"10 minutes de silence pour John Lennon" : 14 décembre 1980, Central Park, New York, un long plan sequence. Raymond Depardon filme de jeunes américains, immobiles et recueillis, rendant hommage au Beatles assassiné.
Un film polémique consacré aux attentats du 11 septembre 2001. Rarement événement n'aura été autant filmé, montré, analysé, décrypté. Pourtant de nombreuses questions restent sans réponses et continuent d'alimenter la rumeur: que savait réellement le gouvernement américain ? Que s'est-il passé exactement au Pentagone ? Quelle est la véritable nature de l'appareil qui s'y est écrasé ? Le World Trade Center s'est-il effondré trop facilement ? Pourquoi certaines boîtes noires présentes à bord des avions n'ont-elles pas été retrouvées ?
Cette investigation journalistique approfondie s'appuie sur des interviews, filmées dans plusieurs pays, avec des survivants et témoins du 11 Septembre, ainsi que divers techniciens, scientifiques, chercheurs, journalistes et experts qui donnent toute sa crédibilité à l'enquête. Y figurent en outre des enregistrements sonores et vidéo inédits et exclusifs, des documents officiels ainsi que des modélisations informatiques inédites.
Le 11 septembre 2001, les deux buildings du World Trade Center s'écroulaient, faisant des milliers de victimes dont 343 pompiers. Deux frères, les réalisateurs français Gédéon et JulesNaudet, se trouvaient sur place en train de tourner un reportage sur une unité spéciale de pompiers, quand l'un deux entendit un vacarme et leva sa caméra. Pendant près de sept heures, les deux réalisateurs vont suivre les pompiers new yorkais - l'un à l'intérieur de la tour N°1, l'autre à l'extérieur - et les filmer en train de lutter contre le temps, pour sauver des vies humaines.
Le portrait du célèbre Nicky Barnes, un junkie devenu l'un des plus puissants parrains noirs de New York. Le film se penche sur l'industrie de l'héroïne et la lutte anti-drogue du gouvernement américain des années 70, et raconte comment Nicky Barnes a gravi les échelons et a provoqué un énorme scandale, qui lui valut la une du New York Times en 1977 avec ce titre : "Mr. Untouchable".
11 septembre 2001. Des voix s’élèvent pour accuser les Juifs d’avoir commandité les attentats...
Frappé par le regain d’antisémitisme qui sévit aux États-Unis, Marc Levin va tenter de décrypter le secret du complot juif mondial. Plutôt que de contester la rumeur, il revient à la source en puisant dans les Protocoles des Sages de Sion, manifeste de la fin du XIXe siècle, qu’Hitler intégra à l’idéologie nazie. En s’appuyant sur des souvenirs personnels, des entretiens et diverses archives, le cinéaste propose une plongée édifiante dans une Amérique perdue et haineuse. Le film est agrémenté d’autres documentaires, qui apportent de vifs éclairages, à travers des rencontres avec l’historien Pierre-André Taguieff et Will Eisner, qui retrace l’histoire du complot en bande dessinée.
Déjà connu pour ses « performances » à travers le monde, le français Philippe Petit accomplit en 1974, le rêve de sa vie : tendre un fil et passer entre les deux tours du World Trade Center en toute illégalité. Mêlant images d’archive et reconstitutions, ce film raconte L'histoire du "crime artistique du siècle".
La collection "Carnets d'ailleurs" (en vidéos sous la nomination "Voyages, voyages") invite un réalisateur à filmer seul une ville, une région ou un pays, en toute liberté, au gré de ses impressions et de ses émotions instantanées. En quelques séquences, il raconte son voyage à la première personne et donne à partager ses moments forts. Le dispositif technique est le plus léger possible; les petites caméras numériques permettent aujourd'hui de nouvelles écritures documentaires.
Vue du ciel ou vue du trottoir, Manhattan filmée par Pierre Brouwers est un fascinant tourbillon de formes, de lignes, de cultures et d'images insolites. L'île de Manhattan est le thème du premier des deux reportages permettant de découvrir, à travers le regard du réalisateur, les cinq "boroughs" qui composent New York City.
