Dans le monde fou qui nous entoure, plein de merveilles et d’avancées technologiques stupéfiantes, organiser une journée de réflexion sur l’avenir des bibliothèques et médiathèques, ça peut sembler anecdoctique ? Puérile !? Mesquin !? Heureusement, Catherine Bony et son équipe, pour les dix ans de la bibliothèque de Blois n’ont pas eu peur d’affronter ce ridicule en organisant une table ronde le 10 mars, intitulée « Dématérialisation et désintégration de la culture ».

Jusqu’à présent les médias « informent » sur les « nouveaux accès aux musiques » à partir des chiffres d’affaires de l’industrie musicale ou de ce qui se passe sur Google (outil de recherche soumis à l’audimat). Mais jamais sous l’angle du prêt public, des professionnels du prêt pourtant censés avoir une attention pour les contenus différente, plus respectueuse des créateurs et de leur rôle dans la société ! Plus soucieux, par définition, de constituer la culture comme ferment du « vivre ensemble ». Donc, loin d’être anecdotique, ce genre de table ronde, scandaleusement pas relayées par les grands médias (par contre les déclarations de Peter Gabriel sur la gratuité publicitée, pleine page !) est fondamentale ! J’étais fier et heureux d’y être invité, de m’y impliquer, d’être plongé dans l’écoute attentive et active de la salle. Content aussi de découvrir la ville de Blois, son château, son Musée de l’Objet, heureux de revoir la Loire.
Mon intervention était intitulée : « de quelles autres manières prendra place la musique dans un dispositif de prêt public ?»

Une musique absolument vénéneuse. Quelques éléments répétitifs, corsés et sombrement péremptoires, issus de l’esthétique « doom ». Une cascade macabre qui se fige en souriant faussement. Faux paradis. Dans l’emballage, des références country, mais faisandées, en décomposition avancée. Esthétique de la décomposition. Pourtant, ça semble commencer comme des instrumentaux radieux, colorés, bien faits pour enrober des rêveries de luxures paresseuses ; ensuite, ça semble d’une étrange rigidité, cadavérique, et d’une grande vacuité (il n’y a rien dans l’au-delà) ; et l’amorce d’une musique radieuse se mue en allégresse morbide. (Des informations se mélangent de façon aléatoire dans le cerveau parce qu’on les absorbe simultanément ; cette musique me fait penser au climat de l’Amérique profonde, raciste, tueuse de « nègres », décrit dans une biographie de Faulkner dont j’avais entamé la lecture peu avant d’écouter ce CD pour la première fois. Vu les emprunts à un certain « folk » américain, ça ne semble pas si aléatoire comme rapprochement !)
Voici une proposition exaltante, là où le titre « Lohengrin » introduit des références d’opéra, on nous balance une « action invisible pour soliste, instruments et voix » ! Cordes intérieures, traits d’unions déchirés, cordes de conflits, bruits intimes ponctuant les récitatifs, les méditations, les prières balbutiantes, les chants sertis dans la nuit, le silence sombre. Bruits des animaux nocturnes, pas toujours identifiables, présence de l’inconnu, l’immensité. Le compositeur crée un climat surprenant, entre bruissement animal et oraison métaphysique, musique concrète et partition surnaturelle. Aux frontières de l’humain et du fantastique (incarné par la relation au héros « Lohengrin »). Une tension qui tient en haleine, avec des moyens somme toute limités, dépouillés. Le genre d’œuvre qui me fascine, me donne l’impression d’une tentative inédite et l’envie d’écouter pour creuser, essayer de comprendre comment fonctionne cette magie (le genre de CD à mettre de côté pour quand on aura enfin le temps d’écouter à son aise, à fond, des choses qui le méritent !).
Voici les titres des plages : « Game », « Theme », « Abattoir », « Snow 2 ».
