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Playlist DVd fiction - Novembre-décembre 2008

 

Une playlist est quelque chose de tout à fait personnel. Un film aimé par l’un peut-être détesté par l’autre. Le but de cette démarche n’est pas de vous convaincre, mais bien de vous faire partager mes goûts.

 

♥♥♥: j’ai beaucoup aimé ce film, je ne peux que vous le conseiller.

♥♥: même si ce n’est pas, pour moi, le meilleur film de l’année, vous ne serez pas déçu.

: un film qui m’a un peu déçue... mais que vous apprécierez peut-être.

: un film que je n’ai pas aimé et que je n’arrive pas à défendre.

 

 

♥♥♥♥ Into the wild de Sean Penn

A peine sorti de la fac, Christopher McCandless ne va pas suivre la voie “normale” telle que ses parents la conçoive. Il préfère partir sur la route, tel un vagabond sans ressources avec pour but ultime de vivre en totale communion avec la nature, quelque part dans les montagnes de l'Alaska.
Le film est basé sur la véritable histoire de Christopher McCandless, qui inspira un livre écrit par le journaliste Jon Krakauer (Voyage au bout de la solitude), livre adapté ici au cinéma par Sean Penn.
Il est difficile de parler de ce film en quelques lignes, il s'agit avant tout d'un ensemble de sensations, un film étonnant à plus d'un titre.
A la fin générique, on se sent abandonné, voire frustré parce qu'il nous laisse avec bon nombre de questions sur notre propre quotidien. Et si l'on pleure à la fin d'«Into the Wild», ce n'est peut-être pas uniquement sur le sort réservé à Christopher McCandless, mais sur le notre aussi.

 

♥♥♥ La Visite de la fanfare de Eran Kolirin

Un groupe de huit musiciens provenant de la fanfare de la police égyptienne sont invités à jouer dans un village israélien. Débarqués à l’aéroport avec personne pour les accueillir, nos musiciens arabes doivent retrouver leur chemin sur une terre qui leur parait hostile.
Si le conflit israélo-arabe n’est jamais réellement abordé, il est la véritable toile de fond de ce  film, servant comme prétexte à un certain nombre de situations plutôt sympathiques. Les nombreux plans fixes apportent une touche artistique supplémentaire, à voir comme des tableaux. A la fois burlesque (Tati n'est pas loin) et épurée, cette comédie très tendre nous offre un délicieux moment de cinéma.

 

♥♥♥  3: 10 pour Yuma de James Mangold

3:10, c'est l'heure très précise à laquelle le train pour Yuma partira. Dan Evans, fermier pauvre et qui a perdu toute considération face à son plus grand fils, accepte de conduire le célèbre bandit Ben Wade jusqu'au train. Les deux hommes que tout oppose vont devoir faire un long chemin ensemble.
Remake du film éponyme de 1957 (réalisé par Delmer Daves), voici un western pure souche où le côté psychologique prend le dessus (oubliez les beaux cow-boys en jeans et santiags, on est plus proche de la série Deadwood que du film Rintintin)
Revirement complet dans la carrière de James Mangold (Heavy, Cop land et Walk the line pour ne citer que les meilleurs) qui s'essaye pour la première fois à ce genre. Le tandem Christian Bale – Russell Crowe fonctionne à merveille. (BS)

 

♥♥ Joy Division de Grant Gee

La sortie récente du film Control (VC0007) de Anton Corbijn racontant la légende de ce groupe anglais formé en 1977 a relancé l'engouement déjà bien présent pour ce groupe. Ce documentaire est un complément idéal au film Control et est truffé d'images d'archives.

 

♥♥ Nos souvenirs brûlés de Susanne Bier 

Alors qu'elle a tout pour être heureuse (une belle maison, un mari formidable et deux jeunes beaux enfants), la vie de Audrey bascule du jour au lendemain lorsque son mari se fait abattre dans la rue. Durant son processus de deuil, elle se tourne vers l’ami de son défunt mari, ancien avocat qui a sombré dans la drogue et l'alcoolisme, et décide de l'aider.
Première réalisation américaine pour cette réalisatrice danoise qui marque un nouveau tournant dans sa carrière (voir Brothers et After the weddin . L'histoire oscille souvent à la limite du gros film sentimental-pathos, mais sans jamais vraiment y tomber. Le film est surtout porté par la performance de l'acteur Benicio del Toro. A voir.



