S’il est difficile de parler encore d’une scène londonienne ou new-yorkaise, l’Écosse aime le jeu des chaises musicales. Petit tour d’horizon de la scène pop-rock locale via Ivor Cutler et Aidan Moffat…
« The earth meets the sky over the hill, I was told by a sparrow with a lump on his head. » (« La terre rejoint le ciel au-dessus de la colline, m’a raconté un moineau avec une bosse sur la tête »)
Ivor Cutler … Par où commencer ? Et où s’arrêter ? La vie d’Ivor Cutler est une mine intarissable d’anecdotes et de bons mots. De son licenciement de l’armée de l’air pour “tempérament rêveur” à son travail de professeur à la Summerhill School, la célèbre école pilote expérimentale fondée par Alexander Sutherland Neill, sa vie fut une suite de coïncidences étranges, d’excentricités assumées, de hasards insolites. A commencer par ces origines, par exemple: descendant d’une famille juive fuyant les pogroms d’Europe de l’Est, dont le bateau, censé les amener en Amérique, ne dépassera pas le port de Glasgow. Cutler est ainsi écossais par accident, presque par erreur. Il cultivera néanmoins l’accent du pays, avec sa prononciation gutturale et ses Rs roulés, et une « écossitude » plus vraie que nature. C’est sans doute à Londres qu’il créera ce personnage d’exilé écossais, empreint d’une sagesse pittoresque quoique totalement saugrenue, racontant inlassablement les souvenirs nébuleux d’une enfance passée dans les quartiers pauvres de Glasgow. Une enfance qui tournera rapidement au mythe, tant Cutler s’amusera à la détourner, à la re-décorer, la tordre, accentuant les aspects comiquement sordides d’une Ecosse devenant quasi médiévale dans ses récits. Une enfance marquée aussi par l’antisémitisme de ses professeurs, par sa difficulté à trouver sa place au sein d’une famille nombreuse, et par la rigueur de l’existence austère et frugale de ses parents. Quelle qu’en soit la part de vérité, et la part d’élucubration, cette enfance sera la base sur laquelle Ivor Cutler bâtira toute son œuvre, alternant confession auto-biographique et moments de poésie brute.
« Imperfection is an end; perfection is only an aim »
(« l’imperfection est une fin en soi, la perfection n’est qu’un but »)
Ce n’est pourtant qu’au milieu de sa vie qu’il se lance dans l’écriture, il avait alors quarante-deux ans ; il prétendra n’être devenu un poète correct que six ans plus tard. Il enregistrera son premier disque « Ivor Cutler of Y'Hup » en 1959, tout en apparaissant régulièrement sur les ondes de la BBC, où ses textes abracadabrants, entonnés avec son improbable accent écossais, et accompagnés à l’harmonium, attirèrent l’attention du public, et en particulier de nombreuses personnalités. En quarante ans de chanson et de littérature, Ivor Cutler s’est ainsi attiré un public de fans célèbres, de John Peel à Alan McGee, le patron du label Creation, en passant par Bertrand Russell, le philosophe. Il sera l’invité des Beatles pour leur film « Magical Mystery Tour », il figurera sur quelques pistes du magnifique album « Rock Bottom » de Robert Wyatt, il sera cité par plusieurs générations de musiciens comme une source d’inspiration. Son appartement, qu’il ne quittait que rarement, et toujours à regret, était constamment assiégé par des disciples autoproclamés, venus recueillir les conseils du maître. Celui-ci les accueillait avec la même pédagogie de choc qu’il appliquait à ses élèves, insistant pour qu’on l’appelle Monsieur Cutler, et distribuant des épigrammes énigmatiques imprimées sur des bristols dorés autocollants : « Le vrai bonheur est de savoir qu’on est un hypocrite » ou « retirez ce mot pour enlever ce commentaire » ou encore « laissez-moi sortir ».
