibataire. Etat que tout le monde lui reproche : sa mère, ses clients, sa famille. Et quand finalement, il fait la connaissance d’une jeune fille, elle déplaît à son entourage….
Un film absolument charmant qui a été primé au festival de Cannes en 1955 et qui montre très bien la pression exercée par la famille et les amis dans un choix amoureux.
Ernest Borgnine et Betsy Blair forment un couple adorable. Les seconds rôles de la mère et de la tante sont solides et tiennent bien en place.

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Longfellow Deeds (Gary Cooper)  vit dans une petite ville, joue du tuba et écrit des poésies pour cartes de voeux, bref, il vit une petite vie tranquille. Il hérite d’une fortune colossale et du jour au lendemain son quotidien va  être chamboulé. Il doit vivre à New York pour administrer ses biens, et bien sûr il est entouré de rapaces. Son humanisme va lui attirer des problèmes.
Capra, bien connu pour ses films humanistes prônant des valeurs sociales, signe une comédie intelligente et satirique sur la société américaine. Mine de rien, sous couvert de comédies bluettes, ce réalisateur a défendu les ouvriers, les chômeurs, les sans-abris dans beaucoup de ses films, à un moment où Hollywood n’était que glamour.

Voir aussi : « La Vie est belle » avec James Stewart ou « L’Homme de la rue » avec Gary Cooper. Des films qui font du bien.

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Un grand classique du cinéma français avec Audiard aux dialogues, Gabin en vieux gangster grincheux et rabougri, Delon en jeune premier arrogant et frondeur,  Cannes comme décor, et le hold-up est mis en scène par Verneuil, à qui on doit, mais dans un autre genre, « Un singe en hiver » avec les mêmes Gabin et Audiard, et avec Belmondo somptueux.

Et alors, la scène finale…elle file quand même bien le frisson !  Mais je ne veux rien dévoiler.

Des belles actrices avec des belles robes…….et tellement de charme :

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Stanley Donen est surtout connu pour ses comédies musicales comme « Singin’ in the Rain » pour citer la plus connue. Mais il a également réalisé quelques perles comme « Indiscreet »  (uniquement en VHS) ou « Charade »  dans le genre policier – espionnage et  « Voyage à deux », une comédie douce-amère.
Un architecte et son épouse sur le point de divorcer font un voyage qui les mène à la Côte d’Azur. Ce trajet ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises, lors de leur rencontre, puis quand ils étaient jeunes mariés, ou encore quelques années plus tard, accompagnés de leur petite fille de quatre ans.
Durant ce périple, on nous raconte leur histoire d’amour, avec ses hauts et ses bas,  mais de façon débridée,  sans ligne du temps bien définie.
Un film résolument moderne, à la mise en scène dynamique, des acteurs inoubliables, sans oublier la musique de Mancini, les vêtements de Paco Rabanne et Mary Quant et le générique du graphiste Maurice Binder qui avait déjà travaillé pour Donen auparavant

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Dès le générique on est plongé en plein délire visuel. Un  escalier monumental rose, murs roses, lampes roses, fleurs roses….. tout dans l’exacte même tonalité. Shirley MacLaine en veuve éplorée apparaît suivie de « boys » en smoking qui portent un cercueil également  rose ! Hé oui !
Nous sommes donc bel et bien plongés en pleine comédie sentimentale hollywoodienne.
Louisa ne rêve que d’une chose: un mariage simple, un gentil petit mari, une petite chaumière et deux ou trois enfants. Mais le sort en a décidé autrement pour cette « pauvre femme ». Dès qu’elle approche un homme, celui-ci la demande en mariage, et très vite de pauvre et sans ambition, celui-ci se transforme en riche et célèbre et …. Très vite décède en léguant tout à Louisa.
C’est kitsch à souhait, il y a une pléiade d’acteurs formidables (Paul Newman, Gene Kelly, Robert Mitchum…) et surtout il y a les décors et les costumes plus particulièrement, ils sont signés Edith Head. Une styliste qui a créé de petites merveilles chez Hitchcock, John Ford, Billy Wilder…..
Bref, un film beau et rafraîchissant.

