Du 6 mai au 8 juin 2011
Broc : un artiste contextuel qui développe ses créations en fonction des lieux rencontrés.
L'art postal : une façon ludique, créative et sociale d'utiliser les services postaux.
Fontaine à Horion-Hozémont : sur la commune de Grâce-Hollogne en Province de Liège
10 ans d'évacuation et ce n'est pas fini !
3 boîtes aux lettres : pour recevoir du courrier, pour s'attacher et vivre un peu sur place, pour raconter ce lieu si étrange, pour tisser des liens ici et plus loin...
Une expo et un blog

Du 22 mars au 26 avril 2011
Jeanine Blanche est née à Petit-Rechain en 1951.
A part une vingtaine d’années passées à Eupen où elle exerce encore aujourd’hui son métier d’enseignante en biologie, elle se considère comme verviétoise de souche.
Son goût pour la photo, la belle image, remonte à l’adolescence; plus tard elle va « remplir » des albums avec notamment des clichés de ses enfants mais aussi beaucoup de paysages. Elle disposait à l’époque du fameux OM2 qui lui apporta bien des satisfactions.
L’avènement du numérique transforme le hobby en passion: un premier compact Fuji en 2004 ensuite un réflexe suivi d’un deuxième et puis d’un troisième : l’actuel EOS 7D assorti de divers accessoires lui permettent d’assouvir cette recherche perpétuelle de « la belle photo ».
Depuis trois ans elle se définit en terme de photo comme « accro à la macro » ! Cependant elle ne délaisse pas les paysages et il lui arrive de participer à des shootings où le portrait trouve sa place.
Sa vision de l’environnement a vraiment évolué, comme si son œil cadrait sans arrêt ce qui se présente au regard.
Le fait d’être enseignante en biologie a sans doute accentué sa prédilection pour la faune et la flore qui restent ses principales sources d’inspiration.
En un mot comme en cent l’émotion de faire une belle image représente pour Jeanine Blanche une source extraordinaire de bonheur et même si elle partage le concept suivant : « Il faut aimer la solitude pour être photographe » c’est avec beaucoup de plaisir qu’elle partage aujourd’hui le modeste résultat de sa passion.

du 05 novembre au 31 décembre 2010
Dans ses toiles abstraites, Martine Hougardy nous livre des morceaux d’espaces qui s’éparpillent, parcelles de terre, blocs sur lesquels ruisselle la lumière. L’artiste travaille la couleur recherchant des vibrations colorées. A la fois gestuelles et précises, ces compositions nous immergent dans un univers intemporel où une part de création est laissée à l’imagination du spectateur. Ces plages colorées, ces jeux d’ombre et de lumière engendrent des paysages imaginaires, deviennent des moyens d’interroger le monde. Chaque toile reflète un voyage intérieur, fait d’émotions, une évasion vers un nouvel horizon, une fenêtre ouverte vers la sérénité.
Une « peinture »…
…peut être le reflet de sa propre vie…
…peut mettre à nu ce qui est caché en l’homme…
…peut faire entendre le cri des hommes, faire danser leur espérance…
…peut faire chanter le génie d’un peuple…
…peut exprimer une prière indicible…
…peut mettre en scène le mal qui est en l’homme…
…peut faire rêver à une autre Vie…
Une « Peinture » peut être contemplée, questionnée, rejetée, interrogée…

du 02 juillet au 31 août 2010.
Découvre la photographie depuis l’avènement de la photographie numérique.
La nature est toujours son thème préféré.
C'est au photo club qu'il apprend les techniques pour réaliserdes bonnes photos.
Á la recherche des détails il découvre beaucoup de phénomènes fascinants.
La photographie macro gagne de plus en plus d'importance.
La plupart des motifs ont été trouvé dans les bois aux alentours du domicile.
Un concours international lui rapporte une médaille de bronze.

