Magazines

OH ! QUE CA BOUGE ! N°7 (JUILLET 2006)

 

L’été, les lumières stimulantes, les couleurs frappantes, l’air chargé des poussières de moissons, des graminées mûres, le besoin de se ressourcer, de faire le plein d’impressions, de vitamines, élargir le temps des vacances en multipliant les émotions, et donc je note vite les musiques, les images, les lectures qui passent, ce que j’en retiens…

 

MUSIQUE

OUBLIETTE

RAZOR LUND - XO819A

Pochette XO819A.

AUDIOBOT, 2005.

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  • Extrait (format MP3) Fawkes’dog

Fureur suceuse d’un trou, vide aspirant qui dépiaute et escamote tous les bruits. Squelette de chansons. Poussières abrasives de solos de guitares. Vestiges de musiquettes lascives reviennent à la surface avant que le broyeur se remette en fonction…

KAL

KAL - MU6085

Pochette MU6085.

ASPHALT TANGO, 2006. Enregistrement 2003-2005.

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Extrait sonore
  • Extrait (format MP3) Duj duj

Musique tzigane urbaine de Serbie.
Les différents héritages tziganes sont mixés avec les nouvelles cultures sonores urbaines. Ca donne quelques plages exubérantes à souhait, un peu folles. On aime ou pas, c’est indispensable pour suivre l’évolution actuelle de ces répertoires, mission que se donne un peu le label asphalt-tango….

www.asphalt-tango.de

Andrew HILL

TIME LINES - UH5890

Pochette UH5890.

BLUE NOTE, 2006. Enregistrement 2005.

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  • Extrait (format MP3) Malachi

Un « ancien » (1937, d’origine haïtienne), pas assez écouté. Abondante discographie à re-découvrir à la Médiathèque. J’aime assez les descriptions de style du « Dictionnaire du Jazz » (Laffont) : « Son jeu combine l’incantation, issue des lointaines racines noires, le goût de la mélodie allié à un choix d’intervalles inhabituels, et un drive percussif. Chercheur et découvreur, il se situe dans la lignée stylistique qui intègre aussi bien la virtuosité d’Art Tatum que les acquis et contrastes de Bud Powell et Thelonious Monk. »

David CHIESA

BELVEDERE - UC3301

Pochette UC3301.

CREATIVE SOURCES RECORDINGS CO, 2006.

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  • Extrait (format MP3) ...

La maison de la musique. Auberge espagnole de sons naturels, retravaillés, samplés, copiés collés, d’esquisses instrumentales aérées, éparpillées, des gestes sonores faces au paysage… 4 musiciens dans une maison, capteurs de sons dedans, dehors, instrumentistes déambulant, flânant, dehors, dedans… Cela donne la « construction d’une sorte de belvédère abstrait et tentaculaire branché dans l’espace acoustique du lieu ». A la fois "installation sonore-plastique, field recording…" . C’est très fluide, agréable, frais, il y a une empreinte forte qui s’installe, une identité qui prend place, une identité de lieu, une âme qui est captée par petites touches (les 70 minutes de l’enregistrement sont nécessaires)… Il y a de l’étendue, l’impression de s’étaler dans quelque chose d’ample…

Marco CAPPELLI

EXTREME GUITAR PROJECT - UC0880

Pochette UC0880.

MODE RECORDS, 2006.

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  • Extrait (format MP3) Bird chant

Ne pas avoir peur du titre : ce n’est pas si extrême que ça, rien à voir avec une expérience de l’inaudible ! Marco Cappelli interprète remarquablement des pièces de Marc Ribot, Elliott Sharp, Mark Stewart, David Shea, Annie Gosfield, Otomo Yoshihide… Cela relève de la musique classique contemporaine : celle-ci ne peut s’évaluer sans prendre en considération les créations annexes, issues d’autres scènes de plus en plus proches, qui poussent à mettre en phase «modernité» et « monde actuel »… CD capital donc pour la guitare moderne.

François MÉCHALI/BEB GUERIN

CONVERSATIONS - UM4281

Pochette UM4281.

NATO, 2006. Enregistrement 1980.

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  • Extrait (format MP3) Rappel

(Duo de contrebasses)
Le genre de conversation volubile mais rocailleuse, mouvementée, pleine d’émulation réciproque, dans laquelle on a envie de plonger. Comme quand on entend parler un groupe d’individus, à côté de soi, dans le train, et que l’on brûle de d’intervenir, de dire son mot ! Tellement ça nous concerne, tellement ça nous donne l’impression que se partage là une énergie créative dont nous sommes avides… C’est la réédition d’un microsillon édité en 1981. La qualité de l’échange est vraiment réjouissante. Haut niveau technique et conceptuel quant aux idées musicales qui se formulent en flot continu, et pourtant ça pulse, ça chante, ça décrasse. (Mechali se trouve sur une quarantaine de CD, et Guerin sur une vingtaine; ce dernier est décédé depuis lors.)

