La fin de l’année est toujours l’occasion de rendre hommage aux disparus.
Mais dans cet exercice post-mortem beaucoup seront oubliés, ils n’auront droit qu’à un communiqué laconique où l’information ne sera jamais relayée dans les journaux. 2006 n’y a pas échappé.
Christophe de Ponfilly était un homme multiple, auteur, réalisateur, producteur et journaliste, co-fondateur (avec Frédéric Laffont) de l'agence de presse Interscoop et de la société de production Albert Films. Christophe de Ponfilly s’était surtout fait connaître du grand public grâce à son documentaire sur le Général Massoud qu’il réalisa en 1998. Il ne se remit jamais de l’assassinat du lion du Panshire. Le 16 mai, il décida d’aller rejoindre son ami Massoud par ses « propres moyens ».
Christophe de Ponfilly était un homme rare, sincère et très humain, trop humain peut-être, qui laisse derrière lui une filmographie sans une seule fausse note.
Il avait un regard juste sur les choses, une vision de la vie à nulle autre pareille, une sensibilité, une proximité. Il avait l’art de nous raconter des choses banales mais belles, de transformer des gens ordinaires en héros de la vie quotidienne que ce soient des gens du cirque, des professeurs, un rabbin de Reims et même des Papous de Nouvelle-Guinée.
Il laisse un grand vide dans le documentaire et une profonde tristesse à ceux qui ont vu au moins un de ses documentaires.
Erreur : Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Erreur : Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
La musique de film a payé un lourd tribut durant l’année 2006 avec deux grandes disparitions. Tout d’abord Basil Poledouris, compositeur quasi attitré de John Milnius (Red Dawn, L'Adieu au Roi, Flight of the Intruder, Conan le Barbare), de Paul Verhoeven (La Chair & le Sang, Robocop et Starship Troopers). Sa composition la plus célèbre étant pour Conan le Barbare, une musique que les béophiles retiendront pour sa richesse et grande finesse orchestrale et mélodique.
Basil Poledouris possédait un style assez particulier, facilement identifiable, un mariage parfait entre musique synthétique et symphonique (dont Hans Zimmer s’inspirera à longueur de partition) très à l’aise dans les différents styles musicaux, ce qui lui vaut une palette très étendue, passant du style des plus «bourrins» (Starship Trooper, Robocop, Conan…) à la délicatesse et à la romance (Blue Lagoon, Free Willy…), mais toujours avec une orchestration hors pair. Un compositeur à (re)découvrir.
Autre grande perte, la disparition de la compositrice nord-américaine Shirley Walker à l'âge de 61 ans.
Caractéristiques essentielles de sa musique, le côté hyper lourd (assez surprenant pour une femme) et une inclination toute particulière pour les orchestrations «rentre-dedans» qui ne collent pas avec son physique tranquille. A contrario, il faut noter son talent à écrire des thèmes délicats (quand on lui en donne la possibilité) qui vous prennent aux tripes.
La première fois que son nom est lié à une musique de film, c’est en 1979 dans Apocalypse Now où elle est citée comme interprète. Ensuite, elle compose quelques musiques de films durant les années 80, puis officie essentiellement en tant que chef d'orchestre et orchestrateur pour d'autres. Son travail pour Hans Zimmer et Danny Elfman accompagne les années fastes de ces compositeurs, ce qui ne va pas sans faire couler d'encre. Ainsi lui attribue-t-on encore aujourd'hui la responsabilité artistique de partitions cinématographiques importantes (dont Batman et Backdraft), sujet de nombreuses controverses sur son rôle de nègre et reflet de la nette dominance masculine liée à la profession. Elle a aussi co-écrit la musique du film Black Stallion.
Après plusieurs années passées à œuvrer dans l'ombre, Shirley Walker se voit attribuer des projets auxquels elle peut consacrer pleinement son talent de compositrice. Son principal titre de gloire lui revient pour son illustration de la série animée Batman, dont sera issu un téléfilm, Batman: Mask of the Phantasm, pour lequel elle écrit une de ses meilleures partitions. Elle exerce les années suivantes la supervision musicale de plusieurs séries en provenance du département d'animation télévisée de la Warner Bros. Sa collaboration avec le réalisateur John Carpenter lui permet de signer d'excellentes pages, avec Memoirs of an Invisible Man et Escape from L.A. qu’elle co-compose avec Carpenter lui-même.
En 1995, sa rencontre avec les producteurs James Wong et Glen Morgan, anciens de la série The X-Files, lui permet de prendre les rênes musicales de la trilogie des Final Destination, la série The Others, le film d'horreur Willard et Black Christmas, dont la sortie est prévue pour Noël 2006 et, de fait, illustré par sa dernière musique de film.
Hollywood perd une des rares femmes à avoir mené une brillante carrière de compositrice pour le cinéma.
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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