Duo formé pour les pièces et chorégraphies de Gisèle Vienne et Dennis Cooper. Metal psychédélique atomisé, figé. Guitare, électronique et « oscillateurs ». Ça peut commencer comme un simple bourdonnement, quelques sifflements, qui seraient là depuis toujours, auxquels on ne prête plus attention. Et imperceptiblement, ça devient l’enfer. Il est trop tard pour le refouler. La deuxième plage (26 minutes) est redoutable. Quand on l’observe, elle semble immobile et indifférente, elle piétine, on se demande d’où peut bien provenir un tel vacarme. Les pales lointaines d’une machine qui broie les âmes inquiète imperceptiblement. Et puis on se rend compte que la chose avance, glaciale et vociférante, broyant tout sur son passage comme un glacier dévoreur… Une théâtralité sonore impressionnante, glauque.
Au premier lien ci-dessous, des images et une interview de Gisèle Vienne pour une meilleure perception de la démarche :
http://www.les-subs.com/gisele-vienne.htm
http://www.editions-desordres.com/auteurs/dennis_cooper.php
Percussions. Accordéon, objets divers. Guitare. La musique idéale pour accompagner la rétrospective de Penck (voir plus bas) ! Musique de graffitis, de collages urbains, de déchirures et esquisses de recomposition. C’est aussi une musique qui reste fidèle à une certaine modernité officiellement dépassée, mais qui reste efficace, telle quelle, pour garder le contact avec des dérangements mentaux dont on ne s’occupe plus trop mais toujours bien vivaces. On sait que pour un non initié, ça semblera une musique sans queue ni tête, mais chaque morceau est très bavard, éloquent, déborde de trouvailles pour raconter une histoire, seriner sa petite folie. Aride et loufoque, une verve bancale et intarissable.
« Le voyage du ballon rouge », Hou Hsio Hsien, 2007
J’aime les films sans histoire ! (C’est la manière courante de signaler une absence de scénario bien rythmé, parce qu’une histoire il y en a toujours, il y a toujours quelque chose, quelques riens qui font narration.) J’avoue cependant m’être ennuyé à cette projection et avoir pensé assez fermement que, dans le genre « film sans histoire », Hsio Hsien Hou avait raté son coup. Aucune raison de lui en vouloir. Puis, mon cerveau continue à travailler sur les images enregistrées, à ausculter les climats, les éléments du puzzle décousu, à scanner les éléments narratifs, à traquer l’histoire. Difficile de sortir complètement du film. Il se révèle, au fil du temps, au gré de l’éloignement, très attachant. J’ai envie de réintégrer ses ambiances qui ne mènent nulle part. Sur la notice du programme du cinéma, il est dit que le cinéaste taïwanais reprend la trame principale du film de Lamorisse, « Le ballon rouge », palme d’or en 1956 ! À mon avis c’est du copié collé de chez copié collé qui n’a jamais vu la « version » de 2007. J’ai l’impression que le propos de Hsio Hsien Hou est de montrer que la trame du film de Lamorisse est inimaginable aujourd’hui, désuète. Il y a bien, dans une esthétique film français des années 50, un gosse et un ballon rouge, mais il ne se passe quasiment rien entre eux. Rien de décisif, ils s’observent. Le ballon rouge se promène dans le ciel de Paris et ça n’évoque pas grand chose, ça ne déclenche rien de fantastique, c’est comme devenu banal. Les personnages principaux, la maman, la baby sitter semblent tous avoir au cœur de leur vie, avoir même construit leur vie autour de leur « ballon rouge » intérieur : la maman vit pour faire vivre des marionnettes chinoises, la baby sitter vit pour faire vivre un film qui traite de ballon rouge, le père absent vit pour écrire son livre… Ce qu’ils vivent et partagent réellement ce sont les heurts du quotidien, le stress de l’organisation, les absences, tout ce à quoi il faut penser pour maintenir un environnement stable pour l’enfant, les repas, l’école… L’enfant joue au flipper (presque une activité d’une nostalgie anormale chez un enfant d’aujourd’hui), à la playstation, il cherche son ballon rouge à lui…
(Juliette Binoche, épatante.)