SAGE FRANCIS

ROAD TESTED 2003 - 2005 - KS0273

Pochette KS0273.

STRANGE FAMOUS, 2006. Enregistrement 2003-2005.

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  • Extrait (format MP3) Specialist

Enregistrements publics. Impressionnant: force, expressivité, nuances, souffle, punch, fragilités, rebonds, inspiration… Fabuleux interprète. Même sans capter toutes les paroles, on sent, on sait que c’est traversé de flux nerveux irrigués par des préoccupations sociales, politiques, il y a ce sentiment d’urgence, d’adrénaline musicale qui fait du bien… Croisement intelligent entre la culture hip-hop et la poétique alternative de la culture rock…

Kaija SAARIAHO

COMPLETE CELLO WORKS (PETALS/ OI KUU/ SPINS AND SPELLS/ MIR - FS0105

Pochette FS0105.

AEON, 2006. Enregistrement 2004.

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    Extrait (format MP3) (2.) Oi Kuu, pour clarinette basse et violoncelle

(L’œuvre pour violoncelle)
Texte descriptif du livret: « … sept miniatures pour violoncelle, sept visions de l’éphémère et de la fragilité, traduites par une écriture à fleur de peau et riche en harmoniques… Si la réalisation est périlleuse, les imperfections et les instabilités ne font qu’enrichir davantage la texture sonore mouvante. » (Alexis Descharmes) Une préférence pour ces papillons, ce battement fragile, instable, d’harmoniques éphémères (!), mais tout le CD mérite l’écoute ; l’utilisation de techniques modernes, expérimentales, formalisées pour la construction d’un climat grave et agréable, favorable aux rêveries protéiformes, non canalisées, ne craignant pas de s’aventurer vers des questionnements sans complaisance selon le mouvement philosophique des phrases musicales, reflétant des déplacements de l’âme, des sens, …

SHIT AND SHINE

LADYBIRD - XS304M

Pochette XS304M.

LATITUDES COMPACT (GBR), 2005.

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  • Extrait (format MP3) Ladybird

4 batteries, 2 basses, un clavier-jouet… 42 minutes de déferlante ! Enorme. C’est comme les vagues de l’Atlantique, pour en jouir il faut plonger dedans ! Se laisser rouler, bouger, oublier… Grande virée sonore orgasmique. Grande plage tribale, orgiaque. Programmé au festival d’été de Recyclart et pour clôturer, sous la lune, tous vos barbecues d’été, par une transe sonique et disparaître dans la nuit, le ciel, la terre…

SONIC YOUTH

RATHER RIPPED - XS583D

Pochette XS583D.

GEFFEN RECORDS, 2006. Enregistrement 2005-2006.

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  • Extrait (format MP3) Lights out

Fan de Sonic Youth, j’aime forcément leur dernier album ! Forcément ! C’est pas bon signe ! Je suis étonné de ce que j’ai pu lire dans la presse qui considère Rather Ripped comme un excellent CD ! On a là le service minimum, la ligne Sonic Youth réduite à son épure machinale, presque une trame mondaine, une marque, un logo, tout ça très bien exécuté soit, avec chic et élégance. Sans nerf, sans folie. En mettant le volume très fort, en gardant à l’esprit tout ce que représente Sonic Youth, OK, ça s’avale. On est fan, forcément on trouve des surfaces d’adhésion ! Ce qui faisait en partie l’intérêt de Sonic Youth, soit une certaine tangente par rapport à la mélodie rock, juste des ébauches, des fantômes, des vagues squelettes mélodiques, est remplacé cette fois par une réelle prétention mélodique, comme l’affirmation que finalement c’est le plus important. Avec une autorité, biaisée, certes, mais autorité quand même, que le groupe évitait jusqu’ici ! Mais ça ne fonctionne pas (selon moi). J’attends la fin de chaque morceau pour l’exécution d’un petit bout de folie, mais bien (en)cadrée, ça ne pète jamais. Trop répétitif et téléphoné : intro avec phrase chantante, refrains, petite montée et bouffée sonique « déjantée ». Certains magazines ont appuyé la démarche globale de Sonic Youth : « grand public » ici sur Geffen, « pointu » là sur leur label… A l’aise sur des registres confirmés, standardisés et sur d’autres expérimentaux. C’est vrai que c’est une dimension où se joue une « ouverture » ? Une action pour décloisonner les genres !! Sauf que tout s’inscrit dans un respect très strict des genres différents, et… Je deviens allergique à cette partition ! Est-ce que ce n’est pas un pragmatisme qui permet de ne pas choisir, de manger à tous les râteliers, d’éviter d’affronter de front un engagement esthétique cohérent !? Je compare forcément à The Ex : ils ont une intégrité bien plus forte, avec un contrôle remarquable de leur production, de l’édition et de la diffusion de leur musique. Depuis le choix du label, de l’agent, du style de salle, du prix des tickets de concerts… C’est plus clair, peu d’ambiguïté, et la distance entre la musique de l’entité « The Ex » et celles plus exploratoires de leurs membres est beaucoup plus réduite, il n’y a pas de clivage…