du 06 mai au 30 juin 2010
Son bac littéraire option Arts Plastiques en poche, Rom Deviseg, dévoré par le besoin d'exotisme et d'aventures, quitte Nancy et se rend à... Bruxelles afin d'y suivre une formation en Bande dessinée. Le périple bruxellois durera trois ans, durant lesquels il s'essayera également au cinéma d'animation avec un court-métrage sélectionné au festival du film indépendant de Bruxelles et la co-écriture d'un moyen métrage.
C'est à Lille qu'il s'installera ensuite. S'occupant tour à tour de la communication visuelle d'une association et des sites web de La Redoute. Ce sont aussi les premiers pas dans la photo de spectacles, quelques portraits, des natures mortes et de la création du studio photographique des sites web de La Redoute.
Différentes rencontres l'amènent alors à renouer avec l'illustration. Pour le plaisir et au gré des rencontres, il produit des illustrations à un rythme effréné et est publié dans la plupart des fanzines du moment. Quelques expositions plus tard, il est contacté pour réaliser les illustrations d’un consumer magazine pour Carrefour. C’est ainsi qu’il se lance comme illustrateur indépendant et fonde le Studio Strygge.
L’aventure durera plus de trois ans, travaillant ainsi tant pour des grands groupes tels Carrefour, Danone ou Weldom que de petites structures dont il prend en charge l’identité visuelle globale. Le graphisme, l’illustration, le web et un retour dans l’animation avec son complice Pierre Ponchant a avec qui il réalisera des clips et des courts-métrages diffusés sur MCM et Arte.
Dans le même temps, la photographie prend une place de plus en plus importante dans ses créations.
De retour en Belgique, il travaillera aux côtés de Franco Dragone, comme illustrateur freelance avant de devenir responsable du département illustration. La pratique de l’illustration scénographique, le costume design et le rendu d’effets spéciaux l’amènent à utiliser de plus en plus de techniques mixtes dans ses images.
S'en suit un passage à Roubaix dans une agence de communication pour laquelle il réalise des packshots et de la photo de produits en plus des sites web et de la création graphique.
Aujourd’hui illustration et photographie sont les domaines dans lesquels il travaille en tant que freelance.

du 09 janvier au 27 février 2010
« Thomas Delhaye réalise une série de paysages Verviétois en se basant sur des photographies de la ville telle qu'elle est aujourd'hui mais aussi telle qu'elle fut.
Il utilise de manière subjective une large palette de couleurs dans le but de recréer l'ambiance dont il se souvient ou du moins celle qui lui échappe à présent. D'où l'on peut deviner, en lisant entre les coups de crayons, qu'il émane de l'artiste une certaine nostalgie de voir vieillir d'années en années sa belle verte à laquelle il semble appartenir... pour le meilleur comme pour le pire...
C'est un beau mariage entre la réalité et la fiction. »
Régina Clarke

du 02/03 au 30/04/2010.
Le photographe Liégeois Jean-Noël Lansival, est passionné par l’Amérique Latine, et plus particulièrement par le Brésil. Il nous livre ses clichés pris à Salvador de Bahia et sa région.
Entre atmosphère de rue et scènes traditionnelles des marchés, il rend de manière subtile les habitudes des gens de cette région. Pas d’image «choc», qui, souvent inspire le Brésil, mais bien des attitudes de personnes dans la vie de tous les jours. La partie de foot improvisée en fin de journées, l’attente d’un autobus, ou encore le boucher qui découpe des pieds de bœufs au sein du marché de Sao Joaquim. La lumière est aussi très importantes dans ses photos, car elle donne un ton, et cette fois-ci une certaine sérénité. Même dans le chef de ces adolescents, en quête de découvertes ou celui de l’ouvrier plutôt inspiré par la sieste que par le travail. A Salvador de Bahia, le culte du Candomblé (équivalent du Vaudou) est très présent. Cette religion, importée d’Afrique par les esclaves noirs, ce transmet et ce pratique encore de nos jours. La vente des objets du culte ou celle d’ustensiles de cuisine se fait dans l’indifférence, tant les croyances sont répendues et régissent la vie de beaucoup d’âmes de Bahia.
En mélangeant ces petites scènes de vie, Jean-Noël Lansival nous livre un portrait un peu mystique de la région de Salvador de Bahia, mais tellement proche de la réalité de son quotidien.

