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La Sélec n°1 - 15 octobre 2008

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Le sommaire

    • Afrique de l'Ouest

      • Hiplife / Highlife
        Le hip-hop africain monte en puissance. Brassage créatif, explosif, chimérique de toutes les cultures urbaines . De quoi coloniser toutes les ex-métropoles. Une claque !

      • Seun Kuti
        Seun suit Fela de scène en scène depuis qu’il a huit ans. C’est lui qui, à quinze ans, décide de reprendre la main après le décès de Fela en 1997 et de continuer à jouer et répéter avec son groupe « Egypt 80 ».

      • Les années 70
        Cinq excellentes compilations consacrées à la scène nigériane surtout, mais aussi béninoise et togolaise, dans les années 70.

      • Living Is Hard
        Réalisés par le label Zonophone à partir de 1927, ces 78 tours étaient consacrés à la musique de l’Afrique de l’Ouest et des colonies anglaises qui s’y trouvaient alors.


    • La musique fascine le cinéma

      • Une bouche, une voix
        Corps, images et sons dans les Schoenbergfilme de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

      • « La France » de Serge Bozon
        • Guitares buissonnières
          Serge Bozon a pour « La France » poussé plus loin le dispositif des scènes musicales déjà présentes dans son moyen métrage « Mods»...
        • La forêt bruissante
          Le soleil, les rives d’un fleuve et, au loin, la guerre. Dans une atmosphère indéfinissable, endeuillée mais scintillante, « La France » ravive un imaginaire d’aventures et de blessures, d’amour et de faux-semblants, où la déroute et le passé sont les chemins de traverse de l’identité.

      • « Steak » - Je vous salue, bottine !
        Véritable OVNI cinématographique, fi lm absurde et délirant, Steak est le premier long métrage de Quentin Dupieux alias Mr. Oizo.
        Servi avec une bande originale d’exception puisque Mr. Oizo y partage la vedette avec Sébastien Tellier et le très prometteur SebastiAn.


    • La belle équipée
      ou Comment je me suis fait des copains dans la Chanson française !
      Quatre disques que l’on osera écouter sans honte les fenêtres grandes ouvertes, même si l’on raconte que des Anglais (et autres) ont colonisé le voisinage.


    • Portrait de Claude Ledoux (compositeur classique)

      • Interview de Claude Ledoux
        La musique peut-elle concilier abstraction et exploration physique de la matière ? Le son parvient-il à exprimer le geste humain ? D’Orients sonde la musique sous toutes ses coutures. Sensuelle et conceptuelle, l’œuvre parle d’un monde luxuriant, de substance et d’idées, de significations et d’empreintes.


    • Portrait de John butcher (saxophoniste de jazz)

    • En plus

      • Classique : Leos Janacek, « De la Maison des Morts »
        De la Maison des Morts surgissent des portraits extrêmes, d’une âpreté musicale sans concession, creuset en négatif d’une intense vision mentale, politique et spirituelle de l’humanité.

      • Reggae : «  Basic Replay »
        Le répertoire proposé est le même genre de petites perles que pourrait publier un label comme SoulJazz, des pièces rares pour connaisseurs, qui ont cependant tout pour également attirer un public moins averti.

      • Chanson : R. Wan
        À presque 35 ans, R.Wan a passé l’âge d’être vulgaire et prend le parti de l’humour et de la subtilité pour (d)énoncer les petits et grands travers de notre société par le biais d’un répertoire terriblement éclectique et pourtant étonnamment homogène.

      • Jazz : James Carter
        C ’est le saxomaniaque intense du jazz au présent. Une immanence évidente et jouissive du jazz. Une musique qu’il vit à 100%.

      • Cover : Little Annie et Paul Wallfisch
        Prenant le risque d’attaquer de front un répertoire connu, quelquefois même trop connu, elle démontre qu’elle est capable d’y ajouter une dose de caractère et de personnalité qui en fait oublier la version originale, qu’il s’agisse d’un standard ou d’un tube radiophonique.

      • Rock Folk : Lonely Drifter Karen
        Lonely pour le côté mélancolique, Drifter pour l’aspect nomade et Karen pour la féminité à fleur de peau.

      • B.O.F. : Goblin
        En 1972 et 1973, le claviériste Claudio Simonetti et le guitariste Massimo Morante enregistrent leurs premières démos avec l’aide du bassiste Fabio Pignatelli et du batteur Walter Martino... Ils collaboreront par la suite aux films de Dario Argento et George A. Romero entre autres...