Ulrike DANGENDORF

SPUREN. TRACES - MN1320

Pochette MN1320.

WESTPARK MUSIC, 2004.

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  • Extrait (format MP3) Der Markt von Recanati

Accordéon solo. C’est sobre, sans esbrouffe. Néanmoins, la magie s’installe. Des compositions inspirées des traditions, des emprunts turcs, blues ou klezmer… Improvisations aussi. Belle expressivité, « juste ». Je tombe sous le charme. J’ai du être accordéon dans une vie précédente.

www.ulrike-dangendorf.de

Enno POPPE

CHAMBER MUSIC (HOLZ/ 17 ETUDEN/ GELOSCHTE LIEDER/ TIER/ RAD) - FP6275

Pochette FP6275.

COL LEGNO, 2004-2005.

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    Extrait (format MP3) (1.) Holz, pour clarinette et petit ensemble

Clarinette : Christian Vogel, Ensemble Mosaik.
10 minutes, une pièce secouante. Secousses entre parties rigides et d’autres ultra souples. Un jeu de forces contraires certaines cherchant à tout ramener vers une organisation claire, centrale, les autres organisant la fuite, la dispersion… Ca bougecomme un organisme en (dé)composition… !?

 

LECTURE

 

LIPOVETSKY « Le bonheur paradoxal, Essai sur la société d’hyperconsommation », (Gallimard, 2006)

- Un livre qui contient pas mal d’informations, instructif donc, étant basé sur la lecture de beaucoup de statistiques. Pas mal écrit, avec des formules soignées, beaucoup de néologismes impressionnants. C’est un essai, il ne propose aucune manière nouvelle de penser, de chercher. Ce n’est pas un outil pour creuser une réflexion. Au contraire des bouquins que je signalais à votre attention les mois précédents qui, eux, cherchent à forger des éléments concrets, pratiques, pour appréhender de nouvelles compréhensions, Lipovesky joue sur un certain statut quo. Je l’apparente un peu à ce type d’essayistes qui brillent en répertoriant dans un premier temps tous les signes d’un changement, et qui finissent par conclure que, finalement, rien ne change vraiment…
- Il y a certains partis pris qui me semble, quant à moi, difficiles à accepter. Pour Lipovesty, toute analyse sociologique basée sur la distinction (Bourdieu), sur les différences de classe, est obsolète, n’a plus lieu d’être. Il présente ça comme un état de fait, presque « naturel », lié à la nouvelle nature des choses. Par exemple, il considère que tout le monde a la même aspiration à bien bouffer, à vivre le plus longtemps en bonne santé, ce sont des buts partagés par tout le monde, à travers toute la société, signe qu’il n’y a plus de classes! ? Or, les études sur les pratiques alimentaires, au contraire, font apparaître de grands clivages. Les consignes nouvelles, dues aux nouvelles connaissances scientifiques sur ce qu’est une bonne alimentation, ne sont suivies que par les couches aisées de la société. Et s’il y a inévitablement évolution par rapport aux constats de Bourdieu établis dans les années 70, le clivage social alimentaire se constate toujours !