La collection "Soundwalk" propose de réaliser une balade intime dans un quartier de Paris ou de New York, guidée par une personne célèbre (acteurs, actrices, chanteurs, DJ's) habitant l'endroit. Ces promenades scénarisées offrent une approche insolite permettant de vivre une réelle expérience sensorielle tout en explorant l'âme des lieux. Chaque DVD est accompagné d'un CD-audio (50') qui permet de se promener dans les rues des quartiers au son de la voix de ces guides particuliers pour une visite interactive mêlant charme et poésie.
La réalité du "street basket-ball" (basket de rue), longtemps perçu comme un vecteur d'ascension sociale par les jeunes Noirs américains. Le film s'attache au personnage du jeune et talentueux Ed "Booger" Smith qui hésite entre une carrière de joueur professionnel et l'activité moins aléatoire de dealer de crack. Un film sans complaisance qui montre comment le terrain de basket n'a jamais été qu'un miroir aux alouettes pour les jeunes des ghettos. Avec une bande-son proche de l'anthologie musicale: pop, années 60, funk et surtout morceaux de rap.
Tragedy, l'histoire du Queensbridge est un documentaire sur la plus grande cité sociale de New-York, berceau d'un immense héritage hip-hop : 50 Cent, Nas, Mobb Deep, Capone-N-Noreaga, Cormega, The Juice Crew. Son histoire nous est racontée par un rappeur célèbre dans les rues du Queens : Tragedy Khadafi. Tragedy décrit les événements et la vie de l'Amérique urbaine. Le film est un portrait sans concession de la guerre des gangs, la culture de la drogue et la misère des ghettos américains.
Cette série en trois épisodes fait le portrait d'Andy Warhol et révèle l'effervescence qui régnait dans sa célèbre Silver Factory, véritable "clubhouse" du milieu artistique newyorkais des années 60. C'est dans ce lieu unique qu'Andy Warhol a conçu ses œuvres désormais devenues des icônes. Le film s'appuie sur des centaines d'archives photographiques, de clips et vidéos inédites, de photos de spectacles théâtraux et musicaux ponctués par les commentaires des protagonistes qui fréquentaient régulièrement ce lieu fascinant. Chaque épisode de 52 relate un ou deux ans de la Factory: une vie riche en projets, en folie, en divertissements.
En parfaite new-yorkaise, Nora, la trentaine bien sonnée, s'est développée une carapace à l'épreuve de l'amour. Cynique et désenchantée, elle se demande ce qu'elle pourrait bien faire pour trouver l'homme idéal. Elle n'est pas vraiment aidée par sa mère qui ne perd jamais une occasion de lui rappeler qu'elle est toujours célibataire. Après une série de rendez-vous désastreux, elle rencontre Julien, un français insouciant et joyeux, venu à New York pour
travailler sur un film qui finalement ne se fera pas. Nora se laisse un moment convaincre par l'insouciance de Julien, mais redoutant un nouvel échec amoureux, elle se refuse d'y croire et le laisse repartir en France. Prise de remords, elle décide finalement d'aller à Paris, espérant enfin conjurer le sort de son train-train quotidien. Ce voyage sera l’occasion de reprendre sa destinée en main.
Depuis l'invention du cinéma, New York n'a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d'infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu'uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d'atmosphères différentes. Au lieu de servir de révélateur, New York agit comme un agent de texture qui donne la même consistance aux films de réalisateurs très différents. C'est d'autant plus impressionnant que certains d'entre eux sont loin d'être dépourvus de personnalité.
Admirable comédie de moeurs sur le comportement et les incertitudes des intellectuels,"Manhattan" est surtout un fabuleux hommage noir et blanc à une ville. Allen réussit à intégrer sans hiatus sa vie et son cadre de vie, trouvant l'inspiration à sa source dans ce coeur de New York qu'il ne cesse d'aimer et de critiquer. Si toute l'oeuvre d'Allen respire New York, "Manhattan" est l'expression la plus achevée de cette nécessité vitale.
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