Cinéaste de la contemplation et observateur raffiné du temps qui passe, Theo Angelopoulos vient hélas de nous quitter. Le réalisateur grec, après une courte carrière de critique, réalisait son premier long métrage en 1970. A l’instar de ses autres films tournés durant les années 70, La reconstitution est un film avant tout politique qui posait déjà les bases de ce qui allait caractériser l’ensemble de son œuvre. Son cinquième film (Alexandre le Grand) allait marquer la fin d’une première époque; dorénavant, Angelopoulos allait d’avantage se consacrer à un cinéma plus introspectif où l’histoire se focalisait d’avantage sur une expérience personnelle. Même si le discours politique était toujours perceptible en arrière-plan, Angelopoulos adoptait alors une attitude moins revendicative voire mélancolique en plaçant d’avantage d’espoir en l’humain qu’en la politique. On retiendra de lui un cinéma à la fois très poétique et sensitif, favorisant les tournages en extérieur et les longs plans à la composition impeccable. Il obtiendra une Palme d’or en 1998 pour L’éternité et un jour.
Filmographie sélective
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