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Jackie-O Motherfucker - Inca Ore - Valet ( 8 novembre / Botanique)

 

Jackie-O Motherfucker - Inca Ore - Valet
ou
Jamais sans ma loopstation

Valet est le duo formé par Nick Bindeman et Honey Owens, tous deux membres de Jackie-O Motherfucker.
A partir de guitares et d'une multitude d'effets, ils improvisent une plage, longue et ondulante. Oscillant entre un minimalisme planant et une bouillie sonore improvisée.
Honey Owens introduit le concert en nous parlant de bien-être, du plaisir d'être là et aussi de celui de nager avec des dauphins... On le comprend assez vite, il s'agit ici d'allier musique planante et expérimentation sonore, le résultat est là, un lent tourbillon de guitares remplit l'espace tandis que la voix d'Owens nous enveloppe de ses chants retravaillés vers l'infini.

Inca Ore est le projet solo d'Eva Saelens, issue de la scène noise/expérimentale de Portland au côté des fabuleux et hélas défunts Yellow Swans. Elle joue du synthétiseur, des pédales d'effets et elle chante. Un peu comme un enfant devant des jouets musicaux, elle essaie, lance des sons, change d'avis et les arrête.
Le but est simple, créer un paysage sonore, de préférence idyllique à partir de boucles et d'une accumulation de mélodies et de samples. Sur cette musique instrumentale vient se greffer l'élément vocal, qui sera tantôt perturbateur tantôt salvateur, c'est selon. Entre chansonnettes chantées avec une attitude enfantine et une plage finale où elle fait passer le télé-évangéliste le plus tapageur pour un vendeur de journaux fatigué, elle explore sans complexe les possibilités et les effets de sa voix hors du commun.
Inca Ore fait preuve de beaucoup d'humour, d'imagination et de finesse pour nous ouvrir des portes d'entrées vers son univers musical en mutation permanente.

Également issu de la scène rock/noise de Portland, Jackie-O Motherfucker est un groupe de rock psychédélique brassant large, recyclant des éléments venus du blues, de l'americana, du rock progressif mais aussi du free-jazz. Ils structurent leurs longues improvisations autour des textes de Tom Greenwood, chanteur/guitariste, unique membre originel du collectif. Sur scène, le côté progressif prend vite le dessus, les effets sur les guitares, les solos de Nick Bindeman qui sonneraient « guitar heroes » s'ils n'étaient englobés par les boucles et mélodies des deux autres guitaristes.


Les concerts de ce soir, le leur comme les deux autres sont marqués par la présence de cette fameuse loopstation, un pédale à effets qui répète les sons que l'on y enregistre: jouez un riff de guitare, la machine le répétera à l'infini. Ce qui permet aux groupes d'accumuler les couches, les mélodies, les drones et les voix. Mais ici l'usage en est contrôlé, ou du moins réfléchi, ce qu'on peux espérer d' un groupe qui compte plus de 10ans d'existence !
Le résultat est une longue plage, oscillant entre lenteur/répétition et légères montées psychédéliques.

Patrick Thinsy

 


Playlist personnelle

Liens possible entre ces trois concerts et des productions similaires/opposables :

 

Playlists des groupes, rencontrés après les concerts :

Tom Greenwood

  • ROBERT HASSLE
    Non disponible en médiathèque

  • LUCKY DRAGONS
    « Dream Island » en cours d'acquisition

 

Nick Bindeman

(Les Rallizes Dénudés)

  • ALGARNAS TRADGARD
    Non disponible à la médiathèque

 

Inca Ore

  • MISSISSIPI RECORDS
    Non diponible en médiathèque

 

Discographie sélective :