Il publiera une quinzaine d’albums en une quarantaine d’année, invité sur les meilleurs labels de son époque, signant chez Virgin dans les années septante, sur Rough Trade dans les années quatre-vingt, puis sur Creation dans les années nonante. Sa discographie est aujourd’hui progressivement rééditée par Hoorgi House Records, un label mis sur pied par la famille de l’artiste après sa mort en 2006, afin de maintenir son œuvre à disposition du public. La première parution du label est le dernier album de Cutler : « The Flat Man », sorti à l’origine chez Creation en 1998. Il continuera à se produire sur scène jusqu’en 2004, où se produira pour la dernière fois en concert au Queen Elisabeth Hall de Londres, un concert documenté dans le DVD Cutler's Last Stand. Outre sa santé vacillante – il avait alors 82 ans et des problèmes cardiaques – une des raisons pour la rareté de ses apparitions publiques était son extrême sensibilité au bruit. Il deviendra d’ailleurs membre de la société pour la réduction du bruit, la Noise Abatement Society, et emportera des boules quies chaque fois qu’il aura à sortir de chez lui, se plaignant particulièrement de l’amplification des concerts pop et de « la manière désagréable qu’a le public de crier et d’applaudir à la fin de chaque morceau. » Ce qu’il interdira formellement lors de ses concerts, insistant également sur la ponctualité et demandant qu’on évite de déballer des caramels pendant le récital.
Tout chez Ivor Cutler est un mélange du plus grand sérieux et du plus grand comique, du plus tragiquement sombre au plus calmement exalté. Avec son chant monocorde, sa voix traînante, son éternel harmonium un peu poussif, il enchaînera les chansons les plus dépressives (« all i could see was a bubble or two ») aux chansons les plus optimistes (« we have a beautiful cosmos, you and me »), pointant dans les deux cas avec la même méticuleuse exactitude les détails que seul un rêveur minutieux pouvait dénicher. Rien de calculé derrière tout cela, il mettra au contraire un point d’honneur à lutter avant tout contre son propre intellect, cherchant à passer outre son éducation, et à ne s’inspirer que de ses impulsions les plus brutes, les plus sauvages, les plus incongrues. Il en tirera une écriture proche du Haïku ou de la poésie surréaliste, esquissant à travers deux ou trois lignes de texte des situations tour à tour émouvantes, bouleversantes, ou terriblement prosaïques. Il imaginera des réalités alternatives où l’Angleterre est peuplée de tapirs, célébrera le culte des bestioles, et racontera ce que c’est que de vivre assis en Ecosse. Chacun de ses textes, de ses poèmes, de ses chansons, mériterait d’être cité. Mais comme la tentation est trop grande, en voici un, parmi des centaines d’autres :
« In a small room
a picture hangs on
the wall. I sit on
a chair to see what
will happen next. »
(« Dans une pièce étroite
un tableau est pendu au mur.
Je prends une chaise,
Et je m’assieds pour voir
ce qui va se passer. »)
Benoît Deuxant
Discographie de Ivor Cutler :
Je vais vous faire une confidence : je ne m'étais pas laissée prendre à ce point au petit jeu rédactionnel depuis mon article sur Underground Resistance, et suite à la proposition d'intégrer à cette Sélec estivale « How To Get To Heaven From Scotland » d'Aidan Moffat & The Best-Ofs, je vous avoue avoir pris mon pied à défricher le terrain parfois obscur de la pop écossaise, allant d'une découverte à l'autre sur les bons conseils d'un informateur particulièrement précieux.
De 1996 à 2006, Aidan Moffat sortit avec Malcolm Middleton six albums sous le nom d'Arab Strap. L'un comme l'autre a depuis poursuivi sa route en solo, et là où le second se complaît dans un mal-être pouvant parfois sembler affecté, le premier vient de sortir avec « How To Get To Heaven From Scotland » un album aussi lumineux que son titre, sincère et merveilleusement dépouillé. D'ailleurs, quel besoin d'artifices quand on possède une voix comme la sienne, chaude et sensuelle, murmurant des textes lucides et débordant d'humanité ?