Du 23 septembre au 10 novembre 2009
Ce sont ses parents qui lui ont transmis l'amour de la nature ainsi que le plaisir de la photographie. Ses premiers pas dans la photo il les a fait grâce au matériel familial. Début 1999 il acheta un appareil photo reflex. Celui-ci montra très vite ses limites : l'appareil était trop lent et les objectifs toujours trop courts. Au fur et à mesure il s'est équipé avec du matériel de plus en plus performant, lui permettant de réaliser les photographies dont il rêvait. Au début il touchait à tout : architecture, portrait, nu... mais la nature était toujours son sujet de prédilection. Maintenant, en dehors des photos de famille, il ne photographie plus que les paysages, la faune et la flore. Le brouillard, les très fortes gelées et autres conditions atmosphériques peu appréciés par la plupart sont celles qui l'attirent le plus. Ces lumières sont d'une beauté exceptionnelle. Malheureusement la plupart des gens en ignorent l'existence, parce qu'ils préfèrent se tourner encore une fois dans leur lit, plutôt que de sortir en pleine nuit pour de longues marches. Ce sont ces instants magiques qu'il a l'intention de partager avec vous grâce à cette exposition.

Du 13 novembre au 31 décembre 2009
Passioné avant tout par le cinéma et la vidéo, Maxime Larondelle s'est mis également à la photographie depuis l'année passée.
Privilégiant habituellement les portraits, il expose ici une série de photos qui fait exception. Toutes les photographies ont été prises exclusivement à Ensival, là où Maxime a vécu durant une douzaine d'années. Il prépare actuellement une série de photos autour du thème de "Peter Pan".

Du 03/07 au 09/09 2009
"Je vous parle d'un Temps" invite au voyage et à la découverte de moments passés et de souvenirs colorés.
Au travers de photographies originales et de paroles de chansons, vous serez amenés à découvrir le charme de la vieillesse et de l'usure. Contrairement à ce que médias et magazines s'évertuent à nous faire croire, la jeunesse et la nouveauté ne sont pas seuls titulaires de la Beauté !
Graphiste et passionnée par la photographie, Céline vous invite à partager sa vision du temps qui passe et sa sensibilité artistique.
Que ce soit au travers de portraits, de paysages ou de gros plans, l'exposition est ouverte à tous les goûts et surtout à tous les âges !


