C’est sans doute l’objectif de beaucoup d’artistes-interprètes, mais il est atteint ici avec une facile évidence : Juana Molina fait sonner ses disques comme personne.
Pour arriver là, elle transforme et adapte à sa manière ce véhicule vernaculaire qu’est la chanson. Les siennes, elle les conçoit seule, avec sa voix au plus près et une guitare qui se délaie dans quelques filtres informatiques. Tout est proche et lointain à la fois, elles exposent les limites infranchissables de l’intimité.
DISCOGRAPHIE
DOMINO RECORDING COMPACT (UK), 2002.
DOMINO RECORDING COMPACT (UK), 2000.
DOMINO RECORDING COMPACT (UK), 2006.
Sans relations entre elles autres que l’esprit d’indépendance, la singularité des expériences et l’usage des technologies modernes, d’autres artistes féminines donnent formes à des chansons qui leur ressemblent.
CHICKS ON SPEED RECORDS COMPAC, 2004.
TOMLAB, 2006.
REPHLEX, 1998.
MONIKA ENTERPRISE, 2005.
Peut-être ont-elles trouvé chez Laurie Anderson, une des premières à manipuler l’électronique en solo, quelques encouragements à poursuivre leur voie.
WARNER BROTHERS, 1982.
Juana Molina réside à Buenos Aires, une ville peu présente sur la carte de la musique pop électronique moderne. Il s’y passe pourtant des choses, dont quelques traces arrivent en Europe: les exilés en Californie Languis.
PLUG RESEARCH, 2004.
Ou la compilation
TRAUM, 1999.
(Jean-Grégoire Muller)