Des séries noires...  :

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Paul Kerjean (Patrick Dewaere) journaliste pour un grand hebdomadaire mène une enquête sur la multinationale GTI. Sous ces trois lettres se cachent manipulations comptables au niveau mondial, pots de vin,
magouilles politiques...
Malgré les pressions exercées sur lui et sa famille, Kerjean va dénoncer cette société qui se croit au-dessus des lois, en se battant avec ses propres moyens c’est à dire écrire et publier un article sur celle-ci.
Un sujet d’actualité pourtant  tiré d’un roman de la « Série Noire ».
Mise en scène et jeu d’acteurs assez sobre, parfois même un peu théâtrale. Mais ceci n’ôte rien aux qualités du film.

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Adaptation du roman de Jim Thompson « 1275 âmes » paru à la Série Noire.
Julien Cordier est policier dans une petite bourgade du Sénégal à l’époque du colonialisme, c’est un homme veule et peu courageux. A longueur de journée, il se fait rabrouer par sa femme et ses chefs jusqu’au jour où il trouve une façon bien à lui et peu franche il faut bien l’avouer, de se faire respecter. Un film très grinçant, avec un Philippe Noiret au mieux de sa forme. Un casting très soigné jusqu’au plus petit rôle.

Des films qu’on regarde entre amis, ils sont un peu bêbêtes mais tellement drôles :

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Elmo McElroy (Samuel L. Jackson) est un chimiste vraiment génial. Il a inventé une drogue parfaite qui surclasse toutes les autres. Il débarque en Angleterre pour vendre sa formule magique. Pour cela il s’associe à Félix (Robert Carlyle). Mais sa route vers les billets de banque est jonchée d’embûches en tous genres.
Une comédie policière décalée, avec Meatloaf en patron de la came, et surtout Samuel L. Jackson qui se promène en kilt sans lâcher son sac de golf pendant toutes ses pérégrinations. Délassement garanti.

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Le jeune JB (Jack Black donc) est passionné de rock et vit dans une famille très catho. Il s’enfuit de chez lui et se rend à Hollywood – capitale du rock bien connue !
Il se fait pote avec KG, musicien de rue et, ensemble, ils décident de fonder un groupe de rock.
Le succès se fait attendre….mais ils vont trouver de bons moyens pour l’attirer….
Comédie rock’n’roll potache réalisée entre amis, à regarder au 25ème degré… entre amis.  Pour l’apprécier il faut aimer le hard rock et ses clichés, Jack Black et ses facéties….  Ce qui est mon cas !

Nous possédons un CD du groupe Tenacious D.

Et on peut également voir leurs sketches sur You Tube.

D’autres films sur le rock :

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La vie dans un magasin de disques sur fond de ruptures amoureuses. D’après un roman de Nick Hornby. (avec Jack Black)

 

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Faux docu sur un groupe de hard rock. Film culte – ultra drôle (sans Jack Black – mais il aurait pu !).

 

….et celui qui vous colle des frissons…Brrrr :

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La famille Hamilton est un peu particulière. Il y a  David, le frère aîné, les jumeaux Wendell et Darlene, vient ensuite Francis le petit dernier. Leurs parents sont décédés, ils déménagent tous les six mois. Ils ont des attitudes étranges, des réactions bizarres,  ils cachent une créature surprenante dans leur cave, et séquestrent deux jeunes filles….. je n’en dirai pas plus.
Film indépendant tourné avec trois francs, six sous….Ce n’est pas un teen movie, ni un film d’horreur, ni un suspense, mais un peu de tout ça,  et il y a  une touche personnelle bien prégnante, une bonne dose d’inquiétant. Bref une très bonne surprise.

Des films ensoleillés et humoristiques :

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Jaime, 50 ans, fils unique vient de perdre son emploi. Il voudrait récupérer son appartement occupé par  sa mère, 82 ans, pour avoir des liquidités en attendant de trouver un nouveau job…  Des dialogues absolument savoureux du genre « Si les mères n’existaient pas, Freud ne serait pas aussi célèbre ! », l’actrice qui joue le rôle de Mama est inouïe, un film très drôle, intelligent, pétillant, humain…..je ne sais que dire…formidable !