Exposition à la Médiathèque locale de Verviers
du 29 avril au 30 juin 2009.
Dans un monde où tout change très vite, nous sommes des êtres aux facettes différentes et en perpétuels changements. Les expériences poussent aux mouvements, les cycles de naissances et de deuils se renouvellent. Funambules, évoluant inexorablement sur le fil du temps…
Travailler, assembler, rassembler, réutiliser, colorer la matière.
Recherche créative.
Ne pas s’arrêter à “un style” graphique mais être au service d’une histoire. Histoire qui qui peut se composer d’ une seule image ou s’étendre sur un plus long récit.
Ces différentes propositions plastiques se développent et se nourissent les unes par rapports aux autres. Expérimenter dans le temps et ne pas s’enfermer dans une seule manière de faire ou de voir le monde…
VP
Eleni SCHRAMME-POLYMENi, peintures.
Exposition à la Médiathèque locale de Verviers
du 03/03 au 29/04/09.
"Je préfère les matériaux bruts aux matériaux raffinés".
Les supports pas trop homogènes, avec des marques qui me suggèrent une première intervention. Sur un support homogène, tel qu’une feuille blanche, je crée d’abord spontanément quelque chose d’habité…
"Je privilégie tantôt le spontané, tantôt le réfléchi et le structuré".
J’alterne, je les combine, pour arriver au but recherché.
Le HASARD est aussi invité. J’aime son intervention. Je l’utilise même.
J’aime expérimenter".
Cela commence par hasard, tout en faisant.
Je me laisse parfois emporter loin du début.
’ouvre plusieurs pistes, je varie les moyens.
Mais les choses se structurent par elles-mêmes, par un fil intérieur.
Ce qui m’attire :
Le FLOU, le SOMBRE, les ombres, les reflets…
Les COULEURS, les MATIERES, les AMBIANCES dégagées par :
Les objets dans leur état BRUT, NATUREL
Les MARQUES sur les choses du TEMPS de l’USURE de la DECOMPOSITON
Les RESTES d’un passage
Les SIGNES d’une PRESENCE SUGGEREE
Les INDICES d’une PRESENCE dans l’ABSENCE.
ESP
Exposition de photographies de Paul Lebeau à la Médiathèque de Verviers
du 14 janvier au 28 février 2009
« Au pays de la houille »
" La Région Liégeoise fut longtemps regardée, par l’Europe Continentale, comme le bassin charbonnier par excellence. Jusqu’en 1980, les mines de cette Région fonctionnèrent à plein régime pour y prélever une matière essentielle… la houille ".
A travers ces photographies, prisent sur le site de la mine du Hasard à Cheratte et celui de Blegny-Trembleur, je vous invite à remonter le temps et de découvrir, à nouveau, cette époque révolue…»
Paul Lebeau

Anne Crahay expose ses illustrations
du 06 novembre au 31 décembre 2008
Des morceaux de bois, de carton, de métal ou de tissus...
Des filoches de ficelle, des rognures de métal, un noyau de mangue,
une épluchure séchée...Des bouts de rien, des bouts de tout...
Ces toutes petites choses méprisées de tous, reprennent vie et racontent entre ses mains...
Elles nous disent l’histoire de l’homme crocodile, celui qui dresse les mouches,
ou encore de cet escargot édenté qui adorait le nougat !
Des boites à raconter des histoires, des bas reliefs colorés qui invitent à regarder
ce que personne ne voit...
AC

PARCOURS
Anne Crahay est née en 1973 à Verviers, Belgique.
Après avoir étudié les arts graphiques et l’illustration à l’Institut St Luc Liège, elle part vivre l’expérience du volontariat. Trois années, entre l’Italie, la France et le Mexique.
Dès son retour dans son Ardenne de bruine et de brouillard, elle travaille dans le cinéma d’animation, puis comme graphiste indépendante.
Elle a publié deux albums jeunesse aux éditions Alice - www.alice.be - « Dans le bidon de maman » et « De quelle couleur sera le bébé »
Anne Crahay enseigne actuellement le graphisme, le cinéma d’animation et le dessin à l’ESA Saint-Luc Liège.
EXPOSITIONS PERSONNELLES ET COLLECTIVES
Centre culturel “Les Chiroux”, Liège - Centre culturel de Hasselt - Abbaye de Malmedy
Centre culturel de Seraing - Raadhuis Kerkrade, Hollande - Centre culturel de Wanze
Office du Tourisme de Spa - Eurogress, Aix-La-Chapelle, Allemagne - Galerie Juvénal, Huy - Espace 248, Liège - Amour, Maracasse et Salami, Liège - Espace Bronfort, Sart-lez-Spa - Impasse des Ursulines, Liège - Salle de l’Harmonie, Verviers - Fondation Lambert Lecrenier, Huy - Abbaye de Stavelot - Galerie La Marotte, Theux - Galerie Prince de Condé à Spa, Galerià UNO, Puerto Vallarta, Mexique
Du 3 octobre au 5 novembre 2008
Je ne prétends pas être un grand peintre, la peinture est venue à moi tout naturellement; pour moi l’Art est la plus belle des religions.
Je reste ouvert à toutes formes de créations, passant par la sculpture, le dessin au crayon, l’aquarelle, la peinture à l’huile, le fusain, la création d’objets de décoration (lampes et appliques).
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai suivi les cours d’Histoire de l’Art et avec une grande admiration que j’ai découvert des peintres illustres tels que Dali, Michel Ange, Léonard da Vinci, et surtout Botticelli qui m’a donné des frissons lorsque je me suis retrouvé devant « Vénus » au musée des Offices à Florence.
Pour le reste, seule l’imagination est mon guide, le rêve restant mon compagnon de tous les instants et donnant vie à mes crayons et mes pinceaux.
Bien Modestement,
Eric DELVAUX

