Steven Parrino (1958-2005) est un artiste dont la démarche radicale a tracé des ponts entre différentes disciplines. Sa créativité au niveau de l’art plastique (peinture, installation, dessins) permet de mieux comprendre l’univers artistique de la noise music.
Si vous passez à Paris, faites le détour par le Palais de Tokyo.
L’expo présente quelques œuvres clefs de l’artiste, ainsi qu’un choix d’œuvres d’artistes qui l’ont influencé («Before (plus ou moins») et de ceux qui continuent à prospecter dans la même direction (Bastard Creature)…
A lire :
« Palais / », la revue du Palais de Tokyo qui présente l’argument de cette exposition rétrospective, intitulée «La marque Noire» en convoquant l’image de la piraterie comme nouvelle attitude de critique sociale. Amusant: la carte, style pirate, d’un pays imaginaire constitué par Parrino et dont les noms de lieux sont ceux des artistes qui ont compté pour lui: Donald Judd, Frank Stella, Robert Smithson, Andy Warhol…
Plus d’infos :
www.palaisdetokyo.com
Extrait de l’introduction par Marc-Olivier Wahler :
« Steven Parrino a fait la jonction, apparemment impensable, entre la culture pop et le modernisme le plus radical. Il est celui qui a fait se rencontrer l’esthétique Hell’s Angels et l’art minimal. Celui qui, rêvant de créer un nouveau Cabaret Voltaire dans le No New York des années 1980, a conçu des expositions où ses propres monochromes noirs servaient de paillassons aux savants fous de la noise music. Steven Parrino fut le Dr Frankenstein de la peinture. Témoin de la mort annoncée de la peinture, il s’est efforcé de la ramener à la vie en rapiéçant bout à bout les morceaux de son cadavre… »
A écouter :
Steven Parrino a créé un groupe, Electrophilia, dont un extrait se trouve sur la compilation :
- Esprit III Aspic Project - X 261U
Autres groupes exemplatifs à consulter :
- Hanatarash
- Incapacitants
- Whitehouse
- Wolf Eyes
" Le harsh noise, c’est le chaos volontaire, la crasse en liberté, le vide exagéré par la violence électrique. Le harsh noise est un trou noir… une extrémité horrible"
(Revue « Palais / »)
Ecouter aussi…
- Maurizio Bianchi
- The Haters
- Prurient
- John Wiese
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