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CLASSIQUE

Benoit van Langenhove, Louvain-la-Neuve

En classique contemporain, deux événements à retenir :


Dun TAN : « Tea, a mirror of soul »
(DGG DVD, Allemagne, 2003)
FT1092
Jusqu'il y a peu, la jeune musique chinoise demeurait mal connue en Occident. Les vingt dernières années ont pourtant vu l'éclosion d'une nouvelle génération de compositeurs à Shanghai et à Pékin. Leur langage concilie, à des degrés divers, les chants de la tradition séculaire et les audaces du présent. Dun Tan, l'aîné et le chef de file du groupe, vit et travaille à New York où son oeuvre est régulièrement jouée. Tea est un opéra basé sur Le livre du thé de Lu Yu (VIII e siècle). Sur un canevas minimaliste au relent mystique, Dun Tan a construit un dialogue entre le passé et l'avenir, l'esprit et la nature. Dans un esprit de décloisonnement, il associe musique classique occidentale (américaine du côté de Copland, Barber et Adams) et folklore chinois. Il s'engage enfin dans l'exploration de l'inédit, dans l'utilisation de l'eau comme instrument de percussion.

Philippe BOESMANS : « Julie »
(Cypres, Belgique, 2005)
FB6494
Après les splendeurs sonores extrêmes du Wintermärchen, le duo Boesmans-Bondy s'essaie dans un récit aux allures sociologiques, une histoire de mœurs où une jeune demoiselle de la haute transgresse son éducation pour assouvir ses passions avec le domestique de la maison. Un opéra court - une heure à peine - un orchestre de chambre mais qui, par de subtils jeux de trompe l'oreille, donne l'illusion de ressources plus grandes. Un travail minutieux où, comme le dit très bien Claude Ledoux, Claudio Monteverdi donne la main à Richard Strauss.