du 04juillet au 30 août 2008
« Il y a peu, à cinquante ans, il commence à peindre pour s’exprimer ou plutôt comme il dit : 'REessayer de s’exprimer'. Pari réussi dans ses toiles colorées et naïves et nous espérons que ce n’est qu’un début. »
Jusque 10 ans, je me suis exprimé dans tous les sens, mais sans expression, donc sans déranger.
Jusque 12 ans, je me suis exprimé sous bienveillante condescendance.
Jusque 18 ans, je me suis exprimé en emmerdant, mais sans souci.
Jusque 22 ans, je n’ai plus pu exprimer que ce le professeur voulait entendre.
A 23 ans, l’adjudant-chef m’a appris à ne plus rien exprimer du tout.
De 24 à 50 ans, j’ai REessayé de m’exprimer:
Toutes ces années pour apprendre à se taire!
Finalement à 50 ans je me suis rappelé que j’avais eu 10 ans.
Depuis modestement je peins.
Cela ne fait aucun bruit, c’est donc sans expression… si on veut.
J’ai bien appris…
JP Dewaide


Exposition de Sabine D’ANTONI, une série de portraits dessinés.
À la Médiathèque de Verviers, du 03 mai au 28 juin 08
« MOTUS » est une série de portraits dessinés, pochés et collés sur papier (30 x 42 cm) . Ce sont des portraits de gens que j’aime, de vous, de tous, de nous. Ils parlent de leurs blessures inoubliables.
Ils se souviennent de mots malheureux, des regards de travers. Leurs yeux se baissent sur un échec, sur un éternel champ de bataille sans avenir.
La boule est là ou là, chaque jour, chaque nuit. Elle se cache au milieu du ventre, au creux de la tête, dans les poches, sur la nuque ou dans la bouche. La boule, c’est la peur de dire oui, de dire non, de rester sans réponse.
Une boule remplie de pourquoi, un magma de regrets qui se ramifie et contamine l’écorce. Notre enveloppe charnelle s’offre au temps. Elle se lit comme une carte géographique et raconte notre vie. Des peaux si douces parfois, nous parlent de malentendus, de solitude et de colère.
Que de temps perdu à croire que l’on décode le langage des êtres chers. Univers de mots qui changent de poids de toi à moi, d’un jour à l’autre. Labyrinthe. Laboratoire. Analyse des signes corporels humains.
Tu as dix doigts. Ils s’agitent, ils grattent ta cuirasse. Ils s’énervent dans tes cheveux. Tiens, ma paupière bat de l’aile, toute seule. Leurs petits pieds se balancent sous leur chaise. Au-dessus de ma lèvre, un muscle tremble. Une voix qui ne sort pas, alors c’est un cri qui jaillit. Tu lèves les yeux au ciel, je vois tout leur blanc. Une main tombe de très haut, ce n’est pas pour me caresser la joue.
On serre les dents et les sourcils se cambrent. C’est la bagarre. On n’a rien compris. On campe. Sur des positions déplacées.
Comptez les coups, comptez les points.
Mais après, sur chaque terrain, sous toutes les armures, bourgeonnent des cicatrices fumantes avant de s’éteindre dans une blancheur lisse et sensible.
Et ceux qui n’ont pas avalé la boule ?
Tu t’est penché trop fort par la fenêtre, mon bel ange abîmé. Un soir, elle a glissé de la berge. Ils ont suspendu leur souffle. Belle comme la pleine lune, elle a avalé tout un tube. En jouant, elles ont disparu.
Eux, c’est nous, en qui résonnent leur prénom, leurs questions et leur silence. Il reste des photos sur la cheminée, une mèche de cheveux dans la table de nuit, un sourire dans la mémoire et une bague dans le vide-poche.
Et l’Amour ?
Au centre de quel éden ?
Dans le lit de quelle rivière ?
Au pied de quel chêne ?
En-dessous de quelle pierre se trouvent les clés ?
Au milieu de quel « ici » parlerons-nous, enfin, vraiment, en toute compréhension ?
En temps que peintre et dessinatrice j’utilise la lumière, la matière et l’écriture pour exprimer la souffrance humaine. En cela j’essaie de décoder, je cherche à savoir « Pourquoi ».
Parce que Comprendre, c’est déjà un pas vers l’Amour.
Sabine D’Antoni.
Du 04 mars au 30 avril 2008.
« La couleur, objet de réflexion. Sensations colorées, illusion d’optique ou simple jugement de goût, la couleur a ses lois. Des combinaisons de couleurs pour le plaisir des yeux.» Marie Guillaume
Du 2/11 au 31/12 2007 à la Médiathèque de Verviers.
Exposition de photos de concerts prises entre juin 2006 et septembre 2007 dans la région de Verviers.