À voir du cinéaste, disponible en DVD :
- « Millenium Mambo »
- « Three Times » (Avec les mêmes acteurs, trois histoires d’amour de natures très différentes, dans des époques et des contextes contrastés. Un style impeccable. Une esthétique impressionnante, jamais creuse, qui se « lit » presque comme une étude littéraire raffinée des passions du cœur.)
Après avoir regardé ces deux autres films, la perception du « voyage du ballon rouge », ne peut que changer. Impossible d’imaginer que ce qui semblait « raté » puisse ne pas avoir été voulu par le cinéaste, réfléchi comme un regard asiatique sur Paris, mais surtout sur un certain cinéma français filmant Paris…
Cormac Mc Carthy, « La route », Editions de l’Olivier, 2008, 247 pages
« Le chef d’œuvre de Cormac Mc Carthy, Prix Pulitzer ». Quelle brochette de superlatifs de gauche à droite pour saluer ce bouquin : « Sacré, majeur, épure, plus beau tribut, sommet, mythologique, poème, intense…». Et moi, pauvre péquenot lecteur esseulé, qu’oserais-je bien penser d’autre ? C’est un livre qui se dévore, lecture palpitante qui ne supporte pas de s’interrompre, de se reporter au lendemain. En nous refaisant le coup de « Simon du Fleuve », pour les anciens qui ont connu cette BD post catastrophe nucléaire. À tel point que je cours sur la route, je ne lis plus vraiment, je survole les signes. Et ça m’emmerde. J’aime lire plus à l’aise, ne pas être poussé par un scénario haletant qui fait oublier le texte, qui agit comme un cinéma que l’on se projette à l’intérieur. J’aime sentir le texte, je lis pour lui. Donc, c’est un roman habile. Dans le genre, l’auteur est un expert, d’ailleurs tout le monde le dit. Peut-on parler d’épure dans le sens d’un style littéraire saisissant l’essentiel d’un regard écrivain et de son écriture ? Là, j’aurais des doutes, ça ressemble trop à un scénario déjà tout prêt pour réaliser un blockbuster envahissant nos écrans. C’est visuel : tout est noir, le ciel, la mer, la terre, la cendre a tout envahi. Suspens insupportable : un père et son enfant en fuite sur la route, vont-ils survivre, échapperont-ils aux hordes barbares qui pointent le bout du nez, avides de chair fraîche ? Relations père fils, les cordes sensibles sont imparables.
Juan Benet, « Le chevalier de saxe », Editions Passage du Nord/Ouest, 2005, 197 pages.
Dernier roman publié 4 ans avant la mort de cet important écrivain espagnol. Plusieurs parallèles, en négatif ou positif, à établir avec le roman recensé juste avant. Il y a aussi ce déplacement vers l’inconnu dans un contexte hostile de révoltes, de barbares, de luttes religieuses… Ça se passe en 1531, Martin Luther, excommunié, est convoqué en secret par Charles Quint. Il s’agit de négocier une paix religieuse, de se mettre en harmonie avec les forces métaphysiques que manipulent les religions, afin de faire face aux armées qui menacent l’Empire. Surtout, il y a une comparaison intéressante sur le style, les sentiments et la profondeur psychologique. L’écriture « épurée » de Mc Carthy enfile des sentiments basiques comme si, dans un tel contexte de survie, seuls existaient quelques émotions de base. (Ce qui est bien possible.) Le style plus travaillé, plus mélodiquement « contorsionné » de Juan Benet permet de suivre des questionnements moraux et métaphysiques plus complexes. Et c’est au sein de cette complexité que l’écriture cherche à comprendre les issues que se donnent les personnages (ici « historiques »).