Gérard GENETTE « Bardadrac », (Le Seuil, 2006)

- Gérard Genette est réputé pour ses travaux d’analyse littéraire dont il a profondément renouvelé l’approche par son concept, entre autres, d’architexte. Sa série de « Figures » (5 volumes) est célèbre. Il a développé aussi une réflexion esthétique intéressante notamment dans ses deux volumes « L’œuvre de l’art »…
- « Bardadrac », n’est pas un ouvrage d’analyse littéraire, quoiqu’il s’y penche sur le texte de sa vie comme il a examiné et passé au crible l’écriture et le style d’auteurs.
- Il raconte son parcours, la constitution de son univers sensible et mental. Une sorte d’autobiographie à tiroirs. Pas de linéarité, pas une existence mise en scène dans un texte ordonné, mais une sorte de dictionnaire personnel. Une sélection de mots autour desquels se cristallisent des souvenirs, des expériences, des événements formateurs, les rouages de sa pensée… Autour de chaque mot, un micro-récit. La mise à l’épreuve de ce qui joint un mot et la réalité, un mot et la construction d’une infime partie de sa compréhension du monde, un mot et ses souvenirs, ses situations, son paysage, ses ramifications avec la société, la culture, une biographie précise, comment ces mots varient pour correspondre à cette biographie…
- C’est travaillé, le style est costaud, la langue est complexe et raffinée, précise dans ses détours. Spirituel aussi. Un régal de littérature cultivée (énervante parfois justement pour cela même: trop juste, trop cultivée!). Lecture entamée fin juin, que je poursuivrai en juillet, peut-être même encore en août !

Extrait : (sur un sujet brûlan t dans le travail quotidien à la Médiathèque où l’on doit apprécier des expressions culturelles, dialoguer avec le public à propos de goût, échanger et dialogue tout en construisant un rôle prescripteur…)

Goût. Ce qu’on appelle dogmatiquement le « bon goût » n’est évidemment rien d’autre que le goût que l’on partage et que l’on objective, comme le « mauvais goût n’est que celui que l’on réprouve. L’important n’est donc pas d’avoir le goût « bon » -ce qui n’a simplement aucun sens-, mais de l’avoir vrai, c’est-à-dire, autant que possible, autonome, indépendant des « influences », des modes, des intimidations du goût ambiant, ou tout simplement du « goût des autres ». Le difficile n’est pas d’avoir le jugement esthétique « sûr » - comme le diagnostic d’un expert en attributions-, mais d’être sûr de son jugement, c’est-à-dire de juger par soi-même. Bien des gens ne savent pas vraiment ce qu’ils aiment: sans en avoir conscience, ils demandent toujours à autrui (par exemple au diktat du modèle médiatique) de leu dire ce qu’ils doivent aimer. Stendhal a justement fustigé cette hétéronomie, qu’il appelle « affectation » ou, plus bizarrement, bégueulisme, et qui consiste à « jouir avec des goûts qu’on ne sent point »; difficile de pousser plus loin le constat de contradiction. Il a simplement un peu trop oublié d’admettre que nul, pas même lui, n’y échappe autant qu’il le voudrait. C’est ainsi que j’ai cru, un temps, (devoir) aimer quelques laborieux chefs d’œuvre – que citer ici suffirait à me fatiguer. (page 155)

 
BD

CHARB : « Maurice et Patapon, Tome 1, Coupables, Forcément coupables», (Editions Hoëbeke)

Les atroces turpitudes d’un chien (Maurice) et d’un chat (Patapon). Des sketches sur une page ou quelques cases. Style expéditif. Un graphisme qui tue, quelques traits dépouillés qui font mouche et expriment une grande variété d’états d’âme. Cruauté du félin, servitude du clebs. Pour le reste : crade, scato animale, des sommets délicieux de connerie, ça arrache, humour crasse qui arrache même des fous rires impromptus… Le Tome 2 est sorti !

 

EXPOSITION

 

Bozar - « Family Affairs » (Frères et sœurs dans l’art) 
(jusqu’au 10 septembre 2006)

Surtout pour les installations vidéos :

  • « L.A. Raeven », de Liesbeth et Angélique Raeven, sœurs jumelles et artistes.
    Règlement de compte de la gémellité, dans une rivière l’une tente de noyer l’autre, en finir avec son double…!
  • « Meeting William Wilson » des frères jumeaux Koen et Franck Theys (Uccle).
    « 80 jumeaux homozygotes sont alors invités à jouer le rôle de banals visiteurs. Les autres personnes présentes, qui ne se doutent de rien, se retrouvent au milieu d’une profusion de jumeaux, qui leur renvoient leur propre individualité comme une déviance… » (Extrait du catalogue)
  • « Autoportrait », de Frank Theys.

Bozar - « Click Doubleclick, l’instant documentaire »
(jusqu’au 28 août 2006)

- Ne pas rater les quelques Jeff Wall, toujours superbes tableaux photographiques, mises en scènes du réel. Les portraits de Rineke Dijkstra, les « photos piquées sur Internet » de Thomas Ruff, et le travail impressionnant, presque noir sur noir, de Dirk Braeckman…

www.bozar.be

 

ÉTAT DU JARDIN (vue partielle)

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour m’écrire : pierre.hemptinne@lamediatheque.be
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