Expose ses photos à la Médiathèque de Verviers du 21/09 au 31/10/07.
Infographiste prépresse depuis le début des années nonante et photographe autodidacte depuis 2005, Pierre-Vincent "Pivi" Molinghen recherche l'échange visuel et la confrontation avec le monde et ce jusqu'à y déceler l'étincelle de l'émotion.
L'acte photographique est pour lui du domaine de la perception et de la psychologie, lui permettant de regarder, sonder, voir, sentir et enfin montrer la parcelle d'âme que les modèles acceptent de lui dévoiler.
Ainsi il considère la pratique du portrait comme une thérapie à huis-clos pour les protagonistes, un échange non verbal, une poche suspendue dans le temps. A la fois vulnérables et forts, sensibles et détachés, lointains et si proches; les photos de "Pivi" nous renvoient à nos propres images et notre propre vécu.
Plus d'infos sur Pivi Molinghen

Exposition de photographies « People » de Sabrina Delgleize, du 02 janvier au 29 février 2008 à la Médiathèque de Verviers.
La démarche photographique de Sabrina Delgleize est toute simple: elle saisit au vol des moments, des instantanés de la vie quotidienne. Sans calcul de sa part, elle prend des images pour que les gens puissent se raconter leurs propres histoires. Ce sont les «peoples» de son quotidien.
Exposition de photographies, du 04.05 au 28.06.07, à la Médiathèque de Verviers.
« Acteurs de théâtre »
J'ai voulu cerner au plus près le comédien dans sa transformation, son intimité, sa façon d'être avant, pendant et après la pièce. Pour ce faire j'ai suivi assidûment deux troupes pour percevoir la réalité quotidienne d'un comédien; enlever le verni et percer leur masque, leur mascarade, leur jeu pour montrer par quelques clichés bien inspirés - j'espère- que leur "comédie" est un jeu sérieux. Je me suis fait discret, patient et puis j'ai saisi, volé, pris leur instant intime un peu à leur insu. J'ai été surpris par leur gêne au début, la force du clan, leur humeur changeante, leur transformation, la concentration qu'exige ce métier, le besoin de surenchérir, de se détendre...
Vincent lempereur
Exposition : peintures de Yves Donnay
Centre de prêt de Verviers
Du 06 juillet au 19 septembre 2007.
Mon travail actuel que j'intitule les "écorcés" a démarré par l'envie de travailler sur des toiles de coton simplement tendues sur des branches écorcées. Pour aller avec la simplicité du matériau naturel, j'ai choisi de me limiter volontairement à une gamme de tons restreinte, l'ambre, la terre de sienne, l'ocre...et par moment l'ajout d'une couleur plus vive.
A la médiathèque, je présente une version dessins petits formats qui reprend des croquis et des projets de toiles ou de sculptures.
Yves Donnay
Le photographe verviétois Albert Fleury expose à la Médiathèque de Verviers, du 02 mars au 25 avril 2007.
«Avec les photographies d’Albert Fleury, c’est une porte immensément ouverte sur le rêve, qui laisse aller librement l’imaginaire au plus profond de ses pensées. Ce sont les immensités des paysages relativisées par un point de détail, comme une dissonance volontaire d’une musique contemporaine qui fait sursauter et qui nous replace dans la réalité. C’est aussi le cadre d’un pare-brise à travers lequel tout devient possible, une invitation au voyage sur une route inconnue, sous le soleil ou la pluie, une vision nette ou embuée. Toute une poésie d’un moment complice avec le photographe.»