Fredric Jameson, « Le Postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif », Les éditions Beaux-Arts de Paris, 2007, 607 pages
Un théoricien américain de l’esthétique moderne et postmoderne, très réputé, traduit pour la première fois. La presse concernée a présenté ça, à raison, comme un événement : Le Monde, Libération, Art Press, Les Inrockuptibles…
Je chemine dans cette brique depuis plus d’un mois. Les parties théoriques sont relativement ardues ou nécessiteraient de pouvoir leur consacrer plus de temps à tête reposée. Ce qui reste peu compatible avec une vie active « normale », hélas. Je barbote et m’égare souvent. Je bute aussi contre une faiblesse de mon appareil conceptuel ! Mais il y a de longs chapitres plus phénoménologiques où l’auteur commente et analyse ses relations avec tel ou tel art, telle ou telle œuvre (architecture, vidéo et cinéma expérimental…). Et alors c’est très vivant, très tonique. Il y a ainsi une remarquable étude sur le « nouveau roman » mais surtout sur le style de Claude Simon. À ne pas rater. Ça stimule l’envie d’expérimenter le monde à travers les arts et de raconter ses expériences, de clarifier sa position de consommateur dans un marché étouffant. Pour un « responsable d’institution culturelle » (ou n’importe quel acteur du champ), c’est un ouvrage incontournable, qui pose des questions que l’on n’a presque plus le courage de se poser au quotidien, dans la réalité !
A.R. PENCK, « Peinture, système, monde », Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, jusqu’au 11 mai 2008-02-23
Je ne connaissais pas ce peintre allemand, ce fut une révélation. L’expo venait d’ouvrir, les salles étaient encore quasiment vides, quel confort pour établir sa relation aux œuvres ! Il est né en 1939, toute son œuvre reflète bien cette agitation d’un esprit confronté au destin de l’Allemagne, séparation, Est et Ouest, réunification, ouverture sur le monde jadis scindé. Au niveau de la peinture, il a confronté et croisé les langages mathématiques (numériques) et les langages « primitifs ». Il a inventé des pictogrammes de la modernité, il a précédé, en quelque sorte, une pratique du graffiti, du graphe urbain. Il a écrit, réinventé le livre mais aussi bien pratiqué la musique et réinventé le LP et sa pochette. Ça secoue, ça vivifie.
Loris Gréaud, « Cellar Door », Palais de Tokyo
Une exposition événement, rarement vu autant de monde au Palais. On en parle bien au-delà des revues spécialisées. Un jeune artiste français, soutenu par la galerie Yvon Lambert, investit tout le Palais de Tokyo. Ça se présente comme le travail délirant d’un ingénieur paranoïaque. Au centre, un immense studio hig tech qui semble contrôlé tout ce qui se passe dans les salles. De façon mystérieuse. Qu’est-ce qui s’y trame ? Que contrôle-t-il ? Les notices explicatives épinglées, semblent raconter des histoires, mais sont chiantes à lire. Autour du studio, il y a une série de « tableaux » plastiques impressionnants, qui font penser à des artistes ou à des œuvres connues. Travail sur le « déjà vu », dit-on, art du recyclage. Une forêt calcinée avec une lune blafarde qui tourne au sanglant. Un chaos monstrueux de néons. Des éblouissements et en même temps l’impression que l’on voit mal, qu’il fait trop sombre, trop à contre jour. Il y a aussi une immense cage où sont censées se dérouler des parties de paint-ball (après une heure, on n’a rien vu ! Remboursé !). Un CD a été édité, reprenant la bande-son de l’expo, une sorte d’opéra, nous dit Libération, qui serait « la rencontre réussie de Nixon in China et de Michel Legrand, du Streetcar Named Desir d’André Previn et des BO de Lalo Schifrin ».) La revue du Palais ne donne pas vraiment des clefs de lecture limpide. Il faudrait rester deux heures de plus, tout décortiquer plusieurs fois, analyser tous les indices plusieurs fois selon des grilles de lecture différentes, mas en attendant l’impression reste d’un grand bordel technologique un peu creux. Ce que je retiens surtout: à partie d’installations abstraites réalisées dans une galerie d’art, l’artiste a peint de grandes toiles à l’huile. Surprenant et fort.