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Un soir à Madrid…..Leni vient présenter son fiancé à sa famille. Elle est juive et il est palestinien, la famille est agitée, un kilo de soupe surgelée passe par la fenêtre du septième étage……Une histoire pleine de folie, de quiproquos menée tambour battant.

Une histoire sombre sombre sombre :

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Texas, années trente, prohibition. Bruce Willis débarque dans une petite ville fantôme aux mains de deux bandes rivales. Il va les monter l’une contre l’autre pour en tirer profit….

D’après une histoire écrite par Akira Kurosawa et Ryuzo Kikushima, une magnifique musique de Ry Cooder introduit l’intrigue. Comme dans les films noirs classiques, le personnage principal nous confie ses pensées en voix off.  Et malgré les tons sépia, ce film fait référence à John Woo dans les scènes de bagarres où un tireur solitaire et invincible est  muni de revolvers qui ne se vident jamais ! Un film où il n’y a finalement ni bons ni méchants, tous sont corrompus par l’argent, par le pouvoir, ou simplement par l’envie de pouvoir « déjeuner en paix ».

L’aventure c’est l’aventure :

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A la fin du 19è siècle aux États-Unis, les courses d’endurance pour chevaux étaient très prisées. Des cavaliers traversaient des états entiers. Une des courses les plus renommée était « l'Océan de Feu », la traversée très périlleuse du désert saoudien. Invité par un cheik arabe, Frank T. Hopkins y participa avec son mustang Hidalgo.
Ce cavalier émérite consacra sa vie à la défense et à l’élevage de mustangs, ce personnage réel est interprété à l’écran par Viggo Mortensen aux côtés d’Omar Sharif.

Un film d’aventure assez prenant qui rappelle une autre formidable épopée: « Les Cavaliers » - avec le même Omar Sharif, d’après un roman de Joseph Kessel.

Une fameuse entourloupe :

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Plus connu en temps que scénariste, pour les Incorruptibles notamment,  Mamet se lance dans la réalisation. Comme pour les scénarios, il nous propose un film à rebondissements.
Joe Ross a mis au point une « formule » qui pourrait bien faire la fortune de ses employeurs.  Les personnes qui gravitent autour du mathématicien le font douter quant à l’honnêteté des intentions ses patrons. En voulant protéger ses arrières il se trouve englué dans une fameuse toile d’araignée…..

Qui perd gagne :

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Voici  dix ans que ce film est sorti, mais j’ai eu envie de le revoir et bien m’en a pris.
J’avais un vague souvenir, et ce fut un plaisir renouvelé.
Matt Damon interprète un tout jeune avocat sorti de l’œuf. Il prend en charge un sordide dossier qui oppose une compagnie d’assurance et un jeune homme atteint de leucémie….
Une histoire de procès tiré d’un roman de John Grisham dans les mains de Coppola, ça devient vraiment très intéressant. Il n’y a pas de grands effets de manches, un film sobre.
A signaler également la prestation de Danny DeVito.

Ken l’ami des petits :

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Le film s’ouvre sur une scène où deux hommes essaient d’attraper un mouton dans la lande anglaise dans le but de le vendre au boucher du coin, et ainsi assembler quelques pounds pour payer une robe de première communion à la fille de l’un d’eux. Voilà, le tableau est brossé.
Ken Loach nous parle avec beaucoup de sensibilité et d’humour des ouvriers du nord de l’Angleterre, jamais il ne tombe dans le misérabilisme larmoyant, dans le voyeurisme ou dans la lourdeur.
Un film social intelligent et d’une grande sensibilité..

Mieux qu’un concert , mieux qu’un docu c’est Clash :

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Sorte de “vrai-faux” docu sur le groupe the Clash en 1980.

Nous sommes en pleine période punk, et la Dame de Fer vient d’accéder à son poste de Première d’Angleterre. On suit les traces de Ray, jeune adulte désabusé, fan de Clash, qui réussit à se faire engager comme roadie pour son groupe fétiche. Durant deux heures nous allons baigner dans une atmosphère de concerts, et de malaise social. Les membres du groupe jouent le rôle principal dans le film. Certaines scènes notamment où Joe Strummer exprime ses opinions politiques parfois mal exprimées mais déjà bien ancrées sont particulièrement touchantes. Excellent témoignage d’une musique et d’une époque.