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Zodiac de David Fincher
Ce film relate de façon très minutieuse l’enquête qui s’est déroulée dans les années septante aux Etats-Unis à la suite d’une série de meurtres perpétrés par le tueur en série surnommé le Zodiac. La seule chose que l’on pourrait reprocher à Fincher, c’est sa réalisation très classique et sans faille. Il est intéressant de comparer cette version avec celle réalisée (la même année) par Alexander Bulkley et qui propose une approche différente de l’histoire. Voir VZ0017
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Irina Palm de Sam Garbarski
Alors que l’histoire démarre sur le ton du misérabilisme et que l’on craint le pire, Sam Garbarski a l’idée très originale de mettre Marianne Faithfull (grand-mère prête à tout pour sauver son petit-fils) dans un peep-show. Il en ressort un film très intéressant qui évite le côté glauque de la situation grâce à une interprétation remarquable et une pointe d’humour noir et british. Les scènes avec les villageoises qui essayent d’en savoir plus sur le nouveau job de la grand-mère rappellent les excellents « Calendar Girls » et « Saving Grace » de Nigel Cole. On sourit un peu et on applaudit surtout.
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Jindabyne de Ray Lawrence
Jindabyne est le nom d’une petite ville située dans les Alpes australiennes (et oui, il y a aussi des pistes de ski en Australie). Quatre amis partent en week-end pour pêcher dans une rivière dont eux seuls ont le secret. Mais dès leur arrivée, ils trouvent le corps sans vie d’une jeune aborigène. Ne sachant pas trop quoi faire, ils décident de profiter d’un jour de pêche avant de rentrer pour alerter les autorités. Evidemment, la communauté aborigène s’émeut d’apprendre que ces quatre hommes ont préféré pêcher que d’annuler leur week-end. S’en suit une série de problèmes au sein du groupe et des familles. Un film très simple et tout en nuance. Intéressante approche de la difficulté de cohabitation entre les Australiens et les aborigènes.
À voir également l’excellent précédent film de Ray Lawrence « Lantana » .
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4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu
Une jeune fille se retrouve dans une chambre d’hôtel afin de s’y faire avorter. Nous sommes en Roumanie et cet acte y est tout à fait illégal et punissable. La méthode n’en est que plus risquée.
La réalisation est simple, les images parlent d’elles-mêmes, et l’on ressent une profonde tristesse entremêlée d’amertume après avoir vu ce film.
Palme d’or à Cannes en 2007.
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Hot Fuzz de Edgar Wright
Après l’excellent Shaun of the dead, le réalisateur Edgar Wright remet le couvert : un super flic aux multiples récompenses se voit muté dans un petit village modèle où rien ne se passe, ou plutôt, où rien n’est censé se passer ! Lui, toujours professionnel, même face à l’ennui, se doit de remplir toutes les missions aussi anodines soient-elles et la disparition d’un cygne n’est pas prise à la légère. Mais tout à coup, de nombreux accidents surviennent dans ce village et éveillent les soupçons de notre super flic.
Le réalisateur garde les mêmes ingrédients utilisés dans “Shaun of the dead” et parodie cette fois le monde héroïque du film d’action (principalement Bad Boys 2 et Point Break). Les deux acteurs principaux, Simon Pegg et Nick Frost, reforment un tandem fort appréciable.
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Camino de San Diego de Carlos Sorin
Les films de Carlos Sorin font toujours le même effet sur moi, à savoir le sentiment d’avoir passé un bon moment. Car Sorin a indubitablement le don de filmer les gens, de les aimer. Ici, partant d’un phénomène propre à son pays (la passion engendrée par Diego Maradona) il nous brosse le portrait de Tati, un jeune homme vivant dans un petit village loin de tout et qui décide de partir à la rencontre de Maradona pour le supporter dans sa maladie et lui offrir une statue. S’en suit une succession de rencontres toutes aussi délicieuses les unes que les autres. On avait déjà eu un aperçu de son talent dans « Historias minimas », et « Bombon El Pero ». Avec ce « Camino de San Diego » Carlos Sorin persiste et signe.
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Jamais ensemble de Amy Heckerling
Le scénario est somme tout banal : une femme d’un certain âge tombe amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune. On est en pleine comédie romantique. Mais parlons franchement ; il y a les bonnes comédies romantiques et les mauvaises comédies romantiques, et ici, il s’agit d’une bonne comédie romantique brillamment interprétée par Michel Pfeiffer (qui, à 50 ans, peut encore se permettre de jouer la pépette de 40) accompagnée de Paul Rudd (un jeune acteur à suivre). De plus, le film a le mérite de poser une critique sur le milieu des feuilletons américains.
40 ans, toujours puceau de Judd Apatow
Judd Apatow est avant tout scénariste : voir « Braqueurs amateurs » de Dean Parisot, « Disjoncté » de Ben Stille, « Les Poids lourds » de Steven Brill… et il réalise ici son premier long métrage. Au travers du titre, on devine tout de suite de quoi il s’agit et le film est véritablement sauvé du genre ‘mauvaise comédie débile pour adolescent’ grâce à la présence d’un excellent acteur : Steve Carell (découvert dans « Bruce le tout puissant » de Tom Shadyac et surtout « Little Miss Sunshine » de Jonathan Dayton. Ne vous attendez toutefois pas à un film d’auteur mais la réflexion peut-être vue sous différents angles, et de se poser la question : est-il anormal d’être toujours puceau à 40 ans ? Réservé surtout à la gente masculine.
La vérité sur Charlie de Jonathan Demme
Ce film est un remake du classique « Charade » de Stanley Donen. Soyons honnête, les deux acteurs principaux, à savoir Thandie Newton et Mark Wahlberg n’arrivent pas à la cheville de Audrey Hepburn et Cary Grant… mais ce film est une bizarrerie quand on voit la brochette d’acteurs français qui apparaissent au générique : Christine Boisson, Magali Noël, Agnes Varda, Charles Aznavour (clin d’œil au film « Tirez sur le pianiste » de François Truffaut, Philippe Katerine… A voir donc par curiosité.
Brigitte Segers (La Médiathèque Passage 44)
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