Musée de l’Objet. Collection d’art contemporain.
Rue Franciade, 41000 Blois, France.
Dans une rue écartée du centre historique, dans un ancien couvent qui ne paie pas de mine, un régal de petit musée d’art contemporain. C’est une vraie collection, rassemblée par un certain Eric Fabre. Il s’est intéressé à l’irruption d’objets du quotidien dans les démarches artistiques avant-gardistes du XXème. Sa quête s’intéresse d’abord aux « Arts incohérents », mouvement du XIXème siècle qui organisa de grandes expositions aux allures de kermesse, maniant art mais aussi artisanat, caricature, parodie, bricolage loufoque (peinture sur objets, sur animaux…). Les œuvres font vivre un esprit frondeur par une sélection pétillante traversant des mouvements comme Dada, le surréalisme, le lettrisme, le situationnisme, Fluxus, le Nouveau Réalisme, Les Objecteurs, l’Art conceptuel, l’art sociologique, Art & Language, Présence Panchounette… La brochette est très belle : Duchamp, Filliou, Isidore Isou, César, Christo, Arman, Kosuth, Broodthaers, Raysse, Muyle…
En artiste invitée : Cécile Le Talec présente « feedback ». Le Talec étudie les langues sifflées (comment on « siffle » dans différentes langues) et le chant des oiseaux. Une grande installation dans un pavillon complètement occulté. Projection d’un film en Chine rapprochant sifflet, chant sifflé et images de nature, paysage que la caméra « siffle » à sa manière : l’image se reflète dans un bassin d’eau noire où sont installés, sur de petites îles, des instruments de musiques étincelants. L’espace est traversé par des câbles métalliques figurant une portée. De réels canaris s’envolent de leur cage et viennent sautiller sur la portée. Les sons ainsi produits sont « traités »… Enchanteur.





« Grand livre de cuisine d’Alain Ducasse ». (Editions Alain Ducasse). La lecture attentive d’une recette, du début à la fin, donne le plaisir de pénétrer des processus remarquables, des mécaniques sensorielles de haute précision (un peu comme les installations et les textes de Raymond Roussel). En passant à la phase suivante, soit en entamant le cheminement du texte à la réalisation concrète, cheminement qui débute par une analyse, par une transcription de ce que je lis en actes à projeter, alors je tombe dans des problèmes souvent insolubles à mon niveau ! Des produits et des techniques qui semblent hors d’atteinte, des préparations de base qui exigent une production quasiment continuelle, une présence permanente aux fourneaux, bref, ce n’est pas une cuisine qui semble pouvoir être faite ponctuellement, une fois de temps en temps, mais plutôt une sorte de « voie » dans laquelle s’impliquer au jour le jour ! Exemple de « finition et préparation » : « Sur une grande assiette, dresser le mélange de macédoine pour le montage en dôme de forme ovale, puis reconstituer le homard par-dessus. Verser un cordon de sauce autour du homard, disposer le deuxième mélange de macédoine dedans, puis dresser les pinces en haut de l’assiette. Lustrer à nouveau le homard avec le fumet de homard émulsionné et servir. »
Une table : sur les conseils répétés de Patrick, nous avons essayé Le Coriandre, à Watermael. Une salle agréable, feutrée. Un accueil et service simples et chaleureux. Une cuisine de recherche, des assiettes avec présentation artistique (formes, disposition, couleurs), une proposition gastronomique intéressante, expérience agréable mais pas forcément renversante. Je garde en souvenir le « consommé d’étrilles », surprenant et puissant. Et la cannette, « basse température », avec le cordon de pâte d’amande et la perle de gelée de fruits rouges, elle vous arrache un sentiment de révélation ! C’est déjà pas si mal !
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