Thierry Moutoy, Responsable Musique de films
Un album qui retrace la longue collaboration entre le compositeur Joe Hisaishi (collaborateur aussi de Kitano) et le réalisateur Hayao Miyazaki. Ce CD reprend le poème symphonique de Nausicaä, et des extraits de Porco Rosso, Princesse Mononoké et Le voyage de Chihiro. Un seul regret, l’absence de Mon voisin Totoro.
Pour illustrer musicalement son film, Alfonso Cuarón a fait appel à John Tavener, compositeur classique, spécialiste de la musique religieuse. Pour l’occasion, John Tavener composa une œuvre originale de quinze minutes Fragment of a Prayer qui servira de leitmotiv tout au long du film. Le reste de la partition se partage entre des œuvres plus anciennes du compositeur ainsi que des extraits d’œuvres de Gustav Mahler, de Haendel et de Penderecki.
Une partition originale qui nous change un peu des sempiternelles musiques d’action ésotériques.
Pour The Black Dahlia, Brian De Palma a fait appel au compositeur Mark Isham. Qui mieux que lui pouvait rendre l’ambiance des films noirs de la grande époque hollywoodienneavec sa touche jazzy et son orchestration très fouillée ? Une partition classique mais efficace.
Cinquième coopération entre le réalisateur Anthony Minghella et Gabriel Yared (les plus connues étant Le patient anglais, Le talentueux M.Ripley et Retour à Cold Mountain). Mais cette fois-ci, changement de cap pour Gabriel Yared. Étant toujours à la recherche de nouveaux horizons musicaux, il fait appel au groupe d’électro ambient Underworld, délaissant le côté symphonique pour une approche plus atmosphérique. Pas de grande formation orchestrale, mais un piano et quelques cordes sur lesquelles viennent s’enchevêtrer la musique aérienne d’Underworld.
Gabriel Yared n’aura de cesse de nous surprendre et de nous enchanter par son originalité et son approche à chaque fois différente.
George S. Clinton est plutôt connu pour sa carrière de songwriter et d’arrangeur (entre autres pour Michael Jackson, Joe Cocker, Smokey Robinson) que pour celle de compositeur de musiques de films. Les influences rock sont bien présentes dans cette partition torride.
Guitare lancinante, percussions exotiques, orchestre à cordes, saxophone et voix féminine, en l’occurrence celle de Sarah Bettens, la chanteuse du groupe K’s Choice.
Deux morceaux du groupe Morphine ont une place dans cet écrin de volupté.
Comme toutes les grandes dames qui se respectent, la bande (très) originale de Marie Antoinette de Sofia Coppola c’est fait attendre, mais la voilà enfin et pour notre plus grand plaisir. Et comme pour nous récompenser de notre attente, c’est un double CD. La bande originale la plus « clash » depuis belle lurette.
La carrière musicale du compositeur Bernard Herrmann n’est pas uniquement liée aux films d’Alfred Hitchcock. Sa musique est beaucoup plus éclectique que ce que l’on pourrait croire. La partition de Anna and the King of Siam en est un bel exemple.
Pour ce film datant de 1946, Herrmann compose une musique fraîche et exotique, même si on retrouve des accents hitchcockiens dans son romantisme ombrageux.
Cette partition est un mélange d’exotisme de par le choix des instruments, (xylophone, harpe, marimba, flûte) et de musique orchestrale typique de l’âge d’or d’Hollywood, dont Bernard Herrmann reste un maître incontesté.
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