Puig
Exposition de photographies, dans le centre de prêt de Verviers, du 16 novembre 2006 au 28 février 2007.
Pour démarrer la formule «Expo petits formats» à Verviers, son chef de centre, passionné de photographie et photographe, expose ses œuvres sur les cimaises du centre de prêt.
Appel est lancé aux artistes désireux d’exposer leurs œuvres dans le centre de prêt de Verviers, possibilité d’accrocher une quinzaine d’œuvres au format max. de 30X40 cm.
Prendre contact avec le personnel au 087 330088.
Des natures en gésine
On entre dans un jardin. Dans un monde suspendu. Ce n’est déjà plus le sommeil. Et ce n’est pas encore l’éveil. C’est un moment entre la semence et le germe. Un instant qui semble figé, immobile mais qui, pourtant, ne cesse de pousser, de venir. De se flétrir aussi. De naître en même temps qu’un autre est en train de périr. Des plantes très simples taisent leur secret comme l’épeire tisse son diadème, capture ses proies, mais aussi des éclats de lumière, des dièses éoliens et des soupirs de perles éphémères. On n’entend plus le vent et l’eau a pris la fluidité des pierres.
On entre dans un jardin minime que l’oeil fasciné transforme en vastes nébuleuses. A peine un clignement et l’ombre d’une feuille est-elle déjà une autre galaxie et il suffit d’un instant de brise pour épuiser la bogue fragile des coquelicots. Pour que naisse un furtif baiser de ponceau posé sur des lèvres labiles. Un voile de lumière épouse l’impeccable floraison. Lui succède aussitôt le linceul d’un nuage. Comme l’ébauche de la morte saison.
On reste dans le jardin. On laisse la plus infime feuille nous couvrir le visage, nous envelopper les yeux. On reste dans le jardin. On se soûle de sèves, on s’enivre d’ivraies. Les étoiles s’éteignent. Le soleil n’est plus qu’un jeune oeil de chat. Des épines pointent. Des pousses s’élèvent. Des fleurs se fanent. C’est en mourant que les fruits sèment leur toute prochaine vie. Par milliers, de fugaces éternités s’étreignent. Se repoussent. Et le jardin n’est plus le jardin, mais un ventre secret où d’intimes flammes foetales lèchent la soie des sensitives pour embraser de vierges horizons.
On n’est plus dans le jardin. On est ailleurs. On est dans le regard de Philippe Boulanger. Dans l’iris qui révèle l’invisible et fixe le silence. Dans cette magie trouble qui brouille notre vue et nous offre des steppes de trois brins, des toundras de quatre trèfles et des océans de mare. Jardins au creux de la paume. Aucune feuille n’est folle qui sculpte ses propres totems. On est dans un ventre. Tout comme à l’aube du premier jour. Édens sombres au bout de l’oeil, natures en gésine, l’eau se fige, pétrit la glaise que couve un soleil tiède. Des herbes architectes érigent des cathédrales plus fragiles que la lumière.
Joseph Orban, le premier février 1999.
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