Bien entouré par Stuart Braithwaite de Mogwai, Alun Woodward de feu The Delgados et une poignée de camarades écossais, Aidan Moffat nous offre douze chansons qui suintent la joie de vivre, à mille lieues de ses préoccupations d'antan. Depuis l'aventure Arab Strap, Moffat s'est assagi. On retrouve ici un homme posé, ravi de goûter aux petits plaisirs de la vie et de l'amour (« That's Just Love », « Living With You Now »), aux joies de la paternité (« Lullaby for Unborn Child »), évoquant avec humour ses souvenirs sans un soupçon d’amertume (« Big Blonde », « Now I Know I'm Right »). Dès l'ouverture, « Lover's Song » interpelle l'auditeur avec un fredonnement qui se transforme peu à peu en souffle, en sifflement puis en human beat box. Difficile de rester insensible à cette entêtante rengaine.
La suite, si elle étonnera les fans d'Arab Strap, est tout aussi chaleureuse : entre ballades pétries d'amour et chansons quasi-paillardes, des parallèles avec The Pogues viennent naturellement à l'esprit, à la différence qu'Aidan Moffat reste sobre et parfaitement ancré dans son époque. Si les arrangements font la part belle aux instrumentations acoustiques, comme un splendide hommage à la tradition écossaise, la production est néanmoins soignée et comprend de nombreux mais discrets bidouillages électroniques qui jamais ne dénaturent l'ensemble.
Partant de cet album, j'étais séduite à l'idée de m'enfoncer davantage dans le paysage pop-rock local: souvent malmenés par leurs voisins anglais, les Écossais ont toujours su se démarquer par un humour salutaire couplé à une merveilleuse audace dans la vie comme dans les arts (mais la vie n'est-elle pas l'essence même de l'art ?). Et ils ne sont pas rares à avoir creusé leur trou dans la création musicale. Outre les classiques classiques Cocteau Twins, The Jesus And Mary Chain, Primal Scream, Boards of Canada et autres Franz Ferdinand, l'Écosse regorge de petites perles méconnues. Aussi, en 2005, le magazine The List a-t-il voulu leur a rendu hommage en invitant le public britannique à élire ses 50 groupes écossais préférés de tous les temps. À la surprise générale, le groupe Belle and Sebastian en sortit grand vainqueur devant Travis et Idlewild, faisant un énorme pied de nez à des aînés plus « populaires » (au sens économique du terme) comme Texas, Eurythmics, Simple Minds ou Wet Wet Wet (pour les moins de trente ans, ce groupe était un authentique best-seller des années 80, si, si!) (et pour la liste complète, c’est par ici).
Il eût été facile de piocher dans cette liste pour dresser la mienne (ce que j'ai fait, en partie), mais j'aurais dû passer sous silence quelques bijoux plus confidentiels. Voici donc un modeste tour d'horizon en quarante albums de toute beauté ainsi qu'une petite compile perso écoutable en streaming :
Poèmes d'auteurs écossais mis en musique par des artistes aussi recommandables que Vashti Bunyan, Emma Pollock, Idlewild, King Creosote ou encore Aidan Moffat & The Best-Ofs, ce projet porté par le label Chemikal Underground a reçu le soutien du Scottish Arts Council. (2007)
Groupe post-punk new wave proche de Siouxsie And The Banshees mené par une chanteuse-actrice agréablement hystérique, la sautillante Clare Grogan. Cette compilation reprend des titres enregistrés entre 1981 et 1983. (1992)
Album aussi « mimi » que sa pochette (une petite fille entourée de trolls) où instruments acoustiques et voix cohabitent tout en douceur sur des chansons qui invitent l'auditeur à prendre son temps. (1997)
New wave «baroque» dans la lignée des Sparks et de Marc Almond. Voix de diva, basses funky et ambiances glam dansantes à souhait, avec en prime des versions très personnelles de « Love Hangover » et « Gloomy sunday ». (1982)
Pop ensoleillée à la joie de vivre contagieuse. Vingt-six ans plus tard, cet album n'a pas pris une ride ! (1983)