      • Cinéma documentaire :

        • « L'attrape-Salinger »
          Une sorte d'improbable « lettre de fan » audio-visuelle dans laquelle un photographe-cinéaste et un écrivain parisien branché et ultra médiatisé partent sur les traces d'un écrivain qui, depuis 1965, peut se lire comme l'exact contraire de ce dernier : Jerome David Salinger.

        • Flaherty
          Retour aux racines du documentaire, où il apparaît que le pionnier du genre, Robert Flaherty, n’a jamais prétendu capter la réalité. La vérité exige des voies détournées.

        •  « Destricted »
          Réaliser un commentaire sur les relations entre cinéma et pornographie, rechercher des formes alternatives de pornographie ? Soumettre à la question nos relations au sexe et à la pornographie en enrayant un peu leur banalisation ? Le cahier des charges semble avoir été défini de façon assez libre.



La Sélec c'est aussi...

    • Musiques du monde : Abdel Hadi Halo and the El Gusto Orchestra of Algiers
      La comparaison est inévitable avec d’autres entreprises du même type comme « Buena Vista Social Club », avec lequel le projet possède de nombreux points communs. Il repose bien sûr en partie sur l’impact émotionnel des retrouvailles des membres de l’orchestre et sur les circonstances de leur séparation.

    • Classique :

      • Antonin Dvorak, Stabat Mater
        Son caractère sacré ne parvient pas à éluder la réalité du deuil; la musique pourtant adoucit l’épreuve en l’éloignant un petit peu de soi. L’inspiration du Stabat Mater peut être traditionnellement religieuse, mais pour Dvorak, elle exprime à mots voilés une perte intime.

      • Jean-François Zygel, Improvisations
        Prémices : « Pas de téléphone, peu de pensées, un vélo pour aller et venir. » Résultat: la capture d’un instant créateur, hors du monde, musique funambulesque qui infiltre doucement l’oreille.

    • Rock :

      • Now We Are Ten : une anthologie du label TRUNK
        Une culture entière, chinée, récupérée, recyclée, avec ses codes, ses convenances, ses affections, ses entichements, se constitue depuis quelques années dans les marchés aux puces, les bacs « tout à 1euro » des soldeurs de disques et les mythiques caves et greniers des parents et grands-parents.

      • Duyster3
        Comment passer en douceur le cap de la cruelle transition dimanche soir/lundi matin ? En s’abandonnant étape par étape aux bras de Morphée, les oreilles en apesanteur spleenétique, emportées par les effluves sublimes d’une émission de radio qui semble n’exister que par/pour soi !

      • Dengue Fever
        Si vous avez aimé Os Mutantes ou la série Ethiopiques, vous aimerez très probablement Dengue Fever. Vous les avez même peut-être déjà entendus dans le film de Jim Jarmusch, Broken Flowers ou dans la saison 2 de Weeds.

      • Silver Jews
        The Silver Jews est l’affaire d’un seul homme, David Berman. Un looser magnifique qui pourrait bien écrire, ou avoir écrit, un chef-d’œuvre non révélé de pop claudicante. Pour l’heure, le monde a l’air de s’en contrefoutre et ce juif d’argent en premier !

    • Cinéma documentaire :

      • L'entonnoir de la société

        • La Consultation
          « La Consultation » propose le défilé d'une série de patients en visite dans le cabinet d'un médecin généraliste. Suite à un « pacte », amorcé au préalable - sans doute dans la salle d'attente [...] ces patients ont accepté de laisser Hélène De Crécy filmer ce moment a priori très intime d'auscultation de leur corps et de leur mal-être.

        • Désirs d'amour
          « Désirs d'amour » se frotte, sans sensationnalisme ni fausse pudeur, à une question encore doublement tabou pour beaucoup. Tabou parce que sexuelle, (tabou)² parce que liée aux handicapés.

      • Mon meilleur ennemi
        Une fois évacuée la déconcertante inanité du titre qui donne à penser que l’on se retrouve face à la énième comédie américaine, abstraction faite, aussi, d’un certain sensationnalisme peut-être inhérent au sujet, voici un documentaire aussi déplaisant à regarder qu’indispensable sur Klaus Barbie.

      • Drancy Avenir
        Drancy est un HLM, mais est toujours un camp de concentration et de torture. Pas allemand mais français. L’aiguillage où passaient tous les trains aux wagons entassés de prisonniers dédiés à Dachau, est au même endroit, les trains y passent toujours…




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