♥♥ Sex and the city de Michael Patrick King

Sex and the city - le film, démarre exactement six ans après la fin du dernier épisode de la série tv. Redouté par certains, ce film n'est ni plus, ni moins une suite logique à la série. C'est donc l'heure des mariages, des réconciliations et des bébés... seule ombre au tableau, le placement de produits est encore plus présent que par le passé.


 

♥♥ Black sheep de Jonathan King

Une histoire de moutons mutants devenus carnivores et plutôt avides de chairs humaines. Dans un pays où il y a 10 moutons par habitant, on comprend mieux que le réalisateur et scénariste ait imaginé cette histoire de mouton-garou. La présence de Weta production au générique ne fait qu’ajouter une valeur sûre au tableau. (Weta était déjà présent au côté de Peter Jackson pour Heavenly Creatures mais s’est surtout fait connaître suite à la trilogie du Seigneur des anneaux - et non agneaux) La présence d’humour dans ce film allège l’ensemble mais ne vous y trompez pas, il s’agit avant tout d’un film d’horreur avec ses hectolitres de sang. Bêêêêh oui.

 

 

♥♥ Cours toujours Denis de David Schimmer

Denis s'est encouru le jour de son mariage, abandonnant sa future femme enceinte de son enfant. Des années plus tard, Denis aimerait bien reconquérir la belle, et pour cela, il est prêt à tout, y compris courir un marathon. Son seul problème, c'est que Denis a tout de l'anti-sportif.
David Schimmer est avant tout connu pour son rôle d'acteur dans la série tv Friends (Ross, c'est lui). Il passe ici derrière la caméra pour son premier long métrage.
Une “petite” comédie sans prétention, ni bonne, ni mauvaise. On évite la catastrophe grâce à la présence de deux bons acteurs : Simon Pegg (souvenez-vous Shaun of the dead et Hot Fuzz) et  Dylan Moran, le libraire crade de la série Black Books).

 

Angles d’attaque de Pete Travis 

Lors d'une apparition publique en Espagne, le président des Etats-Unis d'Amérique se fait descendre par un tireur embusqué. De nombreuses caméras ont filmé la scène ...
Le film propose de revoir la même scène sous des angles de vues différents. Le réalisateur nous fait ainsi découvrir l'histoire petit à petit, en repassant inlassablement la même scène, mais avec à chaque fois un nouveau protagoniste. Si le procédé n'est pas neuf, il a le mérite d'être bien mené et de nous faire passer un agréable moment distrayant. Retour à l'écran pour l'acteur Denis Quaid. Revoir Cours Lola cours (VC7404) de Tom Twyker.

 

L’Année où mes parents sont partis en vacances de Cao Hamburger

Brésil (1970), deux évènements majeurs vont ponctuer les vacances du jeune Mauro. Fuyant un régime dictatorial, ses parents doivent partir se cacher et abandonnent leur fils à son grand-père. Finalement, c'est le voisin du grand-père qui va devoir s'occuper de ce jeune inconnu, dont les journées sont rythmées par la rencontre avec les autres enfants du quartier, les traditions juives du voisin du grand-père, la coupe du monde de football et l'espoir de voir ses parents revenir le chercher.
Un film mignon et qui aurait mérité une analyse plus profonde de la situation politique du pays. On ne comprend pas toujours quelle direction le réalisateur veut prendre et le film souffre parfois de longueurs.
Dans le même genre, le film Kamchatka (VK0024) retrace lui aussi la fuite d'une famille durant la chute du régime argentin en 1976, obligeant de nombreuses familles d'intellectuels à se cacher. Tout comme le film de Cao Hamburger L'année où mes parents sont partis en vacances, Kamchatka est vu au travers des yeux d'un enfant.

 

A la croisée des mondes: la boussole d’or de Chris Weitz

Un film typique d’héroïc-fantasy qui n’est pas sans rappeler «Les Chroniques de Narnia» avec son lot de mondes parallèles, animaux doués de la parole, guerre entre le Bien et le Mal, ...
Adaptation d'une série de romans titrés «Les Royaumes du Nord», ce premier opus attend déjà les suites (A la croisée des mondes : la tour des anges est en production). La plus belle surprise du scénario reste pour moi les animaux (daemons) qui accompagnent partout les hommes et qui symbolisent le caractère de chacun. Malheureusement, le film souffre d'un léger problème de montage et donne l'impression de nombreux bouts accolés les uns aux autres donnant à l'ensemble un certain manque d'harmonisation. Un film à très gros budget qui ravira cependant de nombreuses familles.