Le premier album du «meilleur groupe écossais de tous les temps» sortit d'abord en édition limitée en 1996 avant d'être réédité trois ans plus tard. Ballades pop entêtantes servies par des textes subtils chantés à plusieurs voix, Tigermilk est un chef-d’œuvre produit par Alan Rankine (Associates). (1999)
On ne dira jamais assez de bien de ce groupe autour de Duglas T. Stewart et Francis Macdonald (Teenage Fanclub) : ces chansons pop très sixties bourrées d'humour sont de véritables vers à oreille d'un bout à l'autre. Avec la participation de Norman Blake (Teenage Fanclub) et Eugene Kelly (Vaselines). (1991)
Pour son troisième album chez Warp, le duo electronica opte pour des structures plus conventionnelles et peut-être plus immédiatement accessibles que par le passé. Les nombreux samples de guitares acoustiques donnent effectivement un petit côté «feu de camp» (mais pas cucul) à cet album. (2005)
L'Écossais immigré aux États-Unis revient au pays pour les besoins d'une bande originale, s'entourant de musiciens d'Appendix Out, Belle and Sebastian, The Delgados et Mogwai. Ambiances crépusculaires aux instrumentaux chargés d'émotions puisant tant dans le jazz que dans la musique classique. (2003)
Chansons pop acidulées et intemporelles portées par la voix charmante et charmeuse de Tracyanne Campbell. (2006)
L'ancienne Belle and Sebastian poursuit sa carrière en solo et avec brio, restant fidèle à ses racines musicales avec des ballades pop intemporelles. La musicienne à la petite voix sucrée partage l'affiche avec Eugene Kelly (Vaselines) et, déjà, Mark Lanegan, avec lequel elle enregistrera par la suite deux albums à la façon de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. (2004)
Pop-rock de belle facture servi par une voix très soul et des arrangements luxueux. (2002)
Ce groupe à la durée de vie trop courte (1994-2005) a toujours su composer des pop songs de toute première qualité aux arrangements somptueux et aux textes intelligents. « Hate » en est peut-être le meilleur exemple. (2002)
Pop-rock sautillant à la bonne humeur communicative qui n’est pas sans rappeler XTC ou Pulp. (2004)
Dark folk britannique par un membre fondateur de Alternative TV et de Psychic TV. (2001)
Après le split de son groupe, le chanteur de Josef K poursuivit sa route en solo et sort plusieurs albums de new wave parfaitement ancrés dans leur époque. Guitares contrebalancées par des rythmiques en boîte, refrains entêtants scandés d'une voix épatante et production signée Alan Rankine (Associates). (1986)
Sympathique fourre-tout à mi-chemin entre Tom Jones et Daft Punk (!) allant du disco à la house en passant par la new wave, la soul et le funk. (2008)
Sorte de chaînon manquant entre ballades pop, rock psychédélique, tradition écossaise et folk songs chers aux hippies. (1971)
Le premier album des frères Reid est un coup de maître : le son très eighties aux aigus saturés s’accorde à merveille avec les riffs de guitares furieux et le phrasé monocorde devenus véritables marques de fabrique du groupe. (1985)
Entouré entre autres de Virginia Astley et John McGeogh, ce conteur hors du commun n'hésite pas à détourner Debussy, Satie, des standards du jazz et le fameux thème d'« India Song ». Ambiances cabaret à l'ancienne et instrumentation acoustique enveloppent ses histoires belles et tristes. (1981)
Cette compilation revient sur la courte carrière (1980-1982) du groupe post-punk que durent écouter Franz Ferdinand et Bloc Party. (2006)
L’un des secrets les mieux gardés d’Écosse : singer-songwriter épatant de finesse, aux textes que l’on a envie de comprendre et à l’accent parfaitement irrésistible ! (2007)
Bande originale pour un documentaire autour du célèbre joueur de foot le temps d'un match du Real de Madrid. S'éloignant de ses murs du son habituels, Mogwai signe une musique sérieuse et plutôt sombre aux ambiances lentes et sensuelles contrastant radicalement avec le jeu énergique de Zizou. (2006)
White funk mâtiné de disco et de rock garage, Mother And The Addicts dégagent une énergie folle. Réjouissant, dansant, amusant. (2005)
Cet album a dépoussiéré la dance music de fond en comble au point d'avoir été sacré «album du mois» par différents titres de presse, spécialisés ou non. (2004)
Rock indé des plus originaux puisant dans toutes sortes d’influences, du son garage aux riffs de guitare bluesy en passant par des harmonies vocales très sixties et de purs moments de post-punk. Totalement rafraîchissant ! (2003)
Camarades de label de Josef K (les très estimables Postcard Recordings), le groupe mené par Edwyn Collins mélange habilement guitares post-punk, rythmes funky, clins d’œil disco et voix de crooner. (1984)
Cette compilation reprend vingt pop songs doux et soyeux enregistrés entre 1988 et 1990. (1992)
Mélodies punk fluettes, chant faussement juste, textes bourrés d'ironie mélancolique… Un must pour les fans de Television Personalities ! (1988)
Pop fraîche et joyeuse dans la lignée de Camera Obscura. (2006)
On retrouve sur cet album solo toute la fraîcheur et l'intelligence de The Delgados, dont Emma Pollock fut l'une des fondatrices. Voix délicieusement juvénile et arrangements ludiques au service d'un songwriting joyeux. (2007)
Dernier album du mythique label Creation, « XTRMNTR » (Exterminator) marque aussi un tournant dans la carrière du groupe autour de Bobby Gillespie qui prend ici une orientation plus politique pour un electro-rock enragé. (2000)
Multi-instrumentiste et producteur de génie, la tête pensante des Associates élargit ses horizons en solo avec ce double album posé. Si l'instrumentation très eighties a davantage vieilli que celle, totalement décadente, de son précédent projet, ce double album vaut néanmoins le détour pour ses ambiances tantôt contemplatives, tantôt franchement dansantes. (1986)
Songwriting à l’ancienne autour d’une guitare et d’une voix à l’accent délicatement marqué. (2001)
Les quatrième et cinquième albums studio des Simple Minds parurent simultanément en édition limitée avant d’être couplés sur CD. Il s’agit de la première collaboration du groupe avec le producteur Steve Hillage qui offre à l’ensemble résolument new wave une petite touche krautrock. (1981)
Attention : this is not brit pop! Cette compilation revient sur le parcours d'un groupe emblématique et absolument incontournable de la scène pop-rock indie écossaise. Pour aller plus loin, ne passez pas à côté de l'excellent « Bandwagonesque » de 1991. (2003)
Arrangements inventifs et ambiances langoureuses et séduisantes pour ce post-rock chanté à deux voix. (1996)
Pop-rock aux mélodies efficaces. À rapprocher de Teenage Fanclub.(1993)
Power pop efficace et sautillante par un autre groupe à la durée de vie très courte (1993-2001) qui doit son nom au manga de Rumiko Takahashi. (1996)
Emmenés par le duo Frances McKee et Eugene Kelly, The Vaselines composent un rock alternatif drôle, frais et faussement naïf. Ils étaient, en outre, l’un des groupes favoris de Kurt Cobain (qui reprit leur « Jesus doesn’t want me for a sunbeam » sur le « Unplugged » de Nirvana). (1993)
Grands amateurs du petit jeu des chaises musicales, les Écossais aiment mélanger leurs savoir-faire, et il n'est pas rare de retrouver les uns chez les autres.
S'il est difficile de parler encore d'une scène londonienne ou new-yorkaise en 2009, l'Écosse est restée, elle, un grand terrain de jeu où les musiciens savent mettre de côté leur ego pour se concentrer sur l'essentiel : la musique et le plaisir de la partager.
Catherine Thieron
La médiathèque de Charleroi sera fermée le mardi 16 en raison du mardi gras. Les emprunts effectués pour une semaine le mardi 9 seront prolongés jusqu'au 23.
Magazines > La Sélec> La Sélec n°6 - 15 août 2009 > Rock et pop d'Ecosse